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  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 16:32
 Un texte de Daniel Quinn, auteur de “Ishmaël” et de “Professeur cherchant élève désirant sauver le monde”

 

Les gens me demandent souvent si j’ai quelque espoir pour notre survie. Ce qu’ils veulent vraiment savoir, bien sûr, c’est si je peux leur donner, à eux, quelques raisons d’espérer.


J’ai de l’espoir, parce que je suis certain que quelque chose d’extraordinaire va se produire à votre époque – dans la vie de ceux d’entre vous qui ont une trentaine ou une quarantaine d’années de moins que moi. Je parle de quelque chose de beaucoup plus extraordinaire que ce qui s’est produit dans MON époque, qui inclut la naissance de la télévision, l’éclatement de l’atome, le voyage dans l’espace et la communication globale, instantanée via internet. Je parle de quelque chose de VRAIMENT extraordinaire.

Au cours de votre époque, les individus de notre culture vont imaginer comment vivre de façon soutenable sur cette planète – ou ils ne le feront pas. De toutes les façons, ce sera certainement extraordinaire. S'ils imaginent comment vivre d’une façon soutenable ici, alors l’humanité pourra voir quelque chose qu’elle ne peut pas voir actuellement : un futur qui se déploie en un futur non limité. Si ils ne l’imaginent pas, alors j’ai peur que l’espèce humaine prenne sa place parmi les espèces en voie de disparition, celles que nous poussons à l’extinction, ici, chaque jour – il y en a 200 – chaque jour.

Vous n’avez pas besoin d’être polytechnicien pour comprendre la situation. Les professionnels qui prévoient la croissance démographique sont d’accord pour dire que la population humaine va croître jusqu’à dix milliards à la fin de ce siècle. Ce ne sont pas les pessimistes qui l’affirment. C’est une estimation très prudente, récemment reprise par les Nations Unies. Malheureusement, la plupart des gens qui font ces prévisions ont l’air de penser que c’est supportable et sans problème.

Voici pourquoi ça ne l’est pas.

C’est évident que cela coûte beaucoup d’argent et d’énergie de produire toute la nourriture dont nous avons besoin pour maintenir notre population à six milliards. Mais il y a un coût additionnel, caché, qui doit être compté en “ formes de vie ”. De façon globale, pour maintenir la biomasse que nous représentons à six milliards d’individus, nous devons dévorer 200 espèces par jour – en plus de toute la nourriture que nous produisons d’une façon ordinaire. Nous avons besoin de ces 200 espèces pour maintenir cette biomasse, la biomasse qui est en nous. Et quand nous avons avalé ces 200 espèces, elles sont parties. Éteintes. Disparues à jamais.

En d’autres termes, maintenir une population à six milliards d’individus coûte au monde 200 espèces par jour. Si c’était quelque chose qui pourrait s’arrêter la semaine prochaine ou le mois prochain, ça pourrait aller. Mais malheureusement ce n’est pas le cas. C’est quelque chose qui va se produire chaque jour, jour après jour après jour – et c’est ce qui le rend non soutenable, par définition. Cette forme de destruction cataclysmique ne peut pas être soutenable.

L’extraordinaire qui va se produire dans les deux ou trois prochaines décennies ce n’est pas que la race humaine va s’éteindre. L’extraordinaire qui va se produire dans les deux ou trois prochaines décennies c’est qu’une grande seconde renaissance va se produire. Une grande et stupéfiante renaissance.

Rien moins que ce qui va nous sauver.

La première Renaissance, celle dont on vous parle dans les livres d’histoire, a été comprise comme la renaissance de la conscience et de la sensibilité classique. Cela pouvait difficilement être compris à l’époque comme ce que cela fut en réalité : le début d’une ère historique entièrement nouvelle.

Des idées médiévales fondamentales ont été abandonnées à la Renaissance, mais elles n’ont pas été remplacées par des idées qui auraient eu du sens auprès des penseurs traditionnels. Au contraire, elles ont été remplacées par des idées entièrement nouvelles – des idées qui n’auraient eu AUCUN sens pour les penseurs du Moyen-Age. C’étaient des idées qui avaient un sens pour nous. En fait, ces idées ont toujours du sens pour nous.

La Renaissance (et en fait aussi le monde moderne) s’est produite parce que durant les 14e, 15e et 16e siècles, les idées complexes et interdépendantes du Moyen-Age ont rencontré un défi. La pièce majeure de la complexité de la situation avait trait aux moyens pour accroître les connaissances. Pendant le Moyen-Age, on croyait que la raison et l’autorité étaient les moyens principaux d’acquisition de connaissances. Par exemple, cela paraissait tout à fait raisonnable de supposer que la Terre était un objet stationnaire autour duquel le reste de l’univers tournait.

C’était raisonnable – et cela avait été affirmé par une autorité reconnue, le grand astronome du 2e siècle, Ptolémée. De même, il semblait tout à fait raisonnable de supposer que les objets lourds tombaient sur la terre plus vite que les objets légers – et cela avait été affirmé par une autre autorité reconnue, le génial mathématicien Aristote.

Mais pendant la Renaissance, la raison et l’autorité ont été renversées en tant que voies du savoir et remplacées par… l’observation et l’expérimentation. Sans ce changement, la science que nous connaissons aujourd’hui n’aurait jamais vu le jour et la révolution industrielle n’aurait pas eu lieu.

Au Moyen-Age, on était certain que notre relation avec Dieu était une affaire collective et que seule l’Eglise Catholique Romaine avait le pouvoir de la négocier. Pendant la Renaissance, cette façon de voir a été concurrencée par une toute nouvelle vision des choses, dans laquelle notre relation avec Dieu était une histoire individuelle que chacun de nous pouvait négocier avec Dieu, indépendamment. Dans cette nouvelle façon de voir sont nées le culte et la sanctification de l’individu que nous considérons comme normales de nos jours. Nous nous considérons tous comme valables individuellement et potentiellement fantastiquement puissants – d’une façon qui aurait estomaqué les gens du Moyen-Age.

Pendant le Moyen-Age, on croyait que l’univers avait été créé comme un objet fini, seulement quelques milliers d’années plus tôt. Il était fixe, fini et aussi bien connu qu’il était nécessaire. A la Renaissance, au contraire, on a commencé à percevoir l’univers d’une tout autre façon : dynamique, infini, et largement inconnu. C’est ce changement dans les pensées qui a amené non seulement la grande période des explorations mais aussi la grande ère des investigations scientifiques qui a suivi et qui se poursuit aujourd’hui.

Tout cela paraît évident de nos jours. Objectivement, le Moyen-Age ne pouvait pas durer éternellement. Evidemment, les choses devaient changer. Mais cela n’était pas du tout évident pour les gens du Moyen-Age. Pour eux, les façons médiévales de penser et de vivre dureraient toujours.

Nous pensons exactement la même chose.

Comme les gens du Moyen-Age, nous sommes absolument certains que les gens vont continuer à penser de la façon dont ils pensent pour toujours, et que les gens vont toujours continuer à vivre de la même façon.

Au Moyen-Age les gens pensaient de cette façon parce que cela leur paraissait impossible que l’on puisse penser d’une autre façon. De quelle autre façon les gens peuvent-ils penser à part de la façon dont ils pensent ? Pour eux, l’histoire de la pensée est arrivée à son terme avec eux. Bien sûr, cela nous fait sourire – mais, en fait, nous pensons exactement la même chose. Nous aussi nous croyons que l’histoire de la pensée s’est achevée avec nous.

Et bien, nous ferions mieux d’espérer que nous nous trompons sur ce point, parce que si l’histoire de la pensée s’est achevée avec nous, nous sommes condamnés.

S’il reste des gens dans 200 ans, ils ne vivront pas de la façon qui est la nôtre aujourd’hui. Je peux le prédire avec confiance parce que si les gens continuent à vivre de notre façon, il n’y aura plus aucun humain ici dans 200 ans.

Mais que pouvons nous réellement changer à notre façon de penser ? Cela nous paraît évident que tout ce que nous pensons est exactement ce que nous devons penser.

Les gens du Moyen-Age pensaient exactement la même chose.

Même si plusieurs idées fondamentales du Moyen-Age ont disparu pendant la Renaissance, toutes les idées fondamentales n’ont pas disparu. L’une de celles qui sont restées – et elle reste encore aujourd’hui – est l’idée que les humains sont fondamentalement et irrévocablement défectueux. Nous regardons le monde autour de nous et nous trouvons que les tortues ne sont pas défectueuses, que les coqs ne sont pas défectueux, que les jonquilles ne sont pas défectueuses, que les moustiques ne sont pas défectueux, que les saumons ne sont pas défectueux – en fait, aucune des innombrables espèces dans le monde n’est défectueuse, à part nous. Cela n’a pas de sens, mais cette idée a brillamment passé les tests médiévaux de connaissance. Elle est raisonnable – et elle est certainement affirmée par l’autorité. C’est raisonnable parce que cela nous fournit une excuse dont nous avons terriblement besoin. Nous sommes en train de détruire le monde – de le dévorer vivant – mais ce n’est pas de notre faute. C’est la faute à la nature humaine. Nous sommes simplement mal faits, alors à quoi d’autre pouvons-nous nous attendre ?

Une autre idée fondamentale qui a survécu au Moyen-Age est celle selon laquelle nous vivons de la façon dont nous sommes censés vivre. Et bien, mon Dieu, c’est tellement évident que nous n’avons même pas besoin de le dire. Nous vivons de la façon dont les humains sont censés vivre depuis le commencement des temps. Le fait que nous ayons commencé à vivre de cette façon seulement très récemment n’a rien à voir. En fait, cela nous a pris trois millions d’années pour y parvenir. Cela ne change rien au fait qu’il s’agit de la façon dont nous sommes censés vivre depuis le commencement des temps. Et le fait que cette manière de vivre rend le monde inhabitable pour notre propre espèce, cela non plus n’a rien à voir. Même si nous détruisons le monde et nous-mêmes avec, notre façon de vivre est toujours celle que nous sommes censés vivre depuis le commencement des temps.

En fait, ces deux survivances médiévales sont relativement bénignes. Stupides mais inoffensives. Une autre idée survivante est par contre absolument ni bénigne ni inoffensive. Loin d’être bénigne ou inoffensive, c’est l’idée la plus dangereuse de l’existence. Et non seulement c’est l’idée la plus dangereuse de l’existence, c’est aussi la chose la plus dangereuse de l’existence – plus dangereuse que tous nos armements nucléaires, plus dangereuse que la guerre biologique, plus dangereuse que tous les polluants que nous envoyons dans l’air, dans l’eau et sur la terre.

Apparemment, elle a l’air plutôt inoffensive. Vous pouvez l’entendre et dire : “ Ah bon, c’est tout ? ” Elle est plutôt simple aussi. La voici : “ Les humains appartiennent à un ordre de l’existant qui est séparé du reste du monde vivant ”. Il y a nous et puis il y a la nature. Il y a les humains et puis il y a l’environnement des humains.

Je suis sûr que c’est difficile de croire que quelque chose qui semble si innocent à entendre puisse être quelque peu dangereux et encore plus difficile de croire que cela puisse être aussi dangereux que je l’ai affirmé.

Comme je l’ai dit, il est aujourd’hui prouvé que de très nombreuses espèces disparaissent -200 chaque jour - du fait de notre impact sur le monde. Les gens accueillent cette effroyable information très calmement. Ils ne hurlent pas. Ils ne tombent pas en syncope. Ils ne voient pas de quoi s’exciter là-dessus parce qu’ils croient fermement que les humains appartiennent à un ordre de l’existant qui est séparé du reste du monde vivant. Ils y croient aussi fermement au XXIe siècle qu’ils y croyaient au Xe siècle.

Et bien, 200 espèces disparaissent chaque jour. Ce n’est pas un problème, parce que ces espèces sont quelque part, ailleurs. Ces 200 espèces ne sont pas ici. Elles ne sont pas nous. Elles n’ont rien à voir avec nous, parce que les humains appartiennent à un ordre de l’existant qui est séparé du reste du monde vivant.

Ces 200 espèces sont quelque part dans l’environnement. Bien sûr, c’est dommage pour l’environnement si elles disparaissent, mais cela n’a rien à voir avec nous. L’environnement est ailleurs, souffrant, pendant que nous, nous sommes ici, sains et saufs. Bien sûr, nous devrions essayer de prendre soin de l’environnement, et c’est désolant, ces 200 extinctions – mais cela n’a rien à voir avec nous.

Mesdames et Messieurs, si les gens continuent à penser de cette façon, l’humanité va s’éteindre. Voilà à quel point cette idée est dangereuse. Voilà pourquoi.

Ces 200 espèces… pourquoi au fond disparaissent-elles ? Est-ce seulement parce qu’elles se retrouvent sans air ou sans eau ou sans espace ou sans je ne sais quoi ? Non, ces 200 espèces disparaissent parce qu’elles possèdent quelque chose dont nous avons besoin. Nous avons besoin de leur biomasse. Nous avons besoin de la matière vivante dont elles sont faites. Nous avons besoin de leur biomasse afin de maintenir notre biomasse. Voilà comment ça fonctionne. Allez au Brésil, procurez-vous un grosse part de forêt humide et coupez ou brûlez tout ce qui s’y trouve. Maintenant amenez un troupeau de vaches pour paître à cet endroit. Ou plantez des patates ou des ananas ou des haricots rouges. Toute la biomasse qui existait précédemment sous la forme d’oiseaux, d’insectes et de mammifères qui vivaient dans cette partie de forêt humide est maintenant transformée en vaches, patates, ananas ou haricots rouges – c’est-à-dire en nourriture pour nous.

Nous avons besoin de faire disparaître ces 200 espèces chaque jour pour maintenir la biomasse de six milliards d’individus. Ce n’est pas un accident. Ce n’est pas un peu de négligence de notre part. De façon à maintenir notre population de six milliards (et surtout le niveau de vie de 15 % d’entre eux, NDLT), nous avons besoin de la biomasse de 200 espèces chaque jour. Nous sommes littéralement en train de transformer ces 200 espèces en chair humaine.

Mais beaucoup trop de gens - la plupart je crains – ont tendance à penser “ Et bien, quoi ? Les humains appartiennent à un ordre de l’existant qui est séparé du reste du monde vivant. A partir du moment où nous sommes séparés, nous nous en fichons de savoir combien d’espèces nous détruisons – et puisque de toutes façons, nous leur sommes supérieurs, en fait, nous faisons évoluer le monde en les éliminant ! ”

Nous sommes comme des gens qui habitent en haut d’un grand immeuble de briques. Tous les jours, nous avons besoin de 200 briques pour maintenir nos murs, alors nous descendons l’escalier nous retirons 200 briques des murs d’en dessous et nous les montons en haut pour notre propre usage. Tous les jours… Tous les jours nous descendons et prenons 200 briques des murs qui tiennent l’immeuble dans lequel nous vivons. Soixante-dix mille briques chaque année, année après année après année.

J’espère que c’est évident que ce n’est pas là une attitude soutenable pour maintenir un immeuble de briques. Un jour, tôt ou tard, il va s’effondrer, et alors l’appartement du haut dégringolera avec tout le reste.

Faire disparaître 200 espèces chaque jour est de même une façon non soutenable de maintenir la communauté du vivant. Même si nous sommes dans un certain sens en haut de cette communauté, un jour, tôt ou tard, elle va s’écrouler et quand cela arrivera, le fait d’être en haut ne nous aidera pas. Nous dégringolerons avec tout le reste.

Ce serait différent, bien sûr, si ces 200 extinctions par jour n’étaient que quelque chose de temporaire. Ce n’est pas le cas. Et la raison pour laquelle ça ne l’est pas est que, aussi malins que nous soyons, nous ne pouvons pas augmenter la quantité de biomasse existant sur cette planète. Nous ne pouvons pas augmenter la quantité de terre et d’eau qui supportent la vie, et nous ne pouvons pas augmenter la quantité de lumière du soleil qui tombe sur cette terre et cette eau. Nous pouvons diminuer la quantité de biomasse existant sur la planète (par exemple en rendant la terre stérile ou en empoisonnant l’eau), mais nous ne pouvons pas l’accroître.

Tout ce que nous pouvons faire c’est de transférer cette biomasse d’un groupe d’espèces à un autre – et c’est ce que nous faisons. Nous transférons systématiquement la biomasse des espèces qui nous importent peu à celle des espèces qui nous importent : vaches, poulets, maïs, haricots, tomates, etc. Nous sommes en train de détruire systématiquement la biodiversité du monde vivant pour nous entretenir, autrement dit, nous sommes en train de détruire systématiquement l’infrastructure qui nous maintient en vie.

Les prévisions les plus sérieuses annoncent que notre population va atteindre 10 milliards d’individus avant la fin de ce siècle – et les gens accueillent cette information à vous faire dresser les cheveux sur la tête, très calmement. Personne ne hurle. Personne ne s’évanouit. Les gens sont aussi peu troublés par cette population qui s’accroît comme des champignons que par ces 200 extinctions d’espèces quotidiennes. Il n’y a pas de quoi s’énerver parce qu’ils croient fermement que les humains appartiennent à un ordre de l’existant qui est séparé du reste du monde vivant. Ils ne voient pas que la vitesse des extinctions va s’accroître en lien avec l’accroissement de notre population – et probablement de façon exponentielle. Cela parce que lorsque nous faisons disparaître une espèce, nous ne gagnons pas 100 % de sa biomasse. Une grande partie de cette biomasse est simplement perdue, contribuant à la désertification de la planète. Au milieu du siècle, si notre population a effectivement atteint 10 milliards, alors le nombre d’extinctions sera de mille ou dix mille par jour (le nombre est pour l’instant incalculable).

S’il reste des humains sur terre dans 200 ans, ils sauront que l’humanité n’appartient pas à un ordre de l’existant séparé du reste du monde vivant. Ils le sauront d’une façon aussi certaine que nous savons que la Terre tourne autour du soleil. Je peux le prédire avec confiance, parce que si les gens continuaient à penser que nous appartenons à un ordre de l’existant séparé, alors il n’y aurait plus d’humains sur terre dans 200 ans.

Ce que beaucoup souhaitent que je fasse (et ce que moi-même j’aimerais pouvoir faire) c’est de décrire comment les gens vivront sur terre dans 200 ans – s’il y en a toujours. Tout ce que je peux vous dire c’est comment ils ne vivront pas : ils ne vivrons pas comme nous vivons. Pourquoi ne puis-je vous dire de quelle façon ils vivront ? la réponse : parce que personne ne peut vous le dire.

Vous pouvez le comprendre en replaçant cette question au Moyen-Age. Vous pouviez très bien avoir été capable de convaincre Roger Bacon que les gens vivraient différemment 300 ans plus tard mais qui aurait pu prédire l’âge des découvertes, la rébellion contre l’oppression féodale, la révolution industrielle, l’émergence du pouvoir de la bourgeoisie capitaliste, etc. ? S’attendre à de telles choses aurait été absurde.

On pourrait dire que si le Moyen-Age avait été capable de prédire la Renaissance, alors il aurait été la Renaissance.

L’évolution de la société est chaotique, de façon inhérente – ce qui est une autre façon de dire qu’elle est non prédictible, de façon inhérente. Cela est vrai, même dans des périodes relativement stables. Considérez le fait que tous les bureaux d’études du monde ont été surpris par l’effondrement de l’Union Soviétique qui, les jours précédents, était aussi stable que la Grande Bretagne ou les Etats-Unis.

Et si l’évolution de la société est chaotique, même dans les périodes stables, alors elle le deviendra encore plus dans les temps à venir, quand les gens vont soit commencer à voir les choses différemment, soit commencer à disparaître.

Bien sûr, je comprends pourquoi les gens veulent avoir une description de la vie soutenable du futur. Ils pensent que cela leur permettrait d’adopter ce mode de vie soutenable, maintenant, aujourd’hui. Mais les changements de société ne se font pas de cette façon, les changements technologiques non plus. Cela aurait été inutile de montrer à Charles Babbage un circuit imprimé ou de montrer à Thomas Edison un transistor. Ils n’auraient rien pu faire de ces choses à leur époque – et ils ne pourraient rien faire aujourd’hui de la description d’une vie dans cent ans. Le futur n’est pas quelque chose qui peut se planifier cent ans à l’avance – ou même dix ans à l’avance. Le Reich de mille ans d’Adolph Hitler n’a même pas duré mille semaines. Il n’y a jamais eu de plan pour le futur et il n’y en aura jamais.

Néanmoins, je peux vous dire avec une totale confiance que quelque chose d’extraordinaire va arriver dans les deux ou trois prochaines décades. Les gens de notre culture vont découvrir comment vivre de façon soutenable – ou ils ne le feront pas. Dans les deux cas de figure, cela va certainement être extraordinaire.

Le fait que je ne puisse pas vous donner plus d’indications pour le futur ne signifie pas que vous soyez semblables à de petits morceaux de liège perdus, livrés à la marée de l’histoire. Chacun de vous est à peu près dans la situation dans laquelle se trouvait Galilée quand on lui a intimé l’ordre de la fermer à propos de la terre qui tourne autour du soleil. Pour les messieurs de l’inquisition catholique romaine, le mouvement de la terre autour du soleil était un mensonge inique qu’ils devaient supprimer – et pouvaient supprimer. Mais quand il a quitté son procès, on a entendu Galilée murmurer “ de toutes façons, elle tourne ! ”

Etonnamment, il est resté peu de doutes sur le sujet. Le futur de l’humanité ne dépendait pas du fait de détruire l’image médiévale du système solaire. Mais le futur de l’humanité aujourd’hui dépend de la destruction de l’image mentale médiévale de la relation de l’humanité avec le monde vivant sur cette planète.

Galilée ne savait pas que des gens connaîtraient un jour les voyages dans l’espace, mais il savait qu’ils reconnaîtraient un jour que la terre tourne autour du soleil. Nous ne savons pas comment les gens vivront sur terre dans 200 ans, mais nous savons que si des humains sont encore vivants sur terre dans 200 ans, ils reconnaîtront que nous faisons partie de la communauté des vivants – et que nous en sommes parfaitement dépendants – tout comme les lézards, les papillons, les requins, les lombrics, les blaireaux et les bananiers.

Les gens ne veulent pas plus de la même chose. Pourtant, assez curieusement, quand ils me demandent ce qui sauvera le monde, ils veulent entendre plus de la même chose – quelque chose de familier, quelque chose de reconnaissable. Ils veulent entendre parler d’insurrection ou d’anarchie ou de lois plus sévères. Mais rien de tout cela ne nous sauvera – je le regrette. Ce que nous devons avoir (et rien de moins) c’est un monde entier plein de gens avec des mentalités changées. Des scientifiques avec des mentalités changées, des industriels avec des mentalités changées, des instituteurs avec des mentalités changées, des politiciens avec des mentalités changées – même si ils seront les derniers bien sûr. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas les attendre ni attendre d’eux qu’ils nous guident vers une nouvelle ère. Leurs mentalités ne changeront pas avant que celles de leurs concitoyens ne changent. Gorbatchev n’a pas créé le changement des mentalités ; les mentalités changées ont créé Gorbatchev.

Changer les mentalités des gens est quelque chose que nous pouvons tous accomplir, où que nous soyons, qui que nous soyons, quel que soit le type de travail que nous faisons. Changer les mentalités peut ne pas avoir l’air d’un défi très dramatique ou très excitant, mais c’est de ce défi que dépend le futur de l’humanité.

C’est de ce défi que dépend votre futur.


Texte tiré du site TERRE SACREE

Source initiale: "Le temps du monde fini commence" (Paul Valéry)

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Published by Ploutopia - dans BIODIVERSITE
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Autres liens

Contre la pensée unique

Epuisement des ressources

Dates d'épuisement des richesses exploitables de notre planète au rythme actuel de consommation (1)

2021 : fin de l'argent
2025 : fin de l'or et du zinc
2028 : fin de l'étain
2030 : fin du plomb
2039 : fin du cuivre
2040 : fin de l'uranium
2048 : fin du nickel
2050 : fin du pétrole
2064 : fin du platine
2072 : fin du gaz naturel
2087 : fin du fer
2120 : fin du cobalt
2139 : fin de l'aluminium
2158 : fin du charbon

Notre planète n'est pas infinie. On le sait. Ses ressources sont limitées et ne peuvent satisfaire ad vitam eternam les exigences voraces de milliards d'êtres humains.

Nous devons anticiper la pénurie proche des matières premières en vivant tout simplement autrement. Sinon des guerres terribles risquent d'éclater dans un futur proche à la surface de tout le globe pour l'accaparement des gisements restants, atomisant les villes et faisant un carnage parmi les populations. Cela en moins d'une petite génération!

Si nous voulons éviter le pire, retroussons nos manches! Une nouvelle civilisation reste à inventer, ici et maintenant, plus propre, plus économe, plus respectueuse et dont l'objectif premier soit réellement le bonheur de tous et non le profit égocentrique de quelques uns au détriment de tous les autres.

Voir échéancier des ressources exploitables sur le site Terre sacrée.
(1) D'après Science et Vie hors série N° 243, construire un monde durable, de Juin 2008. http://www.mondedurable.science-et-vie.com 

Freemen

Freemen est un réseau de blogs, dont les auteurs sont convaincus que :
• le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique
• s’attaquer sérieusement à ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de «croissance».



Au delà, comme le nom “Freemen” l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut sur son blog. L’ensemble de ces contenus doit petit à petit former une nouvelle “chaîne”, un nouveau “journal”, chacun parlant de politique, mais aussi, d’art, de ciné, de tout.

153 blogs freemen