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  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 12:22

http://www.greenbooks.co.uk/content/28/2628"Nul n’est prophète en son pays" dit-on, trêve de LIETAER donc et place à James ROBERTSON qui vient de publier un nouveau livre.


The book looks at how our present money system frustrates the well-meaning efforts of active citizens, NGOs and governments to deal with our present ills and problems – including worldwide poverty, environmental destruction, social injustice, economic inefficiency and political unrest and violence.


It shows clearly how our money system operates and how it could be reformed so that it acts for the benefit of people and society rather than the opposite, and describes the obstacles that currently prevent that reform.

The world’s financial experts and leaders in politics, government and business, and most mainstream academic and media commentators, have demonstrated that they are not yet able or willing to diagnose and treat the profound and pervasive problems that are directly caused by the money system.


Therefore it is necessary for independent-minded citizens to take the initiative now – and urgently – to get the reform of the money system on to mainstream agendas worldwide.

 

A Feature of the Book to Note 

The primary aim of the book is to enable concerned people to consider how each of us can help to bring about a comprehensive modernisation of the world's money system.

But the book can also serve an important secondary purpose. Together with the entries in Appendix 2, the references in the footnotes to the main texts will provide material for courses on adapting the money system to a survivable future. We can usefully draw the attention of interested teachers in schools, universities, business schools, and other educational institutions to that opportunity.

 

James Robertson  

www.jamesrobertson.com

www.neweconomics.org (The New Economic Foundation)

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 10:38

http://www.humeurs.be/wp-content/uploads/2011/10/humeur_5251.jpgAprès avoir sauvé les banques de la faillite, les États ont vu leur dette publique exploser. Les pouvoirs publics sont maintenant sous la pression des marchés financiers et des autorités européennes (et, dans certains cas, du FMI) pour imposer des plans d’austérité afin de trouver les ressources financières nécessaires au remboursement de cette dette. Même si sa situation est moins dramatique que celle de la Grèce, la Belgique ne fait pas exception. Sa situation pourrait même encore se dégrader si la garantie d’État de 54,45 milliards d’euros octroyée en octobre 2011 à certains créanciers de Dexia était activée. C’est pourquoi trois associations (CADTM, Attac Bruxelles 2 et Attac Liège), représentées par les avocats Pierre Robert et Olivier Stein, ont introduit le 23 décembre dernier un recours devant le Conseil d’État afin d’annuler l’arrêté royal octroyant ces garanties [1].


Ce combat juridique s’inscrit plus largement dans une lutte politique pour l’annulation de la dette publique illégitime, notamment celle issue du sauvetage des banques. Les injections de capitaux publics pour sauver les banques (Dexia, Fortis, KBC) et l’assureur Ethias en 2008-2010 ont provoqué une augmentation brute de la dette publique belge de 21,08 milliards d’euros. Ce montant risque de s’alourdir à cause des garanties offertes par l’État aux institutions financières. La logique de la garantie est la suivante : si la banque ne peut plus rembourser ses créanciers, alors les pouvoirs publics (donc les contribuables) interviennent financièrement. Le cas Dexia en est la parfaite illustration.


Le 10 octobre 2011, le groupe Dexia tombe en faillite pour la deuxième fois en trois ans. Le groupe est démantelé et l’État belge acquiert 100% des actions de Dexia Banque Belgique (DBB) pour un montant de 4 milliards d’euros. Le recours des associations ne concerne pas DBB mais vise la garantie de l’État à certains emprunts du groupe Dexia (Dexia SA et Dexia Crédit local SA). Car l’intervention de la Belgique lors du deuxième sauvetage de Dexia ne s’est pas limitée à ces 4 milliards d’euros : le gouvernement en « affaires courantes » s’est entendu avec les autorités françaises et luxembourgeoises pour garantir conjointement les actifs (majoritairement toxiques) du groupe Dexia à hauteur de 90 milliards d’euros.


La clé de répartition de cette garantie est déséquilibrée puisque 60,5% des 90 milliards d’euros sont assumés par la Belgique, ce qui représente un montant de 54,45 milliards d’euros, soit 15% de son produit intérieur brut (PIB), contre un peu plus de 32 milliards à charge de la France, soit environ 2% de son PIB. Pourtant, les difficultés concernaient essentiellement la branche française du groupe, selon l’Inspection belge des Finances.


On peut dès lors douter des capacités de négociation de l’État belge dans ce dossier. Mais il y a plus grave car la mise en œuvre de l’arrêté royal du 18 octobre 2011 octroyant cette garantie d’État [2] aurait des conséquences désastreuses pour l’économie du pays mais également pour la démocratie.

Un montant exorbitant

Soulignons tout d’abord le montant exorbitant de cette garantie : 54,45 milliards d’euros, c’est 34 milliards de plus que le montant octroyé pour le triple sauvetage de Fortis, de Dexia, de KBC et d’Ethias en 2008. C’est 26 fois l’économie budgétaire prévue au budget 2012 en matière de soins de santé. Cela donne une idée de l’ampleur du risque que représentent ces garanties pour les finances publiques belges, d’autant plus qu’il faut y ajouter les intérêts et accessoires prévus par l’arrêté. Selon l’Inspection des Finances, le montant réel de la garantie pourrait être de l’ordre de 57 milliards d’euros. Or, cet engagement de l’État à rembourser un tel montant le met dans l’impossibilité d’accomplir pleinement ses missions de service public.

Notons aussi que le simple octroi des garanties entraîne une augmentation du coût du refinancement de la dette car les marchés exigent une rémunération plus élevée pour prendre en compte le risque représenté par l’activation possible des garanties. Ensuite, en cas d’activation, l’État devra recourir à des emprunts supplémentaires, ce qui augmentera automatiquement la dette publique. Cela amènera alors la Commission européenne à exiger de nouvelles mesures d’austérité contre la population.


Comme si cela ne suffisait pas, l’octroi de cette garantie n’est subordonné à aucune condition réelle. L’arrêté royal précise d’ailleurs que « la garantie est payable à première demande ». Cet arrêté renforce ce qu’il est convenu d’appeler l’aléa moral, à savoir la possibilité qu’un assuré augmente sa prise de risque par rapport à la situation où il supporterait entièrement les conséquences négatives d’un sinistre. Car en habilitant le ministre des Finances à garantir sans réelle condition les créances sur Dexia SA et Dexia Crédit Local SA, l’arrêté envoie un signal clair aux organismes financiers tentés dans le futur par une spéculation pouvant potentiellement leur rapporter de forts gains. Il leur indique que les pouvoirs publics interviendront toujours en dernier ressort. Cet arrêté permet dès lors de garantir des pratiques qui ont contribué très largement à provoquer la crise et qui, en étant maintenues, entraînent au minimum sa prolongation et, au pire, son approfondissement. Il incite les organismes financiers privés, se sachant protégés par l’État, à chercher à améliorer leur marge de profit sans changer leur comportement à haut risque. Dans ces conditions, d’autres sauvetages bancaires sont à prévoir.

En toute opacité

Sur le plan démocratique, l’arrêté royal constitue aussi un véritable danger car il confère au ministre des Finances, jusqu’en 2021, le pouvoir de conclure en toute opacité et en dehors de tout contrôle parlementaire des conventions de garanties avec certains créanciers de Dexia SA et Dexia Crédit local SA (que le ministre désigne lui- même) qui peuvent produire leurs effets jusqu’en 2031. Le Parlement est donc tenu à l’écart des décisions essentielles de manière permanente, consciente et organisée pendant presque 20 ans. Les élus n’ont pas leur mot à dire comme en octobre 2011 lorsque l’octroi de cette garantie a été décidé uniquement par l’exécutif. Le Parlement belge n’a ni délibéré ni légiféré sur l’octroi de ces garanties tandis qu’en France, une loi a été votée par le Parlement après un large débat qui a donné lieu à deux rapports. On assiste donc en Belgique à un véritable coup d’État juridique. La violation de la Constitution belge est manifeste. C’est d’ailleurs un des arguments invoqués dans le recours [3].


Les associations requérantes sont pleinement conscientes de la menace que représentait la faillite de Dexia avec ses répercussions sur tout le système financier, et par conséquent de la nécessité pour l’État d’agir rapidement. Mais les garanties octroyées ne règlent pas le problème, elles l’aggravent. C’est pourquoi il est indispensable d’annuler l’arrêté royal du 18 octobre 2011 et de garantir le droit des citoyens à l’information afin de comprendre les raisons de cette débâcle et de proposer des alternatives à ces garanties.


Ce recours vise donc également à lancer un réel débat démocratique sur ces alternatives et sur la question de la légitimité de la dette. D’où vient la dette publique belge ? A-t-elle servi les intérêts de la population ? Que se passerait-il si la Belgique refusait de rembourser ? Autant de questions auxquelles il est urgent de répondre car, au nom du remboursement de la dette, la vague d’austérité en cours en Belgique va toucher les conditions de vie de millions de citoyens. Il s’agit d’avancer vers la mise en place d’un audit citoyen, à l’instar de la démarche initiée en France [4], pour faire annuler les parties illégitimes de la dette, en commençant par celles issues des sauvetages bancaires mais sans oublier celles qui depuis les années 1980 ont servi à combler le déficit budgétaire majoritairement imputable à une baisse de la fiscalité sur les catégories les plus favorisées et les grandes entreprises. Sans cela, les marges de manœuvre libérées par des politiques progressistes seront englouties par le remboursement d’une dette autant colossale qu’illégitime.

 

Notes:

[1] Ce recours est publié au Moniteur belge sous le numéro G/A 203.004/XV-1811. Il est soutenu par de nombreuses personnalités et associations en Belgique. Voir www.cadtm.org.

[2] http://www.etaamb.be/fr/arrete-royal-du-18-octobre-2011_n2011003357.html

[3] Synthèse des arguments juridiques: http://www.cadtm.org/Resume-du-recours-Dexia-intente.

[4] En France s’est créé un Collectif pour un audit citoyen de la dette publique qui dispose après 6 mois d’existence d’une centaine de collectifs locaux.

 

Source: http://politique.eu.org/spip.php?article2223#nh3

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 15:21

 BeloMonte_Raoni.jpgBeaucoup ont déjà très certainement eu l’occasion de lire l’appel a signature contre le barrage de BELO MONTE, 3ème plus grand barrage du monde après celui des Trois-Gorges, en Chine. Ce barrage inondera 400.000 hectares (13% de la superficie de la Belgique) et 40.000 Indiens seront déplacés.


Oui, c'est triste! Mais malheureusement, on n'arrête pas le Progrès! Tiens, rien qu'en relayant cette info sur le Net pour signer la pétition on oblige les opérateurs de la toile à se fournir en énergie et donc à construire des barrages ! Oui, surfer sur Internet a un coût: quelques chiffres communiqués par Google. Rien qu’en cliquant sur ce lien pour signer cette fameuse pétition, « j’apporte ma pierre au barrage ». Le lien est ténu mais il existe. Personnellement, j’apporte même un bloc puisque la rédaction de cet article a demandé quelques recherches de plus sur la toile.


Comme d'hab, on est tous responsables. Chaque click de souri, chaque recherche sur le Web, chaque mail coûte de l'énergie et de la matière : des réseaux de fibres optiques, des satellites, des antennes relais, des ordinateurs avec leurs farandoles de composants spécifiques, des serveurs, des salles de serveurs sous climatisation ou chauffage (parce que c'est sensibles ces petites choses) à grand renfort de pétrole, des câbles, des réseaux électriques, etc.

On gueule quand un pétrolier s'échoue mais on roule en voiture.

On crie quand une banque fait faillite mais on place son argent pour qu'il nous rapporte un max.

On pleure quand on se fait virer mais on cherche toujours les plus bas prix.

Qu'on le veuille ou non, nous faisons partie d'une culture occidentalefondée sur l'avoir et donc terriblement énergivore. Hier le GSM, aujourd’hui l’iPad. C’est plus simple, plus rapide, plus pratique et tellement plus Fun ! Je peux téléphoner quand je suis dans des bouchons ! Je peux visiter une ville avec mon iPad sans guide touristique !

 

Concernant Internet, il reste cette contradiction notoire : c’est un extraordinaire outil d’expression démocratique, en témoigne l’acharnement de grands groupes financiers ou gouvernements pour tenter d’étouffer ou exagérer certaines infos y circulant. Mais d’un autre côté, c’est aussi un gigantesque gouffre énergétique ! Même dans ces fameuses monnaies complémentaires via Internet comme celles promues par Jean-François Noubel, on ne peut ignorer l’impact environnemental et social de ce développement du Web. Quid des peuples et parfois d’enfants pour l’exploitation de cuivre, coltan, silicium et autre matériaux nécessaires au bon fonctionnement de notre réseau de connaissance ? Quid de l’impact environnemental de l’exploitation, du raffinage, du stockage, du transport et de l'assemblage de tous ces matériaux ? Vert ou pas, éthique ou pas, ils ont un impact sur la Terre. Alors ? Que faire ? Cliquer ou ne pas cliquer ? L’amour et l’amitié en sont même parfois réduits à quelques clics… Alors ? On ne fait rien parce que cela consomme trop d’énergie ? Est-ce mieux ? Ca le serait si nous ne faisions rien pour tout le reste : plus de trajet motorisé, plus de sport d’hiver, plus d’achat intempestif, plus de vacances aux 4 coins du monde, plus… Bref, c’est loin d’être simple ! Car nous ne sommes que des hommes capables de raison et d’introspection mais tout aussi rapidement rattrapés par nos conditionnements, notre culture, notre éducation.


Notre mode de vie n'est pas exportable mais il continue sa route, inexorablement!

 

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 16:15

Faim FinanceC'est à se demander si les émeutes de la faim qu'ont connues les pays du Sud il y a quatre ans ne sont qu'un mauvais rêve ?! Un nouveau rapport des Amis de la Terre démontre en effet que le secteur financier continue de jouer avec la faim dans le monde.


Spéculateurs affameurs
Le rapport épingle l’implication de 29 banques, compagnies d'assurance et fonds de pension européens (dont BNP Paribas France, AXA, le Crédit Agricole et la Société Générale) dans la spéculation alimentaire et le financement direct ou indirect de l'accaparement des terres. Les Amis de la Terre appellent les institutions européennes à réagir. Si la Commission européenne s'est engagée à améliorer la transparence des marchés des matières premières, elle doit au plus tôt réglementer strictement le rôle de la finance dans le secteur agricole estime l'ONG.

 
La faim, ça paie !
En Belgique, Dexia et KBC sont pointées du doigt. La première est active dans la spéculation alimentaire via le Dexia Fund Commodity, à 41% constitué de produits dérivés agricoles, explique Antonio Gambini (chargé de recherche pour le CNCD) qui a collaboré au rapport pour l'analyse en Belgique. KBC est, quant à elle, impliquée dans le financement d'entreprises qui achètent des terres en Europe centrale et orientale.
A. Gambini explique cette dérive spéculative par la dérégulation des marchés boursiers agricoles aux États-Unis, et par l'ouverture du marché à l'ensemble des investisseurs et non plus aux seuls opérateurs spécialisés. Parier sur les denrées alimentaires peut rapporter gros. L'avantage de la production agricole est que la demande n'est pas très élastique : si les prix augmentent, ce n'est pas pour cela qu'on va arrêter de manger ! conclut le chercheur.

 

Source: http://www.financite.be/static/newsletters/financite_184.html

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 12:31

Jusqu’où pouvons-nous aller dans l’application de textes de loi ? La loi est écrite par des hommes sur du papier avec de l’encre. La vie en société oblige le respect de ces lois. La société met d’ailleurs en place une série de mécanismes coercitifs dans le cas du non-respect de ces lois : amandes, police, justice, prison. En général la loi ou les textes de loi constituent ce que l’on appelle le contrat social, c’est ce qui régit la règle de base de la vie en société : « ma liberté s’arrête là où commence celle des autres ». La question qui se pose est de savoir s’il est possible d’instituer des textes plus puissants que ceux qui les ont rédigés. Des textes qui prennent le pouvoir sur les hommes et leurs gouvernements, un peu comme ces fictions dans lesquelles des machines prennent le pouvoir sur les hommes.

 

Délire ?

 

Un coup d’œil sur le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) ou encore le European Stability Mechanism (ESM) qui doit remplacer le Fond Européen de Stabilité Financière (FESF) pour juillet 2012 laisse tout de même songeur ?

 

 

 

Résumons :

 

“ESM has unconditional rights to ask money from national governments for unlimited amounts, starting with 700 billion euros”

 

“ESM Members hereby irrevocably and unconditionally undertake to pay on demand any capital call made on them by the Managing Director pursuant to this paragraph, such demand to be paid within seven days of receipt.”

 

“The property, funding and assets of the ESM shall, wherever located and by whomsoever held, be immune from search, requisition, confiscation, expropriation or any other form of seizure, taking or foreclosure by executive, judicial, administrative or legislative action.”

 

En gros, l’union économique et financière Européenne accoucherait d’une instance plus puissante que les hommes et les gouvernements qui la constituent ?! Aucun recours possible. Aucune action en justice. Aucune issue ?

 

Pourquoi ? Qui souhaite un texte pareil ? A qui profite le crime?

 

Van Rompuy, Bilderberg & Démocratie?

 

Goldman Sachs au pouvoir ou le dérèglement du monde

 

Quand la démesure atteint des sommets

 

« FAIT NEANT » : le peuple ou les rentiers ?

 

De Socrate à nos jours, la ploutocratie toujours…

 

Traité de Lisbonne - Démocratie bafouée

 

Comme le dit si bien Didier LACAPELLE dans la conclusion de son chapitre sur la démocratie de son ouvrage « La Conscience, le Verbe et le Monde » :


« Aldous Huxley disait que toutes les dictatures étaient tombées parce qu’elles n’avaient pas distribué assez de pain et assez de jeux. Aucune n’avait à ses yeux su amener les individus à aimer leur propre servitude, comme dans son roman « Le meilleur des mondes ». Ce que la dictature n’a pas su faire, la démocratie y est parvenue. »


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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 11:38

http://ds4.ds.static.rtbf.be/article/big_info/e/f/0/624_341_3b4364ba35d40cb1ae1fc264ca5c3525-1321366380.jpg

Les marchés faisaient déjà les programmes des gouvernements. Ils font maintenant les gouvernements, mieux encore : ils désignent les leurs comme Premiers ministres ! Cela a, au moins, le mérite de la clarté.

 

Et quand on dit "les marchés", il faudrait préciser les banques et même, dans les cas qui nous occupent, une banque, la Goldman Sachs, celle-là même qui était au centre de la tourmente financière de 2008.

 

Car qu'est-ce qu'il y a de commun entre Mario Draghi, le nouveau président de la Banque centrale européenne, Mario Monti, le nouveau président du Conseil italien, et Lucas Papademos, le néo-Premier ministre grec ? Et bien, Goldman Sachs, pardi ! Le successeur de Jean Claude Trichet a été vice-président de Goldman Sachs International de 2002 à 2005, l'autre Mario, Mario Monti, a été conseiller international de la même banque depuis 2005 et ce, jusqu'à sa nomination à la tête du gouvernement italien.

 

Quant à Lucas Papademos, il était gouverneur de la Banque centrale grecque lorsque celle-ci maquillait ses comptes avec l'aide de qui ? Goldman Sachs, évidemment. Cette concentration de pouvoir est totalement inédite dans l'Histoire.

 

Et bien entendu, nos ex-banquiers vont mener des politiques d'austérité draconiennes qui vont à la fois étrangler les économies, désespérer les peuples et profiter à leurs anciens employeurs. Et plus généralement, à l'ensemble du système bancaire qui, depuis 2008, ne cesse de passer et repasser à la caisse des États.

 

On me dira que c'est l'impuissance ou l'incapacité des dirigeants politiques qui a mis au pouvoir les banquiers, rebaptisés « techniciens » avec la dose de fausse neutralité que ce titre veut suggérer. Certes, ce sont les politiques eux-mêmes qui leur ont offert les clefs des palais.

 

Mais la situation que nous connaissons aujourd'hui est d'abord le fruit d'une guerre idéologique sans précédent menée par le capitalisme financier qui réussit à présenter la défense de ses intérêts comme la seule solution de "bon sens".

 

Le paradoxe est énorme : voilà donc ceux qui, depuis 2008, ont plongé le monde dans la crise, à la tête de gouvernements et d'institutions européennes. Je ne sais pas si on mesure bien ce que nous sommes en train de vivre.

 

Jamais depuis la crise de 1929, le monde occidental n'a vécu ce double mouvement tragique d'une régression sociale d'une violence inouïe et d'une perversion de la démocratie aussi patentée. Le dérèglement du monde avec son cortège de malheurs et, sans doute un jour, de violences n'en est qu'à ses prémices.

 

Hugues Le Paige dans Chronique RTBF du jeudi 17 Novembre

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 10:01

super-mario-draghi.jpgAprès le merveilleux quatuor US : Robert RUBIN, Larry SUMMERS, Henry PAULSON & Timothy GEITHNER (toujours en fonction!), voici le beau, le grand, le magnifique solo Européen de Mario DRAGHI! Un rapide coup d’œil sur son parcours ne laisse plus aucun doute sur l’hypocrisie flagrante de nos démocraties. Alors que la Grèce coule, agonise sous le poids de la dette et des calomnies, alors que l’Europe entière et ses acquis sociaux blêmissent et chancellent devant la gueule béante et putride des marchés financiers, v’la-t’y pas super Mario qui sort des bois ! Mario? Vous ne voyez pas ? Mais si voyons, ce fameux p’tit bonhomme Rouge des jeux vidéo qui déjoue tous les pièges en faisant preuve de 1001 astuces et pirouettes pour passer d’un monde à l’autre en devenant le BOSS. Eh bien, Mario DRAGHI à la BCE, c’est un peu ça. En fait, c’est peut-être la dernière nouveauté Nintendo-BCE: Super Mario en live ! Un genre « MatrixMarioThe Game » revisité. On vous fait croire que c’est un jeu, que c’est un plan de sauvetage avec mécanisme de stabilité mais en fait c’est une grosse arnaque ! On vous fait croire que c’est la crise, qu’il va falloir se serrer la ceinture mais c’est de l’esbroufe. On vous fait croire qu’on est impuissant mais tout est parfaitement orchestré.

 

Mario DRAGHI, aujourd’hui président de la BCE, hier président de Goldman Sachs. Or, Goldman Sachs, Top10 des plus grandes banques mondiales, a largement contribué au maquillage des comptes de la Grèce pour permettre son entrée dans la zone Euro.

 

 « Comme l'affirme le New York Times publié le 30 octobre, citant un ex-banquier de Goldman Sachs sous couvert d'anonymat, M. Draghi a été chargé de vendre dans toute l'Europe ce type de produit financier "swap" permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine. » le Monde, 31/10/2011

 

Le loup est maintenant dans la bergerie !

 

Ou plus exactement, Super Mario Gold est à la BCE !

 

Alors si ce truc n’a aucune importance pour nous, c’est que nous sommes vraiment loin dans la lobotomisation. Drôle comme les médias ont pu nous bassiner sur les frasques de DSK et pratiquement passer sous silence cette énormité.

 

Goldman Sachs prend officiellement la tête de la BCE (Extrait ci-dessous)

 

La nomination de M. Draghi clarifie donc les choses. La BCE défend non pas l’intérêt des citoyens et contribuables européens, mais l’intérêt des banques. Une étude britannique citée hier par Les Echos a le mérite de quantifier clairement le processus en cours. Cette étude indique que grâce aux « plans de sauvetage » de la Grèce et au « mécanisme européen de stabilité » mis en place par la BCE, le FMI et l’Union, « la part de dette hellénique aux mains des contribuables étrangers passera de 26 % à 64 % en 2014. Cela veut dire que l’exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 euros aujourd’hui à 1.450 euros ».

 

Le « sauvetage » de la Grèce est donc en fait une gigantesque opération de socialisation des pertes du système bancaire. Il s’agit de transférer l’essentiel de la dette grecque  mais aussi espagnole et irlandaise – des mains des banquiers vers celles des contribuables. Il sera ensuite possible de faire assumer les frais de l’inévitable restructuration de ces dettes par les budgets publics européens.

 

Alors oui, il y a des pétitions qui circulent avec, entre autre, la volonté d’organiser un audit citoyen de la dette publique. Il y a bien le mouvement des indignés qui se dessine… Mais cette fois, à l’instar de «La Muette de Portichi» ou du «printemps arabe», n’est-il pas grand temps de sortir de notre torpeur ambiante pour nous joindre à l’appel de Mikis THEODORAKIS et Manolis GLEZOS ?

 

Le compositeur grec Mikis Theodorakis et Manolis Glezos, le héros de la résistance qui arracha en 1941 le drapeau hitlérien qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation nazie, dénoncent le fascisme financier qui menace et appellent les peuples d’Europe à s’unir pour en finir avec la domination des marchés.

 

Voici un extrait de leur déclaration.

 

Une poignée de banques internationales, d’agences d’évaluation, de fonds d’investissement, une concentration mondiale du capital financier sans précédent historique, revendiquent le pouvoir en Europe et dans le monde et se préparent à abolir nos Etats et notre démocratie, utilisant l’arme de la dette pour mettre en esclavage la population européenne, mettant à la place les démocraties imparfaites que nous avons, la dictature de l’argent et des banques, le pouvoir de l’empire totalitaire de la mondialisation, dont le centre politique est en dehors de l’Europe continentale, malgré la présence de banques européennes puissantes au cœur de l’empire.

 

Ils ont commencé par la Grèce, l’utilisant comme cobaye, pour se déplacer vers les autres pays de la périphérie européenne, et progressivement vers le centre. L’espoir de quelques pays européens d’échapper éventuellement prouve que les leaders européens font face à un nouveau « fascisme financier », ne faisant pas mieux quand ils étaient en face de la menace de Hitler dans l’entre-deux- guerres.

 

Ce n’est pas par accident qu’une grosse partie des media contrôlée par les banques s’attaque à la périphérie européenne, en traitant ces pays de «cochons» et aussi en tournant leur campagne médiatique méprisante, sadique, raciste avec les media qu’ils possèdent, pas seulement contre les Grecs, mais aussi contre l’héritage grec et la civilisation grecque antique. Ce choix montre les buts profonds et inavoués de l’idéologie et des valeurs du capital financier, promoteur d’un capitalisme de destruction. La tentative des media allemands d’humilier des symboles tels que l’Acropole ou la Venus de Milo, monuments qui furent respectés même par les officiers d’Hitler, n’est rien d’autre que l’expression d’un profond mépris affiché par les banquiers qui contrôlent ces media, pas tellement contre les Grecs, mais surtout contre les idées de liberté et de démocratie qui sont nées dans ce pays.

 

Le monstre financier a produit quatre décades d’exemption de taxe pour le capital, toutes sortes de « libéralisations du marché », une large dérégulation, l’abolition de toutes les barrières aux flux financiers et aux facilités, d’attaques constantes contre l’Etat, l’acquisition massive des partis et des media, l’appropriation des surplus mondiaux par une poignée de banques vampires de Wall Street. Maintenant, ce monstre, un véritable « Etat derrière les Etats » se révèle vouloir la réalisation d’un coup d’Etat permanent  financier et politique, et cela pour plus de quatre décades.

 

En face de cette attaque, les forces politiques de droite et la social-démocratie semblent compromises après des décades d’entrisme par le capitalisme financier, dont les centres les plus importants sont non-européens.

 

D’autre part, les syndicats et les mouvements sociaux ne sont pas encore assez forts pour bloquer cette attaque de manière décisive, comme ils l’ont fait à de nombreuses reprises dans le passé. Le nouveau totalitarisme financier cherche à tirer avantage de cette situation de manière à imposer des conditions irréversibles à travers l’Europe.

 

Il y a un urgent besoin d’une coordination d’action immédiate et d’une coordination transfrontalière par des intellectuels, des gens des arts et des lettres, de mouvements spontanés, de forces sociales et de personnalités qui comprennent l’importance des enjeux; nous avons besoin de créer un front de résistance puissant contre « l’empire totalitaire de la mondialisation » qui est en marche, avant qu’il soit trop tard. L’Europe ne peut survivre que si elle met en avant une réponse unie contre les marchés, un défi plus important que les leurs, un nouveau « New Deal » européen.

 

Nous devons stopper immédiatement l’attaque contre la Grèce et les autres pays de l’UE de la périphérie; nous devons arrêter cette politique irresponsable et criminelle d’austérité et de privatisation, qui conduit directement à une crise pire que celle de 1929. Les dettes publiques doivent être radicalement restructurées dans l’Eurozone, particulièrement aux dépens des géants des banques privées. Les banques doivent être recontrôlées et le financement de l’économie européenne doit être sous contrôle social, nationale et européen. Il n’est pas possible de laisser les clés financières de l’Europe dans les mains de banques comme Goldman Sachs, JP Morgan, UBS, la Deutsche Bank, etc… Nous devons bannir les dérives financières incontrôlées, qui sont le fer de lance du capitalisme financier destructeur et créer un véritable développement économique, à la place des profits spéculatifs.

 

L’architecture actuelle, basée sur le traité de Maastricht et les règles de l’OMC, a installé en Europe une machine à fabriquer la dette. Nous avons besoin d’un changement radical de tous les traités, la soumission de la BCE au contrôle politique par la population européenne, une « règle d’or » pour un minimum de niveau social, fiscal et environnemental en Europe. Nous avons un urgent besoin d’un changement de modèle; un retour de la stimulation de la croissance par la stimulation de la demande, via de nouveaux programmes d’investissements européens, une nouvelle réglementation, la taxation et le contrôle du capital international et des flux de facilité, une nouvelle forme douce et raisonnable de protectionnisme dans une Europe indépendante qui serait le protagoniste dans le combat pour une planète multipolaire, démocratique, écologique et sociale.

 

Nous faisons appel aux forces et aux individus qui partagent ces idées à converger dans un large front d’action européen aussitôt que possible, de produire un programme de transition européen, de coordonner notre action internationale, de façon à mobiliser les forces du mouvement populaire, de renverser l’actuel équilibre des forces et de vaincre les actuels leaderships historiquement irresponsables de nos pays, de façon à sauver nos populations et nos sociétés avant qu’il ne soit trop tard pour l’Europe.

 

Mikis Theodorakis et Manolis Glezos

Athènes, octobre 2011

 


 

Inside Job n’est pas une fiction, c’est ce qui se passe aujourd’hui et maintenant.

Quittons notre banque pour une banque plus coopérative ! Ouvrez un compte épargne chez Triodos

 

Voir aussi :

Un NON venant de l'IRLANDE un VENDREDI 13, quel symbole!

 

De Socrate à nos jours, la ploutocratie toujours…

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 12:26

La crise actuelle de l’Euro n’est pas seulement une crise financière. C’est aussi et surtout une crise existentielle qui trouve sa voie dans le consumérisme-productivisme. C’est grâce à l’apport des masses et à la démocratisation des biens de consommation que des flux énormes de capitaux ont pu être libérés : spéculations par des  fonds de pension ou de logement, assurances vie, prêt à toutes les sauces pour succomber aux sirènes de la propagande des dernières innovations technologiques: machine à pain ou à café, écran plat, GSM, iPad, iPod, iMac, iPhone, iKlaxonne (dans ma nouvelle Prius dernier cri), etc. On ne peut pas chialer le matin parce qu’ArcelorMittal ferme la phase à chaud et danser le soir en faisant des photos avec son nouvel iQuelqueChose. On ne peut pas manifester contre la gestion bancaire alors qu’on est submergé de crédits et qu’on a des actions en bourse. On ne peut pas blâmer son employeur pour cause de restructuration et de licenciement tout en courant derrière le meilleur salaire et les plus bas prix. Le monde est tel qu’il est et on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Bien sûr nos dirigeants sont largement responsables des dérives financières. Bien sûr Lakshmi Mittal fait partie du Top 10 des plus grosses fortunes mondiales. Bien sûr l’Europe prendra les mesures nécessaires pour éviter l’implosion de l’ensemble. Mais sachons aussi nous rendre compte de nos propres incohérences. Ne tombons pas dans le piège du discours simpliste et dualiste d’une gauche complexée. Osons ! Osons acheter chez l’épicier du coin plutôt que chez carrefour. Osons diminuer le quantitatif pour le qualitatif. Osons réduire notre salaire pour un boulot plus gratifiant et épanouissant… Osons dire que nous ne voulons plus des chimères du monde consumériste où tout est beau, parfait, étudié au poil et à la virgule près. La vie est belle mais elle est imprévisible. Nous aspirons à un long fleuve tranquille sans questions et sans soucis. Nous préférons la dépendance salariale à la confrontation au monde et à nous même. Nous préférons nous en remettre à d’autres que l’on pense meilleur que nous. Manifestons. Oui manifestons haut et fort contre les diktats financiers, les fraudes, les malversations et les injustices, mais surtout, restons lucide sur l’avenir! Selon la conception actuelle, il ne sera pas plus riche et prospère demain! Demain sera qualitatif, local et convivial. La décroissance n'est rien d'autre. A nous de la choisir calmement et résolument. Mais comme l’histoire semble nous démontrer le contraire, puisque nous voulons le beurre et l'argent du beurre, nous passerons immanquablement par des frustrations, des grincements de dents et peut-être du sang.

 

Résumé, en image...

 

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:06

Comme d’hab, l’Etat vole au secours des banques qui faisaient «travailler» l’argent des épargnants. Ensuite, via des agences de notations, ces mêmes épargnants s’en prennent aux Etats. Loyal ? Loyauté est un mot banni du dictionnaire des nouvelles libertés. Un dictionnaire qui se résume à 3x3 lettres : «ego est roi». Partant d’une bonne intention, la libre expression des libertés individuelles, les nouvelles libertés ont érigés en loi le principe selon lequel «la satisfaction des besoins individuels contribue à la satisfaction des besoins collectifs». Tellement pratique et ingénieux qu’on a jugé bon l'inscrire dans la déclaration universelle des droits de l’homme. Mais les mutiples aides des Etats aux banques ces dernières années prouvent exactement le contraire. Le collectif paye l’individu. Tellement puissant et vulgarisé à toutes les sauces, qu'on finit par trouver ça normal.  «Privatisation des bénéfices, socialisation des pertes» figurera bientôt dans la déclaration des droits de l'homme. Bien-sûr, tout ça tiendra jusqu’au jour où une trop large majorité aura compris et en aura marre de payer pour une minorité. C’est ce qui s’est passé la veille de 1789 en réponse à l’absolutisme monarchique de la société française… Alors, à quand la prochaine révolution en réponse à l’absolutisme égotique de la société monde? Le serpent qui se mord la queue?


Mais pour commencer, tâchons déjà de comprendre et réformer notre système monétaire fondé sur ces 3x3 lettres.

 

 

Aléa moral – Alea jacta est

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 16:41

PartNucleaireEurope2.jpg

 

Ce samedi 17 septembre, une manifestation antinucléaire internationale est organisée du centre de Huy jusqu’aux centrales de Tihange. Cfr. www.stop-tihange.org. Cette manifestation est soutenue par bon nombre d’associations.

 

Le but de cet article n’est pas d’appeler à la manifestation mais surtout de faire réfléchir. Réfléchir à la possibilité de se passer du nucléaire. Peut-on s’en passer ?

Tout d’abord, il faut savoir que dans l’Europe des 15, 7 pays n’ont pas recours au nucléaire. Comment font-ils ? Il faut aussi savoir par exemple que 22% de l’énergie du Danemark provient de l’éolien. Notons également que l’Allemagne est déjà à 10,6 % d’énergies renouvelables dans sa consommation totale. Si on est déjà à 15 – 20% d’apport énergétique en renouvelable en 2010 alors que nous n’en parlions pratiquement pas il y a 10 ans, pensez-vous que rien ne va changer dans 20 ans ? Avec un minimum de bon sens et de bonne volonté, tout ménage est capable de réduire sa consommation énergétique de 50%. Pour le secteur industriel il est possible d’atteindre 70 à 80% de réduction. L’idée n’est évidemment pas de tout couper du jour au lendemain comme le souligne avec ironie Saral Sarkar dans l'article Éteignons l’énergie nucléaire ! Et après ? Il faudrait d’ailleurs rappeler à Saral Sarkar comme à Georgescu-Roegen, qu’avec un tel raisonnement, il n’y a pas que le renouvelable qui est non soutenable mais absolument tout ce que l’homme a déjà pu faire et entreprendre sur cette bonne vielle Terre. Et la Vie dans tout ça ? C’est soutenable ? Ca a un sens ?

 

Daniel COMBLIN, ingénieur industriel et président de l’APERe (Association pour la promotion des énergies renouvelables), auteur d’une étude intitulée « L’Avenir Energétique », démontre que nous pourrions nous passer du nucléaire pour 2030 moyennant une réduction de 25% de notre consommation par rapport à 2009 et une augmentation de 50% de la production énergétique par cogénération et énergies renouvelables. Il serait même possible de réduire nos niveaux d’émissions de CO2 par rapport à ceux 1990 de 70% pour 2020 ! 3 fois mieux que les derniers accords de Kyoto ! J’invite donc tous ceux qui croient encore au nucléaire à lire cette étude « L’Avenir Energétique » de Daniel COMBLIN.

 

Dans son étude, Daniel Comblin analyse deux fois trois scénarios, chacun des trois scénarios de consommation étant combiné avec chacun des deux scénarios de production :

 

A. trois scénarios en termes de maîtrise et de réduction de la consommation d’électricité :

 

A.1. un scénario « Tendanciel » dont l’évolution de la consommation d’électricité suit la tendance de l’évolution durant la période 1998-2008 ; on observe alors une augmentation globale de 16 % de la consommation d’électricité en 2030 par rapport à 2009 ;

 

A.2. un scénario « Stabilisation », prenant en compte une stabilisation de la consommation jusque 2015 et ensuite une légère diminution de 0,5 % par an ; on observe alors une réduction globale de 7 % de la consommation d’électricité en 2030 par rapport à 2009 ; ce scénario suit sensiblement la tendance de l’évolution durant la période 2000-2009 ;

 

A.3. un scénario « Réduction » visant globalement une réduction de la consommation d’électricité de 24 % en 2030 par rapport à l’année 2009.

 

L’étude montre notamment que les scénarios « officiels » (SPF économie, Bureau du Plan et Groupe GEMIX) ne prennent étonnamment pas en compte l’évolution à la baisse de la consommation entre 2004 et 2009, période durant laquelle on observe une diminution globale de la demande de plus de 8 %.

 

B. deux scénarios en termes d’augmentation progressive des unités de production utilisant les énergies renouvelables ou fonctionnant en cogénération chaleur-électricité :

 

B.1. un scénario appelé « Extrapolation des Objectifs Nationaux », prévoyant une production des énergies renouvelables sur base de l’objectif belge défini récemment pour 2020 et extrapolé pour la période 2020-2030, combinée à une augmentation progressive de la cogénération représentant en 2030 environ 60 % du potentiel technico-économique ;

 

B.2. un scénario appelé « Pro-actif » plus ambitieux et plus volontariste ; il est basé sur les objectifs revendiqués pour 2020 par les acteurs des filières renouvelables (edora) avec extrapolation entre 2020 et 2030, combinée à une augmentation plus importante de la cogénération (80 % du potentiel).

 

L’analyse constate ainsi que la substitution de l’ensemble de la production nucléaire, fin 2025, tout en respectant les objectifs de réduction des gaz à effet de serre (-20 % en 2020) sera :

 

-                 très difficile pour le scénario « Tendanciel » combiné avec le scénario « extrapolation objectifs nationaux », moyennant d’importants nouveaux investissements en TGV (Turbine Gaz Vapeur), ceci impliquant une augmentation des émissions de CO2 (+6 % en 2030 par rapport à 1990) ;

 

-                 difficile pour le scénario « Tendanciel » combiné avec le scénario « Proactif-extrapolation edora » ainsi que le scénario « Stabilisation » combiné avec le scénario « extrapolation objectifs nationaux », moyennant des investissements environ moitié moins importants que dans le premier scénario, tout en respectant largement l’objectif 2020 en terme de réduction de CO2, mais en voyant les émissions augmenter entre 2020 et 2030 ;

 

-                 moins difficile pour le scénario « Réduction » combiné avec le scénario «extrapolation objectifs nationaux», moyennant très peu de nouveaux investissements TGV tout en respectant largement les objectifs de réduction de CO2 tant en 2020 qu’en 2030 ;

 

-                 possible pour le scénario « Stabilisation » combiné avec le scénario « Proactif-extrapolation edora », moyennant très peu de nouveaux investissements TGV tout en respectant largement les objectifs de réduction de CO2 tant en 2020 qu’en 2030 et en permettant également la sortie de la filière charbon ;

 

-                 totalement possible pour le scénario « Réduction » combiné avec le scénario « Pro-actif-extrapolation edora », moyennant très peu de nouveaux investissements TGV tout en respectant largement les objectifs de réduction de CO2 tant en 2020 qu’en 2030 et en permettant également la sortie de la filière charbon, ainsi que de la filière gaz (hors cogénération) en fin de période.

 

 

A.1. Tendanciel

A.2. Stabilisation

A.3. Réduction

B1.

Extrapolation des Objectifs Nationaux

très difficile

difficile

moyen

B.2.

Proactif-extrapolation edora

difficile

possible

totalement possible

Faisabilité de substitution de l’ensemble de la production nucléaire, fin 2025,

tout en respectant les objectifs de réduction des gaz à effet de serre (-20 % en 2020) 

 

La présente étude montre clairement que le scénario de sortie prévu par la loi de 2003 reste plausible, soit en limitant la durée de vie des centrales à 40 ans comme prévu initialement. Pour ce faire, il s’agit non seulement d’accentuer les efforts de développement des moyens de production renouvelables et alternatifs, mais aussi d’être plus volontariste en terme de maîtrise et de réduction de la consommation d’électricité.

ComblinGraph

Scénario « Réduction » (A.3.) Combiné avec scénario ER et Cogen « Extrapolat. Objectifs Nationaux » (B.2.)

 

Cette analyse montre aussi qu’il est même envisageable d’arrêter certaines unités quelques années plus tôt que prévu par la loi de 2003, en combinant un développement volontariste des renouvelables et de la cogénération avec un objectif de réduction de la consommation de 25 % d’ici 20 ans. Un tel niveau de consommation ne paraît pas utopique, car on retrouverait un niveau comparable à celui de 1990 mais avec un confort probablement supérieur. Le scénario idéal devrait également s’inscrire dans une perspective de plus long terme, visant un objectif 100 % renouvelable en 2050, qui intègre à la fois la sortie du nucléaire, mais aussi la sortie de toute utilisation d’énergie fossile pour produire l’électricité. C’est également l’orientation donnée à cette étude.

 

Rappelons que les centrales belges (Tihange et Doel) sont des conceptions qui datent des années 60 ! En matière de haute technologie, il y a mieux. Si ça tombe, les gaines des câbles électriques sont encore en tissus…

 

Alors ? Pourquoi ça piétine comme avec notre gouvernement ? Encore et toujours pour une question d’argent. Il est en effet intéressant de noter qu’Electrabel-Suez gagne 700 millions d’Euros par an sur le dos des contribuables belges qui ont les tarifs d’approvisionnement énergétique les plus élevés d’Europe. Il est aussi intéressant de noter qu’Electrabel-Suez ne paie que 0,04 % d’impôts. Ou encore, qu’Electrable-Suez possède le plus haut taux d’exploitation (rapport entre bénéfice et charge salariales) de son personnel. Alors que ce taux devrait être un peu supérieur à 100 (ex : 115 pour l’entreprise contre 100 pour l’employé), Suez-Tractebel cartonne à 5519%.

 

 

 

Donc, bien plus qu’une question d'énergie, c’est une question d’argent…

Le nerf de la guerre comme on dit…


Lire aussi sur ce blog :

Sus au NUCLEAIRE, place au SOLAIRE, EOLIEN, GEOTHERMIQUE & BIOGAZ

Le mythe du NUCLEAIRE

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Epuisement des ressources

Dates d'épuisement des richesses exploitables de notre planète au rythme actuel de consommation (1)

2021 : fin de l'argent
2025 : fin de l'or et du zinc
2028 : fin de l'étain
2030 : fin du plomb
2039 : fin du cuivre
2040 : fin de l'uranium
2048 : fin du nickel
2050 : fin du pétrole
2064 : fin du platine
2072 : fin du gaz naturel
2087 : fin du fer
2120 : fin du cobalt
2139 : fin de l'aluminium
2158 : fin du charbon

Notre planète n'est pas infinie. On le sait. Ses ressources sont limitées et ne peuvent satisfaire ad vitam eternam les exigences voraces de milliards d'êtres humains.

Nous devons anticiper la pénurie proche des matières premières en vivant tout simplement autrement. Sinon des guerres terribles risquent d'éclater dans un futur proche à la surface de tout le globe pour l'accaparement des gisements restants, atomisant les villes et faisant un carnage parmi les populations. Cela en moins d'une petite génération!

Si nous voulons éviter le pire, retroussons nos manches! Une nouvelle civilisation reste à inventer, ici et maintenant, plus propre, plus économe, plus respectueuse et dont l'objectif premier soit réellement le bonheur de tous et non le profit égocentrique de quelques uns au détriment de tous les autres.

Voir échéancier des ressources exploitables sur le site Terre sacrée.
(1) D'après Science et Vie hors série N° 243, construire un monde durable, de Juin 2008. http://www.mondedurable.science-et-vie.com 

Freemen

Freemen est un réseau de blogs, dont les auteurs sont convaincus que :
• le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique
• s’attaquer sérieusement à ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de «croissance».



Au delà, comme le nom “Freemen” l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut sur son blog. L’ensemble de ces contenus doit petit à petit former une nouvelle “chaîne”, un nouveau “journal”, chacun parlant de politique, mais aussi, d’art, de ciné, de tout.

153 blogs freemen