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Présentation

  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Archives

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 23:56

Monsanto et consort vont vite, très vite ! Il faut dire qu’avec la débâcle financière, des échéances climatiques et environnementales de plus en plus pesantes, le grand capital est en mal de placements. Le secteur de l’automobile, de l’industrie et de l’assurance déguste encore, celui de l’énergie et des TIC stagne, reste donc le haut potentiel de la santé, de l’alimentaire et de l’agriculture.

 

A propos d’agriculture, la dernière trouvaille en date ne manque pas de piment.

 

Un petit mot d’explication avant tout. Il faut en effet savoir que l’azote est la principale source d’alimentation de la plante pour la constitution des acides aminés formant les protéines, composants clés du vivant. Il faut aussi savoir que l’azote n’existe pas sous forme minérale dans le sol comme le phosphore, la postasse ou les oligoéléments (fer, calcium, magnésium, manganèse…). Certaines plantes, appelées légumineuses, ont donc développé une symbiose racinaire avec une bactérie, appelée rhizobia, capable de synthétiser l’azote atmosphérique. En agriculture biologique, les légumineuses sont souvent utilisées en inter-culture pour enrichir le sol en azote, principale source d’alimentation de la plante. Efficacité  à court terme oblige, l’agriculture conventionnelle a préféré opter pour des engrais chimiques de synthèse polluant les sols [1], l’eau [2] et l’air [3].

 

Trêve d’explications, la dernière trouvaille, donc, consiste à injecter rhizobia directement dans les semences. Comme ça, plus besoin d’engrais et moins de pollution. Une formidable idée à la fois économique et écologique! Une idée écolo-technico-commerciale qui me fait penser aux agro-carburants… Bien sûr, on ne se pose pas la question de savoir pourquoi le long processus évolutif a voulu que rhizobia existe dans la racine et pas dans la semence. A noter que rhizobium vient du grec "Riza" qui signifie racine et "Bios" vie. Après passage de Monsanto, il ne reste plus grand chose de Riza et de Bios!

 

Comble d’ironie, l’agriculture intensive tire parti des enseignements de l’agriculture biologique en pratiquant le semi-direct sans labour. Un labour en profondeur déstructure en effet le sol et active la dégradation de la matière organique en libérant du CO2. De plus en plus de publications faisant autorité commencent à reconnaitre les méfaits d’un profond travail du sol qui détruit la vie et la structure du sol gage de fertilité. Une affaire en or pour Monsanto qui a réfléchi (seulement quand il s’agit de faire du pognon). En dehors des semences stériles Terminator [4], l’autre bras armé de Monsanto est le dénommé Rondup, aussi puissant et connu que le BigMac de MacDo. Rondup qui détruit tout sur son passage sauf les semences génétiquement modifiées appelées Rondup ready et brevetées Monsanto, bien-sûr. Le calcul est donc vite fait : il n’est plus nécessaire de labourer ou de bien défricher une parcelle, il suffit d’arroser au Rondup une parcelle préalablement ensemencée de plants résistants au fameux herbicide.

 

Il est aussi piquant de noter que le glyphosate, matière active du Rondup, bloque la synthèse des acides aminés au niveau de tous les organes de réserve (feuille, rhizome, bulbe). Donc, d’un côté on injecte rhizobia dans la semence pour avoir de l’azote et faire des acides aminés et de l’autre, on bloque la synthèse des acides aminés !? Un beau tour de force assez contre-nature non ?


Revenons au semi-direct. Puisque cette pratique fait partie des Mécanismes de Développement Propres (MDP) adoptés en juillet 2009 par la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, les OGM Rondup ready de Monsanto peuvent dès lors bénéficier de crédits carbone. C’est-y pas beau tout ça ?

 

Plus extraordinaire encore est le soutient du WWF au génie de Monsanto & Cie ! Il n’y avait pourtant rien de nouveau sous le soleil à part qu’ils viennent seulement de se rendre compte qu’ils pouvaient directement semer en gagnant sur 2 tableaux : pas de labour et primes pour bonnes pratiques agricoles. La réputation de Monsanto n’est plus à démontrer tant nous avons vu défiler de films et documentaires dénonçant leurs pratiques (agricoles, sociales, environnementales et politiques) [5]. Mais qu’en est-il du mignon panda du WWF?

 

La Table Ronde sur le Soja Responsable (RTRS) est une large coalition comprenant de grands groupes industriels et des groupes environnementalistes comme le WWF. Depuis 2004, elle essaye de développer une série de critères « durables » pour la production intensive en monoculture du soja en Amérique du Sud. Les critères de la Table Ronde n’excluent pas les OGM, ce qui n’a rien d’étonnant puisque Monsanto et Syngenta l’ont rejoint en février 2009. Ces dernières années, le WWF a aussi fondé la Table Ronde sur l’Huile Palme Durable (RTSO), l’Initiative pour une Meilleure Canne à Sucre (BSI) et la Table Ronde sur les Biocarburants Durables (RTSB). Le WWF joue un rôle clé en permettant aux plus grandes sociétés de l’agrobusiness de se donner un semblant de responsabilité sociale et environnementale et en leur permettant d’écoblanchir la production de matières premières mondiales (souligné par le traducteur). Ces initiatives ont aussi pour but de détourner, de fausser et d’affaiblir les accords politiques internationaux. Les critiques contre la Table Ronde pour le Soja Responsable sont largement reprises au sein des mouvements sociaux et écologistes en Amérique du Sud. Aucun de ces mouvements ne participe à cette Table Ronde.[6]

 

L’agrobusiness, en voilà une filière juteuse. Un mariage des biotechnologies au monde du pétrole, de la chimie, de l’alimentaire, pharmaceutique, cosmétique, et maintenant, celui des grandes ONG environnementales ! Une bonne grosse soupe d’oseille parfumée de conscience pour « passer l’hiver ». Et comme dessert, des ONG sociales qui nous vendent du « Monsanto Ethique & Solidaire » ?

 

Monsanto primé pour bonnes pratiques écologiques, le WWF soutenant les pires pratiques de l’agrobusiness, Obama prix Nobel de la paix !!! Attendons encore un peu et on va nous canoniser Hitler pour avoir préalablement dépeuplé la planète !

 

Note :

[1] Pour le sol, les engrais minéraux acidifient, salinisent et dégradent l’humus avec pour conséquence un mort assurée des micro-organismes et champignons, siège des dégradations et échanges de nutriments avec les plantes. http://www.natpro.be/~natpro/pdf/2007/0702.pdf, Cfr. paragraphe  Des plantes « déséquilibrées ».

 

 

[2] Pollution d’eau par les nitrates et nitrosamines http://www.vedura.fr/environnement/pollution-nitrate

 

[3] Pour la pollution de l’air, précisons que le protoxyde d’azote (N2O) dérivé de production ou de dégradation d’engrais est un gaz à effet de serre 298 fois plus puissant que le CO2 http://www.manicore.com/documentation/serre/gaz.html

 

[4] La technologie Terminator modifie génétiquement les plantes pour produire des graines stériles à la récolte. Mise au point par l’industrie agrosemencière et le gouvernement des É.-U., elle empêche les agriculteurs de réutiliser les semences pour les forcer à en acheter de nouvelles à chaque saison de culture. http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article187&var_recherche=terminator

 

[5] http://www.combat-monsanto.org/

Le Monde selon Monsanto, Marie-Monique Robin

Round Up: Monsanto définitivement condamné pour "publicité mensongère"

 

[6] http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article462 Cfr. paragraphe Plateforme d’écoblanchiment

 

Source :

http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article462

 

 

Lire aussi:

Dans les Coulisses du WWF

« L' amarante » pas marrante du tout pour Monsanto !

OGM, une bénédiction pour la santé?

Compenser nos émissions de CO2 en plantant des arbres

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 23:42
Crise ceci, crise cela, tout le monde en parle et beaucoup rétorquent : « de toute façon qu’est-ce qu’on peut faire ? Tout ça c’est politique et nous ne pouvons rien faire ». Détrompez-vous ! Vous pouvez très facilement et très simplement poser un geste fort pour marquer votre désaccord sur tout ce qui se trame de peu reluisant en coulisse dans le monde.

 

Clôturez votre compte épargne dans votre banque et ouvrez un compte épargne chez Triodos.

 

La banque Triodos ne connait pas la crise… Bien au contraire, ses crédits ont augmentés de 40% en 2008. Triodos n’a pas recourt au marché interbancaire. Triodos joue son rôle de médiateur financier tel que cela devrait être le cas pour toutes les banques, à savoir : collecter l’épargne du citoyen et le redistribuer sous forme de crédit à l’économie réelle. Triodos ajoute : « Une activité simple mais essentielle qui permet à l’épargnant une rémunération juste et correcte de son argent et à l’économie réelle de trouver le financement indispensable à son essor ». Triodos finance des projets dans 3 domaines : l’environnement, l’économie sociale et la culture. Dans le secteur de l’environnement, Triodos finance des projets dans les domaines des énergies renouvelables, des économies d’énergies, des constructions basse énergie et de l’agriculture biologique. Dans le secteur de l’économie sociale, Triodos finance des projets dans l’enseignement, la garde d’enfants, les maisons de repos, les soins de santé, etc. Tous les 3 mois vous recevez le Tridos magazine qui vous informe des différents projets financé par la banque. Triodos se vente d’être une banque durable, transparente et de proximité. Dans l’état actuel du monde et des consciences, pourquoi ne pas lui faire confiance ? Le troc et l’échange gratuit, ce sera pour demain... si on est encore là ;-)

 

« Pour répondre à une question fréquemment posée, Triodos ne propose pas encore de compte courant en Belgique, mais y songe ! Pour ce faire, il faut pouvoir financer l’accès au système des cartes de débit qui est relativement cher, et être capable d’assurer un service de qualité dans la durée. Ce qui, selon Triodos, ne sera possible qu’avec une masse critique de 45 000 à 50 000 clients, envisageable à l’horizon 2012. En 2004, Triodos comptait 15 000 clients, ils sont 31 000 début 2009... » Source : Financité

 

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, voici un petit aperçu des investissements nuisibles de nos banques. Changer de paradigme, c’est changer d’alimentation, d’agriculture, d’économie, de fournisseur d’énergie, et surtout de banque !!! Ce sont les banques au service de l’argent des épargnants qui sont au sommet de la pyramide et qui tirent les ficelles du monde. Une somme d’argent sur un compte en banque a bien plus de poids qu’un vote lors de nos élections dites « démocratiques ».

Fortis: 410 filiales dans des paradis fiscaux. Soit un nombre 10 fois supérieur aux autres banques de l’échantillon de l’étude Test-Achat.

Dexia: impliquée dans l'occupation des territoires palestiniens

ING, Deutsche Bank, Citibank, etc. : finance Total, Wal-Mart, Gold-corp, Freeport McMoRan et Vedanta Resources. Toutes des entreprises peu scrupuleuses du droit du travail, des droits de l’homme et de l’environnement.

68 banques injectent des milliards de dollars dans des fabricants de munitions à sous-munitions

 

Crise ou pas crise, les banques continuent de financer des entreprises blacklistées qui soutiennent des dictateurs, provoquent des dégâts environnementaux irréparables ou produisent des armes totalement aveugles, telles que les bombes à sous-munitions.

Quelles banques ? Quels investissements ? C'est ce que vous découvrirez sur www.banksecrets.eu, une plate-forme créée dans la foulée des secrets bancaires mis au jour par Netwerk Vlaanderen en 2007.

 

Après les principales banques actives en Belgique, voici donc 13 banques européennes sur la sellette pour leur financement de projets controversés, dans le manque de transparence le plus total. Ces projets cartographiés représentent au total 40 milliards d'euros investis par les banques Santander, Barclays, BBVA, BNP Paribas, Citibank, Crédit Agricole, Deutsche Bank, ING, Intesa Sanpaulo, HSBC, RBS, Société Générale et UniCredit.  L'argent investi émane de leurs fonds propres ou de leurs clients.

 

6 organisations membres du réseau Banktrack sont à l'initiative de www.banksecrets.eu. Elles veulent que les institutions financières visées prennent mieux en considération les normes internationales environnementales et sociales dans toutes leurs décisions de financement et d’investissement.  Les banques constituent un levier énorme et ne doivent pas attendre d'être forcées pour contribuer à des changements positifs et nécessaires.  Vous pouvez leur rappeler ce message en envoyant une e-carte aux PDG des banques ciblées.

 

Contact en Belgique : Netwerk Vlaanderen

 

Pour aller plus loin...

FINANcité cahier n°12 : définition d'une norme d'investissement socialement responsable

Etat des lieux des initiatives socialement responsables des institutions financières

 

Lire aussi sur ce blog :

Que font les banques de notre argent ?

Bretton Woods II, une condition nécessaire et suffisante?

OBAMA au pays des « portes tournantes » de la Haute Finance Américaine

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 23:18

Gary Null, ainsi que le personnel des soins de santé de l’Etat de New-York accusent la FDA d’avoir violé la loi en approuvant à la va-vite quatre vaccins contre la grippe porcine sans avoir pris les mesures pour déterminer scientifiquement et la sécurité et l’efficacité des vaccins…

 

La plainte ne cherche pas uniquement à annuler «l’autorisation» illégale de ces quatre vaccins contre la grippe H1N1. La demande est également faite au tribunal d’émettre une ordonnance (injonction), qui interdirait toute exigence de vaccination obligatoire.

 

Turner précise que « la FDA est obligée de déterminer si un vaccin est sûr et efficace avant de pouvoir être administré au public ».

« Nous témoignons du fait que la FDA n’a pas établi que ce vaccin était efficace ; elle n’a pas non plus établi que ce vaccin était sans danger. », précise l’avocat.

 

La combinaison vaccin/adjuvant que l’on appelle vaccin contre la grippe porcine N’A APPAREMMEMNT JAMAIS ETE TESTEE QUANT A SA SECURITE, NI APPROUVEE PAR LA FDA. Si les accusations qui font l’objet de la plainte s’avèrent exactes, cela voudrait dire que la FDA aurait, de manière flagrante, tourné le dos à la science médicale et violé ses propres règles en approuvant, non seulement ces quatre vaccins, mais également les adjuvants chimiques potentiellement meurtriers.

Lire la suite sur alterinfo.net

 

En France: Vaccin anti-grippe A : quinze millions d’enfants vont jouer les cobayes

En Autriche: Plainte de Jane Burgermeister pour génocide programmé

 

Dans le monde le 10/10/2009:

Nombre de cas connus : 448 362

Taux de contagion mondial : 0,0066%

Décès dans le monde : 5 124

Taux de mortalité (par rapport au nombre de cas avérés) : 1,1428%


En comparaison, chaque année, la grippe saisonnière ordinaire tue entre 250 000 et 500 000 personnes, soit plus de 1000 morts par jour (chiffres officiel de l'OMS). En cinq mois la nouvelle grippette n'a fait que 5124 morts. Dans le même laps de temps la grippe ordinaire en aurait fait 200 000!

Source : http://terresacree.org/grippeporcine.html#situation

 

Film documentaire "SILENCE ON VACCINE" (50 min.)
IMPORTANT : l'Office Nationale du Film (ONF) a permis la sortie du documentaire sous  condition qu'aucune personne, aucun commerce, ne puisse acquérir le film pour la revente. De plus aucune publicité ne sera faite pour faire connaître la sortie du film en DVD.


Et en Belgique : (Texte ci-dessous repris sur Initiative Citoyenne et téléchargeable ici)

 

Cela fait des mois qu’on parle de cette grippe A. Cela fait déjà plusieurs semaines qu’un projet de loi d’exception a été déposé en catimini et jamais, dans l’histoire de notre pays, ces mesures liberticides n’ont été aussi proches d’être votées et d’entrer en application, au détriment de nos libertés les plus fondamentales !

 

Outre la diffusion de produits sans autorisation de mise sur le marché, cette loi de pouvoirs spéciaux permet des réquisitions et des vaccinations qui pourraient devenir obligatoires à tout moment.

Elle parle également d’un logiciel d’enregistrement des patients vaccinés. Dans le même temps, nous n’avons pas obtenu, nous semble-t-il, de réponses satisfaisantes sur les risques de ce futur vaccin et la façon dont ils ont été évalués.

 

Bien pire encore, en date du 15 septembre, la Commission Européenne a indiqué que :

« Les Etats Membres peuvent autoriser temporairement la distribution d’un produit médical non agréé en réponse à la diffusion soupçonnée ou confirmée d’agents pathogènes. Ceci comprend les situations de pandémie, telle que la pandémie Influenza A(H1N1). Dans pareil cas les titulaires de l’autorisation de mise sur le marché, les fabricants et les professionnels de santé sont exemptés de toute responsabilité civile ou administrative pour toutes les conséquences résultant de l’usage du vaccin quand l’usage d’un vaccin non autorité est recommandé ou requis par l’autorité compétente en réponse à la situation pandémique…»

 

Alors que le vaccin contre la grippe A contient des substances toxiques (squalène, thimérosal, polysorbate, etc), il va être recommandé à des publics particulièrement fragiles qui risquent d’en faire les frais (femmes enceintes, enfants, malades chroniques,…). Des toutes-boîtes seront largement distribués par les communes « afin de toucher un maximum de citoyens, y compris ceux n’ayant pas de médecin traitant », peut-on lire dans les journaux !

 

Initiative Citoyenne qui rassemble déjà + de 1000 citoyens dont + de 30 médecins compte dès lors poursuivre avec détermination son travail d’information honnête et transparente et sa tâche de défense de nos libertés démocratiques. Mais nous avons besoin de vous, notre démarche étant celle de citoyens (bénévoles) pour des citoyens !

 

Comment nous aider à défendre la liberté d’information et de soins ?

Chaque citoyen, qu’il soit Belge ou étranger, peut nous aider et ceci, de différentes façons, chacun selon ses moyens !

 

- Vous pouvez soutenir notre travail d’information en écrivant à des journalistes et aux responsables politiques afin de leur faire part de votre avis.

- Vous pouvez faire connaître nos démarches et l’existence de notre blog autour de vous

- Vous pouvez proposer votre aide en matière de traduction français/néérlandais si vous avez une bonne connaissance de la langue.

- Vous pouvez faire un don, quelque soit le montant et quelque soit le pays où vous vivez.

 

Comment ces dons vont-ils être utilisés ?

D’une façon totalement transparente et claire, via le compte ouvert par Initiative Citoyenne pour:

 

a) Couvrir les frais d’avocats et ainsi défendre au mieux nos libertés démocratiques.

b) Couvrir les frais de photocopies pour la gestion des informations et des dossiers

c) Couvrir les frais de salles pour les conférences de presse et le contact avec les journalistes

d) Couvrir les frais de dépliants explicatifs et d’information

 

Comment faire un don à Initiative Citoyenne ?

Par virement national, européen ou international, vous pouvez nous faire un don :

 

Numéro de compte bancaire : 363-0594444-68

IBAN format papier : IBAN BE82 3630 5944 4468

IBAN format électronique : BE82363059444468

Code BIC de ING Belgique (Swift ING) : BBRUBEBB

 

Au final, que peut-on espérer ?

Que chacun prenne ses responsabilités afin de garantir au maximum que :

- la vaccination ne puisse être rendue obligatoire suivant le seul bon vouloir de l’OMS, l’EMEA ou de tel ou tel « expert »

- des mesures anti-démocratiques injustifiées qui mettent le parlement hors-jeu ne puissent être adoptées surtout quand il existe une telle controverse !

- le libre arbitre des citoyens basé sur une information équitable et honnête puisse l’emporter, chacun devant être libre, en toutes circonstances, de se faire vacciner OU NON.

 

Initiative Citoyenne vous remercie de votre attention et de votre soutien !

Une action faite PAR des citoyens POUR les citoyens…

 

Plus d’infos :

http://initiative.citoyenne.over-blog.com

www.murieldesclee.org

www.infomicheldogna.net

http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/

http://terresacree.org/grippeporcine.html

 

 

Echange entre la ministre Laurette Onkelinx et Initiative Citoyenne

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 22:33
Nous Resterons Sur Terre - Bande-Annonce

Des films documentaires sur le climat, la santé, l’état de la planète ou l’industrie alimentaire, il commence à y en avoir à la pelle. En voici une petite liste non exhaustive (si vous en connaissez d’autres n’hésitez pas à me les communiquer par commentaire à cet article). Je présente ici les plus commerciaux, il en existe bien sûr des tonnes d'autres moins visibles: les enjeux de l'or vert, quand le FMI fabrique la misère, Zeitgeist, etc. Voir sur le site NOS LIBERTES et sur le site L'INVENTIN (un peu de tout)

 

CLIMAT :

* Une vérité qui dérange : Al Gore

* Climat: histoire d'une guerre secrète : Ted Anspach, Claire Denavarre

 

TERRE :

* La 11ème heure: Léonardo DiCaprio

* Home: Yann Arthus - Bertrand

* Nous resterons sur Terre : Mikhaïl Gorbachev, James Lovelock, Edgar Morin, Wangari Maathai

* Le syndrome du Titanic : Nicolas Hulot

 

SANTE :

* Nos enfants nous accuseront : Jean-Paul Jaude

* Homo Toxicus : Carole Poliquin

* Silence, on vaccine : Lina B. Moreco

 

ALIMENTATION

* We feed the world: Jean-Ziegler, un film d’Erwin Wagenhofer

* FOOD, Inc.: Robert Kenner

* Herbe: Matthieu Levain et Olivier Porte

* Le monde selon Monsanto: Marie Monique Robin

 

MONDIALISATION

* Pas assez de volume : Notes sur l'OMC : Vincent Glenne

* Wall Mart: High Cost of Low Price: Robert Greenwald

* The New Rulers of the World: John Pilger

 

PIC PETROLIER

* The end of suburbia: Gregory Greene

* Oil, smoke & Mirrors: Ronan Doyle

 

Que de beaux documentaires, de belles images, de belles musiques…

 

Comme l’écrit si bien Raffa dans son dernier article sur le film Home, ces films contribuent à une prise de conscience planétaire… Nous devons absolument comprendre qu’aujourd’hui, le moindre souffle de vie à la mode occidentale se fait au dépend d’un autre ailleurs sur le globe. Toute cette énergie, tous ces objets et fastes du monde moderne ne sont pas gratuit. Notre matérialisme ambiant et bon marché est construit sur la misère du monde et l'exploitation de ses matières premières. Nous n’avons rien sans rien. Ce n’est pas parce qu’un Somalien ne mange pas à notre table qu’il n’existe pas. Idem pour le déboisement, la disparition des espèces ou la pollution.

 

Cette prise de conscience planétaire est donc essentielle mais non suffisante. Nous y sommes tous pour quelque chose, certes, mais encore trop rare sont les films documentaires qui dénoncent le SYSTÈME ! Nous sommes face à une crise systémique (propre au système) dont nous sommes tous coupables. La crise économico-financière est la clé de voûte de toutes les autres crises : climatique, environnementale, énergétique, culturelle, sociale, alimentaire, etc.

 

L’obsession du rendement sur capital, représentation parfaite de nos peurs et de notre égo, va finir par nous perdre. C’est par manque de confiance en soi, en l’autre et dans la vie que le système à pris cours. Et comme l’affirme Christian ARNSPERGER, cette crise est bien plus une crise existentielle qu’une crise économique.

 

« Il ne s’agit pas de simplement reconsidérer notre relation avec la nature mais notre relation avec nous même. »

 

La cause première c’est donc bien nous, vous, moi. L’écologie intérieure comme on dit. Les grands désordres planétaires sont le reflet de nos désordres intérieurs. Ce sont ces désordres intérieurs qui ont aboutit à ce système. En changer ne veut pas forcément dire que le système changera, nous l’avons institutionnalisé (traité de Lisbonne, OMC, OMS, FAO, Fed, BCE, etc.). Il est rigide, puissant et fait partie des grands concepts communément admis par tous. Comme le dit Jean-François NOUBEL, laissez jouer 10 sages au monopoly, il y aura toujours un gagnant et un perdant. S’ils respectent les règles, il y aura toujours un gagnant et un perdant. Le temps de la désobéissance civile de Thoreau est-il venu ?

 

Outre cette écologie intérieure donc, nous devons absolument prendre conscience de ce côté systémique. Beaucoup le savent et n’en parlent pas. Ils font comme si il n’existait pas. Ils jouent le jeu. Ils respectent les règles. Ils doivent le faire pour poursuivre leur chemin dans la logique du jeu. Je pense, par exemple, à toutes les asbl et ONG, aux écologistes et marxistes de tous poils, moi compris.

 

« Changer les choses, c’est oser couper la main qui nous nourrit »



Encore trop peu nombreux sont les films qui dénoncent le système

A l’heure actuelle, j’en dénombre 3

* Let’s make money, le dernier film d’Erwin WAGENHOFER (www.letsmakemoney.at), assez médiatisé mais malheureusement moins qu’Al Gore, Hulot ou Arthus Bertrand…

* L'argent d’Isaac ISITAN (traité factuel de la politique monétaire)

* L'argent dette (Money as Debt) de Paul GRIGNON (fonctionnement du système monétaire et explication, par ce système, de l’obligation structurelle de croissance)

 

Pensez-vous que Bouygue, France Télécom, l’Oréal ou Total financeront un jour un film de ce type à grande échelle ??? Ce serait scier la branche sur laquelle ils sont assis… Ce serait contraire à l'écologie capitaliste qui a le vent en poupe. Financer ce genre de film c'est le serpent qui se mange la queue.

 

« Quand la conscience s'éveille »

 

Voir aussi :

* Egoïsme & Capitalisme

* Ecologie & Capitalisme

* Développement durable

* 7 vidéos réflexion: HEARTHLINGS, ZEITGEIST, Codex, l'Argent...

* La décroissance, l’argent et moi

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 01:52

OGM de deuxième génération, plantes mutées à coup de radiations, semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés... Guy Kastler nous décrit ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire. Le délégué général du Réseau semences paysannes explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant. Entretien.

Guy Kastler, délégué général du Réseau semences paysannes, chargé de mission pour Nature et Progrès, membre de la Confédération paysanne et de la commission Biodiversité de Via Campesina, s’entretient avec Chloé Saint-Ville pour Basta, 11 mars 2009

Y a t-il aujourd’hui des plantes mutées dans nos assiettes ?

Oui, nous mangeons tous des blés mutés ou des potagères mutées. Contrairement aux plantes transgéniques, il n’y a aucune obligation d’information du consommateur. Les plantes mutées sont considérées comme des OGM par la directive européenne 2001-18, mais elles sont exclues de son champ d’application. Près de 3000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations incitées sont recensées par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire. Pourtant, de l’aveu même des chercheurs, le stress violent que subit la plante génère des recombinaisons génétiques aléatoires plus nombreuses qu’avec la transgénèse. Ces recombinaisons sont responsables de la plupart des effets nocifs des OGM sur la santé. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient inoffensives avec les plantes mutées.

Depuis quand l’Agence internationale de l’énergie atomique s’occupe-t-elle d’agriculture?

Elle travaille depuis une dizaine d’années, en partenariat avec la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) sur l’augmentation de la production alimentaire des Etats membres. Ils justifient le recours à la mutagenèse par le besoin de trouver des plantes dès maintenant pour nourrir le monde.

En quoi consiste cette mutagenèse?

Depuis les années 1950, les chercheurs travaillent sur des cellules qu’ils soumettent à un stress important : par irradiations - bombardements au cobalt ou rayons gamma - ou avec des produits chimiques très agressifs comme la colchicine. C’est ce stress qui provoque une mutation de gènes aussi appelée « mutation incitée » par l’AIEA [1]. Pendant des années, le coût de cette technique aléatoire a freiné son développement. Après avoir soumis des milliers de cellules au stress mutagène, il fallait les multiplier en autant de plantes avant de savoir si cette mutation présentait un intérêt. La connaissance aujourd’hui du génome de la plante rend la méthode de la mutagénèse intéressante économiquement et industrialisable. A partir du moment où l’on a la séquence génétique complète d’une plante, on repère immédiatement dans la cellule si un gène a muté ou pas et si la mutation est intéressante. Une dizaine de multiplications suffisent ensuite pour obtenir les lignées recherchées. La mutation incitée est considérée comme une « méthode de sélection traditionnelle », une tradition pourtant bien récente. On ne ferait qu’accélérer le processus naturel de modifications spontanées des plantes, au fil des millénaires et de leur co-évolution avec l’environnement [2].

La lutte contre les « simples » OGM est-elle déjà dépassée ? Où en est le rapport de force au niveau européen?

La bagarre contre les OGM de première génération - OGM pesticides et/ou OGM résistants à un herbicide - n’est pas gagnée en Europe. Depuis 15 ans cependant, nous maintenons un rapport de force qui nous est favorable et qui est important pour les pays du Sud car il justifie leurs moratoires. Mais cela risque d’évoluer avec l’arrivée sur le marché des OGM de deuxième génération. Ces OGM sont dits « sécurisés » et « éco-compatibles » car ils sont censés garantir l’absence de risque pour l’environnement et la coexistence entre les cultures OGM et les autres cultures. Leur transgène deviendrait inactif avant la floraison ou la récolte, ou ne serait pas activé sans l’usage d’un produit chimique. Cela empêcherait toute contamination. Actuellement, ces OGM de deuxième génération font l’objet de recherches dans le cadre d’un programme appelé « Transcontainer » financé par la Commission européenne.

OGM de deuxième génération en préparation, plantes mutées déjà commercialisées... Que nous préparent encore les apprentis sorciers du 21ème siècle?

Pendant longtemps, la biologie moléculaire a reposé sur l’idée qu’à un gène correspondait une protéine. Lorsque l’on modifiait un gène, on pensait ne modifier que la protéine. Ce dogme est totalement remis en cause aujourd’hui par la biologie synthétique. Aussi appelée biologie « systémique », elle porte sur la manière dont les gènes sont reliés entre eux. Les liens qui organisent les relations entre les gènes influeraient tout autant que les gènes eux-mêmes sur la présence et la nature des protéines. C’est ainsi que des chercheurs travaillent actuellement sur la combinaison de plusieurs gènes en vue de créer des plantes résistantes à la sécheresse. Mais ces recherches n’ont pas abouti pour le moment.

Dans la transgénèse, les gènes transférés sont déjà issus de synthèse chimique recopiant la séquence de gènes naturels. Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie. On passe de l’insertion de gènes synthétiques dans des organismes vivants réels - les OGM - à la mise en réseau de ces gènes et à la fabrication de portions de génomes ou de génomes totalement synthétiques. Autrement dit, il est possible de fabriquer aujourd’hui des organismes vivants et reproductibles complètement nouveaux. Des laboratoires ont réussi à le faire avec des bactéries. Leur travail porte aujourd’hui sur les plantes. C’est là que réside le principal danger : la plante entière étant fabriquée par synthèse, les chercheurs n’ont plus besoin de graines vivantes mais seulement de leur séquence génétique numérisée dans un ordinateur.

Les banques de semences, qui conservent la biodiversité des plantes cultivées, risquent-elles d’être abandonnées au profit de semences « numériques » privatisées?

C’est déjà le cas, notamment dans les pays du Sud. C’est la mission des Etats de préserver les ressources génétiques - animaux, microbes, plantes - et de les mettre à disposition de tous. Cette mission est d’autant plus essentielle dans les pays qui ont industrialisé leur agriculture que la biodiversité cultivée dans les champs a disparu. Cette mission est pourtant délaissée progressivement au prétexte de manque de crédits. Une partie des banques de gènes est aujourd’hui privatisée, avec un accès de plus en plus restreint pour l’agriculteur ou le jardiner. Toutes les firmes ont construit leurs propres banques de gènes grâce à leur accès facilité aux banques de semences publiques.

En France, le Bureau des ressources génétiques (BRG) a été absorbé par une Fondation de droit privé (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité) ouverte aux fondateurs publics - INRA [3], CNRS, Muséum national d’histoire naturelle, CIRAD... - mais également privés [4]. Ceux-ci siègent d’office au Conseil d’administration où ils deviendront facilement majoritaires.

Sur l’île de Svalbard en Norvège, les fondations Bill Gates et Rockefeller ont financé une banque de gènes dans laquelle sont entreposés dans le froid plus de 4,5 millions d’échantillons de semences. L’accès à cette banque est réservé aux institutions contrôlées par les multinationales semencières. Ces semences ne seront pas ressemées : elles perdront rapidement toute leur capacité de germination. Même mortes, elles pourront livrer leurs séquences génétiques aux ordinateurs de l’industrie, convaincue de sa capacité à recréer un monde artificiel à partir de ces seules séquences. Un monde qui sera totalement fiché par la marque des droits de propriété industrielle sur les gènes. Mais l’industrie ne pourra jamais faire des plantes capables de s’adapter partout. Elle en fabriquera quelques-unes pour toute la planète, qui ne pousseront qu’avec davantage d’engrais chimiques et de pesticides. En agissant ainsi, elle remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir.

Comment éviter cette destruction du vivant?

Créé en 2003, le Réseau Semences Paysannes s’est développé très rapidement avec l’apparition des OGM. Paysans et jardiniers ont pris conscience que s’ils ne voulaient pas avoir d’OGM, ils devaient s’emparer du travail de conservation, de sélection et de multiplication des semences. La première étape a donc été de se réapproprier les savoirs et les ressources génétiques pour les remettre dans les champs. Tout en continuant ce travail de réappropriation, nous sommes en train de passer à une deuxième étape. Face au risque de disparition de milliers de graines enfermées dans des banques, face à l’impossibilité de sélectionner des plantes saines à partir de semences commerciales modernes trafiquées - à cause de la perte de leur qualité nutritionnelle et du besoin d’engrais chimiques pour pousser - nous appelons à vider les banques de semences pour faire des maisons de la semence.

A quoi servent ces maisons de la semence? Quel rôle peuvent jouer les simples citoyens?

L’idée des maisons de la semence est que paysans et jardiniers s’y regroupent pour mettre leurs semences en commun et gèrent ensemble ce patrimoine. On ne peut pas chacun de son côté replanter chaque année 500 à 800 variétés de semences. Dans la mesure où l’Etat privatise cette mission de service public, la société civile doit s’en emparer en faisant reposer la gestion de ce patrimoine sur une organisation collective. Les paysans ont un rôle clair à jouer dans ce travail de culture. Les jardiniers amateurs sont aussi une composante essentielle. Ils ont préservé ces dernières années des milliers de variétés anciennes de potagères ou d’arbres fruitiers qui seront une bonne partie de l’alimentation de demain. Pour celles et ceux qui n’ont pas de terre, nous avons besoin d’une aide administrative mais aussi de personnes qui communiquent sur ce travail et lui donnent du sens. La société civile doit aussi nous aider à mobiliser les élus pour la reconnaissance des droits des paysans et des jardiniers à conserver, ressemer et échanger leurs semences. Des conseils municipaux ont déjà pris des délibérations pour cela.

Les lois actuelles empêchent donc les paysans de ressemer leur propre récolte?

Le verrouillage juridique est de pire en pire. En France, les agriculteurs n’ont pas le droit d’échanger des semences. Ils ne peuvent plus ressemer une partie de leur récolte sans payer de royalties, c’est à dire une redevance aux semenciers. On parle de « contribution volontaire obligatoire » pour le blé tendre. C’est un système qui pourrait être étendu à toutes les espèces. On a encore le droit aujourd’hui d’échanger des semences qui ne sont pas inscrites au catalogue à titre payant ou gratuit si c’est pour une exploitation non commerciale. On peut par exemple vendre une semence à un jardinier amateur car il va consommer sa propre récolte et ne pas la vendre sur un marché. Mais cette dernière marge de manœuvre risque aussi de disparaître avec une réforme actuelle des règlements européens. Pourtant, le Parlement a ratifié un traité, le TIRPAA [5], qui reconnaît les droits des paysans à ressemer, échanger et vendre leurs semences. Mais le gouvernement n’applique pas ce traité et une campagne citoyenne est aujourd’hui indispensable pour la reconnaissance de ces droits.

Ces alternatives ont-elles des équivalents en Europe?

Des réseaux ressemblent beaucoup aux nôtres en Italie, en Espagne, en Allemagne ou en Autriche. La mobilisation citoyenne en Europe sur le thème des semences prend de l’ampleur et accompagne très souvent les luttes anti-OGM. Nous avons du retard sur les pays du Sud où la conservation de la biodiversité est le premier acte de l’agriculture vivrière. Tous ces paysans conservent et échangent leurs semences. Leur mobilisation aujourd’hui est extrêmement importante à la fois contre les lois européennes qui s’imposent à l’ensemble de la planète, et contre les OGM pour protéger leurs semences des contaminations. Nous avons beaucoup à apprendre des pays du Sud.

Notes:
[1] « Les scientifiques de l’AIEA utilisent les rayonnements pour produire des plantes améliorées à rendement élevé qui soient capables de s’adapter à des conditions climatiques difficiles comme la sécheresse ou les inondations, ou de résister à certaines maladies et insectes ravageurs. L’induction de mutations, c’est le nom de la technique, est sûre, éprouvée et rentable. Elle est utilisée depuis les années 20 », communiqué de l’AIEA du 2 décembre 2008, « La science nucléaire au service de la sécurité alimentaire ».

[2] « Je comprends que les gens se méfient de ces technologies mais, pour ce qui nous concerne, il faut bien comprendre que, dans la sélection des plantes, nous ne produisons rien qui ne soit produit par la nature elle-même. Aucun rayonnement résiduel ne subsiste dans une plante après l’induction de mutation », Pierre Lagoda Division mixte FAO/AIEA.

[3] Institut public de recherche agronomique

[4] France génétique élevage pour les éleveurs, Limagrain ou Oleosem pour les semenciers, L’Oréal ou LVMH pour les cosmétiques, Total pour l’énergie ou encore le Medef, pour n’en citer que quelques-uns, font partie du Conseil d’orientation stratégique de la fondation aux côtés de structures publiques ou d’associations de défense de l’environnement.

[5] Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture

Source :
Contre Info

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 00:11

Quelques extraits de « Los Amigos de Ludd », Bulletin d’information décembre 2001

 

L’industrie ne naît d’aucune nécessité ébauchée par la société - et la machine ne contribue donc pas à sa libération -, ni n’est jamais née à cette fin. L’âge moderne n’a pas connu, ne serait-ce que partiellement, la construction de machineries ou dispositifs techniques qui auraient eu comme finalité l’émancipation d’une société. Toutes les machines et les instruments forgés à l’âge moderne ont été pensés au sein du processus de nécessités industrielles de la production du capital, et la loi de leur perfectionnement obéit à des raisons semblables ; les techniques antérieures ont été ou bien détruites ou bien intégrées sous une forme méconnaissable aux nouveaux processus de production. C’est seulement en prétendant ignorer le caractère biaisé des fins qu’il sert, de même que le gigantesque réseau de besoins fictifs qu’il a engendré afin de justifier l’exigence de si hauts rendements, que l’on peut croire que le système de production industriel a épargné des efforts pénibles aux êtres humains.

 

Si la domination de la technologie est si ancrée, c’est avant tout parce qu’elle a envahi depuis longtemps toutes les sphères de notre vie matérielle qui était autrefois certes très limitée, et frôlait même des conditions misérables, mais pouvait s’enorgueillir d’être le propre maître d’une production autosuffisante, complémentée souvent par des échanges divers sous la forme du troc, qui satisfaisait les nécessités basiques. Au lieu que l’implantation de la technologie dans nos vies, sous la forme de biens de consommation, n’a fait que nous assujettir à de pseudo-nécessités, marchandises sans nom, produites par d’autres, qu’on ne peut acquérir qu’à la condition de produire pour un autre, dans un processus de production dont nous ne maîtrisons ni la continuité ni le contenu, et dont l’espace vital nous semble toujours plus ennuyeux, dégradant, en échange d’un salaire permettant justement d’atteindre la nouvelle misère ainsi fabriquée. En même temps, les pseudo-nécessités du monde moderne apparaissent comme incontournables - et, en quelque sorte, elles le sont. En effet, ce n’est pas seulement culturellement qu’elles ont été rendues nécessaires, mais aussi structurellement, c’est-à-dire, elles modèlent, de façon totalitaire, l’espace et le temps de nos vies, en ayant préalablement pris soin de détruire ou gommer toute alternative possible. Elles sont donc en nous comme un poids mort, une force d’attraction, une inertie. C’est bel et bien la vie matérielle en son entier qui a été transformée.

 

[…]

 

D’ailleurs, il est manifeste que les hommes modernes si appareillés, ont perdu toute maîtrise d’un savoir-faire particulier, et se trouvent la plupart du temps désemparés devant un problème technique à résoudre, et presque orphelins devant une machine en panne.

 

Si le processus d’industrialisation a impliqué une première rupture avec les limites imposées par la nature à la domination humaine et à sa capacité d’extension, au moins savions-nous que ces limites existaient et qu’il nous était possible de détecter clairement les effets et les conséquences nocives d’un tel processus, dès lors qu’ils saturaient les seuils de résistance de l’environnement et provoquaient des désordres identifiables. Mais l’avancée de l’industrialisation implique maintenant l’artificialisation totale de l’environnement sur lequel elle a l’intention de marcher sans rencontrer d’obstacles. C’est le cas évident du développement scientifique et industriel des biotechnologies (comme ce le fut du nucléaire). Sur ce point, l’artificialisation se base sur deux facteurs. En premier lieu, celui de l’amélioration des espèces qui réellement ne cherche à modifier la base génétique des espèces[1] que pour les adapter à un environnement que l’industrialisation et le marché ont ravagé (pollution des éléments naturels, surproduction, dégradation de la diversité, changement climatique, destruction des pratiques agricoles intégrées, déstructuration des économies locales, etc.). En second lieu, grâce à cette artificialisation se présentant comme une amélioration et un perfectionnement des espèces, le nouveau monde industriel tente d’aménager un terrain d’expérimentation et d’exploitation où les effets nocifs ne pourront plus être identifiés, puisque, une fois rompues les limites de l’environnement naturel, il ne restera pas un seul point de référence à partir duquel pourrait être établi un équilibre entre les nécessités humaines et les nécessités d’un écosystème déterminé, et qu’au contraire ce seront les formes naturelles qui ne répondront pas aux critères de perfectionnement et d’exploitation qui seront alors suspectées d’être la cause de graves déséquilibres. L’inversion de la relation de l’être humain avec son milieu naturel aura alors atteint - a atteint - un degré de domination absolue.

 

Peut-on imaginer un tel renversement ? Le retour de manivelle de l’Amarante pour Monsanto plaide pour un non. Mais il n’empêche qu’homo sapiens croit dur comme fer en sa science. Un vent d’écologie capitaliste s’est levé ! Un vent aussi puissant que trompeur, s’insinuant dans tous les interstices des « possibles ».

 

 

« L’enfer est pavé de bonnes intentions… »

 

   

Extrait p8 du bulletin n°2 sortir de l’économie

L’écologie des alternatifs est finalement l’avant-garde de l’écologie machinique de demain qui taxe, qui réglemente, qui sur-organise, qui fait décroître, partout la lutte contre les nuisances écologiques passent par leur mise en valeur, et comme toujours, «l’extension accélérée du marché oblige à y inclure, donc à tarifer ce qui lui échappe encore. Car dans la mesure où certains biens essentiels dont nul ne se préoccupe restent gratuits, ils sont exploités sans mesure. Pas besoin de se gêner puisqu’ils ne coûtent rien. C’est ainsi que la clarté des rivières, le silence des villes, l’azur de la Méditerranée, menacés de disparition, manqueront un beau jour à l’industrie elle-même. Il devient donc urgent d’en faire le décompte et d’en fixer la valeur, et la seule qui soit reconnue de tous [par nos écologistes machiniques comme alternatifs] est celle qui s’exprime en francs. Il va falloir déterminer les coûts, les indemnités à payer aux particuliers, à l’Etat et aux industriels eux-mêmes. C’est d’autant plus urgent que ce qui était donné par la nature doit être désormais fabriqué à grands frais. Demain les produits les plus chers seront l’air, l’eau, la mer ou les plages épurées, recomposées à force de raffinements scientifiques et chimiques. La fabrication des éléments ou paysages qu’on avait autrefois pour rien sera sans doute l’industrie la plus puissante, donc celle qui procure les plus gros profits.   [B. Charbonneau, Il court, il court le fric…, Opales, 1996. p100-101]

 

Note:

[1] C'est le cas de la sélection génétique de blés court suite au problème de renversement des blés suralimentés en azote. Ce déséquilibre en azote entraine une pousse trop rapide de la plante sans renforcement de ses tissus de soutient par du carbone, de la lignine. Aujourd’hui, sans azote, les blés modernes végètent. Exemple par excellence de fuite en avant par lequel on corrige un effet néfaste (fumure azotée trop importante) par un autre (introduction du gène du nanisme dans le blé). Conférence de Guy Kastler, septembre 2008, "Semences de l'apocalypse ou semences paysannes" (A lire!)


Source :

ECOTHEURGIE

SORTIR DE L’ECONOMIE

DECROISSANCE.INFO

 

 

Lire aussi:

Le « principe d’équivalence universel » ou « la domination du travail mort »

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 15:54

Propos recueillis de Rudolf Köchli de la ferme Arc-en-Ciel par Marc Van Damme et Graziella Van Lo.

 

La visite à la ferme Arc-en-Ciel à Wellin (ferme biologique expérimentale) devait me conduire à écrire un article sur la permaculture, mais l’interview de Rudolf Köchli a rapidement pris une direction axée davantage sur la décroissance même si la conception de leur méthode de culture a été abordée à plusieurs moments lors de cette enrichissante rencontre.

 

Trop d’argent ! Voilà ce que Rudolf a envie de dire lorsqu’on lui demande de faire part de sa vision à long terme de notre société. C’est son expérience professionnelle qui a amené Rudolf à créer la ferme Arc-en-Ciel avec son épouse (et plus tard, avec sa fille et son gendre). Ce beau projet naquit d’une remise en question complète du mode de vie en général et de la vie professionnelle plus particulièrement. A une échelle collective, notre société pourrait aussi faire cette double remise en cause.


La crise actuelle [1] est un élément clé qui peut se révéler bien plus bénéfique qu’il n’y paraît si on se donne la peine de réfléchir un instant aux solutions que l’on peut mettre en oeuvre, non pas pour se sortir de cette crise et attendre la suivante, mais pour se sortir définitivement de ce processus sans fin, pour devenir suffisamment autonomes pour ne plus dépendre des décisions qui se prennent bien trop loin du niveau du citoyen humain.

 

Notre société de « services » a conduit à la création d’une multitude de postes absolument inutiles pour le bien-être de la population et à une dépense énergétique, à un gaspillage des ressources qui en sont les directes conséquences. Il n’est pas facile de l’admettre et il n’est pas simple de le faire comprendre. La surévaluation des métiers dits « intellectuels » et la sous-évaluation des métiers dits «manuels» nous ont conduits à dépendre d’autrui pour toute une série de tâches et à pratiquer un métier pendant la plus grosse partie de notre existence au lieu de subvenir à nos besoins essentiels.


L’autonomie commence par l’acceptation de ce que toute notre existence ne doit dépendre que de nous-mêmes en priorité et des autres en bien moindre partie ; « les autres » représentent les métiers qu’ils exercent. Nous exerçons toutes et tous (ou presque) un métier en sacrifiant la quasi intégralité de notre temps de vie. Or, si l’on veut devenir autonome, il nous faudra commencer par nous libérer de cette contrainte.


On peut bien entendu pratiquer une activité professionnelle car une certaine expertise dans différents domaines reste indispensable, mais il est tout à fait inutile d’y consacrer pratiquement tout son temps. Éduquer ses enfants, cultiver son jardin, entretenir son logis en réduisant drastiquement ses dépenses en ressources et en énergie demande une gestion de son temps selon d’autres priorités et d’autres référents. Une analyse de sa propre situation s’impose. Nous sommes nés avant tout pour vivre. Cette préoccupation première n’est pas un métier !

 

La décroissance, ce n’est pas se serrer la ceinture ! Pour la plupart des esprits formatés selon le concept capitaliste de la croissance [2] et de l’activité économique consumériste, réduire son temps de travail équivaut à réduire ses ressources financières et à se priver de tout un tas de choses que l’on ne pourra plus acheter. C’est aussi renoncer au « progrès », c’est se passer des nouveautés technologiques, c’est vouloir faire un retour dans le passé [3]. Une avancée technologique peut être un progrès, mais avant de la définir comme telle, il convient de se poser la question : « Pour qui ? ». Si la réponse n’est pas « Pour pratiquement toute l’humanité », alors il ne s’agit pas d’un progrès et elle doit être abandonnée. Aujourd’hui, 85% des ressources de la planète sont réservées à une minorité représentant seulement 20% de la population mondiale au prix d’exploitation abusive des ressources, de régimes totalitaires imposés au nom d’intérêts économiques, de violences, de famines et de destruction de notre environnement.

 

Alimentation solidaire Permaculture

 

Progrès, vous avez dit progrès ? Une agriculture déficiente.
Le modèle économique dévastateur qui est le nôtre nous conduit à détruire un secteur qui devrait bénéficier de toute notre attention : l’agriculture. Cette activité humaine essentielle ne concerne plus, aujourd’hui, que quelques pourcents de la population de nos pays riches ; les fermiers sont contraints de fonctionner comme les grandes multinationales. Manger ou être mangé. Se développer, s’étendre en profitant de l’extinction des fermes voisines, investir des sommes colossales et acquérir des moyens mécaniques énormes, vivre sous perfusion financière via les crédits et les subventions, bref, se retrouver… seul devant des centaines d’hectares à cultiver et plusieurs tracteurs gigantesques à conduire … seul ! Pourtant, la plupart des fermiers ne gagnent pas leur vie et ne doivent leur subsistance qu’au fait que leur femme ou leur compagne travaille à l’extérieur et apporte un salaire fixe et régulier.


De plus, le « fruit » de ce travail agricole est parfois destructeur. Ainsi, on exporte vers le Sud nos poulets « subventionnés » avec pour conséquence l’extinction des petits éleveurs locaux et on importe des courgettes ou des haricots cultivés dans ces mêmes pays au détriment de leurs cultures vivrières. Vendre et affamer, voilà tout le progrès que nous avons souvent à proposer, à imposer ! Et à quel prix ? 54 milliards d’euros sont introduits chaque année dans ce circuit mortifère.


Pourtant, la ferme Arc-en-Ciel est l’exemple même de ce qu’une petite exploitation maraîchère est capable de vivre et de faire vivre celles et ceux qui participent à sa gestion [4].


Il est révoltant de constater qu’un secteur censé produire de quoi nourrir la population, et donc de lui permettre de vivre, soit devenu source de malheur et de faim pour des millions de gens. Mais ce triste constat ne s’arrête pas là : l’agriculture industrielle-chimique tue les terres qu’elle exploite, rend malade celles et ceux qui la pratiquent en les tenant financièrement en otage via un système économique destructeur et ne produit rien qui ne soit finalement pas néfaste pour l’environnement ou la santé humaine.


Que font les ministres de la santé ?

Un citoyen a le droit chez nous de refuser un traitement au nom de son intégrité physique et aucune loi n’autorise la médecine à soigner un patient contre sa propre volonté. Pourtant, curieusement, aucune loi ne permet à ce citoyen de refuser les poisons qui se trouvent immanquablement dans son assiette sous forme de pesticides ou d’engrais chimiques. Notre santé nous appartient et nous avons le droit et le devoir de nous réapproprier les moyens de la conserver au mieux. Une reconversion complète de l’agriculture chimique est indispensable.
On entend parfois des personnes se plaindre de travailler pour permettre à d’autres de recevoir des allocations de chômage ou autres mesures sociales ; en revanche on n’entend que très rarement les gens se révolter lorsque l’argent de leur travail subsidie une agriculture responsable de cancers et autres maladies létales…

 

Cette reconversion indispensable ne passera pas par le monde politique trop soumis aux lois des économistes et des puissants lobbies ; elle passera par le citoyen. Renouer les liens qui n’auraient jamais dus être brisés entre le cultivateur et nous, relocaliser la production alimentaire et se la réapproprier en participant à sa gestion (groupements d’achat, jardins partagés…), réduire la facture énergétique [5] et environnementale de notre alimentation seront les outils d’une reconstruction globale de notre mode de vie. Retrouver une certaine autonomie alimentaire est une façon de faire la révolution car choisir soi-même ce que l’on met dans son assiette et ne plus laisser un système économique inéquitable en décider à notre place est le premier pas d’un grand changement sociétal. Il n’est pas nécessaire de « tuer » le système, il est moribond. Il suffit d’en sortir pour qu’il s’éteigne de lui-même et perde toute faculté de nous nuire.

 

Notes :

[1] L’état actuel de l’économie n’est en rien une crise : une économie vacillante reflète le visage réel du capitalisme. Un climat d’insécurité financière pour la plus grande partie des gens et de conséquents bénéfices pour une minorité. La crise du capitalisme, c’est quand tout le monde vit bien et de manière équitable. (NDLR)

[2] La déclaration du Président de la République française « Travailler plus pour gagner plus ! » est un exemple de ce formatage institutionnalisé de nos esprits. Le travail est hissé au statut d’une idéologie alors que la manière dont il est conçu et pratiqué est infiniment dommageable pour l’humanité et pour beaucoup d’espèces animales et végétales qui nous entourent.

[3] Au mieux, on accuse les décroissants de vouloir « retourner au Moyen-Âge, au pire, à la préhistoire ». (NDLR)

[4] Près de soixante pourcents du chiffre d’affaires reviennent à la ferme qui ne reçoit pourtant aucun subside. Une année plus difficile au niveau saisonnier revient à réduire le salaire des travailleurs de seulement un euro de l’heure. Un agriculteur ordinaire parvient difficilement à libérer 5 à 10% de son chiffre d’affaires, le reste étant «ramassé» par les organismes bancaires.

[5] Le coût réel de l’énergie est complètement faussé : si l’on devait inclure le coût environnemental, social et de santé publique lié à la consommation d’un litre de pétrole, celui-ci coûterait peut-être 5€. A ce prix-là, l’énergie ferait crouler irrémédiablement tout le système économique. Il est à noter que cet écroulement se produira de toute façon dès que le pic mondial de production sera bien dépassé.

 

Marc Vandamme

Plus d'infos:
www.liberterre.fr
www.natpro.be
www.bioforum.be
www.bioguide.be (Bruxelles)
ECOTOPIE

Des chiffres:
- L'industrie alimentaire consomme 40 calories fossiles par calories d'aliments produits!
- L'industrie alimentaire perd 6 à 18 tonnes de terres fertiles par tonnes d'aliments produits!
- Il faut, suivant les études, de 25.000 à 100.000 litres d’eau et de 7 à 10 kg de céréales pour produire un kilo de viande de bœuf.
Source: Vers un nouvel équilibre alimentaire par Daniel CAUCHY
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 11:09
Quelques extraits du livre Le temps du changement de Fritjof Capra (Monaco, éditions Le Rocher, 1983). L'auteur est un physicien américain, auteur de Le Tao de la physique et de Sagesse des Sages. Il a participé au Colloque de Cordoue en 1979 sur "Science et Conscience".

 

p. 47 ; "Entre 1500 et 1700, se produisit un bouleversement spectaculaire dans la manière dont les gens se représenteraient l'univers et dans leur mode de pensée. La nouvelle mentalité et la nouvelle perception du cosmos fournirent à notre civilisation occidentale les éléments caractéristiques de notre ère moderne."

 

p. 48 ; "La perspective médiévale se modifia radicalement aux XVIème et XVIIème siècles et fit place à une vision du monde considéré comme une machine. Le "monde-machine" devint la métaphore dominante de l'ère moderne. Cette évolution résulta des changements révolutionnaires intervenus en physique et en astronomie, culminant dans l'oeuvre de Copernic, de Galilée et de Newton. La science du XVIIème siècle reposait sur la nouvelle méthode d'investigation défendue avec force par Francis Bacon ; celle-ci impliquait la description mathématique de la nature et le raisonnement analytique dû au génie de Descartes. Conscients du rôle primordial joué par la science dans l'avènement de ces transformations fondamentales les historiens ont baptisé cette époque : Ère de la Révolution Scientifique."

 

p. 49 ; "Alors que Galilée imaginait des expériences ingénieuses en Italie, en Angleterre, Francis Bacon énonçait explicitement la méthode empirique de la science. Il fut le premier à formuler une théorie claire de la procédure inductive -faire des expériences et en tirer des conclusions générales à tester par de nouvelles expériences- et son influence fut considérable, tant il défendait avec acharnement de la nouvelle méthode. Il attaquait vigoureusement les écoles de pensées traditionnelles et développa une véritable passion pour l'expérimentation scientifique.

L'"esprit baconien" bouleversa profondément la nature et l'objectif de la quête scientifique. Depuis les Anciens, les buts de la science avaient été la sagesse, la compréhension de l'ordre naturel et la vie en harmonie avec celui-ci. La science était pratiquée "pour la gloire de Dieu" ou, comme le disent les Chinois, pour "suivre l'ordre naturel", "suivre le cours du Tao". Ces buts étaient de nature yin, ou intégrants ; l'attitude des scientifiques était fondamentalement écologique, pour employer un terme actuel. Au XVIIème siècle, cette attitude laissa place à son opposé polaire ; du yin on passa au yang, de l'intégration à l'affirmation."

 

"Notre obsession de l'expansion a déséquilibré l'économie, les institutions et même l'environnement naturel. On peut parler d'une croissance cancéreuse des villes comme des technologies, dues à un chaos conceptuel hérité d'une vision mécaniste du monde (...) La nouvelle vision de la réalité, qui ouvrira le passage vers une ère solaire, repose sur une approche holistique des phénomènes, c'est-à-dire globale et non fractionnée. Nous sommes condamnés à changer de mode de pensée, de façon de vivre et, par conséquent, de société. Mais ce changement se fera-t-il avec nous ou sans nous ? Sera-t-il évolutionnaire ou révolutionnaire ? (...) Penser globalement, agir localement est une clé majeure de cette vision systémique."

 


Autres lectures si vous avez le temps:

 

La science est-elle corrompue ?

 

Quand l’industrie pharmaceutique soigne… ses médicaments

 

Un petit tour sur le site phramacritique est également très instructif.

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 00:46

Une vidéo excellente (3 minutes maxi) ! A voir et à partager. En phase avec les articles La peste ploutocrate, Elevage intensif, HEARTHLINGS et bien d’autres.

 

 

Sans oublier que la surconsommation de viande contribue largement à l’effet de serre (25%), l’épuisement des sols, de la biodiversité et de l’eau. Cfr. article Manger moins de viande et de poisson.

 

Un lecteur vient de me faire parvenir un article titré Grippe A/Virus H1N1VACCIN OU ARME DE DESTRUCTION MASSIVE ?

Ou encore

http://www.evolution-prosperite.com/pandemie/pandemie-1.pdf
http://www.evolution-prosperite.com/pandemie/pandemie-2.pdf

 

Faut-il le croire ? Est-ce vraiment important ? Et la version officielle des événements du WTC ou les armes de destructions massives en Irak tout le monde y a cru non ? Pourquoi tant de bruit pour si peu ? Il semblerait que nous ayons franchi le cap des 1000 décès de grippe porcine dans le monde… 1000 cas mortels de la grippe depuis fin avril, soit grosso modo 10 morts par jour à comparer aux 24.000 morts de faim journaliers !!!

Psychose quand tu nous tiens.

 

Après le terrorisme voici la grippe porcine. Un virus c’est mieux, ça n’a pas de barbe et c’est plus sournois. Ce qui frappe aussi les esprits c’est le côté fulgurant ! Une mort plus rapide que l’éclair. Certainement plus efficace que Ben Laden et qui en plus fait tourner le monde des biotechnologies plutôt que celui du pétrole.

 

Comme le dit si bien Barbouse dans son article Big Brother je te vois..., tout est une question de puissance d’émission dans l’espace médiatique. Avez-vous entendu parler des événements du Nigeria ou des inondations en Mongolie? Et la « pandémie » alimentaire  on en parle? Et le financement des banques pour des activités peu reluisantes on en parle? Et les faramineuses provisions de BNP Paribas ou Goldman Sachs? Les accointances de Geithner et Summers avec cette dernière? Curieusement, là, le volume est au minimum…

 

J’ai envie de chanter « non, non, rien à changé, tout, tout va continuer, yeh, yeh… ». Jusqu’à quand ?

 

Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons nous informer sur internet et croiser les informations. Quelques sites à marquer dans vos favoris :


- http://contreinfo.info/

- http://www.michelcollon.info/

- http://www.grain.org/accueil/ (Biodiversité)

- http://risal.collectifs.net/ (Amérique Latine)

- http://www.congoforum.be (Afrique)

- http://www.agoravox.fr/

- http://bellaciao.org/

- http://www.mondialisation.ca/

 

"La production capitaliste ne développe la technique et la production sociale qu'en épuisant en même temps les deux sources d'où jaillit toute richesse: la terre et le travailleur."

[Karl MARX]

 

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 10:44

Un article peu commun qu’il me semble important de souligner. Je tiens à vous mettre en garde car je me suis fait piéger par NetLog.

 

NetLog est un réseau « social » au même titre que Twitter ou FaceBook. Lorsque vous vous inscrivez sur NetLog en quelques clics de souris, Netlog est capable de lire tout votre carnet d’adresse de votre adresse mail d’inscription et de faire suivre un mail de demande d’inscription à tous vos contacts !!! Je suppose qu'il y a des accords de partage d’infos entre NetLog et Yahoo, Gmail, Hotmail, Facebook, etc.

 

Du coup, même mon patron, mon banquier et mon fournisseur de gaz ont été invités à me rejoindre sur Netlog! Je m’y suis inscrit par curiosité pour la fameuse monnaie virtuelle ING-NETLOG et suite à une demande d’un ami qui s’est fait piéger de la même manière que moi. Une excellente technique de réaction en chaine pour se faire connaitre.

 

Résultat des courses, 50 mails en retour sur ma "mailbox" le lendemain de mon inscription alors que je n'avais rien demandé (ou du moins, ce n'était pas clair). Je crois que je vais devoir laisser tomber mon adresse mail actuelle. J'ai déjà supprimé mon compte NetLog. Malheureusement NetLog a déjà pu pomper toutes mes adresses! Ras-le bol de ces réseaux de "socialisation". Le but premier de ces réseaux c'est de collecter des infos !

 

Facebook appartient-il à la CIA ?


Les réseaux sociaux attirent les cybercriminels


Sur Facebook, le lecteur ne paie rien mais il peut rapporter gros


Réseaux sociaux : quels risques pour les internautes ?

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1) Manuel d’anti-économie

2) Transition écologique & économique

3) Le retour du puritanisme au travail

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6) Argent, Richesse, Valeur

 

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