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  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:10

Capital et travailAvec les règles en vigueur dans une économie capitaliste, accroissement du bénéfice par la compétitivité, tous les acteurs économiques se doivent de fonctionner selon la même logique : « bouffer ou se faire bouffer ». Ces règles prévalent sur toutes les autres et s’appliquent, en ultime recours, aux Etats souverains et aux grands acquis sociaux de ces derniers siècles. Pour qu’un Etat soit compétitif, il se doit de maintenir une balance courante en équilibre : des entrées en capitaux, biens et services en équilibre avec des sorties en capitaux, biens et services. Dans cette équation économique, les leviers d’actions des Etats sont l’impôt, les taxes à l’import export et le taux de change de sa monnaie. Leviers d’actions qui, rappelons le, possèdent comme unique source d’inspiration ou force motrice, la productivité compétitive pour le capital : produire plus, mieux et moins cher par rapport aux concurrents.

 

En rapportant cette équation aux pays de l’Eurozone, le taux de change comme levier d’action saute. Un Etat ne peut plus dévaluer sa monnaie pour faire face à son déficit budgétaire. Une balance courante déficitaire (endettement supérieur à la production de richesses (PIB)) pour un Etat de l’Eurozone laisse comme seul échappatoire les variables taxes et impôts. Dans une économie capitaliste, l’Etat ignore totalement ou feint d’ignorer qu’il n’est plus souverain depuis le temps où il a cédé sa monnaie à la gestion froide du capital (1) - par définition non ou très peu taxable. Ce que l’Europe appelle « rigueur budgétaire » ou que le FMI appelle « plan d’ajustement structurel » n’est autre qu’un « pressage de la force de travail au bénéfice du capital ». C’est kif-kif bourricot. C’est ce qui se passe en Grèce aujourd’hui et c’est ce qui se passera en Espagne demain. Le cas de l’Espagne est même plus grave vu son très haut taux d’endettement immobilier. Un immobilier non exportable, non compétitif et hautement spéculatif ! (2). Le cas de l’Espagne est assez comparable à celui des Etats-Unis, présence politique et monétaire mondiale en moins…

 

Mais revenons à la Grèce. Contrairement à ce qui est maintes fois répété, les Grecs ne sont pas plus fainéant que d’autres. L’idéologie anglo-saxonne et libérale va même jusqu’à parler de pays Culb-Med sous le vocable PIGS (Portugal, Ireland, Greece & Spain). Pourtant, depuis la création de l’euro, la hausse de productivité horaire du travail a été deux fois plus élevée qu’en Allemagne. La moyenne annuelle de travail horaire grec est la plus forte d’Europe (100 heures par année en plus que l’Allemagne). Le problème réside dans la fixation du taux nominal des salaires et des prix (3).

 

La productivité ne concerne pas seulement le temps de travail presté mais aussi les salaires et les prix à la consommation. Salaires et prix qui sont bien plus fixés par des accords oligopolistiques que par la fameuse libre et saine concurrence (4). Cette tendance est par ailleurs exacerbée par une politique germanique de modération draconienne des salaires via notamment la mise en place de bourse d’emploi - salaire en ligne permettant aux entreprises de recruter ceux qui sont prêt à travailler à la plus faible rémunération. Raison pour laquelle l’Allemagne a tant freiné et maugréé pour l’octroi d’une aide au peuple Grec qui a pu bénéficier d’une meilleure présence syndicale et donc de salaires plus décents mais malheureusement au détriment d’une politique budgétaire peu orthodoxe, pour ne pas dire capitaliste.

 

A cause de grandes différences dans la fixation des salaires, le coût unitaire de travail Grec à grimpé de 30% depuis le début de l’Union Monétaire - l’augmentation en Italie, Espagne, Portugal et Irlande étaient même plus élevée - alors qu’en Allemagne, il n’a augmenté que de 8%. La fixation monopolistique des prix est tout aussi critique car elle permet aux entreprises de faire l’impasse sur les salaires tout en jouant sur les délocalisations, les montages fiscaux et financiers (5). De telles divergences de prix et salaires ne peuvent être viables au sein d’une union monétaire dans laquelle les ajustements sur taux de change ne sont plus possibles (3).

 

Dans une économie globalisée où le capital est institutionnellement déclaré libre comme le vent(6), il ne faut pas s’étonner de le voir aller et venir comme celui-ci. Le capital n’à que faire des salaires, des hommes où de la planète. Son autocroissance est sa seule et unique préoccupation. A l’image du vent, le capital se déplace des zones de hautes pressions aux zones de basses pressions de protection fiscale, sociale et environnementale. Ainsi, tant que la conjoncture est à l’euphorie et à l’allocation de crédits, il afflue, mais dès que le soufflé retombe, il se retire sans gratitude et sans états d’âmes. Il se cherche alors une nouvelle place au soleil dans de merveilleux petits paradis fiscaux (7) tout en dénonçant vertement les orgies auxquelles il vient tout juste de participer.

 

Les caisses de l’Etat (les contributions du peuple pour recevoir un service public décent) sont effectivement vides mais celles des grands capitalistes de ce monde sont pleines ! Plus que pleines ! Elles débordent. Le top 1000 des milliardaires de la planète a vu sa fortune augmenter de 30 % l’année dernière. La fortune de Lakshmi Mittal a doublé en 1 an. En Belgique, les actifs financiers sont passés de 710 milliards à 715 milliards de fin 2007 à fin 2009 (8). Les banques sont sorties de la crise, elles enregistrent des bénéfices plantureux et allouent déjà des bonus faramineux à leurs traders.

 

Comment ne pas faire le rapprochement avec la crise Grecque et celles des Etats ? Les richesses existent, elles sont dans les poches d’une petite poignée d’individus dont le nombre n’atteint même pas le nombre d’enfants mourant de faim par jour !

 

Est-il si difficile de comprendre que le citoyen se fait saigner à blanc par le principe de rémunération du capital ? Il suffit de lire Helmut CREUTZ (Allemand) ou même George SOROS (spéculateur de haut vol) pour comprendre. N’est-ce pas George SOROS lui-même qui a un jour dit « la Haute Finance est une arme de destruction massive » ?

 

La crise c’est bon pour les rentiers ! Tout ce qui est injecté à grand renfort de restrictions budgétaires et de raclement de la masse laborieuse se précipite illico dans les poches du grand Capital ! Raison pour laquelle ce n’est pas le dogme inflationniste qui menace mais la déflation. La crise que nous connaissons est une crise structurelle. Il faut casser la camisole de force pour ne pas boire la tasse. Passer par une dislocation géopolitique mondiale est aujourd’hui salutaire.

 

Adieu nos institutions ploutocrates globalisée (ONU, OTAN, UE, OMS, OMC, Codex, OIT, FMI, etc.), bonjour la solidarité humaine et locale retrouvée. Ce n’est pas le chaos mais un passage obligé, une nouvelle naissance. Il est temps que la chenille se transforme en papillon. Oui, entre les deux il y a la chrysalide, pas franchement marrant mais il faudra passer pas là (émeutes, révoltes et peut-être du sang).

 

« La faillite d'un pays ne peut exister ailleurs que dans la tête des financiers.

Une fois la monnaie réduite à néant, c'est tout ce qui reste qui fait la valeur d'un pays. »

Junon MONETA (9).

 

 

Notes

(1) www.public-debt.org & www.public-debt.org/soutien.php?a=go

(2) Le risque des Euro-divergences : le cas exemplaire de l’Espagne, par Martin Wolf

(3) Open letter to European policymakers: The Greek crisis is a European crisis and needs European solutions

(4) DOGME 6: «Libre expression de la concurrence»

(5) Les astuces fiscales d’Electrabel

(6) Article 56 du traité de Lisbonne. Cfr. Article Un NON venant de l'IRLANDE un VENDREDI 13, quel symbole!

(7) Les paradis fiscaux, pierre angulaire du système. Les entreprises du CAC40 (qui ne sont donc que 40) possèdent 1470 filiales dans les paradis fiscaux. 50% des flux financier mondiaux annuels transitent par des paradis fiscaux.

(8) Les Belges un peu plus riches qu'avant la crise

(9) Junon MONETA : La faillite de la Grèce ou celle de l'Europe?

 

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Published by Ploutopia - dans ECONOMIE - FINANCE
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commentaires

roland 10/05/2010 14:07


18 mois de salaire, ça veut dire en fait 12 mos plus une prime équivalant à 6 mois. Mais en France aussi les fonctionnaires touchent des primes, variables (très) selon les ministères, et encore
plus (très très) selon le grade : les tout en haut de la hierarchie peuvent toucher facilement autant que les 18 mois de certains grecs. Je crois que on trouverait facilement que ça se vaut.


Ploutopia 12/05/2010 12:51



Voici un commentaire que j’ai trouvé particulièrement éloquent suite à un article tout aussi éloquent repris sur le blog de Paul Jorion (blog
sur lequel je fais malheureusement l’objet d’une censure sans nom… Pourquoi ? Paul Jorion aurait-il peur que mon blog lui vole la vedette ? Ca ne peut mal, il fait 15 fois plus de
visites journalières que le mien…)


 


Voici donc le commentaire de Zébu publié le 12 mai 2010 à 9h54 sur le blog de Paul Jorion à l’adresse http://www.pauljorion.com/blog/?p=11506. Article pour lequel Paul Jorion et consort mentionnent bien qu’il s’agit d’un billet invité mais qui ne
mentionnent jamais la source initiale. Voilà pourquoi le blog de Paul Jorion est tant visité. Heureusement, une petite recherche sur google permet de tomber sur la source initiale publiée sur un
formidable site : http://www.robin-woodard.eu/spip.php?article1036 (un concurrent potentiel à la course à la popularité sur le Net ?). Pourquoi se faire concurrence ? Ce qui compte, c’est que les idées passent.
Peut-importe la popularité. Enfin bref, voici le commentaire en question :


M. Papandreou a effectivement fait trembler toute la zone euro pour une raison précise : sa trop grande honnêteté. Car s’il avait fait
comme tous ces prédécesseurs (en fait, son prédécesseur, Karamanlis), il aurait fait ‘canard’ et aurait tenté de régler le problème en Ecofin ou via d’autres moyens que la morale réprouve, moyens
que ses ‘partenaires’ européens ne trouvaient pas jusque là si répugnants.
A l’inverse, désirant dénoncer, à raison, la gabegie de son prédécesseur, il expose crûment la situation : la Grèce est pire qu’en faillite. Les comptes ont été truqués.
Son accès au pouvoir se fait en octobre 2009. Et en novembre 2009, un Ecofin se tient où les ministres des finances examinent la situation grecque et « s’aperçoivent » qu’effectivement
les chiffres de la dette mais aussi du PIB grec ont été ‘bidonnés’. Ils commandent alors un rapport à la Commission européenne pour vérifier cet état de fait et Eurostat rend un rapport sans
appel en janvier 2010, ‘révélant’ la véritable situation : au lieu de -4% de déficit, on obtient -12% pour 2009.
A partir de là, la ‘crise grecque’ s’enclenche et plus rien ne peut empêcher la spéculation.


Imaginons. Si M. Papandreou avait continué à truquer les chiffres, comme Karamanlis (il ne mérite pas le ‘M.’ mais tout notre mépris), que
serait-il arrivé ? Rien, sans doute. Comme cela était le cas, avant 2009, et ce pendant des années. Car la Grèce truquait les chiffres et ce depuis 1997 !!
C’est un rapport d’Eurostat qui rendit public ceci … lors d’un Ecofin en 2004, révélant, déjà, qu’entre 1997 et 2003, les ‘comptes’ avaient été truqués. En particulier pour 2003, où les
différences atteignaient plus de 7 points en % !!


Tout ceci est donc une vaste ‘blague’. M. Papandreou n’est ni responsable ni coupable.
Le coupable, c’est Karamanlis. Actuellement, il vit toujours en liberté dans son beau pays.
Les responsables sont les ministres des finances de l’UE, qui ont su et qui n’ont rien fait.
En droit, cela s’appelle non assistance à personne en danger et au niveau professionnel, une faute grave. En politique, c’est impardonnable.
Et pourtant, ceux qui étaient présents en 2004 le sont toujours en Europe.
Et pourtant, on a tenté (brièvement) d’intenter un ‘procès’ à Eurostat.


Il est symptomatique de constater que l’on n’entend plus parler du Président de la Commission Européenne. On peut penser qu’on lui a
intimé de la boucler, s’il ne souhaitait être mis en face de ses responsabilités. Car de fait, on en viendrait à juger toute une idéologie, qui soutient l’existence de l’UE et de ses pratiques
depuis ses origines : le néo-libéralisme. Karamanlis en était un des acteurs, jugés par ses ‘pairs’ comme ‘digne de confiance’, c’est dire. Les ministres des finances successifs depuis 2004,
depuis qu’ils ’savaient’, aussi.


Ce procès là ne sera pas instruit. Et tant qu’il ne le sera pas, il existera toujours le déni de justice. Une ‘Union’ Européenne,
quelqu’elle soit, ne peut pas continuer très longtemps à exister (et encore moins fonctionner) sur ces bases là.


S’il y a une mise en faillite impérative à mettre en oeuvre sans tarder, c’est bien celle du néo-libéralisme : tromperie, fraude,
faillite morale, échec économique et social, …
Les chefs d’accusations ne manquent pas. Les coupables non plus.


 



Philippe 08/05/2010 17:30


Lorsque vous dites que la moyenne horaire de travail en Grèce est la plus haute d'Europe, il faut nuancer celà par le fait que le nombre d'années de travail est probablement un des plus faibles
d'Europe. En effet, plus les Grecs travaillent plus tôt ils peuvent prendre leur retraite. C'est en nombre de jours de travail et non pas d'années que sont comptabilisés les prestations.
On ne dit pas non plus que le taux d'imposition de la Grèce est un des moins élevé d'Europe, que dans certains ministères, il est possible de toucher de 18 mois à 24 mois de salaire par an.
Ceci dit, je suis d'accord avec la teneur de cet article.


Liens

A lire

1) Manuel d’anti-économie

2) Transition écologique & économique

3) Le retour du puritanisme au travail

4) Le désir comme désir de l’Autre

5) La Décroissance, l’Argent et Moi

6) Argent, Richesse, Valeur

 

Vie Pratique, Autonomie

AUTARCIES

ECOCLASH (voir Liens)

TERRA MATER

HABITER-AUTREMENT

ECO-BIO.INFO

EAU-tarcie (H20)

RAFFA : le grand ménage

 

Transition > POST-CAPITALISME

Villes en transition

Transition Monétaire

Transition Politique (Politique Simultanée)

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GTMonnaie.be

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Club-Robin.org

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Monnaie (alternative)

Monnaies Locales Complémentaires

ALOE (alliance pour une économie plurielle et solidaire)

money.socioeco.org/fr/ (devenu ALOE)

www.appropriate-economics.org/

www.complementarycurrency.org/

www.digitalmoneyforum.com/

www.reinventingmoney.com/

grit-transversales.org/

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Open Money

www.regiogeld.de (regio Allemagne)

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La découverte

Le Relié

Sang de la Terre

Alter-Europa.com

Penser Librement.com

 

Autres liens

Contre la pensée unique

Epuisement des ressources

Dates d'épuisement des richesses exploitables de notre planète au rythme actuel de consommation (1)

2021 : fin de l'argent
2025 : fin de l'or et du zinc
2028 : fin de l'étain
2030 : fin du plomb
2039 : fin du cuivre
2040 : fin de l'uranium
2048 : fin du nickel
2050 : fin du pétrole
2064 : fin du platine
2072 : fin du gaz naturel
2087 : fin du fer
2120 : fin du cobalt
2139 : fin de l'aluminium
2158 : fin du charbon

Notre planète n'est pas infinie. On le sait. Ses ressources sont limitées et ne peuvent satisfaire ad vitam eternam les exigences voraces de milliards d'êtres humains.

Nous devons anticiper la pénurie proche des matières premières en vivant tout simplement autrement. Sinon des guerres terribles risquent d'éclater dans un futur proche à la surface de tout le globe pour l'accaparement des gisements restants, atomisant les villes et faisant un carnage parmi les populations. Cela en moins d'une petite génération!

Si nous voulons éviter le pire, retroussons nos manches! Une nouvelle civilisation reste à inventer, ici et maintenant, plus propre, plus économe, plus respectueuse et dont l'objectif premier soit réellement le bonheur de tous et non le profit égocentrique de quelques uns au détriment de tous les autres.

Voir échéancier des ressources exploitables sur le site Terre sacrée.
(1) D'après Science et Vie hors série N° 243, construire un monde durable, de Juin 2008. http://www.mondedurable.science-et-vie.com 

Freemen

Freemen est un réseau de blogs, dont les auteurs sont convaincus que :
• le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique
• s’attaquer sérieusement à ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de «croissance».



Au delà, comme le nom “Freemen” l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut sur son blog. L’ensemble de ces contenus doit petit à petit former une nouvelle “chaîne”, un nouveau “journal”, chacun parlant de politique, mais aussi, d’art, de ciné, de tout.

153 blogs freemen