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  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 09:55

 

 

 

La situation  

Depuis une dizaine d’années l’Union européenne a posé plusieurs directives et règlements visant à « européaniser » encore davantage le droit de la santé. De fait, il y a bien longtemps que les Etats n’ont plus leur mot à dire sur la manière d’encadrer la vente et la distribution des médicaments, des plantes ou même des aliments.

Les mêmes raisons sont invoquées à chaque fois par le législateur européen : il faut harmoniser les règles pour permettre une meilleure circulation des marchandises et protéger les consommateurs.

 

Ce dernier point surtout est mis en avant par la Commission européenne comme si dans la plupart des pays européens, le niveau de protection des consommateurs était notoirement bas et que les autorités nationales étaient bien incapables de protéger leurs ouailles !

 

Code communautaire sur les médicaments, directive sur les médicaments traditionnels à base de plantes, et maintenant règlement sur les allégations de santé, toutes ces normes européennes sont venues limiter un peu plus la liberté des professionnels de la santé et  permettent une élimination progressive et méthodique des plus petits d’entre eux. Cela veut dire aussi moins de choix pour les patients et à terme une qualité de produits inférieure à celle d’aujourd’hui.

 

Ne restera à l’issue de ce grand déluge normatif qu’une poignée d’acteurs économiques capables de faire face à l’administration et ses exigences. On les connait du reste : les Nestlé, Danone, Bayer, Pfizer, et autres Mercq ont de beaux jours devant eux. L’administration européenne se charge d’exécuter pour eux tous leurs concurrents…

 

Et le dernier coup en date est venu de l’Agence européenne de sécurité des aliments ou EFSA (European Food Security Agency) avec la molle complicité de la Commission européenne et du Parlement européen.

 

En 2006, la Commission européenne propose un règlement visant à encadrer les allégations thérapeutiques liées aux aliments. Jusque là tout va bien. Qui en effet pourrait s’opposer à l’idée de contrôler des industriels des compléments alimentaires dont par ailleurs, beaucoup considèrent qu’ils sont allés trop loin dans leurs communications commerciales ?

 

Mais sous prétexte de corriger cet excès, l’administration est passée d’un extrême à l’autre en interdisant quasiment toute communication sur les allégations thérapeutiques.

 

Le règlement 1924/2006/CE … et son application !  

Le texte de 2006 pose un principe simple : l’ensemble des allégations thérapeutiques associées à des aliments doivent faire l’objet d’un dossier déposé auprès de la Commission.

 

Par exemple, pour avoir le droit de dire que les pruneaux ont un impact éventuel sur la digestion, il faut constituer un dossier, le déposer et surtout que ce dossier soit accepté. C’est là que le bât blesse.

 

44 000 dossiers ont été déposés. La commission a réduit ce nombre à 4637 en raison des doublons ou des triplés, chaque pays ayant déposé ses propres allégations et par définitions certaines se recoupaient.

 

Sur ces 4637 dossiers déposés en 2008, seuls 222 ont été autorisés en 2012. Pendant quatre ans, les fabricants de compléments alimentaires ont donc continué à vendre des produits assortis d’allégations sans savoir s’ils seraient à terme dans l’illégalité ou non.

 

Toutes les autres allégations ont été refusées ou sont en attente d’une décision, ce qui revient au même. La Commission européenne propose un registre des allégations de santé sur son site Internet : http://ec.europa.eu/nuhclaims/

 

L’EFSA en effet, considère que seule la liste des 222 allégations peut être utilisée. Mais sur ce dernier point, tout le monde ne semble pas d’accord !

 

Résultat :  

-        Une insécurité juridique maximale pour les professionnels de la santé qui doivent appliquer des règles floues dont les interprétations varient d’un pays à l’autre, voire d’une région à l’autre.

 

-        Les administrations nationales sont sur les starting blocs pour contrôler toutes les entreprises du secteur mais à partir d’un texte flou et incertain. Si elles choisissent d’interpréter le règlement de manière stricte, c’est-à-dire de limiter à 222 le nombre d’allégations autorisées, la plupart des entreprises de complément alimentaire deviendront hors la loi du jour au lendemain.

 

Le risque dans les quelques mois à venir est double :

 

>>> d’une part, toutes les petites d’entreprises du secteur mettront la clef sous la porte parce qu’elles ne pourront plus vendre leur produits. En effet, l’information est essentielle pour de nombreux compléments alimentaires dont les qualités éventuelles sont ignorées des consommateurs. La Lysine par exemple, qui contribue à la croissance des os, à la formation du collagène et des anticorps ne saurait être vendue sans être assortie d’une information adaptée.

 

S’il est logique que cette information soit encadrée, il est dangereux de l’interdire totalement.

 

>>> car en définitive, le résultat de cette approche est une baisse globale du niveau d’information des consommateurs.

 

En clair, l’application du règlement aura un résultat exactement opposé aux principes qu’il prétend défendre : la protection du consommateur et le développement des PME.

 

Pour les citoyens et les consommateurs de santé cette situation est inacceptable.  

 

Le coup d’état de l’EFSA (l’Agence européenne de sécurité des aliments).

 

Alors que le règlement 1924/2006 prévoyait trois types de procédures pour les dossiers, l’EFSA a décidé unilatéralement de n’en retenir qu’une : la plus complexe, la plus exigeante et la plus coûteuse en demandant notamment des études « randomisées » pour prouver les allégations de santé des produits concernés.

 

Ainsi, alors que le règlement ne demande fabricants de compléments alimentaires que de démontrer les effets nutritionnels des produits, l’EFSA quant à elle, exige de faire la démonstration des effets « physiologiques » de ces mêmes produits.

 

Si on reprend l’exemple des pruneaux cela veut dire qu’il faut en faire avaler à des milliers de personnes pendant plusieurs mois et constater les effets d’un tel régime par rapport à un groupe de personnes qui n’en prendrait pas avant de pouvoir dire que les pruneaux ont probablement un effet laxatif !

 

L’EFSA a  donc largement outrepassé le mandat que la Commission lui avait donné.

 

Mais l’EFSA est allée plus loin dans la dictature et l’hypocrisie. Exigeant que les dossiers soient remis avant le 1er janvier 2008, elle a produit un guide spécial pour aider les professionnels de la santé à compléter les dossiers après que l’ensemble des dossiers ont été déposés !

 

Et l’administration d’ajouter que les refus ne portent pas à conséquence puisque les dossiers refusés peuvent être déposés une deuxième fois. Mais la seconde tentative est soumise à une autre procédure plus complexe et plus coûteuse que la précédente !

 

Quand nos responsables politiques rendent les armes…

 

Mais il y a pire : le système institutionnel européen bien que complexe, est censé disposer de garde fous face à l’unilatéralisme éventuel des technocrates européens.

 

Mais, ni le parlement européen, ni le conseil des ministres qui ont entériné la décision l’EFSA par deux résolutions du 21 et du 30 mars 2012, n’ont émis de réserves face à l’autoritarisme inédit de l’administration européenne.

 

Interrogé sur le sujet un Député européen s’est contenté d’expliquer que ce débat durait depuis six ans et que les députés n’avaient plus le temps de se pencher sur un sujet auquel ils ne comprenaient rien !

 

On se demande s’il est vraiment nécessaire d’aller encore voter !

 

Si nos responsables politiques eux même trouvent les débats politiques trop longs et complexes pour s’y intéresser, il est peut être temps de réagir avant que ne meure totalement notre démocratie.

 

L’enquête de l’ombudsman européen  - une autre institution européenne – montre qu’il y a un malaise.  Mais ce soupçon officiel d’irrégularité ne changera pas la situation. Le mal est fait. L’EFSA a opéré sans contraintes ni contrôles.

 

Il est temps que l’ensemble des citoyens se mobilise face à ce déni de démocratie. La question n’est pas uniquement de savoir si l’on risque de perdre le choix de se soigner autrement – ce qui est le cas – mais aussi de savoir si nous acceptons définitivement de déléguer à des administrations inconnues des questions politiques que seuls des responsables élus devraient pouvoir trancher !

 

Certains ont commencé à le faire :

 

Début 2012, les associations PAN Europe et Générations futures ont dénoncé les conflits d’intérêts des experts de l’EFSA en soulignant dans un communiqué du 30 janvier 2012: « le rôle clef de Susan Barlow » (ndlr : Présidente de l’un des groupe de travail de l’EFSA) et ajoute : « L’EFSA bafoue ici ses propres règles [2] qui disent que la procédure desélection des experts doit être transparente et être appliquée de manière cohérente. »[i]

 

En février 2012 l’Observatoire de l’Europe Industrielle a publié un rapport inquiétant sur l’existence de conflit d’intérêt au sein de l’EFSA dont de nombreux experts travaillent à la fois pour l’administration européenne et de grands groupes industriels.

 

Le rapport[ii] précise : « L’ensemble des experts de l‟EFSA qui sont décisionnaires en la matière n’offrent pas tous des gages d’indépendance. De nombreux membres de ces groupes d’experts ont des liens avérés avec des entreprises du secteur des biotechnologies, de l’alimentation et des pesticides. »

 

 Heureusement, la mobilisation dans le secteur s’organise.

 

Outre une campagne lancée en Angleterre par la « Alliance for Natural Health »[iii], une campagne a été lancée aux Pays-Bas : http://www.sup.nl/petition/fr.php et en France, l’IPSN sonne le tocsin en lançant une pétition adressée au Parlement européen pour que soit votée une nouvelle résolution sur l’application du règlement 1924/2006 : http://institut-protection-sante-naturelle.eu/video/Petition1204/Petition1205.html

 

L’enjeu de cette pétition est immense. Ce problème va bien au-delà d’une simple question de compléments alimentaires. Il s’agit de combattre une prise de pouvoir sans précédent de l’administration européenne, c’est-à-dire d’un déni évident de démocratie assorti d’une complaisance coupable des députés européens !

 

Outre notre liberté thérapeutique, c’est aussi notre droit le plus fondamental dans une démocratie – le droit de vote – qui a été bafoué !

 

Il ne reste qu’un espoir, saisir le Parlement européen d’une pétition pour que le dossier soit rouvert et que cette fois, les députés européen et les ministres européens fassent leur travail !

 

Un dernier espoir….

 

Il faut savoir qu’il existe une nouvelle procédure de pétition auprès du Parlement européen qui permet de faire adopter des textes sur les questions qui nous préoccupent. Cette procédure est entrée en vigueur à partir au mois d’avril 2012.

 

Pour cela, nous devons réunir un million de signatures en provenance de 7 pays européens différents. Il ne s’agit que d’un petit million de signatures sur les 492 millions de citoyens européens… mais nous devons les réunir.

 

Désormais la Commission européenne n’est plus la seule à pouvoir proposer de nouveaux textes juridiques. Les citoyens européens peuvent le faire aussi. C’est un de nos droits. Servons-nous en !

 

Augustin de Livois sur http://institut-protection-sante-naturelle.eu/actualites/reglement-19242006ce-etats-des-lieux/


[i] http://www.i-dietetique.com/pdf/CP300112_efsa_infiltration_TTC_final-1.pdf 

[ii] http://www.corporateeurope.org/sites/default/files/conflits_indigestes_0.pdf 

[iii] http://www.anh-europe.org/news/three-eu-campaign-update

 


 

 

Pétition : http://institut-protection-sante-naturelle.eu/video/Petition1204/Petition_signature.html

 

Statistiques officielles sur l'état de la santé en France (ci-dessous) disponible sur http://institut-protection-sante-naturelle.eu/

"Les médicaments prescrits sur ordonnance tuent plus que les accidents de la route, la pneumonie ou le diabète."

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Published by Ploutopia - dans Planète & SANTE
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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 18:04

Des États membres de l’OTAN et du CCG préparent un coup d’État et un génocide sectaire en Syrie. Si vous voulez vous opposer à ces crimes, agissez dès maintenant : faites circuler cet article sur le Net et alertez vos élus.


 

 

Dans quelques jours, peut-être dès vendredi 15 juin à midi, les Syriens qui voudront regarder les chaînes nationales verront celles-ci remplacées sur leurs écrans par des télévisions créées par la CIA. Des images réalisées en studio montreront des massacres imputés au gouvernement, des manifestations populaires, des ministres et des généraux donnant leur démission, le président el-Assad prenant la fuite, les rebelles se rassemblant au cœur des grandes villes, et un nouveau gouvernement s’installant au palais présidentiel.

 

Cette opération, directement pilotée depuis Washington par Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale des États-Unis, vise à démoraliser les Syriens et à permettre un coup d’État. L’OTAN, qui se heurte au double veto de la Russie et de la Chine, parviendrait ainsi à conquérir la Syrie sans avoir à l’attaquer illégalement. Quel que soit le jugement que l’on porte sur les événements actuels en Syrie, un coup d’État mettrait fin à tout espoir de démocratisation.

 

Très officiellement, la Ligue arabe a demandé aux opérateurs satellitaires Arabsat et Nilesat de cesser la retransmission des médias syriens, publics et privés (Syria TV, Al-Ekbariya, Ad-Dounia, Cham TV etc.). Il existe un précédent, puisque la Ligue avait déjà œuvré à la censure de la télévision libyenne pour empêcher les dirigeants de la Jamahiriya de communiquer avec leur peuple. Il n’y a pas de réseau hertzien en Syrie où les télévisions sont exclusivement captées par satellite. Mais cette coupure ne laissera pas les écrans noirs.

 

En effet, cette décision publique n’est que la partie émergée de l’iceberg. Selon nos informations plusieurs réunions internationales ont été organisées cette semaine pour coordonner l’opération d’intoxication. Les deux premières, d’ordre technique, se sont tenues à Doha (Qatar), la troisième, politique, s’est tenue à Riyad (Arabie saoudite).

 

Une première réunion a rassemblé les officiers de guerre psychologique « embedded » dans quelques chaînes satellitaires, dont Al-Arabiya, Al-Jazeera, BBC, CNN, Fox, France 24, Future TV, MTV — On sait que depuis 1998 des officiers de l’United States Army’s Psychological Operations Unit (PSYOP) ont été incorporés dans la rédaction de CNN ; depuis, cette pratique a été étendue par l’OTAN à d’autres stations stratégiques—. Ils ont rédigé à l’avance de fausses informations, selon un « storytelling » élaboré par l’équipe de Ben Rhodes à la Maison-Blanche. Une procédure de validation réciproque a été mise au point, chaque média devant citer les mensonges des autres pour les rendre crédibles aux yeux des téléspectateurs. Les participants ont également décidé de ne pas uniquement réquisitionner les chaînes de la CIA pour la Syrie et le Liban (Barada, Future TV, MTV, Orient News, Syria Chaab, Syria Alghad), mais aussi une quarantaine de chaînes religieuses wahhabites qui appelleront au massacre confessionnel au cri de « Les chrétiens à Beyrouth, les alaouites au tombeau ! »

 

Le second meeting réunissait des ingénieurs et des réalisateurs pour planifier la fabrication d’images de fiction, mêlant une partie en studio à ciel ouvert et une partie d’images de synthèse. Des studios ont été aménagés durant les dernières semaines en Arabie saoudite pour reconstituer les deux palais présidentiels syriens et les principales places de Damas, Alep et Homs. Il existait déjà des studios de ce type à Doha, mais ils étaient insuffisants.

 

La troisième réunion regroupait le général James B. Smith, ambassadeur des États-Unis, un représentant du Royaume-Uni, et le prince Bandar Bin Sultan (que le président George Bush père désignait comme son fils adoptif, au point que la presse états-unienne l’a surnommé « Bandar Bush »). Il s’agissait de coordonner l’action des médias et celle de « l’Armée syrienne libre » dont les mercenaires du prince Bandar forment le gros des effectifs.

 

L’opération qui était en gestation depuis des mois a été précipitée par le Conseil de sécurité nationale des États-Unis après que le président Poutine ait notifié à la Maison-Blanche que la Russie s’opposerait par la force à toute intervention militaire illégale de l’OTAN en Syrie.

 

Cette opération comprend deux volets simultanés : d’une part déverser de fausses informations et d’autre part censurer toute possibilité d’y répondre.

 

Le fait d’interdire des TV satellitaires pour conduire une guerre n’est pas nouveau. Ainsi, sous la pression d’Israël, les États-Unis et l’Union européenne ont successivement interdit des chaînes libanaise, palestiniennes, irakiennes, libyennes, et iraniennes. Aucune censure n’a été effectuée envers des chaînes satellitaires provenant d’autres régions du monde.

 

La diffusion de fausses nouvelles, n’est pas non plus une première. Cependant, quatre pas significatifs ont été franchis dans l’art de la propagande au cours de la dernière décennie.
• En 1994, une station de musique pop, la Radio libre des Mille Collines (RTML) a donné le signal du génocide rwandais en appelant à « Tuer les cafards !  ».
• En 2001, l’OTAN a utilisé des médias pour imposer une interprétation des attentats du 11-Septembre et justifier les attaques de l’Afghanistan et de l’Irak. À l’époque déjà, c’est Ben Rhodes qui avait été chargé par l’administration Bush de rédiger le rapport de la Commission Kean/Hamilton sur les attentats.
• En 2002, la CIA a utilisé cinq chaînes, Televen, Globovision, Meridiano, ValeTV et CMT, pour faire accroire que des manifestations monstres avaient contraint le président élu du Venezuela, Hugo Chavez, à démissionner, alors qu’il venait d’être victime d’un coup d’État militaire.
• En 2011, France 24 faisait de facto office de ministère de l’Information du Conseil national libyen, avec qui il était lié par contrat. Lors de la bataille de Tripoli, l’OTAN a fait réaliser en studio et diffuser par Al-Jazeera et Al-Arabiya des images des rebelles libyens entrant sur la place centrale de la capitale, alors qu’ils étaient encore loin de la ville, de sorte que les habitants, persuadés que la guerre était perdue, cessèrent toute résistance.

 

Désormais, des médias ne se contentent plus de soutenir la guerre, ils la font.

 

Ce dispositif viole des principes de base du droit international, à commencer par l’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme relatif au fait « de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ». Surtout, il viole les résolutions de l’Assemblée générale des Nations-Unies, adoptées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour prévenir les guerres. Les résolutions 110, 381 et 819 interdisent « les obstacles au libre-échange des informations et des idées » (en l’occurrence la coupure des chaînes syriennes) et «  la propagande de nature à provoquer ou encourager toute menace à la paix, rupture de la paix, ou tout acte d’agression ». En droit, la propagande de guerre est un crime contre la paix, le plus grave des crimes, puisqu’il rend possible les crimes de guerre et les génocides.

 

Par Thierry Meyssan sur VOLTAIRE.NET

 

Lire aussi :

- L’immoralité intolérable de l’occident envers la Syrie

- Tambours de guerre contre la Syrie ?

- OTAN : le Pitbull Impérial

 

 

Et enfin, sur Mondialisation.ca, cette courte analyse qui en dit long sur l’abime grandissant entre ce qui se dit et ce qui se vit réellement sur le terrain.


 

Comme sur le dossier des événements du 11-Septembre, la désinformation sur les événements en Syrie bat son plein, et nous n’aurons de cesse de la dénoncer, ou plutôt de dénoncer l’unanimisme des médias hexagonaux. Pourtant, et sans pour autant prendre le parti du président Assad, nos voisins européens sont de moins en moins frileux sur la question. Après le témoignage accablant d’un grand reporter anglais, sur le piège mortel dont il a failli être victime, tendu par un groupe de rebelles syriens à bord d’un véhicule agressif, voici que le FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG, grand quotidien conservateur de la capitale financière – ce n’est pas un hasard- de notre voisin allemand, tiré à 370 000 exemplaires, propose la première synthèse officielle claire sur les événements atroces de Houla.


Les conclusions de cet article recoupent en tous points les premiers constats effectués en français par le réseau Voltaire et par Mondialisation.ca. L’article souligne aussi la grande similitude des modes opératoires entre les massacres de Houla et Al Qubeir. Nous y découvrons également l’effort auquel s’est engagé le président Assad, pour maintenir la cohésion entre alaouites et sunnites, l’une des conditions essentielles pour ramener la paix. Et évidemment, cet article n’est pas "sans rapport" avec les déclarations de Guido Westerwelle, ni la saisie de containersd’armes par les Libanais grâce aux renseignements du BND allemand. En France, MM. "Sarkollande" et "Jupabius" développent une rhétorique belliciste exactement à l’opposé du gouvernement allemand, et nous avons même dû rapatrier en catimini des agents de renseignements venus soutenir les rebelles, et pris la main dans le sac. Mais que fait "Her Excellency the Baroness Ashton of Upholland" ? Et les médias français bien sûr se taisent ou maquillent la réalité. Curieuse époque, non ?


Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons nous informer autrement.

Et surtout croiser les informations !


http://www.mondialisation.ca

http://effondrements.wordpress.com

http://www.egaliteetreconciliation.fr/

 

http://www.altermonde-sans-frontiere.com

 

http://www.voltairenet.org/

 

http://www.legrandsoir.info/

 

http://www.michelcollon.info/

 

http://www.agoravox.fr/

 

http://www.rue89.com/

 

http://www.oulala.net

 

http://blogs.mediapart.fr/

http://www.wikistrike.com/


http://www.alterinfo.net/

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 21:53

 

Ainsi, de bancaire à souveraine, la crise deviendrait monétaire…

Et pourtant, et pourtant, les solutions existent et la gestion monétaire n’a rien de complexe ! Le principe de base est d'une simplicité déconcertante: garder un parfait équilibre entre monnaie émise et quantité de biens et services produits.

 

Trop de monnaie par rapport aux biens et services produits implique une dépréciation de la monnaie : il faut plus de pièces et billets pour acheter un bien ou service au temps t qu’au temps t-1. C’est ce qu’on appelle l’inflation.

 

Trop peu de monnaie par rapport aux biens et services produits implique une appréciation de la monnaie : il faut moins de pièces et billets pour acheter un bien ou service au temps t qu’au temps t-1. C’est ce qu’on appelle la déflation.

 

Ni l’inflation, ni la déflation ne sont bonnes pour l’économie.

 

En période de forte production de biens et services (bonne croissance du PIB) une légère inflation, parfois même de 5 à 10%, ne pose aucun problème car elle permet à l’argent de circuler et de faire tourner l’économie.

 

Toute gestion monétaire se résume à ça. En Europe, c’est le rôle de la BCE, aux Etats-Unis, la Fed. Tous les manuels d’économie précisent que les banques centrales ont pour mission d’ajuster l’approvisionnement monétaire au développement économique. Comment se fait-il que les banques centrales du monde entier n’y parviennent pas ?

 

Tout simplement parce qu’elles ne sont pas seules à créer la monnaie. Depuis une cinquantaine d’années, TOUTES les banques du monde peuvent créer de la monnaie en deux coup de cuillère à pot. Elles le font en accordant des crédits. Bien sûr, les banques sont soumises à ce que l’on appelle des règles prudentielles qui les obligent à ne pas créer plus de dix fois la quantité de monnaie (crédit) que ce qu’elles possèdent comme fond propres (dépôt de leur clients) et de monnaie centrale (BCE).

 

Nous voici donc au cœur du problème. Nous nous sommes dotés d’une super institution bancaire (banque centrale) supposée autonome, intègre et indépendante qui doit réguler la création monétaire alors qu’elle n’est pas maître des robinets qui ouvrent et ferment l’arrivée des sousous ???

 

Les banques, dans leur grande mansuétude, ont alloué plus de crédits, donc de monnaie, que l’économie n’était capable de créer de biens et services. Les banques ont donc créé et créent encore de l’inflation ! En Allemagne par exemple, entre 1992  et 2008, la masse monétaire a augmenté 8 fois plus que l’économie.

 

Mais cette inflation ne se traduit pas par une dépréciation de la monnaie car elle est injectée dans l’économie spéculative et dans les paradis fiscaux. Une économie casino qui ne représente en rien l’économie réelle. Selon Bernard Lietaer, 98% des échanges monétaires journaliers dans le monde servent l’économie casino ! 95% de la monnaie en circulation est scripturale (électronique) et facilement créée par les banques. Seuls 5% représentent l’argent liquide qui relève de la compétence de la banque centrale (pièces, billets et monnaie centrale scripturale).

 

Tout cet argent accordé à la légère circule donc ailleurs que là où il devrait être. Raison pour laquelle, certains économistes et politiques actuels (Roubibi, Krugman, Pinsole, Marine Le Pen) préconisent d’arrêter de monétiser pour le système et de monétiser directement pour les Etats, les citoyens, l’économie réelle. En voilà une bonne idée ? C’est vrai au fond, pourquoi devrions-nous faire tourner la planche à billet pour un puits sans fond plutôt que pour nous?

 

Le hic, c’est que dans ce cas (monétisation directe de la dette des Etats), il n’y aura plus stockage dans l’économie casino mais injection directe dans l’économie réelle et on risque fort de déprécier la monnaie! Sauf gestion très fine et délicate, on risque vite d’entrer dans une spirale zimbabwéenne, zaïroise, argentine ou la symbolique hyperinflation de la république de Weimar.

 

Dans la gestion actuelle de notre monnaie, créée, en fin de compte, par monsieur tout le monde, nous sommes donc face à un sérieux dilemme : soit on monétise pour les riches et l’économie casino mais ça ne résout pas la crise, soit on monétise pour les pauvres et l’économie réelle mais ça dévalue la monnaie ! Une autre alternative, plus simple et qui fait toujours recette, c’est de taxer encore plus les pauvres pour tenter de rééquilibrer les déficits mais ça ne résout pas la crise non plus…

 

Et donc, plutôt que de revoir notre copie, on persiste et signe dans la taxation et la monétisation. Plus fort encore, on trouve l’idée tellement géniale, qu’on va la graver en lettre d’or sur les tables de nos constitutions ! « Nous, peuples de l’Europe, admettons qu’il est juste et bon de taxer les pauvres et d’enrichir les riches ». Un mal nécessaire. Un aléa moral.

 

Stop, stop, stop ! Ne pourrait-on pas nous arrêter 30 secondes et réfléchir ? Quel est le problème ? N’est-ce pas la création monétaire par le crédit sans couverture directe en banque ? N’est-ce pas le simple fait de prendre nos rêves pour des réalités ? 

 

Pourquoi ne pas interdire cette pratique et dire aux banques que désormais elles ne pourront accorder de crédit qu’en fonction de leurs fonds propres et/ou de la monnaie centrale qu’elles possèdent en caisse ? Pourquoi ne pas effacer les ardoises des dettes illégitimes et revenir progressivement à la normale ?

 

Notre système bancaire, économique et monétaire est outrageusement bancal parce que nous prenons nos désirs pour des réalités. Autrefois, il fallait économiser ou posséder l’argent dans les banques pour pouvoir investir.

 

La solution est donc triviale :

1)     Le "Monétatif", un nouveau pouvoir qui viendrait s’ajouter à l’exécutif, au législatif et au judiciaire (également évoqué par James RBERTSON et le sociétalisme), qui règlerait l’émission monétaire par:

2)     Le "Vollgeld", un nouveau conceptde création monétaire qui assurerait un contrôle optimum de l’économie puisque piloté en fonction de la croissance économique.

 

Le Monétatif, sous contrôle citoyen, détiendrait le monopole de la création monétaire par le biais du Vollegeld et ne serait plus uniquement, comme aujourd’hui, responsable de l’argent liquide (billets et pièces de monnaie), mais également de l’agent scriptural qui est aujourd’hui en grande partie créé et mis en circulation par les banques d’affaires.

 

Le défi se situe bien sûr dans l’élaboration pratique et juridique d’un pouvoir Monétatif sous contrôle démocratique ! Le MES c’est exactement le contraire tout en gardant les dés pipés, de l’octroi du crédit par les banques, qui permettent de fausser le jeu à tous les coups : pile, je gagne, face, je gagne. Tout cela sous prétexte qu’on à pas d’autre choix ???

 

Eh bien, fort heureusement, en Suisse, il existe ENFIN une initiative digne de ce nom qui prône un changement des dés et des règles du jeu ! L’association «Modernisation monétaire» (MOMO) créée récemment se compose en partie de membres de l’«Initiative pour un ordre économique naturel Suisse» (INWO).

 

+++

 

L’INWO débat depuis un certain temps d’une initiative populaire sur une réforme du système monétaire. La création de l’association «Modernisation monétaire» a élargi considérablement le cercle des personnes favorables à cette réforme, notamment à des politiques appartenant à l’UDC et au PLR.
L’association possède un conseil scientifique dont font partie Philippe Mastronardi, professeur à l’Université de Saint-Gall, Joseph Huber, professeur à l’Université de Halle, Hans-Christoph Binswanger, professeur émérite de l’Université de Saint-Gall, Peter Hablützel, Peter Ulrich, professeur émérite, et Heinrich Bortis, professeur. Dans son livre intitulé «Das Geldwesen in öffentliche Hand», Joseph Huber a défini le cadre théorique du débat. Que veulent les initiateurs? Ils ont organisé en mai 2011 à Winterthur un congrès sur le thème «Schweizer Vollgeldreform» et présenté un projet provisoire de texte d’initiative. Nous allons maintenant présenter les grandes lignes du projet.

Lire la suite : Pour une modernisation de la monnaie: le «monétatif» Une initiative demande une réforme monétaire, par Werner Wüthrich

 


Des mouvements analogues existent également en Allemagne (d’où vient d’ailleurs le terme de «monétatif»), en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis notamment. Les réunions ont montré que les membres de l’association viennent d’horizons politiques très divers. Certains se situent plutôt à gauche ou du côté de l’écologie et d’autres adhèrent plutôt aux idées de l’UDC ou du PLR, mais ils estiment tous qu’il faut agir. On ne peut pas se contenter d’être les spectateurs d’une mauvaise pièce de théâtre, de s’énerver à propos de la situation insupportable et d’attendre qu’elle empire. Que faire? En tant que citoyens suisses, nous avons l’instrument de l’initiative et pouvons aller de l’avant, mais les citoyens des autres pays peuvent aussi faire quelque chose.

Lire la suite : Le «monétatif», une révolution monétaire Une initiative populaire demande l’instauration du Vollgeld, par Werner Wüthrich, docteur ès sciences politiques, Zurich

 

 

Binswanger: «Il s’agit fondamentalement de trouver une solution intermédiaire entre l’ancien système de l’étalon-or, dans lequel la création de monnaie était limitée par la convertibilité en or de la monnaie de papier et donc par le volume d’or disponible, et le système monétaire actuel qui permet une création illimitée de papier-monnaie et de monnaie scripturale. Revenir à la convertibilité en or – comme certains le proposent – limiterait excessivement la création de monnaie. Inversement, l’actuel système monétaire dans lequel les banques d’affaires ne doivent disposer que d’une petite fraction de la monnaie scripturale en monnaie de la banque centrale ne permet pas de subordonner la création de monnaie à des objectifs d’économie générale.» Alors que faire? Binswanger envisage deux possibilités:


1.    De l’argent couvert à 100% par la banque centrale
«Je propose de revenir à une ancienne idée de l’économiste américain Irvin Fisher qui voulait que chaque crédit accordé par une banque soit couvert à 100% par de l’argent de la banque centrale. Cela empêcherait les banques d’affaires de créer de l’argent de manière illimitée dans le seul but de réaliser des profits. Le capitalisme serait moins instable et moins vulnérable.» On pourrait adopter cette solution sans modifier la Constitution, dans le cadre des lois existantes. En Suisse, les réserves minimales sont fixées dans la Loi sur la Banque nationale.

2.    Introduction du «Vollgeld»
La proposition va plus loin. Une banque d’affaires qui veut accorder des crédits doit tout d’abord se procurer cet argent auprès de la Banque nationale sous forme d’argent liquide et non de monnaie scripturale. Ainsi, les banques d’affaires n’auraient plus la possibilité de créer elles-mêmes de l’argent en accordant des crédits. Les initiateurs du Congrès appellent cette nouvelle forme d’argent «­Vollgeld». Une telle réforme nécessiterait une modification de la Constitution. L’actuel article 99 stipule que seule la Confédération a «le droit de battre monnaie et d’émettre des billets de banque». Il faudrait donc ajouter l’argent scriptural et préciser qu’il relève exclusivement de la compétence de la Banque centrale.

Lire la suite : «Les crises financières et écologiques ne peuvent pas être maîtrisées sans réforme financière et monétaire» par Werner Wüthrich (excellent article !) 

 

 

Et enfin : Les citoyens ont leur mot à dire à propos des questions monétaires fondamentales par Werner Wüthrich

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 23:25
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 11:43

 

 

La crise n’est pas derrière nous, nous sommes en plein dedans. La majorité des partis politiques classiques sont donc pour le Mécanisme Européen de Stabilité. Ils disent que c’est l’ambulance nécessaire pour soigner le malade Greg. Ils disent que sans ça on abandonne les Greg et on laisse tomber l’Euro. Ils disent aussi que nous devons le faire par solidarité.

 

Vrai ou Faux, avant de décider quoi que ce soit qui touche à la constitution d’un pays et donc à la souveraineté de ses habitants, pourquoi sommes-nous si peu au courant ? Même s’il existe un parlement qui est contre, nous savons très bien que des lois ou directives contre lesquelles la majorité s’insurge, finissent quand même par passer (OGM, Commerce, Nucléaire, etc.). Aujourd’hui les règles ou lois qui risquent de passer concernent, ni plus ni moins, la constitutionnalisation de l’austérité. Après avoir perdu toute marge de manœuvre en matière monétaire, les gouvernements abandonnent le levier de la politique budgétaire. Toute l’artillerie répressive de l’appareil d’Etat sera mobilisée dès qu’un citoyen ne sera pas d’accord de vider ses poches.

 

N’oublions pas que c’est exactement ce genre de mesures qui ont propulsé Hitler au pouvoir. En témoignent les multiples percées de l’extrême droite un peu partout en Europe !

 

Dire non au MES ne signifie nullement un manque de solidarité envers le peuple Greg, bien au contraire ! Les grecs l’ont d’ailleurs bien compris en disant qu’ils ne voulaient pas de l’argent de la Troïka. Dire non c’est surtout un manque de solidarité envers les responsables de la crise: responsables non élus et toujours aux commandes ! On se sert de la crise pour continuer à fonctionner avec un système mortifère et inégalitaire fondé sur la dette et le crédit.

 

En Irlande et aux Pays-Bas, il y aura référendum. En France il y a l’appel des 200. En Allemagne aussi. L’Angleterre et la Tchéquie sont contre.

 

En Belgique, le référendum n'est pas prévu par la Constitution. Mais puisque nos élus se préparent à la modifier sans nous consulter, pourquoi nous gêner ?

 

WWW.CONSTITUANTE.BE Une chance inouïe de véritable expression démocratique !

 

=> Interpelez nos parlementaires

=> Inscription (par procuration ou non) à l’assemblée citoyenne constituante du 23 juin

 

J’ai eu l’occasion de rencontrer Marie-Rose Cavalier, ancienne parlementaire très accessible, dynamique et animée d’un profond idéal.

 

 

Il faut aussi savoir que le MES sera approuvé en fonction de la contribution financière des signataires. Plus un pays donne de l’argent, plus il a de poids. Seule la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne peuvent donc réellement freiner l’institution de ce mécanisme. Même si la contribution belge n’est que de 3,5 %, il n’en reste pas moins qu’une modification unilatérale de la constitution est anti-démocratique.

 

 

 

Plus d’informations :

MES, TSCG… l’Europe du pire !

Loin de sortir les Etats et la zone euro de l’emprise des marchés financiers, le MES la renforce encore. Les banques, qui peuvent emprunter à 1 % auprès de la Banque centrale européenne (BCE), prêteront au MES à un taux nettement supérieur. Le MES prêtera aux Etats à un taux encore supérieur et ces fonds serviront à payer la charge de la dette qui entrera dans les coffres des banques. C’est la solidarité version néolibérale, les banques solidaires avec elles-mêmes.

 

Un véritable coup d’Etat se prépare le 21 février

 

la Regle d'or , le MES et le TSCG : 3 NON SENS ABSOLUS

 

Le nouveau traité de l’Europe austéritaire

 

C’est quoi ce MES qui fait hurler tant de gens ?

 

Traité MES, Pacte budgétaire, Mécanisme de stabilité, TSCG : c’est quoi tout ça ?

 

Le FESF, l’UE et la « BANQUE-MES » : le coup final de l´esclavage des peuples, par l’endettement

 

Plus officiel : 

Synthèse du pacte budgétaire

 

Le mécanisme européen de stabilisation : Comment ça marche ?

 

Règlement établissant le fonds européen de stabilité financière


Rapport du Sénat à propos du mécanisme de stabilisation


Mémo de la Commission sur le fonds communautaire

 

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 11:28

G8_Foot_Top_Management.png

Heureusement qu’il y en a au moins un qui semble pensif !

C’est quoi l’idée ? « Voyez, nous aussi on regarde le foot, on est comme vous ». Si c’est le cas, que faites-vous encore là ? Et qu’attendons-nous pour instaurer le tirage au sort à la place du droit de vote ? Une bande de marionnette rien de plus ! Compétentes ou incompétentes peu importe ! Juste des marionnettes. D’ailleurs, il semblerait même que plus elles sont compétentes plus elles sont malléables et manipulables à l’envi ! Des bonnes petites pâtes à modeler facile à travailler. Des unités de production, elles sortent à la chaine, comme nos bagnoles, sentant bon le cuir et le plastique neuf, prête à servir, à foncer, à dépasser.  Fiables à 100% ! Du bon matos mon général !

 

ENA, Oxford, Cambridge, Harvard ou Barefoot College! Laquelle de ces écoles est-elle la plus proche  d’un enseignement digne de ce nom, visant avant tout l’autonomie plutôt que le larbinisme, précepte de base de l’économie ! En économie, le moindre exercice du sens critique est banni: « Parce que c’est comme ça, un point c’est tout ! »

 

 

Né au Rajasthan, en Inde, le Collège des "Va-nu-pieds" redonne confiance aux ruraux en leur réapprenant leurs savoir-faire trop souvent dénigré. Le concept commence à se répandre un peu partout dans le monde. Son fondateur, Bunker Roy, nous explique :

 

« Les va-nu-pieds professionnels » sont des ruraux, des femmes et des hommes comme tout le monde travaillant au Collège des va-nu-pieds. Même si la plupart d'entre eux ont peu ou pas de qualifications, ils travaillent et s’engagent à améliorer la qualité de vie des défavorisés, des exclus et exploités. Bénévoles, ils ne sont tenus par aucun contrat écrit. Ils peuvent partir quand ils le souhaitent. Certains y sont depuis plus de 20 ans. Le salaire maximum est de 150$ par mois. Les différences salariales n’excèdent jamais le double des moins bien payés. Le salaire est un salaire de subsistance et non de marché. Les conditions de vies sont rudimentaires. Tout le monde s’assied, mange et travaille a même le sol.

 

Axées sur la confiance, la tolérance, la patience, la compassion, l’égalité et la générosité, les relations de travail possèdent une dimension spirituelle. Toutes les discussions sont ouvertes et toutes les décisions sont prises collectivement  et de commun accord. Tous les membres du collège sont considérés comme égaux sans distinction de sexe, de caste, d'appartenance ethnique, d'âge ou de scolarité.

 

Pour être admis au Collège des va-nu-pieds, il faut être sans emploi, ne pas savoir lire ou écrire ou à peine. Hommes, femmes, enfants, vieillards y sont admis et formés par des va-nu-pieds médecins, sages-femmes, dentistes, infirmiers, électriciens (énergie solaire), foreurs et pompeurs d'eau, architectes, artisans, designers, maçons, charpentiers, menuisier, programmeurs informatiques et comptables. Des milliers sont passés par le collège et sont maintenant responsables de tout un village.

 

Le Collège encourage l’apprentissage par la pratique, aucun certificat ou diplôme n’est délivré. La communauté elle-même assure la certification. L’emploi généré par le Collège des va-nu-pieds est parvenu à inverser l’exode urbain. Si l’on peut améliorer la qualité de vie dans sa communauté en offrant un service essentiel, à quoi bon migrer dans des bidonvilles aux lendemains incertains ? L’objectif premier du Collège est de redonner confiance et espoir aux communautés rurales. Remettre en avant leurs qualités et savoir-faire pour vire de manière plus autonome et digne. Des gens très ordinaires radiés par la société font des choses extraordinaires qui défient l’entendement. 

 

N’est-ce pas un merveilleux exemple de participation, implication et responsabilisation ? Il ne s’agit pas d’un chef, d’un patron ou d’un professeur mais d'une communauté, miroir de nous-mêmes !

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 13:44

tirage-au-sort-300x199Démocratie ? Vous avez dit démocratie ?

Pouvons-nous rester de marbre devant les  récentes élections françaises où les électeurs n’avaient plus le choix qu’entre deux candidats dont 75% des français ne voulaient pas ? Quid du jeu des chaises musicales entre Poutine et Medvedev ? Peut-on croire à la démocratie quand on sait les sommes colossales nécessaires aux campagnes électorales ? Que dire de Berlusconi, Milosevic, Blair, Sharon, Aznar, et tant d’autres, avec pour chef de file George W. Bush Junior qui, tel un saint, main sur la bible, affirme haut et fort, qu’il faut combattre l’axe du mal pour la démocratie !

 

Démocraties ? Pouvoir du peuple ? Démocratie avec un  gouvernement Bush « full pertrol » entretenant des liens étroit avec les plus dangereux dictateurs de la planète ? Démocratie avec un gouvernement Obama « full Wall Street » détruisant toute velléité nationale d’autonomie des peuples ? Démocratie avec des Chirac ou Sarkozy experts en détournement de fonds publics ? Démocratie avec des Blair ou Cameron brillants soldats de l’ultralibéralisme Thatchérien ? Démocratie avec un Berlusconi propriétaire de la quasi-totalité des médias de son pays ? Démocratie avec des Reynders ou Lagarde manipulant à merveille la langue de bois à l’image de Jacques Attali, expert ès économie de Mitterrand, qui ose déclarer en ricanant : « un économiste, c’est celui qui est toujours capable d’expliquer le lendemain pourquoi la veille il disait le contraire de ce qui s’est produit aujourd’hui » !

 

Égalité & Pouvoir

Le pouvoir est antinomique à l’égalité des peuples et donc à la démocratie. Cependant, il est indissociable de la nature humaine et de la possibilité d’organisation d’un grand groupe d’individus. Nous ne pouvons donc nous en passer ou faire comme s’il n’existait pas… Le pouvoir est source de jalousie, d’inégalités et de grincements de dents. Le pouvoir confère à celui qui le possède un ascendant sur les autres, frères ou sœurs, maris ou femmes, chômeurs ou travailleurs, croyants ou non. Celui qui le possède en perd son esprit critique, sa lucidité et est toujours tenté d’en user et d’en abuser. Le pouvoir possède une gigantesque capacité de corruption/perturbation du bon sens et de la clairvoyance commune. Il se faufile de manière perverse et insidieuse pour faire de nous des experts de la manipulation. Ceci vaut évidement pour toute forme de pouvoir, certaines, bien plus perverses que d’autres. Le pouvoir d’un gourou peu scrupuleux ou d’un évangéliste intégriste sera souvent bien plus préjudiciable à la société que celui donné par la possession d’une arme à feu.

 

Il existe des hommes politiques vertueux. Des hommes qui décident de faire de la politique par idéal et pour le peuple. Mais ces hommes sont rares. Jaurès ? De Gaule ? Lincoln ? Kennedy ? Sankara ? Lumuba ? Bolivar ? Des hommes de poigne et de caractère qui en général se font assassiner. Sinon, la plupart font bien plus de la politique par orgueil et ambition (grandes valeurs de notre société) que par altruisme et idéal. Et pour le peu qui débutent par idéal, leurs vertus cèdent rapidement la place au rutilant bal des vampires auquel s’adonnent tous leurs semblables. Les valeurs tombent, les vices grimpent. Rien de monstrueux, rien de bien méchant, c’est humain ! Le pouvoir nous monte à la tête, qu’on le veuille ou non. Attiré par la force, la richesse ou l’estime des autres, on pense être investi d’une cause qui nous dépasse. La foule y croit et nous acclame et c’est là que tout commence… Napoléon, Staline, Hitler, Pol Pot...

 

Alors… Les hommes se réunissent et essayent de comprendre. Tant de haine, de mort et de souffrance… Pourquoi ? Le fond de leurs âmes leur dictent tout bas que c’est mal et qu’ils feraient bien de ne plus recommencer. Alors, dans un élan de lucidité, ils s’asseyent et rédigent des textes et des lois pour que ça n’arrive plus. « Plus jamais ça » disent-ils. Ils créent donc une sorte de garde-fou contre la bêtise humaine. Seules les lois et les règles sont en mesures de contrer nos dérives sociales.

 

« Sans la protection du droit, la loi du plus fort, la "loi de la jungle", domine tous les peuples de la terre.  Partout où le droit recule, les plus faibles (qui sont aussi les plus nombreux) sont exposés aux brutalités des puissants. » [Etienne CHOUARD]

 

Ce fût donc les grands principes fondateurs du siècle des lumières avec la déclaration universelle des droits de l’homme ou les grandes proclamations post holocauste. Malheureusement, rien à faire, les dérives refont surface ! Pourquoi ? Pourquoi diable sommes-nous si incapables de cadrer notre côté sombre ? N’y aurait-il pas un truc tout bête qui nous échappe ?

 

Rousseau disait : « l’homme est bon par nature, c’est la société qui le corrompt ». Certains s’empressent alors de rétorquer : « Mais Monsieur Rousseau, ce sont les hommes qui composent la société ! » Soit ! Mais il existe néanmoins des règles bien établies qui régissent cette société. Ces règles, ce sont les lois et la constitution d’un pays. C’est ce qu’on appelle « l’État de Droit » ou « Le Contrat Social ». Donc, si l’homme dérape encore, c’est soit que le contrat social n’est pas respecté, soit qu’il est mal pensé. Il y a un peu de l’un et beaucoup de l’autre.

 

Le siècle des lumières résulte d’une révolution bourgeoise en réponse à l’absolutisme d’une société élitiste ayant pour fondement les liens du sang ou du mariage. Alimentée par une conception judéo-chrétienne cette injustice fût contrebalancée par le mérite, la sueur de nos fronts, ou plutôt, à la sueur du front des aristocrates, des riches. Souillée et trop longtemps dédaignée, l’aristocratie a alors érigé en valeur suprême les libertés individuelles. L’idée n’était pas mauvaise mais elle taillait une part trop belle à l’individu, ce qui forcément induit des inégalités. Inégalités exacerbées par le capitalisme qui trouve dans le libéralisme le parfait ferment à l’assouvissement du Moi sans les Autres ! Or, qu’on le veuille ou non, l’homme fait société. Voilà pourquoi le contrat social est mal pensé. Il est tellement mal pensé que nous devons constamment y remédier. Nous déployons des énergies colossales pour tenter de le cadrer au mieux. Un contrat social bancal dès le début car pensé par des aristocrates. Le libéralisme n’était pas libérateur pour le peuple mais pour l’aristocratie. C’est par elle et pour elle que le libéralisme a été pensé. Faire croire qu’ils instauraient un pouvoir « pour le peuple » en se réappropriant le terme démocratie est la plus belle supercherie de l’histoire.

 

« Tous les hommes naissent libre et égaux en dignité et en droit ». Egalité et liberté sont indissociables. Faites passer l’un avant l’autre et vous versez soit dans l’ultralibéralisme qui prétend que les libertés individuelles priment sur tout le reste soit dans le communisme qui prétend que nous sommes tous égaux. L’égalité s’entend ici au niveau politique ! Nous sommes tous potentiellement différents mais égaux devant la loi et le pouvoir ! Communisme et libéralisme sont indissociables. Nous devons penser un système qui garantisse le fragile équilibre entre égalité et liberté : ni trop de l’un, ni trop de l’autre.

 

A l’aube de ce XXIème siècle plein d’espoir mais aussi plein de doutes et de craintes dont la principale étant les profondes dérives et le déficit démocratique de plus en plus criant, il est temps pour nous de relire l’histoire et la psychologie pour tenter mieux.

 

Contrairement à ce que bon nombre d’ouvrages et livres d’histoire prétendent, la Grèce antique, il y a 2.500 ans, a connu une vraie démocratie et ce durant plus d’un siècle ! Ce n’est donc pas une utopie.

 

Donc pour faire simple et résumé voici les quelques ingrédients indispensables à l’avènement et la pérennité d’une démocratie digne de ce nom :

 

1. Principe d’égalité (Tocqueville)

Sélection des candidats du pouvoir par tirage au sort. Un citoyen en vaut un autre. Remplacement du simple fait de poser un bulletin dans une urne par la possibilité de faire directement partie du pouvoir. « Un citoyen égal un pouvoir » et plus « Un citoyen égal un vote » !

 

=> finie la course au pouvoir, à l’argent et à celui qui crie le plus fort

=> finies les candidatures tronquées d’une élite « intellectuelle » pistonnée

=> finis les arrivistes, prétentieux et ambitieux

=> finie la non implication des citoyens

=> finis le centralisme et l’irresponsabilité

=> finie la violence institutionnelle

=> finis la corruption et le règne de l’argent

=> finie la schizophrénie des citoyens (Besoin de l’État mais oppression de celui-ci. Membre de la masse mais aspirant à plus.)

 

Impliqué, le citoyen se sentira pleinement responsable de ses actes et choix pour la cité. C’est très certainement la clé de voûte d’une bonne démocratie : la nécessité de l’égalité impliquant la responsabilité individuelle et commune. Ceux qui n’auraient pas la fibre du bien commun mais la satisfaction immédiate de leurs désirs personnels y réfléchiront à deux fois en pensant: « Ce que j’impose aux autres aujourd’hui risque de me toucher demain ou les autres risquent de me l’imposer demain ».

 

Dinnombrables penseurs (Platon, Aristote, Montesquieu, Rousseau, Tocqueville, Kant, Marx, Castoriadis, Rancière, etc.) démontrent et reconnaissent que lélection est fondamentalement aristocratique et que seul le tirage au sort est démocratique. Etienne CHOUARD.

 

2. Principe de séparation des pouvoirs (Rousseau)

Écriture et changement des règles du pouvoir par un groupe de personnes différent de celui qui exerce le pouvoir. Nous pensons que c’est déjà le cas aujourd’hui mais les interactions et délits d’initiés sont légions. Les garde-fous sont outrepassés pour la bonne et simple raison que c’est toujours le même gratin qui accède aux mêmes postes et de manière récurrente. C’est donc bien plus le principe « des portes tournantes » que celui de la séparation des pouvoirs qui prévaut actuellement. Par ailleurs, le parlement, censé représenter le peuple, voit ses pouvoirs constamment bafoués, piétinés ou portés aux calandes grecques. Idéalement, le parlement rédige les lois et le gouvernement vise à leur application sans en trahir l’esprit ! Or dans la plupart de nos « démocraties » actuelles, les gouvernements se permettent aussi bien d’écrire que de faire appliquer les lois. Ils sont à la fois juges et partie ! Pour terminer, séparation des pouvoir ne signifie en aucun cas autonomie des pouvoirs. Ils doivent se contrôler l’un l’autre sans arrêt à la manière du fonctionnement du corps humain par boucles successives et itératives de rétroactions positives et négatives. L’erreur est humaine. Elle fait même partie du processus vital. Ce qui est mortifère c’est la persévérance dans l’erreur.

 

Lire la suite ici (autres principes, critiques, comment procéder, 5 pages format pdf)

Over-blog limite maintenant le nombre de caractères à 130.000.

 

Bibliographie, issue du formidable site d’Etienne CHOUARD

 

Philippe BRETON, « L'incompétence démocratique : La crise de la parole aux sources du malaise (dans la) politique »

 

Mogens Herman HANSEN, « La démocratie athénienne à l’époque de Démosthène »

 

Bernard MANIN,  « Principes du gouvernement représentatif »

  

Yves SINTOMER, « Le pouvoir au peuple »

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 23:49

André TOLMERE : « Manifeste pour la vraie démocratie », voilà un ouvrage qui mériterait vraiment de sortir de l’ombre au même titre que le « Manuel d’anti-économie » ou la « Conscience, le Verbe et le Monde » de Didier LACAPELLE ou encore les deux fameux livres de Junon MONETA « Le néolibéralisme ? Un très vieux système… Pourquoi faut-il le combattre ?... » et « La gestion désatreuse de l’Euro ». Des ouvrages peu connus qui font réfléchir et qui s’intéressent à la cause des causes. Des ouvrages qui mériteraient grandement d’être édités et plébiscités.


Celui d’André TOLMERE est bien documenté, facile à lire et bien structuré. Son style est acide mais il a le mérite de souligner un fait essentiel des origines de ce que nous appelons "démocratie". Un fait qui a toujours été escamoté. Un fait digne d’une révolution copernicienne en matière d’organisation sociale. Un fait tout simple qui, si vous vous interrogez réellement et profondément (en faisant fi de vos enseignements et doctrines) sur sa pertinence, ses tenants et aboutissants, ne pourra que vous éblouir tant par sa candeur que par sa force.

 

Ci-dessous, le chapitre qui expose les origines de la démocratie, les critiques, puis ce fameux fait occulté depuis 2.500 ans !

 

http://www.fsj.ualberta.ca/SCSOC311/Athene.jpg

Les origines de la démocratie

 

“ La source désapprouve presque toujours l’itinéraire du fleuve”.

Jean Cocteau

 

Le cinquième siècle avant Jésus-Christ a marqué l’apogée de la civilisation grecque. La splendeur d’Athènes se manifeste encore à nos yeux par des monuments célèbres. Sa puissance à cette époque coïncide avec l’instauration de la démocratie.

Mais qu’est-ce que la démocratie ?

 

Démocratie vient du grec démos, peuple, et kratos, pouvoir. C’est un système de gouvernement où le peuple exerce son pouvoir, sa souveraineté.

 

Mais démocratie signifie également gouvernement des dèmes. Un dème est l’équivalent d’une commune. Sous la domination d’Athènes, l’Attique est divisé en 190 dèmes. À 18 ans, les citoyens sont inscrits dans le dème. Tous les citoyens sont admis à l’ecclésia, organe essentiel de la politique et assemblée du peuple qui comprend surtout des cultivateurs, des commerçants et des artisans. Un bureau est formé de 50 membres. Chaque citoyen a un droit de discussion, d’initiative et d’amendement. L’ecclésia vote d’ordinaire à main levée des décrets et des lois qui ont été préalablement étudiés par la boulè : c’est une sorte d’assemblée nationale et de conseil d’État, permanente, formée de 500 membres chargés de l’administration générale et du pouvoir exécutif.

 

Les 190 dèmes sont divisés en 10 tribus. Chaque tribu compte environ 20 dèmes et envoie 50 représentants à la boulè.

 

Pour la justice également, le peuple est souverain. Tous les citoyens peuvent être magistrats à l’héliée, tribunal par excellence. Chaque tribu désigne 600 citoyens, donc 6000 en tout, répartis en 10 dicastères. Il faut un ou plusieurs dicastères pour juger les procès, suivant leur importance. Ce nombre élevé est considéré comme une garantie contre la corruption.

 

Cette description est très sommaire et reprend intentionnellement un exemple courant. Il y manque l’essentiel, volontairement escamoté, comme par l’immense majorité des commentateurs de la démocratie athénienne, plus prompts à la dénonciation qu’à l’honnêteté.

 

Que nous disent-ils ?

 

Oui, la démocratie grecque était la “vraie démocratie”, c’est-à-dire la démocratie directe : le peuple participait directement aux décisions politiques de l’ecclésia.

 

Oui mais, nous font-ils remarquer, ce peuple qui exerçait sa souveraineté n’était qu’une petite minorité de la population. Les esclaves étaient exclus et il y avait 6 fois plus d’esclaves que de citoyens. De même pour les métèques qui sont considérés comme des étrangers même si la plupart sont des Grecs, 4 fois plus nombreux que les citoyens. Et les femmes, cela va de soi... De plus, beaucoup de citoyens ne participaient pas aux débats de l’ecclésia. Au final, quelques milliers d’hommes se trouvaient réunis à l’ecclésia pour décider des affaires de la cité. Mais décidaient-ils vraiment ? Dans ce genre de réunions publiques, il y a toujours des individus ou des groupes qui manipulent les autres. Cela n’a guère changé aujourd’hui. Il est communément admis qu’une foule est bien plus facilement manipulable qu’une petite assemblée.

 

Oui mais, cette démocratie antique ne se souciait guère des droits de l’homme puisqu’elle pratiquait l’esclavage et l’ostracisme qui permettait de bannir pour 10 ans un citoyen simplement suspecté d’être trop ambitieux ou trop puissant.

 

Oui mais, la démocratie directe des Anciens n’est plus applicable aux grands États modernes. On peut rassembler quelques milliers d’Athéniens sur une place publique. Mais comment voulez-vous rassembler plusieurs dizaines de millions de Français ?

 

 On nous induit à croire  que l’Athènes du siècle de Périclès n’était qu’un gros village. C’était une cité-État qui administrait une population qui a pu dépasser  200.000 âmes.

 

Oui mais, si la décision appartient au peuple, ce peuple est-il compétent  pour se prononcer sur les moindres détails? Il n’est pas possible de faire l’économie d’une élite dirigeante, selon la plupart des auteurs. C’est logique : ils appartiennent eux-mêmes à cette élite. Ce sont des professeurs d’université, des juristes plus ou moins distingués, des politiciens, quelquefois des journalistes. Bref, une intelligentsia bien pensante et conformiste.

 

Comment se fait-il que ces commentateurs de la démocratie originelle oublient systématiquement de nous parler d’un principe fondamental qui signe le fonctionnement des institutions démocratiques de la Grèce antique ?

 

Passer sous silence ce principe remarquable et incontournable relève, soit de la malhonnêteté intellectuelle soit de l’imbécillité crasse. Certains “intellectuels” ne sont que des crétins diplômés. Ce n’est pas parce que les mots “intellectuel” et “intelligence” ont la même racine que le premier doit obligatoirement impliquer la possession du second !

 

Ce principe, qui pousse vers la perfection les idées d’égalité et de justice, révèle le génie grec. L’escamoter est une trahison de l’histoire de la démocratie dans ses racines. C’est aussi la révélation de la peur qu’inspire ce principe aux élites privilégiées qui confisquent le pouvoir du peuple à leur profit. Car le grand problème de la démocratie est celui de la représentation.

 

Même si les Grecs du cinquième siècle pratiquaient la démocratie directe avec l’ecclésia, ils avaient parfaitement compris que le peuple doit déléguer ses pouvoirs, ou au moins une partie de ses pouvoirs. Il doit désigner des représentants qui agissent pour lui, en son nom. Réduire la démocratie grecque à l’idée de la démocratie directe est une pure escroquerie intellectuelle.

 

Les Grecs ont tout autant inventé la démocratie indirecte et le principe de la représentation.

 

 L’ennui, pour les pourfendeurs de la démocratie directe, c’est que les représentants n’étaient pas désigné par l’élection ; c’est la vraie raison pour laquelle ils rejettent la démocratie directe : cela permet, en jetant le bébé avec l’eau du bain, de ne pas aborder la solution antique utilisée pour désigner les représentants !

 

Jean-Jacques Rousseau, en son temps, déplorait le recours à la représentation. S’inclinant devant l’incontournable obstacle, il préconisait le mandat impératif. Les représentants élus étaient obligés d’appliquer à la lettre le mandat reçu de leurs électeurs. Les démocrates du dix-huitième siècle, admirateurs de l’Antiquité, n’étaient pas des partisans de la démocratie grecque. Le pouvoir démesuré qu’elle accordait au peuple les effrayait. Il y a une aversion totale et une méfiance absolue des révolutionnaires américains et français pour le modèle démocratique athénien. Car ces messieurs les révolutionnaires étaient issus des élites bourgeoises, et ils entendaient bien faire prévaloir leurs ambitions et les étendre.

 

Pour Tocqueville, l’égalité est le moteur de la démocratie. Il pense que les hommes préfèrent toujours l’égalité à la liberté : “ Je pense que les peuples démocratiques ont un goût naturel pour la liberté,... Mais ils ont pour l’égalité une passion ardente, insatiable, éternelle, invincible ; ils veulent l’égalité dans la liberté et, s’ils ne peuvent l’obtenir, ils la veulent encore dans l’esclavage.”

 

D’accord pour l’égalité, mais chacun à sa place. C’est ainsi qu’en Amérique, la première constitution écrite de l’histoire, en 1787, donne le droit de vote aux seuls propriétaires. Les Blancs non propriétaires, les Noirs, les Indiens et  les femmes ne votent pas. Les esclaves, n’en parlons pas.

 

Pour justifier le suffrage censitaire, le député Boissy d’Anglas, dans son discours à la Convention du 23 juin 1795, déclarait : “ Nous devons être gouvernés par les meilleurs ; les meilleurs sont les plus instruits et les plus intéressés au maintien des lois. Or, à bien peu d’exception près, vous ne trouverez de pareils hommes que parmi ceux qui possèdent une propriété, sont attachés au pays qui la contient, aux lois qui la protègent, à la tranquillité qui la conserve, et qui doivent à cette propriété et à l’aisance qu’elle donne l’éducation qui les a rendus propres à discuter, avec sagacité et justesse, les avantages et les inconvénients des lois qui fixent le sort de la patrie.”

 

Grâce à ce beau discours, la Convention, qui avait mis fin à la Terreur, adopta une nouvelle constitution et le suffrage censitaire.

 

Cette peur du peuple prévaut toujours dans la classe dominante et dans les élites dirigeantes, ce qui ne les empêche pas de prétendre représenter ses intérêts et de brandir, en toutes circonstances, le sacro-saint “intérêt général” ou la “raison d’État” qui, curieusement, s’accorde toujours avec leurs petits intérêts particuliers. C’est le peuple qui va aux urnes, c’est toujours la même “élite” qui en sort.

 

Les Grecs ont inventé la démocratie parce qu’ayant expérimenté tous les régimes politiques possibles, ils accordèrent plus leur confiance au peuple pris dans sa globalité plutôt qu’à des minorités privilégiées d’aristocrates, de ploutocrates et de tyrans.

 

C’est pourquoi le fondement incontournable de la démocratie grecque consiste en l’établissement du principe d’égalité absolue des citoyens entre eux sur le plan politique. Le génie grec, tout pragmatique, est d’avoir inventé la méthode qui respecte résolument le principe d’égalité, se combine parfaitement avec lui, pour former un couple harmonieux et fécond. Cette méthode n’est pas l’élection ni le suffrage universel présentés aujourd’hui comme des principes obligatoires des démocraties modernes. Hélas ! “La minorité ne compte point quand la majorité s’appuie sur des arguments qu’elle croit solide” (Machiavel).

 

Cette méthode est le tirage au sort.
C’est le kléros des Grecs d’Athènes.

 

Certes, tous les citoyens d’Athènes ne participaient pas à l’ecclésia dans l’expression de la démocratie directe. Mais tous les citoyens d’Athènes participaient au tirage au sort dans les dèmes qui permettait de désigner leurs représentants à la boulè.

 

Tous les citoyens étaient également tirés au sort pour désigner les magistrats de l’héliée, très nombreux. Seuls étaient élus une petite poignée de magistrats très spécialisés : policiers de rue, trésoriers, contrôleurs du commerce, ainsi que les stratèges et chefs militaires.

 

Certes les métèques n’étaient pas  citoyens, mais ils pouvaient le devenir.

 

Certes, il y avait beaucoup d’esclaves, mais les Grecs traitaient leurs esclaves beaucoup mieux  que les Américains et les Européens ne traitaient les leurs. C’est ici l’occasion de rappeler la profonde différence de nature  entre l’esclavage pratiqué par les Européens et les Américains et celui pratiqué dans l’Antiquité et en Afrique même, avant l’arrivée des premiers explorateurs portugais.

 

Dans le premier cas, il s’agissait de la déportation en masse de 25 millions de Noirs vers les Amériques avec l’abominable commerce triangulaire. Beaucoup mouraient pendant la traversée de l’Atlantique. Aujourd’hui, cette déportation relèverait d’un crime contre l’humanité.

 

Dans le second cas, sans qu’il soit question de justifier l’esclavage, il était la conséquence des guerres : les prisonniers capturés faisaient partie du butin. Chez les Grecs, des dieux eux-mêmes avaient été des esclaves : Apollon, Arès, Poséidon, Héphaïstos. Les esclaves appartenaient souvent à l’État ou aux temples. Comment la société grecque antique aurait-elle pu tenir avec 6 fois plus d’esclaves que d’hommes libres ? Les révoltes étaient rares et limitées parce que les esclaves étaient bien traités et bien intégrés dans la société antique. Beaucoup s’enfuyaient sans grand danger pour eux (au point que leurs propriétaires prenaient une assurance pour couvrir ce risque !) Un grand nombre s’affranchissait. Ils occupaient toutes sortes de fonctions dans tous les domaines de la vie économique et sociale. Certains étaient médecins (Hippocrate), précepteurs, intendants, philosophes (Anaxagore, Gorgias), artistes (Polyclète), reconnus et honorés. On est très loin du racisme, de l’apartheid de l’Afrique du Sud et des ghettos noirs de l’Amérique moderne. Il faut rappeler que pendant très longtemps l’infériorité des Noirs n’était pas mise en doute. La “grandeur d’âme” de quelques-uns finit par faire admettre que “même si les Noirs appartenaient à une race manifestement inférieure”, cela ne justifiait pas l’esclavage. Il fallut attendre 1865 pour qu’il soit aboli aux États-Unis. Aujourd’hui, l’esclavage nous paraît scandaleux parce que l’idéologie a changé. Il n’en demeure pas moins que la discrimination raciale s’est maintenue aux États-Unis jusqu’aux années 1960-65 et que les Indiens sont toujours parqués dans des réserves... Le paradoxe, c’est que la plus grande démocratie du monde, qui se présentait comme un modèle, était raciste et ségrégationniste.

 

Certes, l’ostracisme permettait d’exiler un citoyen. Mais on oublie de dire que ce système est révélateur de la crainte légitime des démocrates athéniens de voir un chef politique accaparer le pouvoir à son profit et risquer de remettre en question leurs institutions démocratiques. Il était fait pour se prémunir des tentatives de prise du pouvoir par des aristocrates ou des démagogues. Chaque citoyen inscrivait sur un tesson d’argile (ostrakon) le nom d’un homme jugé dangereux. Lorsque 6000 suffrages s’étaient portés sur le même, il devait s’éloigner pour dix ans, sans déshonneur.

 

Car l’essence de la démocratie, c’est bien l’égalité politique des citoyens.

 

Et le moyen de la mettre en oeuvre, c’est le tirage au sort. L’accès de tous les citoyens au pouvoir (kratos) se fait par le sort (kléros) :

 

c’est la clérocratie.

 

L’élection des représentants, le suffrage universel, présentés comme des fondamentaux de la démocratie moderne, nous apparaissent comme la plus vaste, la plus effarante escroquerie politique de tous les temps.

 

Hors de là, point de salut ! On a réussi à persuader des millions, des milliards d’individus que la démocratie, c’est le suffrage universel. Non. La vraie démocratie, c’est le tirage au sort. Pourquoi a-t-on oublié que c’est le suffrage universel qui a amené au pouvoir un Adolf Hitler, dans un régime démocratique, la république de Weimar (Buchenwald n’est situé qu’à quelques kilomètres de Weimar) qui, à  lui tout seul, a provoqué le plus grand cataclysme du vingtième siècle ?

 

Chaque fois que survient une catastrophe, où que ce soit, les bonnes âmes et les politiciens compatissants demandent, exigent des mesures pour que : “plus jamais ça”. Les procès de Nuremberg ont jugé et condamné quelques individus. Il n’y a pas eu de procès pour juger la “démocratie” manifestement coupable d’avoir porté au pouvoir un malade mental. Peut être bien parce que tous ceux qui sont au pouvoir  dans nos soi-disant “démocraties” sont aussi, quelque part, des malades mentaux !

 

"Le sage fait de la politique, non parce qu'il veut faire triompher ses principes, mais parce que ses principes lui dictent de faire de la politique." [Confucius]

 

 

PS: La Grèce, berceau des civilisations occidentales aujourd’hui dos au mur! Une acculturation aux relents tristement idéologiques et manichéens!

Nous, peuple "d'en bas", devrions bien plus faire de politique et cesser de croire des Boissy d’Anglas qui nous disent que la politique est chose trop sérieuse pour être confiée à n’importe qui. C’est justement parce qu’elle est sérieuse qu’elle ne devrait souffrir d’aucune discrimination dès le départ. Du droit de tout gérer, il ne nous reste plus que le droit de cocher une ou plusieurs cases puis de la fermer.

 

Voir aussi

http://stochocratie.free.fr/

http://www.clerocratie.com

Et surtout

http://etienne.chouard.free.fr/ à qui je dois cette découverte ! Son site est d’une richesse et d’une ouverture impressionnante.

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 11:44

La récente élection de François Hollande comme président français représente-t-elle un espoir de changement ? L’élection d’Obama après Bush a-t-elle changé la donne ? Pauvres électeurs naïfs et démunis que nous sommes. Par paresse, confort et identification sociale, nous ne demandons qu’à croire, espérer et adopter les mêmes attitudes que la masse. La psychologie des masses était le meilleur allié d’Hitler. Les plus gros mensonges passent mieux devant une foule qu’en face à face.

 

 

Les hommes politiques n’ont que faire du bien être de leurs citoyens, la seule chose qui les préoccupe c’est de remporter un maximum de voix. Ils sont fourbes et narcissiques. Même vertueux au départ, ils finiront par hurler avec les loups. Parce que le pouvoir corrompt et fabrique de l’inégalité, quelle que soit sa nature. Les politiciens nous attrapent donc avec des mots, des phrases publicitaires, des rêves. Et nous qui ne demandons qu’à croire et à penser le moins possible du moment que notre petite sphère égotique semble satisfaite, nous gobons tout. C’est la faute à Ben Laden. C’est la faute à Kadhafi, aux chinois, à l’intégrisme, au terrorisme, au marché… Mais le discours semble tout de même évoluer : des notables en passant par les méchants barbus ou bridés, on parle plus souvent des marchés. 

 

 

 

 

En janvier 2012, Hollande débute un discours en disant qu’il va devoir affronter un puissant ennemi. Un ennemi qui n’a pas de visage, qui n’a pas été élu, qui ne présentera pas sa candidature mais qui gouverne : le monde de la finance ou de manière plus subtile, le marché! Mais qu’est-ce que cet hydre immonde sans tête qui semble faire si peur ? Le marché n’est rien d’autre que la confrontation de l’offre et de la demande. Mais cette confrontation n’est possible que par le biais de la monnaie. Et c’est là que le bât blesse car c’est toujours les grands détenteurs de capitaux qui sont en position de force par rapport aux autres. Ces grands détenteurs sont en effet en mesure de mettre en concurrence les différentes demandes pour faire jouer la concurrence et ne sélectionner que les plus bas prix. Ces gens ne voient le monde qu’à travers le prisme déformant de l’agent et de fait, tronquent la réalité sociale, économique et environnementale. Le marché tel que nous l’entendons souvent n’est donc rien d’autre que la petite classe très sélect des possédants de cette planète : les PDG et administrateurs des grandes multinationales, les invités du sommet de Davos, les ploutocrates.

 

« Reste à voir comment vont réagir les marchés ! », c’est ce qu’on entend après chaque élection. Mais alors, pourquoi vote-t-on, puisque ce sont toujours les marchés qui ont le dernier mot ? Sommes-nous en démocratie ? A quoi bon ? C’est très certainement cette question qui pousse les gens à voter extrême droite. Car l’extrême droite, en plus de sortir des énormités, a le mérite de souligner cette injustice. Et même quand elle remporte près de 20% des voix, elle ne possède aucun député. Le vote ne serait-il pas le petit susucre pour calmer la bête ? Certes il a été acquis à grand coup de luttes sociales mais n’est-il pas le meilleur alibi des puissants de ce monde ? « Vous vous plaignez ? Mais voyons, n’est-ce pas vous qui avez choisi cet homme politique ? ». Le vote n’est-il pas un excellent moyen pour flatter l’égo et le désir de liberté et d’égalité des peuples tout en l’asservissant ? La démocratie par le biais du scrutin universel ne serait-elle qu’un succédané sournois de la dictature ? Nos démocraties n'ont-elles pas accouché de Bush, Poutine, Berlusconi, du FMI, de l'OMC, de la Banque Mondiale?

 

La psychologie des foules fonctionne aussi très bien par l’instrumentalisation de la peur. Naomi Klein l’a très bien démontré dans son livre : « la stratégie du choc ». C’est normal et c’est coutumier de l’histoire. Les nantis ont toujours réussi à se maintenir au pouvoir en transformant l’histoire et en pactisant avec l’ennemi. Bush n’est-il pas parvenu à envahir l’Irak par la peur du terrorisme ? Ne nous fait-on pas accepter un maximum de réformes antisociales sous prétexte de lutter contre la crise ? Crise dont les responsables sont encore aux commandes !

 

 

 

Comment voulez-vous que notre brave Hollande lutte contre le marché alors qu’il n’est pas prêt à remettre en cause son principal privilège ? A savoir, l’émission monétaire, vecteur de tout échange et puissance suprême de notre économie marchande monétaire mondialisée.

 

Ainsi, plutôt tôt que tard, François Hollande va devoir choisir entre rompre avec ses promesses électorales et hurler avec le marché. Bien sûr, comme tout politicien qui se respecte, il le fera avec la traditionnelle langue de bois et la manipulation des foules...

 

Lire aussi

Les élections, un grand moment démocratique ?

Hollande, les retraites et l'essence : premiers ajustements en vue

 

Note :

Texte de l’article 123  du traité de Lisbonne « Il est interdit à la Banque Centrale Européenne (BCE) et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales”, d’accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »


En clair: les États de la zone euro ne peuvent plus créer leur monnaie, même pour raisons justifiées. Ils sont asservis. Ils l’empruntent dès le premier euro à des fonds de pension, des gestionnaires d’assurance vie ou de placement de valeurs monétaire, monnaie toujours créée à l’origine par les banques commerciales privées, rendues de ce fait souveraines. Une dette publique artificielle (en France, elle n’existait pas avant janvier 1973) apparaît. Aujourd’hui de 1600 milliards d’euros, elle enfle sans fin par le cumul des intérêts qu’il faut chaque année emprunter; plus de 1340 milliards d’euros depuis 1980.  Les intérêts qui créent la plus grande partie de nos déficits publics diminuent nos capacités d’investissements. Les services publics sont progressivement asphyxiés et  notre patrimoine collectif vendu à vil prix.

Si nous ne mettons pas un terme à cette confiscation de démocratie économique, nous rejoindrons les pays pauvres d’ici peu.


Source : http://engagement2012.wordpress.com/

 

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:12

Une petite image vaut parfois mieux qu’un long discours.

MaitreZoneEuro.jpgSource: What price the new democracy? Goldman Sachs conquers Europe

 

Goldman Sachs n'est pas une brebis galeuse mais bien l'incarnation du système.

 

Why I Am Leaving Goldman Sachs  (Lettre de justification de la démission de Greg SMITH, ancien directeur chez Goldman Sachs)

« Goldman Sachs n’est plus ce que c’était…Son unique préoccupation est de faire de l’argent sur le dos de ses clients (ou marionnettes comme les appellent cyniquement nos directeurs généraux) »

 

Goldman Sachs : la fin de l'omerta ?

 

En Europe, le pouvoir est à Goldman Sachs

 

PS : Karel Van Miert est décédé depuis 2009. Ca ne change rien à l’implication évidente de la finance aux plus hauts postes du vieux continent.

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1) Manuel d’anti-économie

2) Transition écologique & économique

3) Le retour du puritanisme au travail

4) Le désir comme désir de l’Autre

5) La Décroissance, l’Argent et Moi

6) Argent, Richesse, Valeur

 

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Epuisement des ressources

Dates d'épuisement des richesses exploitables de notre planète au rythme actuel de consommation (1)

2021 : fin de l'argent
2025 : fin de l'or et du zinc
2028 : fin de l'étain
2030 : fin du plomb
2039 : fin du cuivre
2040 : fin de l'uranium
2048 : fin du nickel
2050 : fin du pétrole
2064 : fin du platine
2072 : fin du gaz naturel
2087 : fin du fer
2120 : fin du cobalt
2139 : fin de l'aluminium
2158 : fin du charbon

Notre planète n'est pas infinie. On le sait. Ses ressources sont limitées et ne peuvent satisfaire ad vitam eternam les exigences voraces de milliards d'êtres humains.

Nous devons anticiper la pénurie proche des matières premières en vivant tout simplement autrement. Sinon des guerres terribles risquent d'éclater dans un futur proche à la surface de tout le globe pour l'accaparement des gisements restants, atomisant les villes et faisant un carnage parmi les populations. Cela en moins d'une petite génération!

Si nous voulons éviter le pire, retroussons nos manches! Une nouvelle civilisation reste à inventer, ici et maintenant, plus propre, plus économe, plus respectueuse et dont l'objectif premier soit réellement le bonheur de tous et non le profit égocentrique de quelques uns au détriment de tous les autres.

Voir échéancier des ressources exploitables sur le site Terre sacrée.
(1) D'après Science et Vie hors série N° 243, construire un monde durable, de Juin 2008. http://www.mondedurable.science-et-vie.com 

Freemen

Freemen est un réseau de blogs, dont les auteurs sont convaincus que :
• le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique
• s’attaquer sérieusement à ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de «croissance».



Au delà, comme le nom “Freemen” l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut sur son blog. L’ensemble de ces contenus doit petit à petit former une nouvelle “chaîne”, un nouveau “journal”, chacun parlant de politique, mais aussi, d’art, de ciné, de tout.

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