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Présentation

  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Archives

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 08:41

evangelisation.jpgCombien de fois entend-on l’expression «malédiction» pour parler du sort d’Haïti? Comme si, à défaut de pouvoir considérer les vraies causes politiques, on préférait toujours s’en remettre à Dieu. Plus facile. Moins dangereux. Dieu, il ne rend pas de comptes, après tout. Dieu, on ne peut pas le réélire ou non après quatre ans. L’histoire récente d’Haïti est avant tout celle d’un pays dépossédé, brisé, un pays que des politiques économiques libérales ont démoli.



Ce n’est pas Dieu qui débarqua dans l’île en 1915 et l’occupa pendant vingt ans; ce sont des marines américains qui ont permis à Washington d’abolir l’article de la Constitution qui empêchait les étrangers de détenir des entreprises dans le pays. On expropria des milliers d’habitants, on créa de gigantesques plantations, on permit, grâce à une armée plus occupé à se battre contre son propre peuple qu’autre chose, à 1% de la population de posséder 50% des ressources du pays.


Ce n’est pas Dieu non plus qui appuya pendant des décennies la terrible dictature de Duvalier, plus occupé à s’enrichir qu’à construire un pays digne de ce nom. Ce sont la France et les États-Unis.


Ce n’est pas Dieu non plus qui renversa Aristide, en 2004, après que celui-ci ait de nouveau aboli l’armée (il l’avait fait dans les années 1990, mais avait été renversé par un coup d’État par la suite) et essayé de s’opposer aux privatisations et au contrôle externe du pays, mais bel et bien les États-Unis, le Canada et la France, qui le remplacèrent par un économiste néo-libéral, Gérard Latortue.


Ce n’est pas Dieu qui détruit ce pays; ce sont des Hommes de chair, des Hommes qui ont préféré s’en mettre plein les poches plutôt que de lutter contre la pauvreté, de valoriser un gouvernement central fort capable de faire appliquer des normes de logement plus strictes ou de lutter contre la déforestation responsable des pires calamités lors du passage d’ouragans.


De nombreux autres pays sont frappés par des catastrophes naturelles. Combien de fois Cuba a-t-il été touché par des ouragans aussi puissants que ceux qui ont frappé Haïti? Combien de fois le Japon a-t-il été victime de tremblements de terre aussi violents que celui qui frappé Haïti hier?


Ce n’est pas Dieu qui a détruit Haïti ; ce sont des Hommes. Ce n’est pas Dieu qui a protégé les autres pays ; ce sont des Hommes qui l’ont décidé ainsi.


Envoyer quelques dollars à Haïti, c’est bien, mais cela ne changera pas la façon dont fonctionne le système. Personne ne s’oppose à la charité, mais on ne bâtit pas une société avec celle-ci. On pourrait ensevelir Haïti sous mille milliards de millions de milliards de dollars que le problème ne se réglerait pas; Haïti, c’est la faillite d’un pays sans État central fort, corrompu jusqu’à la moelle et dépossédé de lui-même par des choix idéologiques décidés par des pays étrangers. Haïti, c’est le résultat d’une histoire catastrophique à laquelle on a ajouté la catastrophe de réformes économiques diluant le pouvoir de l’État et créant, de facto, un véritable paradis libertarien de la débrouille et du système «D» où l’absence de cohésion sociale est à l’origine des pires aberrations.

La meilleure façon d’aider les Haïtiens, ce n’est pas en leur envoyant de l’argent. C’est en réclamant la non-ingérence de chacun de nos gouvernements pour qu’enfin, une fois pour toutes, les haïtiens puissent être responsables à la fois de leur malheur ou de leur bonheur.

Pour qu’enfin, on cesse de blâmer Dieu et qu’on regarde ce que nous, les Hommes, pouvons faire pour ce pays détruit.


Et peut-être, aussi, qu’on se souvienne que nos gouvernements ont les mains tachées du sang des Haïtiens et qu’ils sont directement responsables, de par leur persistance à s’ingérer dans les affaires d’Haïti pour l’empêcher de se développer, de cette catastrophe innommable.


On peut ajouter encore ces dizaines de milliers de morts au tragique bilan du capitalisme sauvage; ils sont moins visibles que les victimes du « communisme », mais tout aussi décédés!


C’est peut-être aussi cela l’avantage d’avoir Dieu de son côté…

 

Source: Blog de Louis Prefontaine

 

 

Lire aussi : Haïti, le ventre des pauvres sous contrôle des ploutocrates (de papa Doc à bébé Doc - François à Jean-Claude DUVALIER des Satrapes à la merci de l’Etat US ou Français aussi tyranniques et destructeurs que Mobutu, Noriega ou Marcos)

Ziegler.jpg




A propos de l’arrogance et de l’hypocrisie des pays du Nord, je recommande la lecture de Jean ZIEGLER

Les nouveaux maîtres du monde, et ceux qui leur résistent

 

 

 

 

maitre_carrefours.jpg


Michel COLLON recommande :

Le maître des carrefours, Actes Sud, 2004
Pour découvrir un pan d'Histoire soigneusement caché. La cruauté impitoyable de l'Empire français, mais aussi l'extraordinaire combat des esclaves rebelles. Tout le drame d'Haïti a commencé là. Un style flamboyant à la hauteur du sujet.

 

 

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 12:20
icareB


L’actualité de la page d’accueil de Yahoo révèle parfois des nouvelles particulièrement révélatrices des temps décadents que nous vivons. C’est aujourd’hui le cas pour deux nouvelles :

- Sarah Palin éditorialiste sur Fox News

- Barack Obama cède sa place à "Lost"

Sarah Palin, créationniste dans l’âme, fera du commentaire et de l'analyse politique sur Fox News ! Bonjour le lavage de cerveaux. Dans sa présentation de vies exemplaires d’Américains, ne risque-t-elle pas de nous comparer Chuck Norris à Gandhi? Ou encore Stalone à Jésus comme l’ont si bien fait les Inconnus en leurs temps?

 

Puis, Obama qui s’incline devant la programmation d’une série télévisée...

Un tel pouvoir, une telle mobilisation n’est-elle pas la preuve éclatante de l’avènement d’un 3ème pouvoir que le politique et l’économique ne peuvent plus nier, pour le pire et pour le meilleur. (La Grippe A et la société civile : l’avènement d’un 3e pouvoir fort). Pour le pire, on ne peut s’empêcher de penser au fameux « Panem & Circenses » de Juvénal qui tentait de traduire les mœurs de l’empire romain décadent. Le politique et l’économique contemporain l’ont parfaitement compris. Bien que les médias aient changé, les pratiques sont toujours les mêmes : abrutir les foules par des jeux, des divertissements (Disney, PlayStation et consort) tout en ne négligeant pas trop de remplir leurs panses (MacDo, CocaCola et consort…). Car ventre qui a faim ne peut mobiliser son cerveau reptilien pour s’évader. Même les plus fous de la manette et des jeux sur ordinateurs ne peuvent se passer de boites à pizza et Coca ou Red Bull, pour leurs donner des ailes... Des ailes comme Icare aux pères aussi irresponsables que lui. Des ailes comme éros qui ne voit que le corps sans l’âme, que l’objet sans le sujet. Des ailes comme l’aigle de Prométhée dévorant son foie comme son orgueil démesuré. Des ailes comme les avions qui ont percuté les deux tours.

 

Prométhée reste enchaîné : 30 janvier 2009 par Vincent Sremed


Un jour, l’homme vagabond arriva devant le Caucase et aperçut Prométhée enchaîné à la montagne. Un grand aigle lui dévorait le foie.

Prométhée lui dit :

— Ô homme qui jadis fut de ceux que je protégeais et que je chérissais le plus contre les dieux, ne vois-tu pas que je souffre ? Trouve un arc et des flèches et abats cet aigle qui me ronge éternellement les entrailles ! Cherche donc une masse d’airain pour briser mes chaînes !

— Mais où donc trouverais-je un arc et une masse d’airain ? Il n’y a personne d’autre que des dieux dans les environs.

— Tu es bien un homme… Deviens donc voleur comme Ulysse et fort comme Héraclès et cours sur l’Olympe dévaliser l’atelier d’Héphaïstos ! Va te dissimuler dans la demeure d’Apollon et prends-lui son arc ! Vous les hommes, avez une dette envers moi. N’oublie pas que je vous ai donné le feu grâce auquel vous avez la chaleur, la lumière et la cuisson de la viande.

— J’aurais préféré que tu ne nous le donnes jamais, ce feu. Nous nous réchauffions auparavant en nous rapprochant les uns des autres, nous nous éclairions avec la lune et les étoiles, et quand le ciel était noir, nous attendions l’aube pour nous mettre au travail et passions nos nuits à rêver, au lieu d’y travailler avec des torches. Quant à la viande, nous préférions les fruits des arbres et quelques poissons crus pêchés le jour-même. Le lion et l’ours ne font pas cuire leurs aliments, ni la gazelle et la brebis ! Oui, ce feu que tu as volé a causé notre malheur ! J’ai fui le monde des Grecs car le feu y fait des ravages. Le feu y a apporté la guerre. Les amis d’avant sont maintenant des ennemis, ils allument les maisons de leurs anciens frères, ils brûlent sur de grands bûchers ceux qui ne pensent pas comme eux, ils chassent plus qu’ils en ont besoin tous les animaux en les terrorisant avec leurs flammes, ils forgent avec le bronze des armes solides pour tuer à coup sûr. C’est de cette dette dont tu parles !

— Mais mon ami, tous les malheurs du monde proviennent de mon imbécile de frère et surtout de sa sotte femme, Pandore. Tu le sais bien, c’est la femme qui est la source du mal pour l’homme, c’est elle qui a apporté tous les maux. Soit raisonnable et juste. Délivre-moi de cette injuste prison.

— Je l’ai vue Pandore, je lui ai parlé. Elle fut mon amante. Elle m’a tout dit Prométhée. Elle m’a dit la réalité. Elle m’a dit ton mensonge.

— Honte ! Tu as couché avec la femme de mon frère ! Délivre-moi que je te châtie comme tu le mérites ! Homme !

— Il n’y a rien de honteux. Elle m’aimait. Et moi aussi je l’aimais. Ton idiot de frère ne la voyait même plus. Elle n’était plus femme avec lui. Elle n’était plus pour lui qu’un bibelot qu’il cloîtrait de force dans le gynécée. Elle était comme une vieille boîte qui traînait au coin d’un mur, une boîte pourtant remplie de maux, Prométhée, elle souffrait. Elle voulait s’ouvrir, libérer ses maux, les crier à la face du monde. Au nom de toutes les femmes.

— Que dis-tu là. Cette femme est perfide. Qu’elle reste donc enfermée. La place d’une femme est au foyer.

— Elle m’a dit comment tu avais utilisé ton frère pour tes desseins.

— Mon frère est un imbécile. Je suis l’aîné, il doit m’obéir.

— Pour tes desseins, tu l’as utilisé comme tu as utilisé les hommes !

— Allons ! Délivre-moi, vagabond. Si tu me délivres, je te ferai riche. Je te donnerai mieux que le feu. Je te donnerai le pouvoir sur tous les hommes.

— Voilà qu’à nouveau tu ruses, Prométhée. Mais moi je ne me laisserai pas tromper par tes mensonges. Je sais que tout ce que tu fais est manipulation, mensonge.

— Arrête !

— Tu as utilisé Épiméthée pour qu’il t’aide à détrôner le Kronide, tu as utilisé les hommes pour qu’ils se révoltent contre Zeus. Tu leur as donné ce feu que tu avais volé pour qu’ils se soulèvent, à tes ordres, contre le vieux père. Tu voulais prendre le pouvoir et installer ta domination, ton règne, sur les dieux et sur l’humain. Ah ! Tu le détestais, Zeus, et tu n’aimais pas plus les hommes. Tu savais pourtant très bien, avec ta grande prévoyance, qu’ils utiliseraient le feu contre eux-mêmes. Mais cela ne t’as pas empêché de poursuivre ton œuvre. Et je ne te pardonne pas ton pire crime Prométhée. Tu as utilisé la femme pour cacher tes mensonges. Tu lui as fait porter l’odieux des désordres du monde, simulant un complot des dieux, afin de détourner la hargne des hommes vers elle plutôt que vers toi. Tu as bien caché ton jeu, mais le vieux Zeus était plus sage que toi et voilà qu’il t’a enchaîné. Il laisse les hommes tranquilles, lui. Il ne se mèle pas de nous, contrairement à toi. Il règne sur ses dieux seuls et nous laisse nous accorder entre nous. Il ne prétend pas comme toi être notre créateur.

— Homme ! Aide-moi, délivre-moi ! Je te ferai prince ! Tu seras riche et puissant !

— Reste donc là à te faire arracher le foie, les poignets serrés. Je passe mon chemin et je vais découvrir le monde, loin de la Grèce, chez les tranquilles barbares où le feu ne s’est pas encore propagé. Avant que ce fléau ne s’y rende, inévitablement. Avant que la civilisation que tu as créée s’y répande et y fasse des incendies.

— Oui, va-t’en ! Tu n’es qu’un humain ! Mort à toi ! J’attendrai bien qu’une brute idiote consente à me délivrer. Je sais que Héraclès doit passer par ici un jour où l’autre. Lui n’a pas ton intelligence, mais il est fort et saura tuer cet aigle et briser mes chaînes.Tu auras beau révéler ce que tu sais, ce n’est pas toi que l’on va croire. Les hommes croiront un dieu.

— Alors qu’il en soit ainsi. De toute façon, il est trop tard. Le feu ne peut plus être enlevé aux hommes. Le mal est fait. J’irai mourir chez les barbares. J’y serai en paix jusqu’à ce qu’y vienne la civilisation. Et je préfère être mortel, car mes plaisirs sont plus grands que les tiens. Je sais que je ne les vivrai qu’une seule fois. Et je m’en vais les vivre jusqu’à la mort. Toi, tu ne connaîtras jamais la volupté des plaisirs quand on sait que la mort nous guette. Il te reste la douleur. La douleur éternelle à ton foie et à tes poignets. Elle n’est pas moindre quand on est immortel. Adieu.

Et le vagabond reprit son chemin, jusqu’à la tombée de la nuit, une nuit sans lune, éclairée par des milliards d’étoiles, comme il n’en avait jamais vue. Il voyait scintiller dans le ciel comme un remerciement des astres.

 

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 13:17

paniers


Début 2010, pas d’accord sur le climat, une taxe carbone, une directive « service » et, cerise sur le gâteau, l’interdiction des orotates associés à des compléments alimentaires. Mis au point par le physicien Allemand Hans Nieper dans les années 60, les orotates sont des transporteurs de minéraux à base d’acide orotique, une substance naturelle que l’on trouve dans notre organisme et dans différents aliments, notamment les produits laitiers. (1) Mais aujourd'hui, les orotates sont suspectés de développer le cancer!

 

Cette interdiction Européenne des orotates à partir du 31 décembre 2009 n’est que la partie émergée de l’iceberg puisque, comme le souligne Naredi (Fédération Belge de l’Industrie et du commerce des Compléments alimentaires, produits naturels, de Réforme et de Diététique), « la polémique dépasse largement le cadre des orotates et qu’il va falloir défendre à l’avenir les allégations de santé. »(1) Riche en ceci… Allégé en cela… Pauvre en ceci… Enrichi en cela… Le marketing ne manque pas d’imagination pour vendre mieux, vendre plus, vendre toujours…

 

Du bétail piqué aux hormones, bourré d’antibiotiques et nourri au maïs et soja transgénique ne pose aucun problème à la législation Européenne. Une alimentation industrielle très largement raffinée et de plus en plus pauvre en antioxydants, oligoéléments et vitamines ne pose aucun problème à la législation Européenne. Des aliments stériles irradiés au cobalt et aux rayons gamma radioactifs ne posent aucun problème à la législation Européenne. Des aliments génétiquement modifiés insipides et saturés en pesticides, fongicides et substances toxiques en tout genre ne posent aucun problème à la législation Européenne.

 

La carence en oméga 3 est généralisée en Europe. Les additifs chimiques utilisés dans la nourriture - colorants, arômes et autres molécules de synthèse - jouent un rôle de chélateur des oligoéléments. Le raffinage des céréales enlève pratiquement la totalité des vitamines et minéraux. L’agriculture intensive et chimique déséquilibre le sol et les plantes, provoque des carences en éléments précieux. La pilule contraceptive abaisse le taux de beaucoup de vitamines.(2) Le processus de commercialisation et de conservation du lait n’est plus que la pâle figure de cette boisson énergisante de nos anciens. Le taux de graisses, de protéines, de globules blancs y est parfaitement dosé et légiféré. Ce qui en est extrait est alors vendu aux firmes pharmaceutiques ou aux firmes d’aliments pour chiens et chats.

 

Le nombre croissant de maladies liées à une mauvaise alimentation ont poussé les gouvernements américains et britanniques à mener une étude comparative sur la teneur en éléments nutritifs d’une série d’aliments entre 1951 et 1999. Les méthodes d’essais ayant beaucoup changé au fil des ans et la véracité des données historiques ayant été mise en doute, il a également été procédé à un comparatif des variétés anciennes à des variétés modernes cultivées dans les mêmes conditions. D’autres sources et données ont également été collectées par ailleurs. Dans tous les cas, le constat global est sans appel : il y a effectivement érosion de la valeur nutritive des aliments entre 1951 et 1999. Citons par exemple, une perte moyenne de 20% en minéraux et oligoéléments, une perte de 30 à 50% des vitamines et enfin, une perte de 30% des antioxydants dont on sait qu’ils jouent un rôle essentiel dans la prévention contre le cancer (tiens donc ?). La pomme-de-terre est par exemple aujourd’hui 2 fois moins riche en Fer et Vitamines qu’en 1950. Idem pour les bananes, les carottes, les choux-fleurs, les céleris…


En 50 ans notre alimentation à parfois perdu plus de la moitié de sa valeur nutritionnelle !(3) & (4)

 

Pourquoi ? Parce que l’agriculture moderne a totalement bouleversé l’écosystème du sol. Microorganismes, champignons et bactéries essentiel à la vie du sol et à l’absorption d’éléments nutritifs par les plantes(5) n’existent plus. Tous les sols de l’agriculture industrielle sont morts. Ils ne servent que de support. Les apports nutritifs et corrections immunitaires sont apportés par maître pétrole et sa batterie d’engrais, pesticides, fongicides et herbicides, sans oublier la mécanisation à outrance et le labour du sol en profondeur.

 

Comment ne pas s’étonner de la perte en élément nutritif des aliments puisque notre agriculture moderne sous prétexte de souveraineté alimentaire, s’attèle chaque jour à détruire le substrat même de la vie? Ce sont les champignons et les bactéries qui sont à l’origine de la vie et qui nourrissent les plantes. On parle beaucoup du climat, de la fin du pétrole, des déchets ou de la pollution mais très peu de ce véritable désastre. Pour la première fois depuis des millénaires et sur l’ensemble du globe terrestre, la base de la chaîne alimentaire est atteinte, et pas un peu !(6)

 

La perte en éléments nutritifs des aliments à haut rendements s’explique aussi par la forte mobilisation énergétique de la plante pour la quantité au détriment de la qualité. La plante ne peut se consacrer en même temps à l’amélioration de la valeur gustative-nutritive et à l’augmentation en volume des fruits, racines, graines ou feuilles. Les végétaux à croissance accélérée qui produisent des fruits et des légumes plus gros ont tendance à diluer leurs concentrations d’éléments nutritifs. Un phénomène que les scientifiques ont baptisé « effet de dilution » au début des années 1980. (4)

 

Notre alimentation n’est plus ce qu’elle était. La soupe de grand-mère dans sa casserole en fonte n’est pas la soupe grand-mère en tétra-pack du Carrefour. Pour Daniel Gramme et pour bon nombre de médecins digne de ce nom, les compléments alimentaires s’avèrent donc plus qu’indispensable si nous ne voulons pas souffrir de graves carences génératrices de stress, palpitations et dégénérescences. Les besoins minimums en vitamines, antioxydants et oligoéléments sont de loin supérieurs à nos apports nutritionnels industriels actuels. Le nombre croissant de cas d’obésité, diabète ou artériosclérose dans les pays riches atteste qu’il ne s’agit pas de manger plus pour pallier à ces manques. Pour un apport correct de magnésium, par exemple, il faudrait manger 3360 calories par jour alors que la moyenne se situe à 2500 calories.

 

Malgré cela, nez dans le guidon, l’Europe légifère. Elle observe un accroissement des cas de cancer et s’attaque aux compléments alimentaires. Bête et bornée elle pourfend les méchants virus et les dangereuses anomalies au nom de notre santé et de notre sécurité. Au nom du bien et du progrès elle détruit la vie et les savoirs ancestraux sans jamais remettre en cause sa mégalomanie avec ses industries, son agriculture intensive, ses pesticides, ses OGM.

 

Comme l’avait entendu Daniel Gramme à la RTBF le 5 août 2009, «sur 22 recherches sur le cancer financées par le gouvernement, aucune n’avait trait à la prévention ! La recherche est uniquement pharmacologique, dans le seul et unique but de découvrir un médicament anti-cancer»(2). La recherche asservie au profit ne s’intéresse qu’aux symptômes et jamais aux causes. Il faut vaincre le problème grace à des molécules brevetables et surtout ne pas trop se poser de questions sur les raisons du problème. Les causes ne rapportent pas d’argent, elles font partie du système, il faut « faire avec ». Elles sont ce que les économistes appellent les « externalités négatives ». Les causes sont le résultat d’un système en total déséquilibre et négation de son environnement. L’Europe et le monde politique n’y ont toujours rien compris et continuent à soigner le mal par le mal…

 

Note :

(1) Requiem pour les Orotates ? Luc Ruidant, BioInfo N°95

(2) Faut-il prendre des compléments alimentaires ? Daniel Gramme, Valériane N°80

(3) Nutrient Changes in Vegetables and Fruits, 1951 to 1999

(4) Le prix à payer : Épuisement des éléments nutritifs des aliments aux Etats-Unis en raison de la tentative incessante d’augmenter les rendements, Brian Halweil, Septembre 2007

(5) Les relations trophiques plante - microflore

(6) Lire et écouter Dominique Guillet, Guy Kastler, Claude Bourguignon, Pierre Rabhi.


Les sources 3 et 4 ont été reprises d’un article Compléments alimentaires: affaiblir la population pour vendre des médocs du 22 novembre 2009 sur le blog Donde Vamos (A lire ! Notamment le passage sur le rapport Cochrane)

 

Lire aussi dans la section Souveraineté Alimentaire de ce blog

- Le Codex Alimentarius lutte contre la faim

- Famine ou coup de baquette magique ?

- Semences Paysannes ou "Numériques"?

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 14:06
Un article de Didier LACAPELLE: Incarnation
phoenix nebulaNous n'entendons pas ici par "morale" ce que le monde pense être la "morale". Il s'agit bien de la même chose, mais comprise dans son sens le plus intime : un catalogue de règles de comportements, de croyances et même de représentations qui donne sa forme à la société et au monde. La morale est formellement arbitraire, un voile sur l'essence des choses. Autrement dit la morale est le monde lui-même tel qu'il nous apparaît. La personnalité et les goûts d'un individu, qu'il tente de les ériger en valeurs ou pas, c'est-à-dire qu'il ait conscience qu'il s'agit de goûts personnels ou qu'il pense qu'il s'agisse de principes absolus auquel il adhère, sont la manifestation de la morale chez un individu.

Le rationalisme est une expression typique de ce contexte, une philosophie scandalisée par l'idée que la science s'intéresse aux faits, et convaincue que ce qui est réel est ce qu'elle décrète. C'est une pensée d'ordre psychotique. Mais si on prend la peine de s'y arrêter, la psychose n'est qu'une manifestation paroxystique des tendances naturelles de la société,  consistant, par exemple, à considérer la culture, les discours politiques et les convenances sociales comme une représentation objective du monde.

Mais n'est-il pas vrai que "tout ce qui existe est le reflet d'une pensée" ? En ce cas, n'est-il pas aussi vrai que tout ce que l'on pense est réel ? Mais c'est que nous ne sommes pas tout seuls à penser ! Il faut une certaine puissance à la pensée pour que celle-ci se manifeste. C'est alors qu'elle devient une égrégore.
Et c'est ainsi que des choses objectivement sans existence peuvent malgré tout se manifester de manière très puissante. Ainsi la valeur en économie, ou le clivage politique entre la droite et la gauche. Ainsi ces mythes sociaux, si puissants qu'ils sont au fondement des civilisations, se construisent de la même façon dont on dit que la matière est créée dans la Genèse : par le Verbe.
Dans ce monde-ci, l'expérience que nous faisons du monde est très fortement déterminée par la conscience qu'on en a. Nous prenons nos désirs pour des réalités, et nous créons ce faisant ces réalités.

Dès que le Verbe se manifeste dans le monde, et dès ce moment il chute, il se retrouve caractérisé par la dualité. C'est ainsi que toute idée contient en même temps son contraire. La paix ne s'obtient que par la guerre, et la guerre a pour finalité la paix. Il en est ainsi de la valeur. D'un côté, elle est dimensionnée (sous la forme de monnaie notamment) et est une limite artificielle à la consommation. De l'autre, elle seule permet de faire en sorte que l'homme fasse autant d'efforts. Elle est le "mana", le pouvoir qui permet d'agir dans le monde. Elle est ainsi absolument inventée, et pourtant on ne peut pas faire grand'chose sans. Faites payer une méthode pour gagner de l'argent 1000 euros la brochure, tout le monde veut l'acheter. Mettez un "Manuel d'antiéconomie" sous forme de pdf gratuit, personne ne le lira.

Le monde est un monde de magiciens et les magiciens sont ces gens qui prennent  leurs désirs pour des réalités. Cela ne définit pas des individus particulièrement malins; les sorciers de village ne sont forts que parce qu'ils ne doutent pas du résultat de leurs actions. Ce ne sont pas des scientifiques. Mais les grandes égrégores collectives portées par les masses, les journalistes ou les économistes, et les égrégores particulières des sorciers de village sont inventées de la même manière.

La question qui se pose est "Que pouvons-nous faire de mieux ?". L'éveillé a un problème : il voit les choses de manière plus objective. Son manque d'une foi aveugle fait de lui un mauvais magicien. Il doit donc se dédoubler. Etre à la fois un magicien convaincu de la puissance de sa magie, et un scientifique qui sait par quels mécanismes il y est parvenu.
Ce point possède une similitude avec le comportement de l'éveillé dans le monde. Il doit savoir que le monde est inventé, mais aussi y participer totalement comme support de sa propre expérience. Faire comme s'il croyait à l'économie, aux représentations politiques, à la morale commune, faute de quoi il devra se contenter d'une vie contemplative. Il devra faire des choix arbitraires, conformes à ses goûts : être de droite ou de gauche, conservateur ou progressiste, etc., choisir une morale parmi d'autres. Mais à la différence des autres, il sera conscient du caractère arbitraire de ce choix. Nous ne pouvons pas échapper à la subjectivité  des actes dans ce monde. C'est ce qu'on appelle "séparer le point de vue de Dieu de son propre point de vue".
Il n'est d'ailleurs pas interdit de choisir une vie contemplative, qui est un choix comme un autre, à condition qu'il ne soit pas imposé par un blocage. C'est le cas du sujet éveillé qui refuse de faire "comme si" parce que la nature du monde telle qu'il la perçoit le révolte.

Ceci est aussi la conséquence d'un enseignement trop intellectualisé. Là où le sorcier de village ne fait appel qu'à sa foi et à ses émotions, qui sont son propre corps astral, l'apprenti en spiritualité est sommé de rechercher la vérité au fond des choses, de développer son discernement. Mais ce n'est pas là le seul travail requis. La connaissance du monde s'acquière plus facilement en faisant l'expérience de ce monde. Le sujet doit alors libérer ses émotions, sa créativité, sa subjectivité et interagir avec la création. Il maîtrise ses émotions au lieu de les retenir. Il contrôle le coeur avec le cerveau, et le cerveau avec le coeur.

A l'inverse, il ne faut pas ressentir d'injonction d'interagir à tout prix (Expérimente !) Chacun fait l'expérience du monde de la manière qui lui est naturellement la plus appropriée. Se forcer à copier tel ou tel "maître" amène toujours des souffrances inutiles. On voit cela chez les sujets lucifériens qui pensent qu'il y a quelque chose de précis à accomplir pour démontrer leur "supériorité". Superficiellement, ces sujets sont encore plus semblables au sujet ordinaire que les apprentis qui adoptent en conscience la morale commune. Parce que s'ils ne sont pas attachés aux résultats de leurs actes (à ce que la droite gagne les élections par exemple), ils attachent une énorme importance au choix d'un acte plutôt qu'un autre. Or la seule chose qui importe en la matière est de mettre toute leur intention dans leurs actes et de les mettre en oeuvre de manière impeccable.

Il faut encore distinguer deux choses. Le sujet délibérément subjectif choisit de ressentir certaines émotions mais il les ressent réellement. C'est différent de faire semblant de ressentir des émotions. Celui qui décide de ses émotions est un mage, doté d'une "essence" émotionnelle ou corps astral, celui qui feint les émotions est un psychopathe, et n'a qu'une "personnalité" factice. Chez les hommes ordinaires, personnalité et essence cohabitent, et il faut savoir reconnaître les vraies émotions de celles qui sont imposées par le moule de la morale.
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 13:42

http://www.thebookedition.com/miniature.php?pic=images/couv-products-15326.png&w_max=140&h_max=120Le manuel d’anti-économie de Didier LACAPELLE mérite vraiment lecture !

Il y est question de la valeur bien sûr, mais aussi d'inflation, de monnaie, de PIB, de pénurie artificielle, de formation des prix, de croissance, de théories capitaliste, socialiste, marxiste, de redistribution, etc.

 

Toutes les théories économiques ont en commun la recherche de l'origine de valeur des choses, la certitude que quelle que soit cette origine, la valeur qu'elle procure aux choses est pleinement objective, et la conviction qu'il est possible, utile et important de la mesurer.

 

Or la valeur est tout ce qu'il y a de plus subjectif. Un indien d’Amazonie n'à que faire d'un yacht de luxe. Rothschild n’à que faire d'une sarbacane.

Comme preuve plus tangible à cette subjectivité, citons par exemple les travaux de la commission Stieglitz s’attelant à redéfinir nos indicateurs de richesse. Faire entrer dans la sphère marchande tout ce qui ne s’y trouve pas encore. Prouver qu’une croissance infinie est effectivement possible dans un monde fini. Tout cela, par excès de nominalisme et manque de confiance…

 

Si le capitalisme est une convention, toute comptabilité formelle de l’échange est également une convention, même les comptabilités qui recourent à la création de monnaie alternative comme au sein des Systèmes d’échange locaux.

 

Une telle comptabilité est-elle souhaitable ?

 

Toute comptabilité se justifie comme étant la recherche de l'équité dans l'échange. Le capitalisme a cette prétention d’équité : le résultat est-il pour autant équitable ?

 

Il y a eu renversement : puisqu'il y avait comptabilité, c'est donc qu'elle était équitable, et donc que l'exploitation était équitable. Toute comptabilité risque donc de nous mener à la même naturalisation de l'exploitation.

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant.

Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice.

 

On ne risque donc pas de faire pire en se passant de comptabilité.

 

Le site de Didier LACAPELLE, Ecotheurgie nouvellement nommé Theognosis mérite aussi beaucoup d’attention. Il bouleverse notre vision objective et carrée des choses. Il n'est pas seulement un site subversif et critique de l'économie, des dogmes sociétaux ou de bienséance, c'est aussi un site à l'envers ou plutôt allant vers... Moins de biens plus de liens? Une conscience universelle? Un militantisme existentiel?

 

Lire par exemple :

L'univers comme morale

Egrégores

Petits trucs pour argumenter contre l'économie

Des préjugés et Des préjugés(2)

Les mots et les choses

Les mots nous font perdre de vue les choses parce qu'on ne sait plus les regarder avec le coeur.

 

Brève histoire du capitalisme et Brève histoire du capitalisme (2)

Deux des principes essentiels au capitalisme sont la limitation de la liberté d’entreprendre et la limitation des échanges.

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 11:58

Le sommet de Copenhague ne doit pas nous faire oublier le passage en vigueur, le 1er décembre 2009, du traité de Lisbonne ou traité Constitutionnel Européen. Un traité simplifié, mobilisateur et constructif ! Si par simplification on entend la mise au carreau des points de désaccords, si par mobilisation on entend vouer aux gémonies les mobilisations citoyennes et si par constructif on entend la construction d’une pensée unique, dominante et doctrinaire, alors oui, ce traité est une pure merveille.

 

Pour parler d’un sujet que je connais mieux, prenons comme exemple concret le vote Européen sur la teneur en OGM dans les produits Bio. Citoyens et parlementaires Européens s’étaient clairement exprimés contre toute présence fortuite ou accidentelle d’OGM dans les produits Bio. Au parlement, le vote était de 611 voix contre 61. Malgré cette majorité écrasante, le 12 juin 2007, le conseil des ministres de l’agriculture a malgré tout statué pour l’acceptation d’une teneur en OGM dans les produits Bio identique à celle de l’agriculture conventionnelle, à savoir 0,9% d’OGM.

 

Pourquoi ? Pression des lobbies oblige et parce que la décision finale revenait au seul conseil des Ministres ! Celui-ci n’est nullement obligé de tenir compte de l’avis des citoyens et du parlement. C’est ainsi qu’après 8 ans et demi d’un bras de fer sans relâche avec la société civile, le traité de Lisbonne est tout de même entré en vigueur début décembre 2009. C’est ainsi également que la fameuse directive Bolkestein, concernant la libéralisation des services, est gentiment transcrite sans faire couler trop d’encre. Et il en est ainsi pour des tas d’autres sujets brulants dans le domaine de l’économie, de l’énergie, de la santé, de l’alimentation…



Pour mieux comprendre la vidéo, lire Deux nouvelles personnalités à la tête de l'UE: le premier ministre belge Herman Van Rompuy premier président permanent à la tête de l’union et la Britannique Catherine Ashton (jamais élue), responsable des relations extérieures.

A décharge du traité de Lisbonne, pouvoirs et responsabilités du parlement Européen sont étendus. Aurait-on alors rejeté la présence d’OGM dans les produits Bio ?

 

Certains objecteront qu’il y aura toujours des mauvais coucheurs et qu’il faut bien confier le travail à des « experts » qui finissent par trancher. Pour ceux-là, dites vous bien que ces « experts » qu’ils soient politiques, économiques, juridiques, environnementaux ou scientifiques ne sont pas plus experts que vous et moi sur la scène du gain monétaire à court terme. C’est à vous et à nous tous de faire le point et de nous faire une idée, en notre âme et conscience, de ce qui se trame en ce bas monde. Notre grande chance réside encore dans notre liberté d’expression et dans la multiplicité et la diversité des sources d’informations. Il ne tient qu’a nous de rester éveillé en nous servant des outils à notre disposition. Tout est une question de conscience. Heureusement qu’il en existe encore. Notez que Nigel FARAGE (Cfr. vidéo) peut être sanctionné pour avoir critiqué les institutions européennes au sein du Parlement.

 

Heureusement, il existe également un moyen légal pour sortir de l’union Européenne. En effet, conformément à l’article 49A du traité désormais en vigueur : « Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union. ». Cfr. Page 41 de la version pdf du traité constitutionnel disponible ici. Si nous ne sommes pas d’accord, nous pouvons encore quitter les accords et décisions prises ou adhérer à des accords différents de ceux institués par notre belle Europe Libérale. Concernant la tolérance d’OGM dans les produits Bio, c’est d’ailleurs ce qu’a fait la région Wallonne avec Nature & Progrès, en ratifiant la « Charte de Florence » qui constitue un réseau Européen des régions sans OGM.

 

Dans Europe, il y a Europe des 27 mais il y a aussi Europe des régions et Europe des consciences. C’est en ces dernières, plus citoyennes, qu’il reste un espoir et non dans celle dont on entend le plus parler.

 

 

Si vous continuez à ignorez la population Européenne, si vous faites passer ce traiter de Lisbonne, vous allez élever et créer intolérance, extrémisme et racisme que vous dites vouloir stopper. Pour l’amour de Dieu, laissez les peuples de l’Europe s’exprimer.

[Nigel FARAGE]

 

Sans doute les enjeux institutionnels sont-ils respectables et incontournables, il est en effet essentiel d'éviter la paralysie des institutions, mais ce ne sont ni la composition de la Commission ni les procédures de vote du Conseil qui mobilisent les citoyens européens. Leurs préoccupations sont claires: ils attendent de l'Europe qu'elle améliore leur qualité de vie qui se décline en termes social, d'environnement et de santé.

[Paul LANNOYE] Les citoyens européens ont besoin d'une autre Constitution

 

On peut tromper les gens un temps ; on ne peut pas les tromper tout le temps. Agissons pour que le jour du référendum, les partisans d’un « oui de gauche » n’aient trompé qu’eux-mêmes et que triomphe un « non de gauche » qui est en fait un « oui » à l’Europe, mais à l’Europe des peuples, pas à celle des marchands et des marchés.

[Raoul Marc JENNAR] Constitution européenne : Réponses aux éléphants qui trompent énormément

 

Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho…

[Jean JAURES]

 

Pour aller plus loin :

http://www.urfig.org/constitution%20europeenne-pt.htm

 

Lire aussi :

Van Rompuy, Bilderberg & Démocratie?

Le traité des Ploutocrates

La Grippe A et la société civile : l’avènement d’un 3e pouvoir fort

 

 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 14:31
Très grand saint Nicolas,

 

Tu n’as vraiment pas de chance. D’abord, ta fête tombe systématiquement entre froid, crachin et neige. Et cette année, tu dois en plus te taper le Danemark, où le jour se couche à 15h40... Maigre consolation, la plus belle église de la capitale (belge) est à ton nom. Si les services de sécurité te laissent passer malgré ton costume de carnaval, le curé de l’endroit ne te refusera certainement pas un bol de soupe bien chaude, en échange de quelques confiseries.


Justement, les cadeaux, parlons-en. C’est le plus difficile, je le sais. Moi aussi, je ne parviens jamais à choisir ce qui fera plaisir aux enfants et qu’ils ne revendront pas illico dès que j’ai le dos tourné.


Rassure-toi, cette fois, le plus gros du boulot est pour ton collègue, le père Fouettard. La liste de ses clients n’a jamais été aussi longue. Tous les pêcheurs rassemblés à Copenhague, dans la même salle, ça tombe bien. Il pourra s’en donner à cœur joie et châtier à la chaîne. Wen Jiabao, le Premier sinistre chinois, Sarkozy et quelques dizaines d’autres fourbes, venus au chevet de notre climat dans des chambres et des salles surchauffées jurer, la bouche en cul-de-poule, que l’environnement est leur seule préoccupation.


Tu penses comme les puissants de ce monde en ébullition sont chauds à diminuer leurs émissions de carbone ! Un seul a-t-il renoncé à prendre l’avion pour se rendre au sommet sur le climat? A prendre son vélo entre l’hôtel et la salle du congrès? A proposer symboliquement un mois sans pétrole pour préparer sa population à la fin de l’or noir?


Quelqu’un a-t-il déjà calculé le taux de C02 dégagé par les déplacements de ces excellences, des journalistes, flics, espions, écologistes de tous poils et leurs invités ? Et des 4x4 et autres véhicules blindés dans lesquels tout ce beau monde va se promener ? Pour ces quelques jours de fiesta écolo, le Danemark peut racheter les certificats de pollution de tous les pays d’Afrique afin de compenser l’explosion de ses quotas.

 
Et toi, que peux-tu bien offrir à tous ces grands enfants gâtés qui exhibent fièrement leurs cellulaires de la dernière génération, leurs portables et autres gadgets électroniques, tous excellents consommateurs d’énergie ? Oublie le DVD du film d’Al Gore. Ils en ont déjà reçu chacun sept cents exemplaires. Que reste-t-il qui ne soit pas du réchauffé?


Une visite à la petite sirène, pudiquement revêtue d’un maillot à la gloire de la conférence pour admirer insidieusement sa belle poitrine sous son tee-shirt mouillé? Des jouets en bois? Des petits flingues, ou, mieux, des fusils de la F.N. La Belgique ajustement sur les bras un stock initialement destiné, quelle coïncidence, à un roi du pétrole.

 

Alain Berenboom www.berenboom.com

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 23:09

Notre objectif doit être de stopper la moyenne globale de température d’une augmentation de plus de 2 degrés par rapport au niveau préindustriel, ou encore 1,4 degrés par rapport au niveau actuel. Pour ne pas dépasser ce seuil nous devrions stopper toute émission de gaz à effet de serre dès aujourd’hui! Sauf s’il existe un super plan C consistant à éloigner un peu le soleil de la terre ? Pourquoi pas ? Tout est possible non ? Pour la forme, attardons-nous tout de même à ce seuil de 2 degrés.

A) Pourquoi 2 degrés ?

Parce que c’est le seuil critique communément admis par les scientifiques climatiques. Notons cependant que même avec un accroissement de température de 1 degré, c’est déjà suffisant pour observer la disparition d'une bonne partie de la barrière de corail, la décalcification des coquilles de certains mollusques dans les océans, un rétrécissement significatif des glaciers, une diminution du rendement des cultures, un accroissement des sécheresses, précipitations et tempêtes dans des régions à climat extrême, une influence sur la pollinisation et la reproduction des espèces (terrestres ET aquatiques), une recrudescence des maladies endémiques, etc. Mais c'est aux alentours de 2 degrés, à cause de "phénomènes de rétroaction positive", que les effets du changement climatique auront un impact sans précédent pour la majeure partie de la vie sur terre.

Lire la suite : 2 degrés, pas plus !

B) Qu’est-ce que la rétroaction positive ou phénomène d’emballement ?

Souvent appelée aussi feedback, la rétroaction est une réaction à une entrée d'information,
- soit qui en augmente l'effet (rétroaction positive)
- soit qui le réduit (rétroaction négative).
- soit qui induit un effet de cycle, amorti ou non (nommé pompage en automatique).
On parle également de boucle de rétroaction quand la réaction se répète (réaction en chaîne) et entraîne :
- son amplification continuelle (cercle / spirale vicieux / vertueux) dans le cas de rétroaction positive,
- son extinction progressive ou non en cas de rétroaction négative.
La rétroaction existe dans de nombreux systèmes tant physiques (cybernétique), biologiques (équilibre des écosystèmes) que sociaux (finance comportementale, psychologie sociale).
Le terme de rétroaction positive est très souvent employé dans le domaine du changement climatique. Certains facteurs comme l'augmentation des températures vont provoquer des effets sur le climat qui à leur tour vont accentuer l'augmentation des températures. C'est alors un cercle vicieux qui s'enclenche et qui accentue le phénomène.

Source : Actu-environnement

 

C) Six cas d’emballements

1) Les glaciers

La fonte des glaces entraîne la disparition de la meilleure surface réfléchissante (glace) par la pire (eau).

2) Le permafrost

Sol gelé en permanence. Sa fonte libère du CO2 en raison de la reprise de l’activité biologique. Or, il pourrait perdre 15 à 30% de sa surface d’ici à 2050.

3) Les tourbières

Sols spongieux gorgés de matières organiques. Lorsqu’ils s’assèchent, la matière organique qui était protégée par l’eau est exposée à l’air, et devient la proie des bactéries qui la dégradent en émettant beaucoup de dioxyde de carbone.

4) Les clathrates

Cristaux instables du fond des mers. Ils risquent, sous l’effet du réchauffement de se désagréger et de libérer de grandes quantités de méthane, un puissant gaz à effet de serre.

5) Les océans

Un quart de nos émission de CO2 se dissout dans l’océan. En se réchauffant, l’eau perd en partie sa capacité à dissoudre le CO2, qui reste alors dans l’atmosphère.

6) La végétation

Aujourd’hui, la végétation est aussi un grand capteur de CO2 mais demain, chaleur, sécheresse et déforestation pourraient inverser la tendance.

Source : « science & vie », février 2006

D) Six degrés changeraient le monde

1) Avec un degré de plus, la face de la Terre changerait radicalement.

La sécheresse toucherait certaines régions du globe quand d’autres seraient soumises à des inondations. Les zones les plus prospères des Etats-Unis se transformeraient en désert ; vignes et oliviers de Toscane seraient exploités en Grande-Bretagne.

2) Avec deux degrés de plus, c’est tout le système marin qui serait perturbé. Le processus d’absorption du CO2 par les océans se ferait moins bien : l’eau deviendrait acide, provoquant la disparition des récifs coralliens tropicaux et, avec eux, de quelque 500 000 espèces essentielles au bon fonctionnement des océans et du monde.

3) Avec trois degrés de plus, la machine commence à s’emballer. La banquise et la neige ne seraient plus qu’un vieux souvenir, une savane aride remplacerait la forêt amazonienne, poumon de notre planète. A ce niveau, c’est tout le processus de photosynthèse qui serait perturbé : les plantes retiennent l’oxygène et rejettent du CO2, un phénomène constaté notamment lors de la canicule qui a touché l’Europe en 2003. Une libération de carbone qui provoquerait la hausse d’un degré supplémentaire et amplifierait des phénomènes comme El niño et son lot de tempêtes, d’ouragans et d’inondations.

4) Avec quatre degrés de plus, l’équilibre naturel est menacé. A ce stade, les prévisions sont encore plus spéculatives et pessimistes. L’eau se ferait de plus en plus rare, les plus grands fleuves du monde s’assécheraient, rendant certaines régions inhospitalières et provoquant les migrations massives de réfugiés climatiques.

5) Avec cinq degrés de plus, la machine ne fonctionne plus. Les océans meurent, les déserts avancent inexorablement et les catastrophes naturelles se multiplient.

6) Avec six degrés de plus, le scénario devient apocalyptique et prévoit l’extinction de toutes les espèces vivantes.

Source : Mark Linas, vers un véritable chaos climatique, cité par France 5, Valentine Ponsy cité par Raffa dans 6 degrés changeraient le monde

E) Responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique 

Comparaison des influences respectives sur le climat des émissions humaines et des facteurs "naturels" de variation du climat pour le dernier siècle.

* Les facteurs "naturels" comprennent essentiellement le volcanisme (influence temporairement significative mais durant peu de temps) et la variation de l'activité solaire.

* Les facteurs "humains" (ou "anthropiques") comprennent les gaz à effet de serre et les aérosols.

On constate aisément que les facteurs naturels, qui dominaient les forçages il y a 1 siècle (en particulier le volcanisme), sont aujourd'hui "supplantés" par les facteurs d'origine humaine. C'est bien ce changement d'ordre de grandeur qui est la cause du problème.

Source : Hansen et. al, Science 2005 tiré de Jean-Marc Jancovici, Variation du climat et augmentation de l’effet de serre du à l’homme, c’est pareil ? (Bas de page)

 

Trois facteurs qui incitent à penser que nous y sommes pour quelque chose :

1) la hausse enregistrée est relativement brutale, notamment celle depuis 1970, alors qu'aucune modification rapide des grands déterminants du climat n'a été constatée pendant cette période (voir évolution naturelle du climat dans le passé).

2) la "structure" de ce réchauffement est particulière : la température a augmenté plus vite la nuit que le jour, plus vite l'hiver que l'été aux moyennes latitudes, et la cause qui est la plus cohérente avec ces évolutions est une augmentation de l'effet de serre. En effet, l'effet de serre, qui se manifeste en permanence avec une intensité à peu près constante, est proportionnellement plus important la nuit ou l'hiver, quand l'énergie fournie par le Soleil est faible ou nulle. Une augmentation de l'activité solaire, a contrario, engendrerait des élévations de température plus marquées l'été et le jour (alors que ce n'est pas le cas), moments où nous recevons de la lumière.

3) l'ordre de grandeur de l'élévation de température calculée avec un renforcement de l'effet de serre est le bon, alors qu'avec d'autres causes (soleil par exemple) l'amplitude calculée ne correspond pas à ce que l'on observe.

Ainsi, début 2001, le rapport du GIEC expose qu'aucun des modèles climatiques actuellement utilisé ne sait reproduire la hausse des températures sur la deuxième moitié du 20è siècle sans faire intervenir les émissions d'origine humaine de gaz à effet de serre.

Source : Jean-Marc Jancovici, Le réchauffement de la planète a-t-il commencé ? (Bas de page)

 

Pour terminer, pourquoi ne pas aider La fondation Nicolas Hulot dans sa tentative de mobilisation citoyenne au sommet de Copenhague en devenant Eco-Acteur 2009 ?

 

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 01:33

Voici une information qui mérite d’être soulignée.


Van Rompuy se dévoile devant le groupe de Bilderberg
(La Libre)

 

Mis en ligne le 14/11/2009 à 15h27

 

Selon la presse économique, le Premier ministre Herman Van Rompuy aurait présenté jeudi soir à Val-Duchesse sa vision sur l'Europe au groupe de Bilderberg, réunissant des personnalités de l'élite mondiale de la politique et des affaires. Il a notamment expliqué, "avec toutes les nuances possibles", devant ce club très "select", que les esprits mûrissaient parmi les dirigeants européens en faveur d'un impôt "vert" propre à l'Union européenne, afin de réduire les contributions financières des Etats-membres. La reprise économique ne suffira pas à réduire les déficits budgétaires "gigantesques" de nombreux pays de l'UE, a ajouté M. Van Rompuy. Les discrètes conférences Bilderberg réunissent des décideurs et leaders d'opinion occidentaux pour une sorte de Forum de Davos secret et interdit à la presse. La première a eu lieu en 1954 aux Pays-Bas, dans l'hôtel Bilderberg de Oosterbeek (centre des Pays-Bas), dont elle a gardé le nom. (NLE)

 

© BELGA BRUXELLES 14/11 (BELGA)

 

Ai-je bien lu ? Est-ce donc à ce fameux groupe BILDERBERG que revient la décision finale ??? C’est la première fois que la presse conventionnelle évoque ouvertement ce groupe et son influence. Cette info est passée comme une lettre à la poste. On évoque noir sur blanc l’existence d’une oligarchie et personne ne se pose de questions ???

 

N’ayant pas trop le temps, voici une bonne analyse fournie par Ceri du site Donde Vamos

 

Le Bilderberg, j’en ai déjà parlé à maintes reprises. Depuis les années 50, une fois par an, se réunissent les pontes de certaines multinationales bien placées, comme BNP Paribas, Axa, Rothschild, Lafarge etc. Mais aussi, de nombreux représentants politiques bien placés, tels que DSK, Etienne Davignon, Bernard Kouchner, Barroso, Pascal Lamy, et on a pu y croiser aussi Jean François Copé, Manuel Valls, Christine Lagarde, Xavier Bertrand ou Denis Olivennes plus récemment. Les piliers de ce groupe d’influence, depuis l’origine, sont David Rockefeller et le prince Bernhard des pays bas, remplacé depuis par la reine Béatrix.

(…)

 

Lire la suite sur Donde Vamos ou sur Agoravox

 

« La Souveraineté Supra-Nationale d’une Elite intellectuelle et de banquiers est sûrement préférable au principe d’Autodétermination Nationale des peuples, pratiquée tout au long de ces derniers siècles ». [David Rockefeller] (Discours à la Commission Trilatérale en 1991).

 

 

Pour aller plus loin :

Le G8 et les associations professionnelles

La gouvernance non démocratique et illégale

 

Et enfin une bonne idée de cadeau pour les fêtes :

Europe Inc - Comment les multinationales construisent l'Europe et l'économie mondiale

 


Il y a aussi tout le listing de livres proposé par le site www.Syti.net

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 21:25

Un magnifique article d’Olivier Clerc : www.olivierclerc.com


J’observe avec intérêt, comme des millions de gens, le combat international qui se livre actuellement autour de la grippe A et de son vaccin, opposant d’un côté les pouvoirs politiques et pharmaceutiques, et de l’autre les citoyens de nombreux pays du monde.


Ce combat me semble crucial et emblématique à plus d’un titre.


Divers auteurs, dont Nicanor Perlas (La société civile : le 3e pouvoir), ont en effet souligné l’importance d’une répartition triangulaire du pouvoir qui, en plus du politique et de l’économique, ferait intervenir la société civile. Chacun peut voir tous les jours ce que devient le monde quand il est seulement livré au pouvoir et à l’argent, et aux alliances immanquables qui se tissent entre les deux. Il est devenu impératif qu’au-delà des seuls processus démocratiques, dont chacun connaît les faiblesses, les citoyens puissent aussi massivement exprimer et défendre leurs revendications, quand celles et ceux qu’ils ont élus ne représentent plus leurs opinions, leurs idées, leurs valeurs.


Depuis le Sommet de la Terre de Rio, en 1992, auquel assistaient des milliers d’ONG venues du monde entier, réunies dans un sommet parallèle (le Forum Global), depuis aussi l’avènement d’Internet, on assiste à une évolution et un développement formidables de la société civile. Celle-ci présente plusieurs particularités spécifiques.


D’abord, une ramification phénoménale, comme on peut le voir dans le cas de la grippe : des informations, des messages, des pétitions, des vidéos et articles, ont été propagés de toutes parts, avec une grande diversité d’opinions, d’éclairages, de sources. Immanquablement, on a pu voir des infos très folkloriques, certaines carrément paranoïaques, d’autres mal ou pas étayées, mais loin de m’en offusquer, je vois plutôt là le signe de quelque chose de riche, multiforme, non régimenté, duquel finit quand même par se dégager un fond commun qui – on le voit aujourd’hui – peut réussir à s’imposer. Face à la pensée unique, face à la concentration des pouvoirs économiques, médiatiques et politiques, un tel réseau vivant, un tel maillage polymorphe se révèle être une force et prévient toute prise de pouvoir par une personne, une association, une ONG.  


Ensuite, une forme de désintéressement, puisque contrairement aux pouvoirs économiques et politiques, les membres de la société civile qui s’engagent pour une cause n’ont le plus souvent rien à en attendre personnellement. Ils ne sont pas rémunérés pour cela, ils n’en tirent ni pouvoir, ni argent. Tout le contraire : ils dépensent souvent beaucoup de temps et d’énergie pour défendre une cause collective, et prennent parfois des risques personnels importants. Même si des dérives sont toujours possibles (et existent), dans l’ensemble ce désintéressement – associé au maillage multiforme évoqué ci-dessus – prévient la corruption et la récupération des acteurs civils. Dans le cas de la grippe A, je connais de nombreuses personnes qui depuis des mois n’économisent pas leur temps, leur énergie et leurs moyens pour contrer la désinformation massive à laquelle nous avons eu droit initialement, et dont les recherches ont pu ensuite être relayées par des millions de gens.


Enfin, la société civile est de plus en plus la garante d’une certaine conscience collective, là où au contraire tant de décisions politiques et de productions de l’économie n’ont servi qu’à favoriser l’inconscience, l’abrutissement et l’irresponsabilité à tous les niveaux. Dans les modèles de répartition triangulaire des pouvoirs, la société civile est d’ailleurs traditionnellement associée à ce qui est culturel (au sens large) et spirituel (au sens non religieux du terme). A travers la société civile, l’humanité semble en voie d’acquérir une conscience collective, ce dont il y a tout lieu de se réjouir, tant c’est devenu impératif face aux défis qui nous attendent.


Face à cette manipulation massive des pouvoirs politiques et économiques qu’est l’affaire de la grippe A, la société civile s’est galvanisée, mobilisée, renforcée : elle a réagi avec de plus en plus de force, de solidarité, de richesse et d’élan.


L’enjeu, aujourd’hui, dépasse donc largement la seule grippe A.
Ce qui est véritablement en jeu, à travers cette bataille éminemment symbolique, c’est la prise par la société civile de la place qui lui revient, une bonne fois pour toutes. Si la situation se retournait (en imaginant que les pouvoirs publics recourent à la force, p. ex.), si cette bataille était perdue, ce serait désastreux non seulement pour notre santé à tous, évidemment, mais en raison du symbole fort que représente actuellement ce combat. A travers cette lutte bien précise, en effet, la société civile est en train de prouver qu’elle est désormais incontournable, qu’elle représente bel et bien ce 3e pouvoir avec lequel les deux autres devront à l’avenir devoir systématiquement compter. Pas seulement en matière de santé, mais aussi d’écologie, de social, d’éducation, et ainsi de suite.


Les tentatives classiques dérisoires auxquelles on assiste çà et là, ces derniers jours, de vouloir mettre la lutte anti-vaccin de la grippe A sur le dos d’une ou de secte(s), dans l’espoir de jouer une fois de plus la carte de la peur et de manipuler l’opinion, montrent bien à quel point le politique et l’économique sont à court d’arguments valables pour contrer ce formidable mouvement de la société civile.


Il est donc important que la dite société civile ne baisse pas la garde trop tôt, sur ce sujet de la grippe : l’histoire et l’expérience ont montré que lorsque de tels intérêts sont en jeu, on peut s’attendre à tout.


Ce serait un joli retournement des choses, au final, si cette campagne mondiale autour de la grippe provoquait dans la société civile un tel sursaut immunitaire contre le virus de la désinformation et le cancer des intérêts privés qu’elle soit à l’avenir prête à livrer de nombreux autres combats de même importance collective !


Olivier Clerc 
www.olivierclerc.com


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