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Présentation

  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Archives

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 00:05

Ce week-end, les pays membres de l'Union européenne ont décidé d'un plan d'aide d'un montant colossal de 750 milliards d'euros. La Banque centrale européenne fait également un geste en acceptant d'intervenir pour soulager le marché de la dette en zone euro.

L'UE s'accorde sur une aide financière de 750 milliards d'euros

 

ministre-économie

 7 pantins (de la Haute Finance) décident du sort de l'Europe


Après les déclarations tonitruantes du gnome français et de sa copine allemande qui disent vouloir couper court aux spéculations, les valeurs bancaires et de l’assurance s’envolent , Le Bel 20 signe sa 4e plus forte hausse: +9,4%, Les pertes de la semaine dernière presque effacées , Les marchés enthousiastes sur le plan anti-crise européen

 

Et Miss Lagarde (ministre de l'Economie en France) très fière de nous annoncer :

« Il y a une détermination à construire un nouvel édifice, à réinventer le modèle européen »

 

£ Alors que nos Etats castrés se font déjà dévorer tout cru par une Haute Finance sans scrupules, ils n’ont rien trouvé de mieux que de leurs offrir l’ensemble des Etats de la zone Euro comme garantie.

 

$ Alors que les marchés s’en prennent aux Etats, nos Eurocrates nous font croire à la défense en empruntant à ces mêmes marchés !

 

€ Alors que l’Europe se fait attaquer à l’arme lourde par une mafia financière, elle ne trouve rien de mieux que de lui demander de se calmer en lui offrant la bombe atomique.

 

Mieux que le Christ : « si quelqu’un te frappe avec une batte de baseball, offre lui un canon »

 

Après la faillite des banques, des assureurs puis des Etats, on prépare celle d’un continent ! La démesure et les inégalités vont atteindre des sommets.

Gates, Buffet, Slim, Sorros, Mittal à droite et le reste (6,7 milliards d’individus) à gauche...

Lire : Polarisation des richesses

 

Le plus affligeant, c’est qu’une bonne partie de la gauche souhaite aller vers la droite et raisonne comme la droite (travailler plus pour gagner plus, moins d’impôts, combattre l’inflation, des banques indépendantes, de la croissance svp !)

 

Affligeant, désolant, hallucinant…

 

Alors qu’il serait si simple de couper les ailes de ces charognards financiers.

 

£ Séparer les banques de dépôt, des banques d’affaires et des banques de crédit à long terme et à moyen terme => réinstaurer le Glass-Steagall act.

Lire : Mettre les banques au pas et redonner le la

 

$ Interdire la pratique d’artifices financiers tels que les subprimes, titrisations et effets de leviers

Lire : Subprime, Titrisation, Effet de Levier: 3 ingrédients des dérives de la finance

Quand la Belgique dit « aider » la Grèce, elle ne fait qu’emprunter à 3,5% pour prêter à 5%. Elle « aide » donc en se mettant 1,5% en poche. Idem pour les banques ou tout prêteur sur gage qui emprunte bas pour prêter haut et/ou emprunte long pour prêter court et/ou alloue des crédits risqués pour les revendre en prétendant qu’ils sont sans risques. Toute notre économie est fondée sur le crédit.

Lire : Emprunter pour manger

 

¥  Fermer la bourse. Puisque ce que les actionnaires extorquent aux entreprises (en dividendes et en rachat d’actions) finit par l’emporter sur ce qu’ils leur apportent, de sorte que ce n’est plus la Bourse qui finance les entreprises mais les entreprises qui financent la Bourse.  

 

£ Mettre en place une sérieuse réforme monétaire selon les modalités proposées par James ROBERTSON en usant par exemple du principe de la politique simultanée proposée par John BUNZL.

   

€ Organiser et faciliter la mise en place de monnaies alternatives telles que proposées par Bernard LIETAER ou Margrit KENNEDY. Des monnaies Business to Business pour sauver les petites entreprises et les PME. Des monnaies complémentaires pour permettre aux gens de faire valoir des savoir-faire et des services non reconnu par le système totalitaire actuel. Des monnaies sociales pour recréer des liens et de l’échange.

 

Tout cela existe depuis belle lurette. Tout cela se trouve sur les bureaux de nos décideurs. Mais ils n’en font rien.

 

Formatés par les plus hautes écoles, embourbés dans l’égo et fiers de dominer, ils professent sous hypnose du son caverneux de la pompe à Phynance

 

En fait ils sont issus de la pompe. Ce sont des enfants de la pompe. Chaque jour apporte son lot de délit d’initié. Un jour shérif, un jour gangster.

 

£ Nous l’avons constaté pour le virus H1N1 où certains responsables de l’OMS alarmiste faisaient partie des grandes firmes pharmaceutiques produisant le vaccin antigrippe.

 

$ Marie-Monique ROBIN l’a très bien mit en évidence pour Monsanto et la Food & Drug Administration censée légiférer et réglementer sur les questions de sécurité environnementale et de risque sanitaire.

 

Et nous le constatons aujourd’hui clairement entre le secteur bancaire et celui de l’Etat supposé le réglementer. Hier administrateur d’un grand groupe ou membre du conseil des gouverneurs d’une banque, demain ministre de l’économie et des finances. Hier directeur de Goldman Sach, demain secrétaire d’Etat au trésor des Etats-Unis.

Lire : OBAMA au pays des « portes tournantes » de la Haute Finance Américaine

 

Enfin, heureusement que tout ça n’est que du pipeau.

 

Et à propos de démesure, une petite (re)lecture de cette page (Argent et Intérêts) peut s’avérer utile.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 16:31

A Christian ARNSPERGER,

 

logo_livre_rodolphe.jpegLa réception d’une invitation par l’association Philosophie & Management à une séance publique de clôture sur le thème «Qu’avons-nous appris? Que faire lundi matin ?» le jeudi 6 mai me laissa particulièrement perplexe : « comment concilier Management et Philosophie dans le paradigme actuel ? Ne sommes-nous pas en plein oxymore si bien dénoncé par Serge LATOUCHE ? ». La philosophie elle-même n’est-elle pas influencée par les courants de pensée, les aléas et grandes croyances du moment (Malthusianisme, Maccarthysme, Marxisme, etc) ?

 

Ce qui m’a poussé à m’inscrire à cette séance de clôture est cette phrase figurant sur la page d'inscription à cette séance publique: « livre qui a guidé notre cycle de séminaires et conférences cette année ». Le livre en question étant le formidable, magistral et atrocement lucide «Ethique de l’existence post-capitaliste» de Christian ARNSPERGER.

 

Ma réflexion fût la suivante : «Si Christian ARNSPERGER participe à ce genre de rencontre et si c’est effectivement ce livre qui a guidé les multiples séminaires de Philosophie et Management, ça doit peut-être valoir la peine d’y aller».

 

Car en fin de compte, n’est-ce pas Christian qui m’a fait découvrir Marc FLEURBAEY en citant son livre à de multiples reprises dans le sien (Ethique de…) et dont le titre « Capitalisme ou démocratie ? » est assez proche de celui de ce blog.


Tout d’abord, il s’agit de soustraire le travail humain au marché. Le travail salarié est une injustice structurelle qui précipite quotidiennement des centaines de millions de personnes de par le monde dans des tâches sans autonomie, dictées par les porte-parole des détenteurs de capitaux. La gauche ne peut pas accepter l’aliénation salariale. La seule solution est de promouvoir la démocratie d’entreprise et, à terme, de voir disparaître les entreprises qui ne seraient pas détenues et dirigées par les travailleurs. Marc FLEURBAEY, Capitalisme ou démocratie ? Cité par Christian ARNSPERGER, Ethique de l’existence post-capitaliste.

 

Je me demandais donc ce que Christian pouvait bien faire dans ces milieux huppés qui commencent seulement à percevoir que quelque chose ne tourne pas rond et qui cherchent à comprendre… Selon moi, il s’agissait pour lui de ne négliger aucune piste et leviers potentiels d’actions.

 

"La seule solution est de promouvoir la démocratie d’entreprise et, à terme, de voir disparaître les entreprises qui ne seraient pas détenues et dirigées par les travailleurs". Marc FLEURBAEY, Capitalisme ou démocratie ? Cité par Christian ARNSPERGER, Ethique de l’existence post-capitaliste.

 

Christian a essayé et là, à l’image de ses éloges pour l’organisation et la démarche du groupe Philosophie & Management (que j’approuve également) j’aimerais lui faire les mêmes éloges et les mêmes félicitations. Bravo ! Chapeau ! Respect !

 

Car vous n’avez pas fait ce que tous nos politiciens et conseillés de haut vol (Jacques ATTALI) maîtrisent à merveille à savoir l’électoralisme de bas étage, ou le corporatisme narcissique.

 

Comme vous avez si bien conclu cette séance de clôture, en reprenant la remarque d’un des derniers intervenants, ce débat était décevant, insipide et peu constructif.

 

Il valait cependant la peine d’y assister jusqu’à la fin, ne fusse que pour être au fait de l’état de la pensée dans ce milieu mais aussi et surtout pour vous entendre le conclure de la manière la plus régulière, sobre et puissante qui soit : « Eh bien… Malheureusement…J’ai bien peur que rien ne changera lundi, ni mardi, ni mercredi, ni jeudi… j’ose cependant espérer que les voix et consciences des plus jeunes parviendront à faire entendre raison à tout ce qui a été dit dans cette salle et plus particulièrement par mes 2 voisins de table ! »

 

Parmi les propos du haut dignitaire BCG (Bruno Van Lierde, assis à votre gauche), j’ai retenu : « une entreprise n’est pas au service de la société, elle est au service de son client (…) Nous cherchons à satisfaire les besoins de nos clients». Il n’a évidement pas précisé que dans notre économie d’abondance (offre supérieure à la demande), l’entreprise se doit de consacrer une large part de son budget à la création des besoins souvent après commercialisation (la publicité est le deuxième budget mondial après l’armement). Et pour votre voisin de droite (Charles de Liedekerke), j’ai retenu : «ce qui compte pour une entreprise, c’est de réaliser ses objectifs, de rétribuer ses dirigeants et actionnaires et de gérer son budget de manière optimale (productive)».

 

Comme tous les grands pingouins margoulins présents au forum économique mondial de Davos, ils étaient bien sûr d’accord avec toutes les belles idées résumées par le cycle de conférences de Philosophie & Management. « Plus de limites, bien sûr ! Plus de liens, évidemment ! La finalité, toujours !  La transition, mais elle est au cœur même de l’entreprise ! ». Où est le problème finalement ? Ils étaient donc d’accord MAIS dans les limites du « capitalistiquement » admissible. D’accord selon leurs critères, leur système de valeur, leur mode de pensée… Un mode de pensée centré sur la maximisation du capital que vous dénoncez pourtant si bien dans votre livre et sur votre blog TRANSITION ECONOMIQUE.

 

Les deux intervenants disaient être d’accord sur une nécessaire réglementation financière, d’adopter des monnaies complémentaires ou une charte plus éthique. Mais tout cela dans le même cadre et paradigme capitaliste au service du profit et non de l’homme. Aucun ne pensait en terme sociétal, en terme de rétribution égalitaire ou de gestion décentralisée…

 

Maintenant qu’il est au pied du mur, le monde du management commence à s’inquiéter des externalités (dommages environnementaux) et des terribles dérives financières qui menacent l’entreprenariat. S’il reste capitaliste, il ne tentera jamais de corriger les internalités (dommages sociaux - Cfr. texte principal du blog de Christian ARNSPERGER) car elles sont la raison d’être du capitalisme. La pratique officielle d’un outil comme le NAIRU n’en est-elle pas la plus belle représentation ?

 

Mais les Managers ne sont pas plus à blâmer que les Syndicats qui se sont tant et largement mobilisés pour Copenhague et absolument pas pour la Grèce ! Il y a bien quelques déclarations de rage et de haine comme moi sur ce blog mais aucune manifestation. Cette absence de solidarité est symptomatique et révélatrice de la cause structurelle et systémique de la crise des crises que nous vivons. Copenhague ou la révolte du peuple grec, c’est LE MÊME COMBAT !

 

L’absence de mobilisation solidaire face à l’injustice grecque est affligeante. C’est toute une nation qui est mise sous tutelle d’un monopole bancaire et financier carnassier. S’il n’en était pas ainsi dans la manière de traiter l’homme, il n’en serait clairement pas ainsi dans la manière de traiter la nature. Les deux comme le cosmos ne font qu’un.

 

Ce n’est donc pas encore de ces hommes là (Les grands Managers) qu’il faut attendre un réel changement. Certains managers de cette trempe existent mais ils ne faisaient, à l’évidence, pas partie de vos interlocuteurs. Surtout ne vous découragez pas ! La route est longue, les impasses, trappes et sournoiseries, nombreuses ! Même au sein des mieux intentionnés d’entre nous. « L’enfer est pavé de bonnes intentions ».

 

Mais encore une fois, bravo et merci. Merci pour votre engagement, votre force de parole et surtout vos convictions qui ne se maquillent pas en fonction de la couleur de votre auditoire !

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:10

Capital et travailAvec les règles en vigueur dans une économie capitaliste, accroissement du bénéfice par la compétitivité, tous les acteurs économiques se doivent de fonctionner selon la même logique : « bouffer ou se faire bouffer ». Ces règles prévalent sur toutes les autres et s’appliquent, en ultime recours, aux Etats souverains et aux grands acquis sociaux de ces derniers siècles. Pour qu’un Etat soit compétitif, il se doit de maintenir une balance courante en équilibre : des entrées en capitaux, biens et services en équilibre avec des sorties en capitaux, biens et services. Dans cette équation économique, les leviers d’actions des Etats sont l’impôt, les taxes à l’import export et le taux de change de sa monnaie. Leviers d’actions qui, rappelons le, possèdent comme unique source d’inspiration ou force motrice, la productivité compétitive pour le capital : produire plus, mieux et moins cher par rapport aux concurrents.

 

En rapportant cette équation aux pays de l’Eurozone, le taux de change comme levier d’action saute. Un Etat ne peut plus dévaluer sa monnaie pour faire face à son déficit budgétaire. Une balance courante déficitaire (endettement supérieur à la production de richesses (PIB)) pour un Etat de l’Eurozone laisse comme seul échappatoire les variables taxes et impôts. Dans une économie capitaliste, l’Etat ignore totalement ou feint d’ignorer qu’il n’est plus souverain depuis le temps où il a cédé sa monnaie à la gestion froide du capital (1) - par définition non ou très peu taxable. Ce que l’Europe appelle « rigueur budgétaire » ou que le FMI appelle « plan d’ajustement structurel » n’est autre qu’un « pressage de la force de travail au bénéfice du capital ». C’est kif-kif bourricot. C’est ce qui se passe en Grèce aujourd’hui et c’est ce qui se passera en Espagne demain. Le cas de l’Espagne est même plus grave vu son très haut taux d’endettement immobilier. Un immobilier non exportable, non compétitif et hautement spéculatif ! (2). Le cas de l’Espagne est assez comparable à celui des Etats-Unis, présence politique et monétaire mondiale en moins…

 

Mais revenons à la Grèce. Contrairement à ce qui est maintes fois répété, les Grecs ne sont pas plus fainéant que d’autres. L’idéologie anglo-saxonne et libérale va même jusqu’à parler de pays Culb-Med sous le vocable PIGS (Portugal, Ireland, Greece & Spain). Pourtant, depuis la création de l’euro, la hausse de productivité horaire du travail a été deux fois plus élevée qu’en Allemagne. La moyenne annuelle de travail horaire grec est la plus forte d’Europe (100 heures par année en plus que l’Allemagne). Le problème réside dans la fixation du taux nominal des salaires et des prix (3).

 

La productivité ne concerne pas seulement le temps de travail presté mais aussi les salaires et les prix à la consommation. Salaires et prix qui sont bien plus fixés par des accords oligopolistiques que par la fameuse libre et saine concurrence (4). Cette tendance est par ailleurs exacerbée par une politique germanique de modération draconienne des salaires via notamment la mise en place de bourse d’emploi - salaire en ligne permettant aux entreprises de recruter ceux qui sont prêt à travailler à la plus faible rémunération. Raison pour laquelle l’Allemagne a tant freiné et maugréé pour l’octroi d’une aide au peuple Grec qui a pu bénéficier d’une meilleure présence syndicale et donc de salaires plus décents mais malheureusement au détriment d’une politique budgétaire peu orthodoxe, pour ne pas dire capitaliste.

 

A cause de grandes différences dans la fixation des salaires, le coût unitaire de travail Grec à grimpé de 30% depuis le début de l’Union Monétaire - l’augmentation en Italie, Espagne, Portugal et Irlande étaient même plus élevée - alors qu’en Allemagne, il n’a augmenté que de 8%. La fixation monopolistique des prix est tout aussi critique car elle permet aux entreprises de faire l’impasse sur les salaires tout en jouant sur les délocalisations, les montages fiscaux et financiers (5). De telles divergences de prix et salaires ne peuvent être viables au sein d’une union monétaire dans laquelle les ajustements sur taux de change ne sont plus possibles (3).

 

Dans une économie globalisée où le capital est institutionnellement déclaré libre comme le vent(6), il ne faut pas s’étonner de le voir aller et venir comme celui-ci. Le capital n’à que faire des salaires, des hommes où de la planète. Son autocroissance est sa seule et unique préoccupation. A l’image du vent, le capital se déplace des zones de hautes pressions aux zones de basses pressions de protection fiscale, sociale et environnementale. Ainsi, tant que la conjoncture est à l’euphorie et à l’allocation de crédits, il afflue, mais dès que le soufflé retombe, il se retire sans gratitude et sans états d’âmes. Il se cherche alors une nouvelle place au soleil dans de merveilleux petits paradis fiscaux (7) tout en dénonçant vertement les orgies auxquelles il vient tout juste de participer.

 

Les caisses de l’Etat (les contributions du peuple pour recevoir un service public décent) sont effectivement vides mais celles des grands capitalistes de ce monde sont pleines ! Plus que pleines ! Elles débordent. Le top 1000 des milliardaires de la planète a vu sa fortune augmenter de 30 % l’année dernière. La fortune de Lakshmi Mittal a doublé en 1 an. En Belgique, les actifs financiers sont passés de 710 milliards à 715 milliards de fin 2007 à fin 2009 (8). Les banques sont sorties de la crise, elles enregistrent des bénéfices plantureux et allouent déjà des bonus faramineux à leurs traders.

 

Comment ne pas faire le rapprochement avec la crise Grecque et celles des Etats ? Les richesses existent, elles sont dans les poches d’une petite poignée d’individus dont le nombre n’atteint même pas le nombre d’enfants mourant de faim par jour !

 

Est-il si difficile de comprendre que le citoyen se fait saigner à blanc par le principe de rémunération du capital ? Il suffit de lire Helmut CREUTZ (Allemand) ou même George SOROS (spéculateur de haut vol) pour comprendre. N’est-ce pas George SOROS lui-même qui a un jour dit « la Haute Finance est une arme de destruction massive » ?

 

La crise c’est bon pour les rentiers ! Tout ce qui est injecté à grand renfort de restrictions budgétaires et de raclement de la masse laborieuse se précipite illico dans les poches du grand Capital ! Raison pour laquelle ce n’est pas le dogme inflationniste qui menace mais la déflation. La crise que nous connaissons est une crise structurelle. Il faut casser la camisole de force pour ne pas boire la tasse. Passer par une dislocation géopolitique mondiale est aujourd’hui salutaire.

 

Adieu nos institutions ploutocrates globalisée (ONU, OTAN, UE, OMS, OMC, Codex, OIT, FMI, etc.), bonjour la solidarité humaine et locale retrouvée. Ce n’est pas le chaos mais un passage obligé, une nouvelle naissance. Il est temps que la chenille se transforme en papillon. Oui, entre les deux il y a la chrysalide, pas franchement marrant mais il faudra passer pas là (émeutes, révoltes et peut-être du sang).

 

« La faillite d'un pays ne peut exister ailleurs que dans la tête des financiers.

Une fois la monnaie réduite à néant, c'est tout ce qui reste qui fait la valeur d'un pays. »

Junon MONETA (9).

 

 

Notes

(1) www.public-debt.org & www.public-debt.org/soutien.php?a=go

(2) Le risque des Euro-divergences : le cas exemplaire de l’Espagne, par Martin Wolf

(3) Open letter to European policymakers: The Greek crisis is a European crisis and needs European solutions

(4) DOGME 6: «Libre expression de la concurrence»

(5) Les astuces fiscales d’Electrabel

(6) Article 56 du traité de Lisbonne. Cfr. Article Un NON venant de l'IRLANDE un VENDREDI 13, quel symbole!

(7) Les paradis fiscaux, pierre angulaire du système. Les entreprises du CAC40 (qui ne sont donc que 40) possèdent 1470 filiales dans les paradis fiscaux. 50% des flux financier mondiaux annuels transitent par des paradis fiscaux.

(8) Les Belges un peu plus riches qu'avant la crise

(9) Junon MONETA : La faillite de la Grèce ou celle de l'Europe?

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 00:26

SortirdelaCrise sPetit extrait (en Italique) d'un article du GRESEA asbl sur les prétendus et médiatiques efforts de régulation du secteur bancaire et financier par le comité de Bâle, suivi d'une réflexion sur la fourberie égotique du politique.


Dès le 19ème siècle, à la suite de quelques retentissantes banqueroutes, les pouvoirs publics nationaux ont voulu inciter les banques à la prudence en matière de politique de prêt. En France, les règles de prudence imposaient aux banques d'affecter 80% des dépôts à vue à des actifs que la Banque de France acceptait de réescompter, c'est-à-dire de prendre en dépôt moyennant le versement d'avances aux banques privées. Moins dirigistes, les autorités britanniques laissaient les banquiers libres de leurs choix en matière de politiques d'investissement mais fixaient des plafonds drastiques en matière de liquidité.


Ainsi, dans les années cinquante et soixante, les banques anglaises devaient conserver un ratio de liquidité de 30%. Aujourd'hui, les banques anglaises se contentent d'une couverture par leurs fonds propres de l'ordre de 1%: 1 euro en poche permet d'octroyer 100 euros de crédits (Wall Street Journal, 22 février 2008).


En 1988, le travail d'homogénéisation des règles prudentielles va aboutir dans le cadre des accords dits de Bâle I. L'idée est de garantir la solvabilité des banques par des ratios de fonds propres (les ratios Cooke). Les ratios de base imposaient la couverture des crédits à raison de 8% de fonds propres pour les catégories d'emprunteurs les plus risqués (entreprises privées, banques hors OCDE, Etats et collectivités locales hors OCDE). Pour les Etats de l'OCDE, aucune couverture par les fonds propres n'était imposée. Pour les autres catégories d'emprunteurs, la couverture devait équivaloir à 1,6% des fonds propres. Comme on peut le constater, les règles que le Comité de Bâle a substituées aux vieux usages prudentiels nationaux laissaient davantage la bride sur le cou aux établissements financiers.


A l'origine, les autres actifs n'étaient pas concernés. A partir de 1996, toutefois, les établissements de crédit dont le portefeuille de négociation (jouer sur le court et long terme avec les taux d’intérêts) excédait 5% du bilan ont été soumis à des obligations de fonds propres complémentaires du ratio Cooke de solvabilité. Cette obligation de couverture par des fonds propres sera évaluée par les seules institutions financières sur base de modèles internes. L'ère de la liberté, de la créativité et de l'autorégulation des marchés venait de sonner. Le Comité de Bâle n'allait pas s'arrêter en si bon chemin.


A partir de 2007, la dérégulation avance encore d'un pas. Les ratios Cooke sont remplacés par les ratios Mac Donough. On signalera la conservation en principe de la norme de 8% de fonds propres maximum pour les catégories d'actifs les plus risqués. Changement majeur. Vingt ans auparavant, le Comité de Bâle définissait sans aucune espèce d'ambiguïté la politique de risque en fonction de l'identité de l'emprunteur. Bâle II va balayer tout cela en accordant une importance accrue aux agences de notation. Par exemple, sous le régime des accords Bâle I, accorder un prêt à une entreprise (par exemple, de crédits hypothécaires) nécessitait une couverture en fonds propres de l'ordre de 8% dans tous les cas. Avec Bâle II, si cette entreprise est cotée AAA (soit la meilleure note), la banque ne devra plus réunir que 1,6% de fonds propres pour couvrir ces actifs.


Qui paie les agences de notation? Les banques elles-mêmes, pardi! Au total, on peut estimer qu'avec le temps, la politique d'évaluation du risque et de financement des actifs a été, lentement mais sûrement, privatisée.


Privatisée au point de prévoir la possibilité d'une évaluation intégrale du risque par les banques elles-mêmes. Cette procédure dite IRB a été adoptée par l'ensemble des grands établissements bancaires de la planète. Le système de notation interne envisage cinq types distincts de portefeuilles : les entreprises, les dettes souveraines, les banques, les actions, les particuliers. Pour chacun de ces portefeuilles, un système de notation interne est mis en œuvre à partir de bases de données couvrant 5 à 7 années d'observation selon les portefeuilles. La grande faiblesse de ce système réside dans le fait que l'hypothèse d'une crise financière majeure est, dès le départ, exclue du modèle retenu pour évaluer le comportement des actifs.

Si l'on ajoute à cette mauvaise évaluation du risque de crédit, le fait que les agences nationales de contrôle des banques ne disposaient pas du personnel nécessaire pour encadrer la mise en œuvre de l'IRB par leurs champions bancaires, on obtient là un cocktail détonnant dont nous payons aujourd'hui la facture.


40% des transactions en Europe sont effectuées hors bilan ! (l’Echo, 12 janvier 2010).

Pour Bâle II, silence radio complet. A la place, Bâle nous propose toute une série de formules, de statistiques et de ratios tous aussi tarabiscotés les uns que les autres (que la société informatique privée SAS de statistique de haut niveau et d’aide à la décision, lorgne avec convoitise). Le comité de Bâle nous noie dans les chiffres et les tournures de phrases pour que tout le monde sache qu’il fait un travail de pro que le minable citoyen n’est pas en mesure de comprendre. A défaut de comprendre, le minable citoyen Grec subit. Jusqu’à quand ? Faut-il rappeler que la guerre 40-45 et ses atrocités, n’étaient pas sans rapport avec la crise de 29 ?

 

Coincé entre le marteau d’une grogne citoyenne grandissante et l’enclume d’un pouvoir monétaire privatisé, le politique pourra pleinement jouer son rôle d’anguille louvoyante qui lui sied si bien. Un rôle porté aux nues par une société qui est parvenue à faire de l’égo un culte, une doctrine, une religion. Un rôle médiateur à connotation monétaire, un rôle fédérateur à consonance d’oseille, un rôle pacificateur au doux bruit du froissement de billets « sans odeurs ».

 

Un rôle tellement bien joué qu’il pourra nous faire avaler une couleuvre sans qu’on s’en rende compte, sauf une fois à la rue. Un rôle de maître de la négociation qui vous montrera du blanc en vous disant que c’est en fait du gris clair foncé qui tend vers le noir. Un rôle certainement mieux joué par Obama que Bush Jr.

 

Un rôle obligatoire en Belgique, « pays » de l’oseille, du compromis et du TOP 10 des paradis fiscaux et où la densité de ministres par tête d’habitant et par hectare est la plus élevée au monde.

 

Un rôle que le flegmatique et fourbe ministre des finances Belge (Didier REYNDERS) sait si bien jouer qu’il pourrait même être chef d’escadrille de la classe politique la plus douée. Didier REYNDERS pacificateur et négociateur, récemment désigné urgentiste de la crise belge 2010. Il faut dire qu’il a un beau palmarès à son actif. C’est tout de même l’homme qui a su sauver la face de l’économie Belge en donnant les plus beaux morceaux de FORTIS (ex-CEGER Caisse Générale d’Epargne et de Retraite – banque publique) à son pote Baudouin PROT (BNP Paris-Bas) sans même mouiller son beau costume. Présent et discret quand il faut, il n’est pas du genre à oublier d’éteindre un micro quand il rentre dans sa voiture…

Didier REYNDERS, c’est aussi l’homme des intérêts notionnels. Didier REYNDERS, c’est également l’homme qui après 3 ans, n’a toujours pas publié la liste des entreprises concernées par une loi qui interdit le financement de mines antipersonnel, de bombes à sous-munitions et des armes à uranium appauvri. Cette loi est une grande première au niveau mondial mais elle reste théorique tant que cette liste n’est pas publiée.

 

 

Ah, c’est sûr, en voilà un qui mérite bien plus que la légion d’honneur, un prix Nobel de la paix ou un parachute doré. En voilà un qui mérite certainement un des plus beaux prix que le grand Capital serait prêt à lui décerner. Des actions Fortis ?

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 21:55

En Italique, extrait du livre de Thierry VERHELST, Des racines pour l’avenir, Harmattan, 2008, p 262 à 264

CROCODILE GRENOUILLELe monde est à la fois global et tribal. Il y a sur notre planète devenue petite un mélange explosif de proximité et de distance. Le fanatisme religieux, les nationalismes exacerbés, les enfermements identitaires envahissent nos journaux télévisés avec leur cortège terrifiant d'explosions et de cadavres. Le ressentiment et la colère mobilisent une part de l'humanité irritée par l'impérialisme méprisant des puissants et par leur discours ronflants sur les bienfaits de la mondialisation et l'inéluctabilité de l'occidentalisation du monde. La consommation ostentatoire des uns rend insupportables le manque ou la misère des autres. Il y a dans notre « village global» trop d'humiliation et d'injustices pour qu'il soit en paix.


Le plus visible, c'est donc la violence et la haine. Ou alors, le discours pessimiste et belliqueux sur l'inévitable choc des civilisations. Samuel Huntington, dont le livre (Le choc des civilisations)fit fureur aux Etats-­Unis, considère que le refus de certains peuples de s'occidentaliser constitue une menace qui nous achemine vers de nouvelles guerres mondiales. Celles-ci ne seront plus idéologiques mais culturelles, dit-il. Si le 19ème siècle fut caractérisé par l'affrontement des nationalismes, le 20ème par celui des idéologies capitalistes, communistes et fascistes, le 21ème  siècle serait celui des guerres entre cultures et entre religions. Dans ce scénario, l'Occident est tenu de se prémunir contre les pays et les groupes qui savent se servir de la technologie et de certains apports de l'Occident tout en refusant de s'occidentaliser. Il en résulte un affrontement inéluctable: «the West versus the rest» (l'Occident contre le reste du monde). C'est pourquoi Huntington recommande aux Etats-Unis de se préparer à deux conflits armés simultanés, l'un avec le monde musulman, l'autre avec les pays de tradition confucianiste tels que la Chine. Le discours sur le choc des civilisations se nourrit de la peur et d'une vision exclusivement négative des cultures et des religions. Hélas, cette théorie réductrice s'est vue promue à l'état de prophétie après les attentats terroristes du 11 septembre. Cette analyse tombe dans le piège que nous tendent tous les «Ben Laden» du monde qui veulent soulever les hommes, culture contre culture, religion contre religion.

 

Et à ce petit jeu, Etats-Unis et pays impérialistes ne sont pas innocents. Lire

L’islamophobie comme fondement de légitimité à l’impérialisme et au colonialisme de l’Occident

ou encore

L’islamophobie : un fond de commerce électoral fructueux

 

L’Etat US déchu de sa prérogative d’exploitation du monde sous prétexte de lutte contre le bloc communiste se devait de trouver un nouvel alibi pour conserver sa puissance. Bigot, il fit rapidement du « pain béni » de la séculaire confrontation entre catholiques et musulmans. A grand renfort de médias, de coup de pub, de vidéos caricaturales sur le net et de machination diabolique (11 septembre), il est parvenu à faire du « Muslim » le sombre méchant barbu à combattre de toutes ses forces. Pour que l’Amérique glorieuse et scintillante puisse poursuivre sa divine quête d’évangélisation et de pacification du monde. Comme dans la critique caricaturale de « bioman » faite par les Inconnus en leur temps, les blancs clair sont les gentils et les marrons foncé sont les méchants. Puisqu’il n’est moralement pas admissible d’incriminer directement les musulmans, ils ont même baptisé les méchants « Al Quaida » ou « Ben Laden ». Même les méchants « salafistes » ne sont que la conséquence de choix stratégiques occidentaux ayant fait d’une secte, considérée comme hérétique par l’orthodoxie sunnite, les gardiens des lieux saints musulmans et les bénéficiaires des richesses en hydrocarbures de la péninsule arabique. Sans ingérence extérieure, la secte wahhabite aurait été une minorité parmi d’autres, évoluant entre désert et marais de Bassorah (commentaire François-Ferdinand  à la suite de la publication de l’article du djihad islamique sur agoravox)

 

 

Pour reprendre l’idée d’un commentaire (François-Ferdinand) suite à la publication de l’article du djihad islamique sur agoravox, la stigmatisation des différences joue comme un double effet d’ostracisation (rejet occidental) et de communautarisation (acceptation islamique radicale) qui amplifie la rupture. Une rupture qui joue aussi bien en faveur des tenants d’une globalisation ultralibérale ou ceux d’une globalisation islamique ou pétro-monarchiques du Golfe. L’islamisme radical, évoluant comme un poisson dans l’eau, sert autant les intérêts des islamistes que ceux de la stratégie US. Le monde musulman et les masses musulmanes n’étant plus que des spectateurs et souvent des victimes.


Un partage façon Yalta : à nous le gouvernement des esprits musulmans, à vous celui du Monde ?  Les uns rêvent d’une société de clones qui se reflètent. Les autres d’une société de soumis qui se surveillent. 

 

Quand on observe le monde au-delà des apparences tapageuses et des oppositions binaires, on s'aperçoit que la situation actuelle n'est pas à réduire à un ensemble de menaces. Malgré les défis immenses qui sont les nôtres aujourd'hui, ou justement à cause d'eux, il faut faire le pari d'une mondialisation positive. Une mondialisation donc différente de celle qui se présente à nous avec son bruit et son fracas. A force de prévoir le pire, on finit par s'affranchir de tout engagement. Les jeux d'esprit en forme de scénario catastrophe ne doivent pas occuper tout notre horizon mental, car cela est débilitant. L'inquiétude n'ôte pas la peine d'aujourd'hui et de plus, elle entrave la force de demain. Antonio Gramsci, un leader marxiste qui fut un penseur original disait à ce propos qu'il faut allier au pessimisme de l'intelligence l'optimisme de la volonté. Je (Thierry VERHELST) préférerais pour ma part faire preuve non pas d'optimisme - ce qui est un trait de caractère sympathique mais un peu léger face aux terribles défis de ce monde -, mais d'espérance. L'espérance est une vertu, une force qui s'alimente aussi dans l'invisible. Mon espérance est tirée d'une foi en l'être humain. Celui-ci porte en soi plus grand que lui. Cette espérance se fonde notamment sur les longues années d'expérience professionnelle en contact avec des communautés dans les pays du Sud et dans ceux du Nord de la planète, dont ces pages (Des Racines pour l’Avenir) se sont faites l'écho. J'ai observé des communautés vibrantes de vie et de créativité. L'espérance se fonde aussi sur le fait que chacun sent bien que la mondialisation-laminoir n'est pas durable. Cette moderne Babel est près de l'effondrement, comme sont en train de s'effondrer les anciennes valeurs héritées d'une modernité qui tourne mal. Là réside la chance d'une évolution positive. Elle est liée au métissage interculturel.

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 15:27

http://www.lalibre.be/pict_articles/pict_229659.gif

En Belgique, les événements se bousculent. Le gouvernement Leterme démissionne: le Roi tient sa décision en suspens (LIVE). Comme si l’actualité n’était pas déjà assez chargée, Miss Belgique va encore faire couler beaucoup d’encre, monopoliser beaucoup de bande passante et de plages d’audimat. Après la Grèce et le nuage volcanique, voici la crise Belge revisitée. Par les temps qui courent (crises et crises de crises), les éditions spéciales vont devenir légion. Journalistes et éditorialistes, accrochez-vous !


Ceci dit, cette crise belge mérite que l’on s’y attarde. Logée au cœur même du projet Européen néolibéral, elle est hautement symbolique d’une gestion politique déconnectée du bien commun. Ou, en d’autres termes, elle est hautement symbolique de l’échec de la démocratie telle que véhiculée de nos jours. Démocratie entendue non pas dans le sens de pouvoir donné au peuple mais de pouvoir à donner aux élus, aux dents longues en puissance ou en devenir vu l’attrait faussement sécurisant de l’homme pour le pouvoir.

 

Or, Avoir conscience de la vulnérabilité et du côté sombre de l'être humain (en tout temps !) est dans la même logique de vigilance que l'idée que la qualification du candidat Front national pour le second tour des élections présidentielles en France, en mai 2002, «nous rappelle à quel point la démocratie est un régime très fragile qu'il faut défendre au quotidien» (dixit Louis Michel - libéral, Mouvement réformateur, ministre des Affaires étrangères de Belgique -, in : le Soir, 06 mai 2002). Mais la démocratie à défendre n'est pas celle de Mark Eyskens - social-chrétien - ou de Louis Michel - libéral -. Ceux-ci commettent l'erreur, ou la tromperie, d'amalgamer démocratie et démocratie nationale de représentation pour perpétuer l'ordre établi, autoproclamé « le meilleur des systèmes possibles ». La démocratie, il faut en construire une autre. Et ce n'est pas la « réinvention de la démocratie » selon Guy Verhofstadt, libéral, VLD, ex-Premier ministre Belge (1999-2008), ni la « politique autrement » promise par Jacques Chirac après sa réélection à la présidence de la république française en mai 2002. (La non-domination au quotidien  par Benny Thyrion)

 

Ainsi donc, plus fondamentalement, cette crise belge est aussi et surtout hautement représentative de toute la difficulté de la transcendance humaine par une recherche quotidienne et difficile de coexistence harmonieuse entre le corps et l’âme. Une coexistence harmonieuse entre le territoire et la personne, entre l’objectif et le subjectif.

 

Ci-dessous, la conclusion du gourou Jean-Luc DEHANE (ex-premier ministre belge (1992-1999) à qui l’on a confié la mission de rechercher des solutions diplomatiques à l’épineux dossier Bruxelles Hal Vilvoorde) concernant la sempiternelle crise belge opposant Flamand et Francophones.


« J’ai en effet rarement vécu une illustration plus claire de la philosophie de base qui m’a été apprise par mon père, qui, comme vous le savez, était psychiatre, à savoir que pour comprendre la logique de ses partenaires de discussion, il faut accepter leurs prémisses. Dans ce cas-ci, cela signifie que chaque communauté croît détenir la vérité en se basant sur son propre point de départ. Une communauté part du principe de territorialité ; l’autre du principe de personnalité. Les deux sont en opposition totale. Un compromis n’est possible que si chaque partie est disposée à se départir en partie de sa propre logique, à intégrer des éléments de la logique du partenaire de discussion et inversement. Cela a été le cas lors des compromis conclus lors de chaque phase de la réforme de l’Etat » Dehaene ou de Gaulle? par Charles Bricman.

 

Et voici ce que le réfléchi Marc EYSKENS en dit dans l’émission RTBF Matin Première de ce matin:

« Nous vivons ensemble depuis l’époque de Jules César, on en a vu d’autres : la question de Louvain, etc… la fixation de la frontière linguistique… on est toujours sorti. Mais aujourd’hui il y a une coïncidence de défi et il y a cette crise politique menaçante, avec évidemment des défis économiques et sociaux considérables. S’il y avait une crise politique grave (la crise économique n’est pas entièrement terminée, ni financière) on risque d’avoir une évolution comparable à celle de la Grèce. Nous avons une dette publique de plus de 100%, qu’il faut financer. Il faut émettre des emprunts de l’Etat, à des taux qui seraient en hausse en cas de crise politique : 5%, 6%, 7%, 8%... Cela va freiner considérablement les investissements, augmenter le chômage et donc on est en train, potentiellement, de sacrifier notre prospérité à un problème politique irritant, mais qui n’est pas fondamental pour l’avenir du pays, ni pour la Flandre, ni pour la Wallonie, ni pour Bruxelles. »


Il ajoute également : « Nous avons dans chacune de nos communautés, nos extrémistes, qui eux ne veulent pas de solution, car ils vivent du problème communautaire. C’est leur fond de commerce. Alors il faut avoir le courage, nous autres gens responsables de dire : zut… on ne les écoute pas, ils sont minoritaires et ils resteront minoritaires, parce qu’on va expliquer à la population, quel est le véritable enjeu. Le véritable enjeu, c’est que si on provoque une crise politique communautaire, on commet un crime contre la prospérité de la population. »

 

Quelques questions. Une prospérité définie par qui et pour qui ? Qui sont les gens responsables ? Les élus, les entrepreneurs, les investisseurs, les capitalistes ou les parents qui s’occupent de leurs enfants dans l’ombre du grand casino économique ?

 

Pour conclure, la Belgique, avec ses velléités séparatistes, centre de l’Europe, et bientôt présidente de celle-ci, est le parfait exemple de difficultés d’aboutissement d’une quête cathartique du genre humain. Une quête qui cherche à concilier intériorité et transcendance. Une quête qui cherche à unir sans confondre et à distinguer sans séparer. Une sorte d’union hypostatique à atteindre. « En mécanique du solide, une structure est hypostatique si et seulement si le nombre de liaisons indépendantes qui le lient est inférieur au nombre de ses degrés de liberté ». Autrement dit, ma liberté s’arrête là où commence celle des autres…

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 00:48

Obama-Dalai-Lama-62970.jpgLa bête est mourante, elle agonise au fond de son trou, tous les grands spécialistes, économistes, scientifiques, philosophes et politologues sont penchés sur son cas. Tous les projecteurs médiatiques sont braqués sur elle. Tous cherchent et diagnostiquent en attendant l’oracle salvateur qui nous permettrait de reprendre le cours tranquille de nos vies. La bête, n’est pas le capitalisme, qui a encore quelques beaux jours devant lui, mais sa mascotte, les Etats-Unis. Tel un cavalier touché en pleine course, il cherche à se rétablir par tous les moyens.

 

Le dollar, sang de la bête, vecteur de 70% des échanges mondiaux est encore dans les poches des vampires capitalistes. La crise économico-financière est parvenue à ouvrir certains pans de lumière sur leurs sombres refuges et pratiques occultes (paradis fiscaux, titrisation, spéculation, blanchiment d’argent, trafics illégaux, etc.). Eblouis, ils ont vite fait de changer de place ou de gentiment fermer les rideaux en laissant quelques boucs émissaires en pâture : Bush, Maddof, Lippens… A la place de Bush, ils ont trouvé un homme de couleur, charismatique et médiateur. Un homme, tel un ange sorti de l’ombre, paré de vertu et de bonté, qui pourra, encore et toujours, laisser les vampires en paix.

 

$ Alors qu’on nous rebat les oreilles avec un programme de désarmement nucléaire qui n’en est pas un, on diabolise en même temps l’Iran, dernier bastion pétrolifère résistant à l’hégémonie US et capitaliste. Après l’Irak, l’Iran. Ce qui a marché sous Bush fils devrait être d’autant plus faisable sous le fraichement nommé prix Nobel de la paix. Et surtout, pas un mot sur l'arsenal nucléaire Israélien au beau milieu du Moyen-Orient pétrolier.

Le nouveau START (Strategic Arms Reduction Treaty) permet à chacune des deux parties de conserver 1 550 têtes nucléaires déployées, soit un nombre à peine inférieur (10 % environ) à l’actuel (…)

C’est avec ces faits que le président Obama se présentera le 12 avril au Conseil de sécurité, en exhibant le nouveau START qui confère aux deux plus grandes puissances nucléaires, détentrices de 95 % des plus de 23 000 armes nucléaires existant dans le monde, le droit de « guider » la lutte contre la prolifération des armes nucléaires. Le doigt accusateur sera pointé sur l’Iran (comme le confirme la rencontre Obama-Sarkozy du 31 mars), accusé de vouloir fabriquer la bombe atomique, tandis qu’on laissera à coup sûr dans l’ombre le fait qu’Israël possède un arsenal de centaines d’armes nucléaires, qu’il garde pointées sur d’autres pays de la région.

Nouveau traité START et vieille politique de puissance

 

Obama coupable d’hypocrisie « politique », ploie sous la pression des lobbies et des médias. Il est manipulé de toute part. Ce qui est désolant c’est qu’il puisse encore dire que « les Etats-Unis sont encore capable de grandes choses ».

 

$ Car au sujet de la réforme du système de santé dont on nous a également rebattu les oreilles, on apprend que ce projet de loi n’est qu’un « moyen supplémentaire de renflouement de Wall Street et qu’il n’a ni le souci de réduire les dépenses publiques, ni celui du bien-être de la population (…) Ce projet de loi vise à augmenter les profits des sociétés d’assurance aux dépens des contribuables (…) Les familles qui n'ont pas les moyens de payer les cotisations élevées, les franchises et tout ce qui n'est pas remboursé, qui représentent, en général, selon les estimations, entre 15 et 18% des revenus des familles, devront se passer de couverture maladie, ce qui augmentera le nombre des personnes non assurées. Les compagnies d'assurance privées peuvent unilatéralement augmenter les prix sans plafonnement et monopoliser les marchés locaux pour écraser la concurrence. »

Ah, ils nous la vendent bien, la réforme du système de santé d'Obama!

Des médecins dénoncent la réforme santé d'Obama

 

$ Dans le même temps (réforme santé, nucléaire, Israël-Iran) ailleurs : « en Indonésie viennent d’être publiées des informations sur le rôle des forces armées  indonésiennes soutenues par les Etats-Unis dans les assassinats de militants politiques survenus l’an dernier, dans la province d’Aceh, quelques jours avant les élections locales. Aceh est une province riche en ressources, située à l’ouest de l’Indonésie. (…) Le gouvernement des Etats-Unis mène d’intenses négociations avec le Congrès sur la possibilité de rétablir l’aide à l’armée indonésienne »

La mauvaise recette d'Obama pour l'Indonésie

 

Tout cela sans négliger la présence militaire US en Irak pour le pétrole et en Afghanistan pour la drogue. Sans oublier l’endoctrinement islamophobe et les discours haineux sur l’axe du mal tout en prétendant apporter «paix» et «démocratie» dans le monde. Guatemala, Vénézuela, Equateur, Honduras, Panama, Chili, Iran, Irak, Yemen, Tchad, Nigeria, Rwanda, Tibet, etc, etc. nombreux sont les pays à avoir été victimes des manigances, coups d’Etats et falsification de la réalité par les Etats-Unis. Il faut lire Paul KENNEDY, John PERKINS ou Michel COLLON pour comprendre les techniques impérialistes d’appropriation des ressources planétaires. Techniques fondées sur la psychologie des foules et les effets d’annonce. La politique des Etats-Unis n’a pas changé et ne changera pas. Ce n’est pas Obama ou le pape qui y changeront quoi que ce soit.

 

Et qu’on ne jubile pas trop vite en pensant qu’il n’y a que les Etats-Unis. Tous les Etats « développés » ont recours à ce genre de pratiques. Pratique nécessaire pour assouvir nos appétits de consommateurs jamais contents, jamais satisfaits…

 

Les Etats-Unis sont la mascotte d’un rêve d’enfant gâté. Un rêve qui se meurt. Un rêve qui prend ses désirs pour des réalités. La fin d’un rêve. La fin d’un mythe.

 

 

Pour ma part, je vais maintenant cesser de relater les fourberies de cette mascotte. Un site le fait avec beaucoup de professionnalisme, je ne puis qu’en recommander une lecture régulière, ne fusse que pour avoir un autre son de cloche : http://michelcollon.info

Il existe aussi l’excellent blog d’emcee : http://blog.emceebeulogue.fr/

 

Quelques articles en vrac

Nigeria - pétrole

Afghanistan - opium

Le monde nous appartient (Noam CHOMSKY)

Tibet, victime ou instrument?

Démocratie mensonge, le cas palestinien

Un message des faucons de Washington (Honduras)

Les 5 règles de la propagande de guerre, cas du Honduras

 

1. Cacher l'Histoire.
2. Cacher les intérêts économiques.
3. Diaboliser l’adversaire.
4. Blanchir nos gouvernements et leurs protégés.
5. Monopoliser l’info, exclure le vrai débat.

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 14:02

media-pantin.gifAlors que l’information est hautement subjective (elle véhicule les idées, conceptions et croyances de celui qui l’émet), elle se mondialise de plus en plus. De moins en moins critique et de plus en plus abondante, elle finit par nous formater comme un brave disque dur. Plus elle est assénée comme vérité absolue, plus elle est adoptée par la majorité. Plus elle est totalitaire mieux elle passe. Puisque le monde tourne autour de l’argent, c’est lui - ou plutôt ses plus grand détenteurs - qui donne le tempo.

Voici un formidable article lu sur AgoraVox (issu du site Les sentinelles de la république: http://www.sentinelles-de-la-republique.com/la-concentration-des-medias-nest-pas-democratique/) qui illustre bien le déséquilibre informationnel ambiant. On connaissait le cas de l’Italie ainsi que celui des Etats-Unis mais pas encore celui de la France…

 

1. Droit à l’information

L’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 indique : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

 

De plus, Victor Hugo, cité par Médiapart [1], a dit : « Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre ».

 

On reconnaît un régime totalitaire par le fait que les médias sont contrôlés par le pouvoir politique. Les révoltes sociales et populaires comme celle d’Oaxaca au Mexique en 2006 passent systématiquement par la prise de contrôle d’un média audio-visuel. Cela illustre à quel point la maîtrise de l’information est fondamentale pour asseoir son pouvoir, a fortiori à l’encontre ou l’insu de la population, ou pour lutter contre une éventuelle tentative de désinformation. Ne dit-on pas également que le premier perdant d’une guerre est la vérité ? Les médias sont donc essentiels à la démocratie, peut-être plus encore que les autres pouvoirs. Ils en sont également le baromètre. Et les dirigeants de grands médias sont les personnes parmi les plus puissantes qui soient.

 

2. Qui possède les médias ?

Les médias sont très nombreux. Bouquets de chaînes de télévision, magazines spécialisés sur tous les thèmes, stations de radio… sans oublier le labyrinthe d’Internet que nous ne développerons pas, car n’ayant pas atteint encore la puissance et la visibilité des autres supports. Le réflexe naturel serait d’imaginer derrière cette multitude de marques, de chaînes, une diversité et une pluralité souhaitables. Mais l’effet est trompeur. Derrière ce nombre pléthorique, paradoxalement il y a peu de personnes, et même de moins en moins.

 

Arnaud Lagardère, ami intime de l’actuel chef d’état, qualifié de « mon frère » par ce dernier, possède* les éditions Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz et Dunod ; les magasins Relay, et Virgin ; les titres de presse Paris-Match, Elle magazine, le Journal du Dimanche, La Provence, Nice-Matin ; les stations radio Europe1, Europe 2, RFM ; les chaînes de télévision Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, la chaîne météo, CanalSatellite, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season, CinéCinéma, AlloCinéInfo et EuroChannel ; entre autres.
Groupe de l’industrie aéronautique, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 8,2 milliards d’€.

 

Martin Bouygues (ami intime de l’actuel chef d’état, parrain d’un de ses fils) et sa famille possèdent* les chaînes de télévision TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile, Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh ; les sociétés de production de films : Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production, les sociétés de distribution de films : TFM, la société d’édition vidéo : TF1 Vidéo, les magazines Tfou Mag, Star Academy, et pour la presse écrite quotidienne gratuite : Métro.
Groupe de bâtiment et travaux publics, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 32,7 milliards d’€.

 

Serge Dassault, proche de l’actuel chef d’état, et sa famille possèdent* Le Figaro, L’Express, le Figaro Magazine et Valeurs Actuelles.
Sénateur, avionneur et marchand d’armes, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires groupe en 2007 : 21 milliards d’€ (selon wikipédia, à vérifier).

 

Avec ces 3 personnes nous avons listé notamment le 1er éditeur de France, le 2ème libraire de France, le 1er quotidien de France, la 1ère chaîne de télévision de France si ce n’est d’Europe. Dans ce pays, la plus grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers : Bouygues, Dassault, Lagardère, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal (canal+, SFR).

 

Ajoutons encore Bernard Arnault l’homme le plus riche de France, qui fut témoin de mariage de l’actuel chef de l’état et qui possède Les échos. Vincent Bolloré, proche de l’actuel chef de l’état au point de lui prêter son yacht pour les vacances, possède la chaîne de télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.

 

En voulant parler de concentration, on s’aperçoit que cette concentration est de surcroît, autour de l’actuel chef de l’état !

 

Rarement autant de pouvoir n’a été concentré entre les mains d’agents économiques aussi restreints. Car le biais du capitalisme est qu’après la phase de concurrence, vient le temps du monopole de celui qui a gagné la bataille de la concurrence, et qui rachète ses anciens adversaires, sinon s’allie avec eux, cherchant par la même occasion à interdire l’accès au marché à d’éventuels concurrents. C’est le paradoxe d’un modèle qui, sans garde-fous, tend vers la suprématie, donc l’abus, puisque l’équilibre pluriel de départ est rompu. Depuis les années 90, ce contrôle capitaliste des médias se double d’une dynamique de concentration.

 

Que reste-t-il ? Le service public. Sa part de marchés reste inférieure [2]. Du point de vue déontologique, ce secteur doit s’efforcer d’être neutre. Donc il va s’interdire les méthodes très commerciales de ses concurrents cités plus haut, ou au pire les emprunter dans une certaine mesure, ce qui ne lui fera pas rattraper son écart d’audience. De plus une nouvelle organisation l’a mis sous la coupe directe du chef de l’état en gage de la suppression de la publicité.

 

Sondages

Si par définition, le média est le moyen de communication et de diffusion d’informations, alors sans aucun doute le sondage est devenu un média. Pourquoi les sondages sont-ils si importants ? Parce qu’ils servent d’auxiliaires très puissants à l’homme politique. Et soyons clair, derrière les circonvolutions du discours bienfaisant et rassembleur, le fond du propos de l’homme politique est beaucoup plus net et agressif : si vous contestez la mesure, nous avons la preuve – que vous ne pouvez vérifier – que vous êtes minoritaires.

 

Qui possède les instituts ?

- CSA est possédé par Vincent Bolloré, cité plus haut.

- IFOP est dirigé par Laurence Parisot, par-ailleurs présidente du Medef, organisation dont le frère de NS** fut vice-président jusqu’à fin août 2006, et invitée à la petite fête de la victoire de mai 2007 au Fouquet’s.

- IPSOS a pour administrateur notamment Nicolas Bazire, conseiller personnel de Nicolas Sarkozy et témoin de son dernier mariage. Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos France, lui aussi invité du Fouquet’s.

- Opinionway, a été fondé par Hugues de Cazenave. Voir cet article de politique.net [3] pour la mise en évidence de proximité politique.

 

Ne manquons pas d’impartialité en étant partiels, existent aussi la SOFRES qui a pour actionnaire les fonds d’investissement américain Fidelity ; LH2 (ex-Louis Harris) qui a été vendu par TNS à deux de ses dirigeants et BVA qui a pour actionnaires les fonds d’investissement Rothschild.

 

Sans préjuger d’une orientation politique systématique, on peut bien imaginer que, même s’il s’agit d’une minorité de sujets, les plus sensibles seront traités d’une certaine façon … ou pas du tout. Quant aux questions qui orientent les réponses c’est tellement évident, que certaines études sont tout simplement honteuses. Et les journalistes des médias de masse n’apporteront pas la précision sur les propriétaires des instituts et leurs autres activités. Ce manque de professionnalisme confine à la désinformation.

 

L’information libre étant consubstantielle (i.e. inséparable) à la démocratie, il est incroyable qu’une telle force, les médias, soit autorisée légalement à une telle consanguinité avec les pouvoirs économiques et politiques. Une démocratie qui laisse cela se mettre en place ne fonctionne pas correctement dans le sens constitutionnel d’un gouvernement par tou(te)s pour tou(te)s.

 

3. Problème de la concentration (réunion de toute l’autorité dans les mains d’un seul)

Il ne s’agit pas de stigmatiser telle ou telle entreprise qui n’a sans doute pas prospéré sans talent. Mais plutôt de montrer en quoi la situation ne convient pas.

 

Aucun des établissements financiers qui possèdent les médias n’a ce métier comme activité unique. Et à l’exception de Bertelsmann, le journalisme n’est pas le but premier de ces sociétés. Il s’agit même de groupes qui ont comme particularité d’avoir pour client l’état : le bâtiment, les travaux publics et les activités d’armement. Pour le dire de façon peu diplomatique, ils doivent leur pouvoir et richesses aux commandes que leur passent les politiciens avec l’argent public. Cela pose des problèmes politiques sérieux.

 

Ces groupes qui contrôlent la télévision ont la capacité d’utiliser le pouvoir conféré par cet outil puissant au bénéfice de leurs autres activités. Cela ne se fait pas forcément ouvertement. Mais par exemple on ne sera pas informé sur les activités en Afrique des grands groupes français, Bolloré notamment.

 

De plus on constate une dépendance du pouvoir politique vis-à-vis du pouvoir médiatique. Si le groupe a besoin de l’état, il a les moyens pour lui apporter tout le soutien nécessaire. Par renvoi d’ascenseur, il pourra être servi par des commandes, qui à ces échelles sont très importantes.

 

Malheureusement on a l’impression de répondre à la question : pourquoi ces entreprises championnes du capitalisme ont investi dans le secteur chroniquement déficitaire de la presse à l’aube du XXIème siècle ?

 

De surcroît ce secteur se voit maintenant financé par l’état (et donc par les citoyens) via un plan de 600 millions d’euros distribués sur 3 ans [4] à l’initiative de NS. Ne s’agit-il pas avant tout d’un cadeau à ceux qui l’ont « fait » ? Ou le genre d’opération séduction / siphonnage qu’il maîtrise ? S’il existe bien des journaux dits d’opposition tels le Nouvel Observateur ou Libération, avec sa technique d’ouverture, NS est capable de les dompter par cette aide. Qui ne serait pas séduit et donc… influencé dans son travail ? C.f. ce très bon article de Médiapart [1]. NS a bien compris l’importance de ce IVème pouvoir et continue à y étendre son emprise déjà quasi-hégémonique. Hégémonie ou consanguinité dont il tente de faire croire à l’inexistence en toute occasion.

 

À titre personnel je suis frappé de constater que nombre de personnes pensent que le chef de l’état est légitime dès lors qu’il est élu. Mais si, avant l’élection, celui-ci possède les chaînes de télévisions comme en Italie ou a pour amis proches les propriétaires de celles-ci comme en France (amitié expliquée ou doublée d’une convergence d’intérêts), comment peut-on croire sérieusement que cela ne pèse pas sur l’issue du scrutin, et ce de manière illégitime, hors de l’esprit démocratique ? On peut sans conteste dire que NS a été « fait » par et pour les possesseurs de groupes de diffusion.

 

Comment les médias servent la politique

Le principe est de ne pas faire réfléchir les gens, de les éloigner de ce qui les concerne. On est en plein dans l’application de ce propos de Paul Valéry « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. ».

D’où l’information mièvre, vidée de sa substance, l’écran de fumée de l’actualité mondaine, l’opinion saturée avec du bruit médiatique sur des sujets mineurs. Sans oublier le maniement de l’épouvantail de la peur avec les affaires de droit commun qui semblent sorties de la presse de caniveau. « Attention, danger ! Les pédophiles sont partout, à côté de chez vous. » Ce qui est recherché, c’est le consentement au système économique en vigueur : le libéralisme mondialisé. Les multinationales, qui ont le pouvoir réel, contrôlent les médias qui œuvrent à créer les « illusions nécessaires » préalables à ce consentement. In fine le travail des médias consiste à borner le champ de réflexion politique.

Quant à la presse gratuite, la partialité est invisible derrière des dépêches aseptisées. Et le lecteur ne va pas se plaindre d’un journal qu’il n’a pas payé – directement pour le moins. Lire par exemple cet article sur ce sujet particulier. [5]

Le plus grave ce n’est pas ce fait, logique, que nos grands médias deviennent de plus en plus acteurs de la société du spectacle. Mais c’est qu’en tant qu’outils politiques fondamentaux, ils soient en train de renoncer à leur tâche d’élaboration d’un espace public de discussion et de réflexion, pour ne plus exercer qu’une fonction de propagande.

 

Conclusion

Bien sûr il y a des personnes qui remettent en cause l’information reçue, qui savent à quoi s’en tenir, qui ne sont pas consommatrices passives de prêt-à-penser très orienté. Mais ces personnes-là sont en nombre réduit face à l’énorme part de la population qui se préoccupe moins de ces sujets.

 

La question des médias est donc une question très sérieuse, qui concerne tous ceux qui refusent que les marchés pensent à leur place. Ne nous taisons pas face à la “majorité silencieuse” et tonitruante des “télés-réalités”, sachons voir que souvent le « diverti se ment ». L’information est un bien commun. Communiquer librement, un droit. Les groupes multimédias enterrent ce droit. Aujourd’hui, en France, on peut dire que le pluralisme politique dans les médias est gravement mis en cause, que les issues d’élections sont biaisées et sans doute pire encore, la réflexion personnelle qui permet l’engagement citoyen combattue.

 

Au vu de cela, on comprendra que le pouvoir politique actuel soit gêné par l’Internet libre. Les campagnes de dénigrement de ce nouveau média ainsi que les lois visant à contenir son impact sont en cela très inquiétantes. Et la suppression de vidéos mettant en cause la caste au pouvoir se pratique déjà. Les vidéos sur Jean S. et l’ EPAD ont été supprimées de Youtube soi-disant pour propriété intellectuelle. La prise de participation de l’état dans le portail vidéo Dailymotion [6], en toute discrétion, va faciliter encore ce contrôle. Et c’est là que la déjà forte concentration se poursuit, en commençant par le contrôle d’un générateur de « buzz ».

 

Auteur : Mychkine

Pour : Sentinelles de la République (http://www.sentinelles-de-la-republique.com/la-concentration-des-medias-nest-pas-democratique/)


* Précision : au moins en tant qu’actionnaire majoritaire.
** Initiales de l’actuel chef de l’état dont le nom se voit suffisamment souvent.

[1] http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen
[2] http://www.mediametrie.fr/communiques.php
[3] http://www.politique.net/2008011202-opinion-way-institut-de-sondages.htm
[4] http://parlement-ue2008.fr/rap/a09-104-6-2/a09-104-6-22.html
[5] http://www.article11.info/spip/spip.php?article470
[6] http://www.numerama.com/magazine/14302-l-etat-investit-dans-dailymotion-apres-y-avoir-place-des-hommes.html

http://www.acrimed.org/

http://www.observatoire-medias.info/

 http://209.85.229.132/search?q=cache:j6L8g4F4DxgJ:www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/bourdieu.doc+bourdieu+sur+la+t%C3%A9l%C3%A9vision&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&client=firefox-a

http://www.passerellesud.org/spip.php?article291

http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/media-democratie/medias-contribuent-ils-au-debat-democratique.html

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 06:37

Voici une vidéo très didactique et pas trop longue (15 min) sur les événements du 11 septembre 2001.

* Pour en savoir plus, consultez reopen911.info, le site d’un collectif citoyen indépendant de toute pression politique et cherchant à faire toute la lumière sur ce tragique événement.

* Vous pouvez également lire : Des signaux sismiques révèlent l’utilisation d’explosifs au WTC le 11/9, selon le géophysicien André Rousseau (+commentaires)

* Ou encore lire le relevé de l’ensemble des incohérences, censures et approximations de la version officielle des événements (24 pages qui valent le coup !)

 

Dans un sens comme dans l’autre, ceci est une preuve incontestable et intrinsèque d’un dogme voire même d’un égrégore: un faisceau concordant de pensées et de croyances qui façonnent notre quotidien. La croyance en la version officielle des événements du 11 septembre est à l’image de la croyance en la science et l’économie. Tout qui se met en travers est banni, rejeté. C’est un hérétique, un traitre, un infidèle, un païen, un fou… L’humoriste Jean-Marie Bigard en a d’ailleurs fait les frais. Voir ses 11 épisodes sur son site.

Cette pensée totalitaire est de plus en plus présente et de plus en plus dangereuse. Il faut se battre contre tout type de pensée totalitaire qu’elle soit politique, économique, scientifique, religieuse ou même philosophique. Ceci vaut aussi bien pour les chantres du capitalisme, du religieux, de l’écologisme ou du socialisme radical. Toute pensée totalitaire est néfaste. Cela s’applique aux djihadistes frénétiques, aux apologètes chrétien, aux férus de progrès technologiques et à tous les grands penseurs et politologues de l’histoire. Rien n’est tenu pour vrai, tout est sujet à interprétation et discussion. Mais le pouvoir de l’argent sur les médias engendre un déséquilibre profond des moyens d’expression des parties prenantes. Je suis moi-même étonné de voir avec quelle force on peut aujourd’hui discréditer et rejeter comme un mal propre tout critique du réchauffement climatique ou du pic pétrolier. Une mondialisation heureuse altermondialiste ou capitaliste est-elle d’ailleurs possible et souhaitable ???

 

L’émancipation de l’homme passe par le dialogue, la diversité d’opinons, la multiplicité d’expressions. L’histoire montre qu’il y a souvent eu inégalité des moyens d’expression mais ce, jusqu’à un certain point de rupture. Même Internet, avatar médiatique des dominés reste un média au même titre que le langage ; il est tout sauf objectif. Soyons critique mais à l’écoute. « Je ne suis pas d’accord avec toi, mais je ferai tout pour que tu puisses t’exprimer », le discours et l’ambiance dominante sont à l’opposé de cette célèbre citation attribuée de façon apocryphe à Voltaire.

 

Pourquoi est-il si difficile d’aller à contre courant ? Certainement parce que cela nous fait peur. Inconcevable est l’idée qu’une nation puisse sacrifier 3000 de ces ressortissants… Inconcevable est l’idée d’en avoir fait porter le chapeau à de furibonds barbus. L’axe du mal ! Inconcevable est l’idée que nous soyons à ce point manipulés alors que nous sommes en démocratie !

 

Par confort intellectuel nous préférons croire ce que la majorité croit. Nous façonnons nos êtres et nos pensées à l’image du moule dominant. La pensée crée le monde et nous en sommes à la fois victimes et bourreaux.

 

Il en va ainsi pour l’économie et son concept de valeur, pour la démocratie et son concept d’équité, pour la justice et son concept de morale. Des concepts véhiculés par le langage qui est tout sauf neutre. Valeur, équité, morale ou langage sont profondément subjectifs.

 

Se libérer, changer ou « sauver le monde », c’est penser autrement.

 

Dans son foisonnement d’idées, de frictions et de globalisations, le 21ème siècle maquera-il le point de rupture des sociétés dogmatiques ?

 

Einstein disait :

« On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré »

« Il est plus facile de désintégrer un atome que de changer une croyance »

 

Lire aussi d’un mode de pensée à l’autre

Deux grandes philosophies – idéologies formatent les consciences depuis des siècles et des siècles : la religion et l’humanisme.

 

L’une comme l’autre revendiquent « l’universalité ». Cette qualité « universelle » impose l’idée qu’en dehors de leur propre doctrine, rien d’autre n’est pensable, rien d’autre n’est possible. On sait à quel genre de monstruosité planétaire ce type d’endoctrinement a conduit.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 12:36

darqawi.jpgLe djihad islamique, terme que l’on traduit généralement par guerre (Cfr. Wikipédia) mais qui signifie également effort, est l’objet d’immenses malentendus, eux-mêmes amplifiés par les discours haineux de groupes islamistes extrémistes et par l’ethnocentrisme de certains Occidentaux qui sont trop contents de coller sur la religion de « l’autre » des étiquettes infâmantes.

 

Il faut se rappeler que le terroriste-type d’Al-Qaïda que l’on qualifie de djihadiste est un homme qui n’a guère reçu d’instruction religieuse sérieuse [1]. Sa connaissance du Coran est approximative. Son engagement est dû autant à la frustration qu’à la religion. Il se sert de celle-ci pour exprimer celle-là.

 

Un récit ancien offre une idée bien différente de ce que signifie en fait ce qu’on appelle « le grand djihad ». Dans un combat corps à corps avec un ennemi de l’islam, Ali, guerrier modèle, immobilise son opposant. Ce dernier lui crache au visage dans un sursaut de haine. Aussitôt, Ali lâche prise et remet son épée au fourreau. L’ennemi surpris lui demande le motif de ce geste. Ali répond que jusqu’alors il avait combattu pour la vérité (Al-Haqq), mais qu’après avoir reçu le crachat au visage, il a éprouvé un sentiment de rage. Cela l’empêche de continuer à combattre, parce qu’il ne veut pas agir poussé par la colère.

 

On peut découvrir beaucoup d’exemples semblables au comportement chevaleresque d’Ali, affirme l’Iranien Seyed Hossein Nasr[2]. Que l’on songe à l’Emir Abd el Kader s’opposant au colonialisme français en Algérie et au commandant Massoud, assassiné en Afghanistan par des extrémistes islamistes. L’histoire de ces combattants restés fidèles à leur tradition illustre un des aspects majeurs de l’éthique des sociétés traditionnelles, à savoir la noblesse de coeur. Mohammed aurait lui-même distingué le grand djihad, à savoir le travail sur soi et la lutte contre ses passions, du petit djihad, à savoir la guerre contre l’ennemi extérieur.

 

Cette insistance, au sein de l’islam, sur le travail spirituel intérieur est peu entendue aujourd’hui, l’extrémisme islamique occupant le terrain médiatique. Mais il n’a nullement disparu pour autant, pas plus qu’une grande tolérance envers toutes les religions. Déjà le grand Ibn Arabi se réjouissait des saints qu’il trouvait dans les synagogues et les églises... et il ne craignait pas de dénoncer les gens haineux qu’il trouvait dans les mosquées. Belle indépendance d’esprit[3], et attitude qui contraste avec le silence d’intellectuels musulmans d’aujourd’hui à l’égard de leurs coreligionnaires allumés qui parlent et tuent au nom de leur foi.

 

La tolérance, cependant, n’est pas morte en terre d’islam. Des intellectuels rappellent ce hadith de Mohammed utile à méditer : « L’encre des savants est plus précieuse que le sang des martyrs ». Un homme tel que cheikh Khaled Bentounès se prononce ainsi sur les diverses traditions spirituelles : « Les prophètes des religions sont comme les différents grains d’un chapelet et la spiritualité est le fil qui relie l’ensemble des grains. Tous les prophètes sont ainsi reliés les uns aux autres au-delà de leurs différences » [4]. Nous sommes loin des anathèmes véhéments envers les « infidèles » ! Quant au cheikh algérien Ahmed Tidjani, fondateur de la confrérie soufie Tidjaniya, très répandue en Afrique de l’Ouest, il affirmait « Allah aime aussi l’infidèle ... ».

 

Le grand spécialiste des traditions africaines, Amadou Hampâté Ba, rapporte que son maître spirituel Tierno Bokar disait : « Je ne m ‘enthousiasme que pour la lutte qui a pour objet de vaincre en nous nos propres défauts »[5]. Il précisait que cette lutte n’a rien à voir avec la guerre que se font les fils d’Adam au nom d’un Dieu qu’ils déclarent aimer beaucoup, mais qu’ils aiment mal puisqu’ils détruisent une partie de son oeuvre. « En Dieu, frères de toutes les religions, abaissons les frontières qui nous séparent. A bas toutes les créations artificielles qui opposent les humains les uns aux autres ». Voici des paroles sorties d’une modeste case de terre séchée au coeur du pays Dogon.

 

Il est rafraîchissant d’entendre cette voix sereine et fraternelle. Cela nous change de celle des barbus furibonds. En voici un autre écho, qui permet de deviner tout ce que renferme de beauté et d’ouverture une pensée spirituelle vraiment ancrée dans la profondeur : «Volons comme un aigle aux ailes puissantes vers l’union des coeurs, vers une religion qui ne tendra pas à l’exclusion des autres credo mais à l’union universelle des croyants libres de leur personne et moralement libérés des appétits de ce monde (...). La religion, celle que veut Jésus et qu’aime Mohamed, est celle qui, comme l’air pur, est en contact permanent avec le soleil de Vérité et de Justice, dans l'Amour du Bien et la Charité pour tous». En cela il s’inspirait directement du Coran dont un verset dit « et lorsqu’ils (les croyants) sont apostrophés par les ignorants, ils disent ‘Paix’ »[6]. Dignité, noblesse et tolérance. Voilà campées de belles qualités. Rappelons-nous qu’il s’agit d’idéaux-types, donc d’abstractions généralisatrices, et non d’une description empirique de ce que vit chaque individu du groupe concerné. La réalité concrète est hybride.

Extrait p. 150-151, DES RACINES POUR L’AVENIR, Cultures et spiritualités dans un monde en feu, Thierry VERHELST

 

Plus menace le nivellement matérialiste, plus grande est la quête des fondements. Cette quête se doit de viser la profondeur. Faute d’être fondamentale, elle risque de devenir fondamentaliste. Il faut le répéter, les courants fondamentalistes sont autant sinon davantage ancrés dans l’angoisse générée par la modernité et dans l’humiliation provoquée par l’arrogance des dominants que dans la conviction religieuse. Il faut combattre l’intolérance, et non la religion. L’économie actuelle est donc contestable non seulement parce qu’elle va à l’encontre de la justice sociale et du respect de l’environnement, mais encore parce qu’elle est à la source des deux grandes préoccupations qui agitent l’Occident aujourd’hui, le fondamentalisme et l’immigration clandestine.

Extrait p. 131, DES RACINES POUR L’AVENIR, Cultures et spiritualités dans un monde en feu, Thierry VERHELST.

 

 

Enfin, pour information, notons que le prénom Mahomet n’existe pas. Mahomet est une déformation de langage datant du Moyen-âge. Le seul et véritable prophète d’Allah est MOHAMMED. Extrait ci-dessous du livre « Vers une approche du Monde Arabe », de Jean-Jacques Schmidt, Aux éditions du Dauphin, 2000.

 

[“Mahomet”, “mahométisme” et “mahométan”] Voilà trois termes qu’il faut, une fois pour toute, bannir de votre vocabulaire. Il n’existe pas et il n’a jamais existé de “Mahomet” parmi les prénoms masculins arabes. La meilleure orthographe est Mohammed ou Mouhammad : celui qui est loué, louangé.

“Mahomet” est une déformation qui remonte au Moyen-âge chrétien et qui, hélas, persiste de nos jours. "Mahomet" est une appellation juive dérivant de « Ma houmid » qui signifie explicitement « le Non Béni » sinon « l’Exécré »

Au XVIIIième siècle, Voltaire, en particulier, a contribué à imposer cette dénomination notamment dans une pièce qu’il a intitulée : “Mahomet ou le fanatisme”, par laquelle il a dénigré l’Islam et son Prophète.

Beaucoup plus grave est l’expression : “mahométisme” par la signification qu’elle véhicule. Pourquoi grave ? Parce que l’on a tôt fait de mettre en parallèle “mahométisme” et “christianisme” en les opposant. Ainsi assimile-t-on la “croyance” dans le Christ (rendue par la terminaison “isme” (=christianisme) à la “croyance en Mahomet (=mahométisme)”. Or, il faut rappeler que si le christ est bien l’objet d’adoration et de croyance en tant que fils de Dieu, d’une essence supérieure aux autres mortels, Mohammed, lui, n’est la source d’aucune croyance, ni l’objet d’aucune adoration. Quant à “mahométan”, il laisse entendre que “Mahomet” aurait des fidèles qui l’adoreraient, comme les chrétiens adorent le Christ. Or, dans l’Islam, seul Dieu est adoré.

Mohamed, ainsi que le Christ, sont respectés dans cette religion en tant que prophètes, des hommes comme les autres que Dieu a choisis pour transmettre Son Message à l’humanité

Source : http://www.yabiladi.com/forum/comparatif-mahometmohamed-80-1654018.html

 

www.soufisme-fr.com


Notes

[1] « Une étude américaine esquisse le profil-type du terroriste d’Al-Qaida », Le Monde, 10/8/2004, p. 3. Cette étude du prof. Marc SAGEMAN de l’université de Pennsylvanie, un ancien opérationnel de la CIA en Afghanistan, fait état d’un nouveau terroriste-type qui serait « global et nihiliste ».

[2] Seyed Hossein NASR, « Le terrorisme islamique et la profanation d’un terme sacré », article repris en traduction dans Espérance des peuples, N° 415, mai 2004.

[3] Jean MOUTAPPA, « Mais que font les intellectuels musulmans ? », Le Monde des religions, janvier-février 2006, p. 17.

[4] Entretien avec Marc DE SMEDT, Nouvelles Clés, N° 11, automne 1996. Le cheikh Khaled BENTOUNES, maître de la grande confrérie soufie Alawiya, est le descendant d’une lignée de maîtres soufis qui remonte jusqu’au prophète Mohammed. Voir www.fondationdiagonale.org

[5] Amadou Hampâté BA, Vie et enseignement de Tierno Bokar, Le sage de Bandiagara, Seuil, 1980, pp. 158 et 244.

[6] Soheib BENCHEIKH, ancien Grand Mûfti de Marseille dans un débat publié par La Libre Belgique à l’occasion de l’affaire des caricatures de Mohammet, mardi 7 février 2006, p. 31.

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1) Manuel d’anti-économie

2) Transition écologique & économique

3) Le retour du puritanisme au travail

4) Le désir comme désir de l’Autre

5) La Décroissance, l’Argent et Moi

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Freemen est un réseau de blogs, dont les auteurs sont convaincus que :
• le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique
• s’attaquer sérieusement à ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de «croissance».



Au delà, comme le nom “Freemen” l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut sur son blog. L’ensemble de ces contenus doit petit à petit former une nouvelle “chaîne”, un nouveau “journal”, chacun parlant de politique, mais aussi, d’art, de ciné, de tout.

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