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  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 12:42

Le paysage bancaire comme tous les autres (énergétique, entrepreneurial, alimentaire, environnemental, ...) est de moins en moins diversifié. On s'inquiète de temps en temps des autres mais très peux du cerveau qui donne le la!


Bien-sûr grossir permet de réaliser des économies d'échelles et d'être plus efficace mais devenir trop gros et trop peu diversifié est dangereux pour la stabilité et la survie d'un système, qu'il soit écologique, énergétique ou économique. Comme le montre le graphique ci-dessous, tout est une question d'un savant équilibre entre diversité et efficacité.


http://emmapom.com/blog/wp-content/uploads/2011/06/optimum-Lietaer.jpg

 

Or notre paysage bancaire se limite aujourd'hui à seulement 4 grosses banques!

 

Seuls vous et moi, sommes en mesure de faire en sorte qu'il en soit autrement. Soutenez la campagne: Il manque une banque en Belgique. Une banque centrée sur notre quotidien et pas sur la spéculation, la bourse et la rentabilité casino.

 

"Au Royaume-Unis, la Financial Conduct Authority (FCA) et son organisation soeur, la Prudential Regulation Authority, se sont donné pour objectif de stimuler la concurrence dans les services financiers. Un an après le lancement de cette politique, 3 demandes pour de nouvelles banques régionales sont à l'étude, tandis que 26 sont en phase de pré-candidature !" 

 

Et chez nous? Monsieur Coene, gouverneur de la Banque Nationale de Belgique, en charge du contrôle réglementaire des banques annonce à propos de l'initiative NewB qu'il y a déjà trop de banques en Belgique?! Exit la concurrence libre et non faussée?! Une banque nationale qui prône également des économies sur les pensions et le chômage pour atteindre les objectifs budgétaires fixés par la commission Européenne.

 

Faites-vous entendre sur Il manque une banque en Belgique.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 14:12

http://www.jevotedoncjesuis.be/jevotedoncjesuis-M.jpgJusqu’aux élections du 25 mai en Belgique, vous serez envahis par des candidats qui vous demanderont de voter pour eux.

 

Le but du site jevotedoncjesuis.be est simple : offrir à chaque citoyen des outils pour s’approprier ces élections.

 

Interpeller les candidats 

 

Ce qu'en pensent les partis

 

40.000€ de salaire annuel sont taxés à 35%. 40.000€ de plus-value boursière sont taxés à 0%.

Solution: Globaliser tous les revenus, provenant du travail et du capital (y compris les plus-values) dans une même déclaration fiscale, pour y appliquer un seul impôt des personnes physiques ? Cette mesure serait facilitée par la transmission automatique au fisc par les banques et compagnies d'assurance de toutes les données concernant les revenus financiers de leurs clients, comme cela se pratique aux Pays-Bas.

POUR: Ecolo, PS

CONTRE: MR, cdH

 

Chaque cent placé en banque permet à celles-ci de faire des montages financiers 10 à 100 fois plus importants et donc sans fondement sur l'économie réelle.

Solution: Soutenir le projet de réforme bancaire européenne proposé par la Commission européenne en 2014 et le renforcer, pour une scission entière et étanche entre banque d'affaires et banques de dépôts ?

POUR: Ecolo, PS, cdH

CONTRE: MR

 

Le dérèglement climatique et la pollution liés aux énergies fossiles sont des faits.

Solution: Investir 1% du PIB dans l'isolation et les énergies renouvelables permettrait de créer des emplois et de réduire notre dépendance aux énergies fossiles (rapport Stern 2006).

POUR: Ecolo, PS, cdH

CONTRE: MR

 

Belgique, pays de grosses légumes


De Socrate à nos jours, la ploutocratie toujours…

 

Pas de fumée avec feu (pour le moment)

 

 

Une nouvelle crise aura lieu. Essayons de faire comprendre à nos dirigeants que nous ne voulons plus de dictature bancaire. Halte à la toute-puissance des banques. (Bernard Lietaer, Christian Arnsperger, Sally Goerner, Stefann Brunnhuber, Odile Jacob 2012.)

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 15:28
QuiPaieQuoiEnBelgique
Un bon visuel que tout belge qui se respecte devrait avoir vu au moins une fois dans sa vie...
Ça permet de tempérer les clichés PS / MR
 
Cependant, le graphique fait ressortir une dette provenant d'un excès de dépenses publiques par rapport aux recettes alors qu'en réalité la dette publique n'est nullement corrélée aux dépenses pour l'économie réelle! D'où vient la dette Belge?
 
Sur la période 1992-2011, l'État belge a remboursé, en intérêts de la dette, un montant équivalent à 313 milliards €. S’il avait pu emprunter les mêmes montants auprès de sa banque centrale,  à un taux de 1%, il aurait alors économisé 250 milliards €…
 
Vers une réforme fiscale et monétaire pour une gestion humaniste de la dette publique.
Voilà LE sujet que je souhaiterais voir aborder dans un programme électoral.
 
Chaque sommes que nous payons comprend une part de taxes (pour l'Etat) mais aussi, une part d’intérêts (pour les détenteurs de capitaux). Etat qui emprunte et rembourse aussi des intérêts aux détenteurs de capitaux.
 
« en Allemagne, les intérêts représentent 12% du coût des déchets, 38% dans le prix de l’eau et 77% dans les prix de location des logements publics. L'intérêt bancaire représenterait en moyenne 30 à 40% du prix des produits hors taxes»
« Si on répartit la population allemande en dix groupes, on constate que chaque groupe reçoit et paie des intérêts. Par contre, 10% de la population reçoivent la quasi-totalité des intérêts, alors que 80% de la population paient deux fois plus d’intérêts qu’ils n’en reçoivent. La somme redistribuée aux détenteurs de plus 500.000€ de patrimoine représente un milliard d’euros par jour ».[Margrit Kennedy, Helmut Kreutz]
 
Cette différenciation par les taux d'intérêts réalise un transfert permanent de "richesses" du travail vers le capital.

Lire aussi sur ce blog: Aléa moral – Alea jacta est
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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 15:38

http://www.newb.coop/Uploads/newb/FILE_142281df-a856-4cb9-8dd6-29b6900c8bb3.jpgC’est un peu tard pour beaucoup d’entre vous mais si cet article peux faire prendre part ne fût-ce qu’un coopérateur de plus pour ce projet, c’est gagné. Pour 20€ seulement vous pouvez devenir coopérateur et soutenir cette belle initiative.


La campagne « Je prends part » - qui s'étale entre mars et juin 2013 - propose aux citoyens de devenir coopérateurs de New B. En achetant une part à 20 €, ils montrent qu'ils soutiennent l'idée qu'une banque coopérative voie le jour en Belgique dans un avenir proche. Cette banque sera simple, sobre, participative, transparente, investira dans l'économie réelle, œuvrera pour l'intérêt général et mettra le client au cœur de ses décisions.


Pourquoi une banque coopérative ? 

Depuis la crise financière apparue en 2007 – principalement suite aux prises de risques inconsidérées de la part de certains acteurs du secteur financier – quelques réponses, notamment au niveau de la régulation ont été apportées mais finalement, il n'y a pas eu de solution concrète pour révolutionner le monde la finance.

Pour les initiateurs de New B, la création d'une banque coopérative est indispensable. Bernard Bayot, président de New B ajoute :« Pour nous, c'est une condition sine qua non de changer de paradigme, d'avoir une banque qui répond à une autre logique que celle de la recherche effrénée du profit à court terme. »


En Belgique, le secteur bancaire s'est totalement appauvri. Après la disparition de la CGER, du Crédit Communal, de la Bacob, de Cera, de la CODEP…, les banques cotées en Bourse dominent le paysage. Le modèle coopératif, bien que désormais absent en Belgique, n'en est pas moins largement répandu en Europe (plus de 4000) et a montré ses effets bénéfiques. Les banques coopératives ont généralement une plus grande stabilité financière, soutiennent davantage le développement local et développe une activité de crédit plus performante que les banques commerciales. C'est ce que soulignent à plusieurs reprises les experts du « Rapport Liikanen »1.

Pour cette raison, des organisations se sont rassemblées au sein de la coopérative New B dont l'objectif est de créer une nouvelle banque coopérative en Belgique. La nouvelle banque travaillera dans l'intérêt de ses membres, de leurs activités sociales et économiques et renforcera leur rôle sociétal.

Depuis mai 2011, un groupe d'une dizaine de banquiers et d'experts de la société civile, ont réalisé une étude de faisabilité d'une telle banque. Ils ont conclu que le projet était tout à fait réalisable si la banque acquérait suffisamment de clients et de capital et si les conditions de marché le permettaient.


Le modèle New B 

New B est une coopérative qui souhaite la création d'une banque coopérative, participative, transparente, sobre et simple, qui investit dans l'économie réelle. Elle refuse toute spéculation, proposera des produits et services simples à comprendre. Elle bannira toute dépense ostentatoire ou salaire hors de proportion. La banque mettra en place des solutions innovantes pour que ses clients puissent s'impliquer. Elle veillera à rechercher une réponse à leurs besoins plutôt que le profit à tout prix.  

En inscrivant dans son ADN ces valeurs mais d'autres encore telles que l'insertion sociale, la sécurité, la durabilité, l'innovation, l'honnêteté et la diversité, New B veut devenir une banque qui compte, offrant à ses clients-coopérateurs tous les produits qui leur sont utiles.


La campagne " Je Prends Part" 

« Je prends part » (« ik bank mee » en néerlandais) vise à rassembler 10.000 coopérateurs.  Les initiateurs de New B veulent montrer que les organisations ne sont pas les seules à vouloir une nouvelle banque coopérative en Belgique : leurs membres, sympathisants et adhérents ainsi que des citoyens de tout bord soutiennent aussi ce projet.

En cas de succès de la campagne, les prochaines étapes seront abordées : la confirmation des contacts avec les investisseurs et le dossier pour obtenir une licence auprès de la Banque Nationale de Belgique.

Une part de coopérateur coûte 20 €. Le nombre de part par personne est limité à une seule unité pour éviter que la prise de risque ne soit trop grande. Le but principal n'est pas de récolter un maximum de capitaux mais de montrer qu'une telle banque est plus qu'attendue.

La souscription se fait à partir du site NewB

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 11:52

 

Pour une dette passant de 48,5 milliards € en 1980 à 362,3 milliards € en 2011, les belges ont payé 470,5 milliards € (Banque nationale de Belgique - mars 2012) d'intérêts aux créanciers ! En moyenne, la Belgique a donc remboursé 15 milliards € par an en intérêts de la dette sur les trente dernières années, soit l’équivalent de deux fois le budget des allocations de chômage. Ce sont autant de richesses créées par les travailleurs qui ont été transférées vers les détenteurs de capitaux.

 

A qui profite la dette ? D’où vient-elle ? De quoi est-elle faite ? Est-elle légitime ? Faut-il payer ? Qui doit payer ? Combien ? Comment ? Pourquoi ? On veut savoir, un nouveau site soutenu par le CADTM, la FGTB et le CEPAG, qui demande un audit citoyen de la dette publique belge. Soutenez la campagne.

 

Voilà, je pense, une approche constructive digne d’un grand intérêt. Une approche qui me semble aller au-delà du simple « ce n’est pas moi, c’est les autres » ou encore « ce n’est pas notre crise ». 

 

Personnellement je ne me reconnais pas entièrement dans les revendications syndicales ou gauchistes qui n’ont de cesse d’incriminer le système sans vouloir réellement le remettre en question. Par exemple les syndicats sont contre le principe de séparation des banques de dépôts et d’investissements parce que ce serait contre-productif et supprimerait des emplois ! Donc, sous prétexte que l’on va supprimer des emplois on ne change rien : on continue à produire des armes, des pesticides, des additifs alimentaires, des antibiotiques, des antidépresseurs, des automobiles, etc. le tout à grand renfort de pétrole et de pollutions. Tout ça parce que c’est bon pour l’emploi et l’économie ? On continue donc à spéculer, mentir et exploiter son prochain mais on essaye de mieux répartir les parts du gâteau, c’est bien ça ? Non, non et non. Nous devons comprendre que notre planète est finie et que notre système économique fondé sur l’avoir et la croissance est mortifère. Pas de manichéisme avec les méchants financiers d’un côté et les gentils consommateurs de l’autre. Ne cherchons-nous pas toujours les plus bas prix et les meilleurs placements ?

 

Nous sommes tous responsable de cette crise, dans nos achats et tous nos actes quotidiens. Certains le seraient plus que d’autres ?

 

Ceux qui savent pertinemment bien ce qu’ils font et qui sont encore aux commandes. Ceux qui manipulent les chiffres et les mots comme on respire et qui finissent même par nous faire porter le chapeau. Je pense à tous les pontes du monde politique, académique et financier cités dans l’excellent film documentaire INSIDE JOB (disponible en image et en texte). A ces ténors du monde anglo-saxon, il faut bien-sûr ajouter tous nos ménestrels Européens, tous ceux qui se jouent du conflit d’intérêt comme on joue du pipeau : Draghi, Papademos, Paulson, Rubin et tous les hypocrites du monde académique : Frederic Mishkin, Richard Portes, John Campbell, Martin Feldstein, Glenn Hubbard, Laura Tyson, Ruth Simmons, Larry Summers, etc. etc.

 

On pourrait aussi citer tous ceux qui ont profité de la crise pour gagner des sommes astronomiques en très peu de temps: Angelo Mozilo, Stan O’Neal, John Thain, Joseph Cassano, Richard Fuld, Harvey Miller, Jeffrey Lane, Willem Buiter, Ralph Ciofi, Matthew Tannin, Pierre Richard et Axel Miller (Dexia), etc. etc.

 

« Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres » (Orwel)

 

Le but n’est pas de pleurer ou d’hurler en criant au scandale parce que c’est injuste et/ou que nous n’avons pas la même chose. Nous savons bien que c’est parfaitement impossible et indigne. Que ces gens gardent bien leurs villas, châteaux, jets et yachts luxueux, nous savons aussi que ça ne les rends pas plus heureux s’ils ne partagent pas. Le but n’est pas de les pendre haut et court mais juste de leur demander d’aller jouer ailleurs.

 

Qu’ils souhaitent spéculer et s’amuser, soit ! Mais pourraient-ils le faire ailleurs que dans notre bac à sable ? Si seulement ils pouvaient arrêter de spéculer avec nos bas de laine. Pire, une fois qu’ils se plantent, ils pleurent pour qu’on rallonge la monnaie. Pile je gagne, face tu perds ! Pire encore, après avoir allongé, nous devons leur emprunter ce même argent sur lequel nous leur devons encore des intérêts. Le citoyen est donc trois fois perdant : une fois parce qu’il doit passer à la caisse sans rien avoir demandé, une autre fois parce qu’il doit payer des intérêts et une troisième parce qu’il finit par être taxé sur tout ce qui bouge.

 

Nous sommes prêts à faire des efforts et des sacrifices, si c'est pour un mieux et pour une refonte complète et douce du système. Or, à l'heure actuelle, tout porte à croire que ce sera pour un remake plus violent. Plus on repousse l'échance, plus la claque sera puissante. Tant que les banques de dépôt et d’investissements feront vase communiquant et tant que les Etats se financeront sur des marchés financiers libéralisés, nous continueront à payer pour d’autres.

 

Les solutions existent, il suffit de parcourir les sites Les 7 péchés capitaux des banques, Réseau pour la Justice Fiscale, Financité ou CADTM pour constater l’extraordinaire foisonnement d’idées et de solutions concrètes pour un meilleur fonctionnement. Tout ce qu’il manque c’est du courage politique et une évolution des consciences.


 

Pourquoi un ingénieur financier doit-il être payé 4 à 100 fois plus qu’un vrai ingénieur ? Un vrai ingénieur construit des ponts. Un ingénieur financier construit des rêves. Et quand ces rêves tournent au cauchemar, ce sont les autres qui payent.

 

Mais les hommes et les institutions responsables sont toujours là et cela doit changer. Ils diront qu’on a besoin d’eux et que ce qu’ils font est incompréhensible pour nous. Ils nous dirons que ça n’arrivera plus. A coup de milliards, ils combattront les réformes. Ce ne sera pas facile. Mais il y a des choses qui valent une bataille. [Source : INSIDE JOB]

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 10:38

http://www.humeurs.be/wp-content/uploads/2011/10/humeur_5251.jpgAprès avoir sauvé les banques de la faillite, les États ont vu leur dette publique exploser. Les pouvoirs publics sont maintenant sous la pression des marchés financiers et des autorités européennes (et, dans certains cas, du FMI) pour imposer des plans d’austérité afin de trouver les ressources financières nécessaires au remboursement de cette dette. Même si sa situation est moins dramatique que celle de la Grèce, la Belgique ne fait pas exception. Sa situation pourrait même encore se dégrader si la garantie d’État de 54,45 milliards d’euros octroyée en octobre 2011 à certains créanciers de Dexia était activée. C’est pourquoi trois associations (CADTM, Attac Bruxelles 2 et Attac Liège), représentées par les avocats Pierre Robert et Olivier Stein, ont introduit le 23 décembre dernier un recours devant le Conseil d’État afin d’annuler l’arrêté royal octroyant ces garanties [1].


Ce combat juridique s’inscrit plus largement dans une lutte politique pour l’annulation de la dette publique illégitime, notamment celle issue du sauvetage des banques. Les injections de capitaux publics pour sauver les banques (Dexia, Fortis, KBC) et l’assureur Ethias en 2008-2010 ont provoqué une augmentation brute de la dette publique belge de 21,08 milliards d’euros. Ce montant risque de s’alourdir à cause des garanties offertes par l’État aux institutions financières. La logique de la garantie est la suivante : si la banque ne peut plus rembourser ses créanciers, alors les pouvoirs publics (donc les contribuables) interviennent financièrement. Le cas Dexia en est la parfaite illustration.


Le 10 octobre 2011, le groupe Dexia tombe en faillite pour la deuxième fois en trois ans. Le groupe est démantelé et l’État belge acquiert 100% des actions de Dexia Banque Belgique (DBB) pour un montant de 4 milliards d’euros. Le recours des associations ne concerne pas DBB mais vise la garantie de l’État à certains emprunts du groupe Dexia (Dexia SA et Dexia Crédit local SA). Car l’intervention de la Belgique lors du deuxième sauvetage de Dexia ne s’est pas limitée à ces 4 milliards d’euros : le gouvernement en « affaires courantes » s’est entendu avec les autorités françaises et luxembourgeoises pour garantir conjointement les actifs (majoritairement toxiques) du groupe Dexia à hauteur de 90 milliards d’euros.


La clé de répartition de cette garantie est déséquilibrée puisque 60,5% des 90 milliards d’euros sont assumés par la Belgique, ce qui représente un montant de 54,45 milliards d’euros, soit 15% de son produit intérieur brut (PIB), contre un peu plus de 32 milliards à charge de la France, soit environ 2% de son PIB. Pourtant, les difficultés concernaient essentiellement la branche française du groupe, selon l’Inspection belge des Finances.


On peut dès lors douter des capacités de négociation de l’État belge dans ce dossier. Mais il y a plus grave car la mise en œuvre de l’arrêté royal du 18 octobre 2011 octroyant cette garantie d’État [2] aurait des conséquences désastreuses pour l’économie du pays mais également pour la démocratie.

Un montant exorbitant

Soulignons tout d’abord le montant exorbitant de cette garantie : 54,45 milliards d’euros, c’est 34 milliards de plus que le montant octroyé pour le triple sauvetage de Fortis, de Dexia, de KBC et d’Ethias en 2008. C’est 26 fois l’économie budgétaire prévue au budget 2012 en matière de soins de santé. Cela donne une idée de l’ampleur du risque que représentent ces garanties pour les finances publiques belges, d’autant plus qu’il faut y ajouter les intérêts et accessoires prévus par l’arrêté. Selon l’Inspection des Finances, le montant réel de la garantie pourrait être de l’ordre de 57 milliards d’euros. Or, cet engagement de l’État à rembourser un tel montant le met dans l’impossibilité d’accomplir pleinement ses missions de service public.

Notons aussi que le simple octroi des garanties entraîne une augmentation du coût du refinancement de la dette car les marchés exigent une rémunération plus élevée pour prendre en compte le risque représenté par l’activation possible des garanties. Ensuite, en cas d’activation, l’État devra recourir à des emprunts supplémentaires, ce qui augmentera automatiquement la dette publique. Cela amènera alors la Commission européenne à exiger de nouvelles mesures d’austérité contre la population.


Comme si cela ne suffisait pas, l’octroi de cette garantie n’est subordonné à aucune condition réelle. L’arrêté royal précise d’ailleurs que « la garantie est payable à première demande ». Cet arrêté renforce ce qu’il est convenu d’appeler l’aléa moral, à savoir la possibilité qu’un assuré augmente sa prise de risque par rapport à la situation où il supporterait entièrement les conséquences négatives d’un sinistre. Car en habilitant le ministre des Finances à garantir sans réelle condition les créances sur Dexia SA et Dexia Crédit Local SA, l’arrêté envoie un signal clair aux organismes financiers tentés dans le futur par une spéculation pouvant potentiellement leur rapporter de forts gains. Il leur indique que les pouvoirs publics interviendront toujours en dernier ressort. Cet arrêté permet dès lors de garantir des pratiques qui ont contribué très largement à provoquer la crise et qui, en étant maintenues, entraînent au minimum sa prolongation et, au pire, son approfondissement. Il incite les organismes financiers privés, se sachant protégés par l’État, à chercher à améliorer leur marge de profit sans changer leur comportement à haut risque. Dans ces conditions, d’autres sauvetages bancaires sont à prévoir.

En toute opacité

Sur le plan démocratique, l’arrêté royal constitue aussi un véritable danger car il confère au ministre des Finances, jusqu’en 2021, le pouvoir de conclure en toute opacité et en dehors de tout contrôle parlementaire des conventions de garanties avec certains créanciers de Dexia SA et Dexia Crédit local SA (que le ministre désigne lui- même) qui peuvent produire leurs effets jusqu’en 2031. Le Parlement est donc tenu à l’écart des décisions essentielles de manière permanente, consciente et organisée pendant presque 20 ans. Les élus n’ont pas leur mot à dire comme en octobre 2011 lorsque l’octroi de cette garantie a été décidé uniquement par l’exécutif. Le Parlement belge n’a ni délibéré ni légiféré sur l’octroi de ces garanties tandis qu’en France, une loi a été votée par le Parlement après un large débat qui a donné lieu à deux rapports. On assiste donc en Belgique à un véritable coup d’État juridique. La violation de la Constitution belge est manifeste. C’est d’ailleurs un des arguments invoqués dans le recours [3].


Les associations requérantes sont pleinement conscientes de la menace que représentait la faillite de Dexia avec ses répercussions sur tout le système financier, et par conséquent de la nécessité pour l’État d’agir rapidement. Mais les garanties octroyées ne règlent pas le problème, elles l’aggravent. C’est pourquoi il est indispensable d’annuler l’arrêté royal du 18 octobre 2011 et de garantir le droit des citoyens à l’information afin de comprendre les raisons de cette débâcle et de proposer des alternatives à ces garanties.


Ce recours vise donc également à lancer un réel débat démocratique sur ces alternatives et sur la question de la légitimité de la dette. D’où vient la dette publique belge ? A-t-elle servi les intérêts de la population ? Que se passerait-il si la Belgique refusait de rembourser ? Autant de questions auxquelles il est urgent de répondre car, au nom du remboursement de la dette, la vague d’austérité en cours en Belgique va toucher les conditions de vie de millions de citoyens. Il s’agit d’avancer vers la mise en place d’un audit citoyen, à l’instar de la démarche initiée en France [4], pour faire annuler les parties illégitimes de la dette, en commençant par celles issues des sauvetages bancaires mais sans oublier celles qui depuis les années 1980 ont servi à combler le déficit budgétaire majoritairement imputable à une baisse de la fiscalité sur les catégories les plus favorisées et les grandes entreprises. Sans cela, les marges de manœuvre libérées par des politiques progressistes seront englouties par le remboursement d’une dette autant colossale qu’illégitime.

 

Notes:

[1] Ce recours est publié au Moniteur belge sous le numéro G/A 203.004/XV-1811. Il est soutenu par de nombreuses personnalités et associations en Belgique. Voir www.cadtm.org.

[2] http://www.etaamb.be/fr/arrete-royal-du-18-octobre-2011_n2011003357.html

[3] Synthèse des arguments juridiques: http://www.cadtm.org/Resume-du-recours-Dexia-intente.

[4] En France s’est créé un Collectif pour un audit citoyen de la dette publique qui dispose après 6 mois d’existence d’une centaine de collectifs locaux.

 

Source: http://politique.eu.org/spip.php?article2223#nh3

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 12:10

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- Dans l’atlantique, 2 à 3 millions de litres quotidien de pétrole se déversent et se déverseront jusqu’en août dans l’océan atlantique et sur un des écosystèmes les plus riches des Etats-Unis.

- Dans le monde, des abeilles (80% de la pollinisation des végétaux) et des vers de terres (fertilité des sols) disparaissent par milliers.

- En Indonésie, des orangs-outangs se retrouvent nu comme des vers face à des tronçonneuses qui font de la place aux monocultures de palmier à huile (agrocarburant et alimentation industrielle).

- Au pôle Nord, des ours polaires malingres pataugent en cherchant désespérément une plaque de glace pour pouvoir marcher en bon plantigrade.

- En Chine, des employés de Foxconn (le plus important sous-traitant d’appareils électroniques au monde) se suicident.

- En France, ce sont les employés de France Télécom et de Renault qui se suicident.

- En Belgique, Carrefour et Opel restructurent et licencient.

- A Haïti, après les effets d’annonce, les déclarations de soutient et les œuvres de charités, Monsanto fait dans l’humanitaire.

- En Afrique, la Banque Mondiale favorise l’accaparement des terres.

- Dans le monde, la course à la compétition et à la croissance économique laisse des milliers de gens sans toit, sans terres et sans nourriture. Salaires et conditions de travail sont chaque jour bradés et revu à la baisse. Délocalisation, productivisme et expropriation poussent les gens à aller s’installer dans des mégapoles et bidonvilles insalubres et stressant où l’insécurité règne à tous les coins de rues.

- Aux Etats-Unis, des personnes sont expropriées faute de n’avoir pu rembourser un emprunt bancal.

- En Europe et dans le monde, le racisme, l’islamophobie et la xénophobie sont de plus en plus médiatisés et instrumentalisés pour un électoralisme de bas étage.

- En Europe, une grogne populaire grandit suite à l’annonce d’une cure d’austérité sur l’ensemble de la zone Euro et plus particulièrement en Grèce.

- En Europe, le taux de chômage officiel est au plus haut depuis la création de la zone Euro.

 

Et pendant ce temps, en Belgique, nos politiciens ergotent et font les beaux. Et bientôt ces mêmes politiciens devront assurer la présidence de l’Union Européenne !?

 

Elle est pas belle la vie ? Elle est pas belle notre démocratie représentative ?

 

MAIS

 

- Dans le monde, les banques sont en bénéfice et les actifs financiers sont en hausse.

 

DONC TOUT VA BIEN !

 

Mais le 13 juin 2010, l’ensemble des citoyens belges est appelé à voter. A voter pour des représentants qu’ils jugent indignes et inconséquents. A voter pour une démocratie dite représentative. Beaucoup sont dans l’expectative et ne savent absolument pas pour qui voter. On le serait à moins, vu l’état de délabrement de nos démocraties et l’état actuel d’organisation et de fonctionnement des scrutins : peu ou pas de couverture médiatique pour les petits parti, course à l’audimat et à l’arrivisme,  principe de tête de liste, sélection de candidat populaires (joueur de foot, ex-animateur télé) pour récolter des voix pour le parti, coalitions diverses et en tout genre, etc. Autant de manipulations qui ont pour unique fondement la particratie par la négation du vote censé refléter la volonté populaire. Non, messieurs les politiciens, le peuple n’est pas con, il est juste mal informé. Mal informé par qui ? Par vous-même qui courbez l’échine devant la puissance des lobbies économiques mondiaux qui nous gavent de pub et de produits aussi inutiles que débilitants.

 

Beaucoup de nos concitoyens pensent même ne pas voter ! Ce serait là une erreur incommensurable. Le vote est l’essence de la démocratie. Ne pas voter c’est accepter la puissance des lobbies et l’aveuglement des politiques. Tous les grands changements, toutes les grandes révolutions sont issues de la base. Et pour cause, tant qu’une grande partie de cette base n’est pas spoliée par les apparatchiks au pouvoir (économique, politique ou religieux) tout semble aller pour le mieux. Mais aujourd’hui, grâce à Internet, grâce à une certaine prise de conscience collective, la mondialisation n'est plus aussi heureuse qu'il n'y parait. Il est temps de nous éveiller, de nous soulever et de dire NON !

 

Comment dire NON dans l’état actuel de fonctionnement et de représentation politique ? Il faut dire non par un vote de contestation. Il faut donc...

1) Aller voter.

2) Ne pas faire un vote blanc.

3) Ne pas voter tête de liste (parti), voter pour des personnes.

4) Voter pour un petit parti.

5) Voter un petit parti mais pas n’importe lequel.

 

Ne pas voter pour le Parti Populaire de Madrikamen car il s’inscrit très clairement dans la même logique opportuniste de parti et dans le gain pour le gain. « Votez pour moi, c’est moi le plus beau, c’est moi le plus fort ! » Non ! La démocratie ce n’est pas cela. C’est autre chose qu’il faut encore inventer. Autre chose de plus en plus accessible et réalisable notamment avec les technologies Internet et l’organisation de consultations populaires.

 

Voter pour le Rassemblement Wallonie France ne résoudra en rien le problème de fond qui ronge nos sociétés. Nous serons alors le Xième département d'une république bananière avec un président qui dit tout et son contraire, l’archétype même du politicien narcissique prêt à tout pour qu'on parle de lui.

 

Voter Vivant qui, à mon sens touche le fond du problème et propose des solutions particulièrement innovantes. Malheureusement trop innovant et trop original Vivant s'est dilué dans la particratie (voir Wikipédia).

 

Non, pour un bon et réel coup de vote contestataire, PTB pourrait être un bon choix. Comme tous les autres, il s’inscrit aussi dans la logique de parti, il joue des coudes et finira probablement par ne plus écouter ceux qu’il prétend défendre (les travailleurs) MAIS il aura le mérite de shooter dans la fourmilière! De plus, c’est le seul parti qui propose un programme clair de financement avec notamment une taxation (faible) des hauts patrimoines et la nationalisation des banques. C’est aussi un parti uni qui possède encore son homologue en Flandre. Comme le disait un intervenant ce matin à la radio : « c’est la scission des partis qui a entraîné la scission de la Belgique, pas l’inverse. ».

 

Mais il existe aussi le Front des gauches créé il y a peu, témoignant d'une grande volonté et d'un formidable travail de cohésion et d'union face au rouleau compresseur de la droite. PTB n'a pas voulu s'asscier à ce Front, déjà la course à l'arrivisme!

 

Pour moi, il faut donc voter à gauche toute et, par la même occasion, affirmer que nous ne voulons plus de particratie et de consumérisme !

 

C’est donc avec force et conviction que je relaye ici la proposition du Mouvement Politique des Objecteurs de Croissance (MPOC). Un mouvement, pas un parti (ne figurera donc pas sur un bulletin de vote), qui souhaite initier une nouvelle ère dans laquelle la démocratie et la croissance économique (telle que définie actuellement) seraient au cœur du débat pour une perpétuelle et humble remise en question.

 

Les propos du MOPC me semblent néanmoins à ajuster avec le fait que cette crise institutionnelle Belge est tout sauf secondaire. Elle pose la question du vivre ensemble, base de la démocratie. Les récentes déclarations de Geert Bourgeois (ministre flamand des affaires intérieures) ou d’Annemie Turtelboom (ministre fédérale des affaires intérieures ! Eh oui, c’est la Belgique) ne font que confirmer le sentiment général anti-démocratique et séparatiste. Ceci, alors même que la Belgique prétend au poste de présidence de l’Union. Alors même que l’ex-premier ministre Belge, Herman VAN ROMPUY fraîchement « élu » président du conseil de l’Europe est à l’origine des velléités séparatistes de la Flandre. Alors même que la Belgique et l’Europe condamnent l’action Israélienne sans même se renseigner un peu sur les tenants et aboutissants de toute l’histoire. Oui, nous vivons des temps historiques.

 

Bref, voici donc la proposition du MPOC: http://www.objecteursdecroissance.be/action/index.htm

Élection du 13 juin 2010

Alors que la crise généralisée s'aggrave rapidement, les élections anticipées du 13 juin prochain consécutives à la bisbrouille des partis sur BHV tombent très mal et posent de nombreuses questions.

À travers deux lettres à envoyer au Président de la Chambre et au Président de votre bureau de vote, le Mouvement politique des objecteurs de croissance vous propose d'exprimer un point de vue qui consiste à souligner que cette élection anticipée résulte d'un problème de représentation politique sérieux et que, loin d'y remédier, elle ne peut que le renforcer. Ces élections anticipées constituent une mascarade politique.

Pour plus de précisions sur la position du Mouvement à ce sujet, lire la Position du mpOC sur les élections anticipées du 13 juin 2010.

Lettre au Président de la Chambre

Lettre modèle (document RTF, pour tout traitement de texte)

Après l'avoir modifiée à votre guise et signée (les parties en rouge sont à remplacer par vos données personnelles), vous pouvez la transmettre à l'intéressé par courrier postal ou électronique. Pourquoi au Président de la Chambre ? Il est le porte-parole du Parlement et il conserve ce titre jusqu'à la nomination du prochain Président de la Chambre. L'article 5 du règlement de la Chambre prévoit en outre que « Le président donne connaissance à la Chambre des messages, lettres et autres envois qui la concernent, à l'exception des écrits anonymes », ce qui en fait la personne toute désignée pour recevoir l'expression citoyenne et en faire état au prochain Parlement.

Le Président de la Chambre est actuellement Patrick Dewael (Open VLD), son adresse : Patrick Dewael, Président de la Chambre des représentants, Chambre des représentants, 1008 Bruxelles (patrick.dewael@dekamer.be).

Lettre au Président du bureau de vote

Lettre modèle (document RTF, pour tout traitement de texte)

Après l'avoir modifié à votre guise et signé, nous vous invitons à remettre ce document au Président de votre bureau de vote et à lui demander d'en mentionner la réception dans le journal de bord du bureau. Si vous décidez de ne pas aller voter, pour ne pas rester muet face à un évènement qui vous déplaît, transmettez tout de même votre opinion au président du bureau de vote !

Suivi et soutien de l'action

Pour le bon suivi de l'action, merci de nous indiquer si vous y participez en nous le signalant par mail à l'adresse : 13juin@objecteursdecroissance.be. Vous pouvez également nous faire parvenir une copie papier des lettres que vous aurez envoyées aux personnes précitées à l'adresse du Mouvement politique des objecteurs de croissance : mpOC, rue Basse-Marcelle 26, 5000 Namur.

Nous vous invitons également à faire suivre ces propositions de lettres dans vos réseaux, de sorte que l'action puisse être reprise par toute personne intéressée.

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 15:27

http://www.lalibre.be/pict_articles/pict_229659.gif

En Belgique, les événements se bousculent. Le gouvernement Leterme démissionne: le Roi tient sa décision en suspens (LIVE). Comme si l’actualité n’était pas déjà assez chargée, Miss Belgique va encore faire couler beaucoup d’encre, monopoliser beaucoup de bande passante et de plages d’audimat. Après la Grèce et le nuage volcanique, voici la crise Belge revisitée. Par les temps qui courent (crises et crises de crises), les éditions spéciales vont devenir légion. Journalistes et éditorialistes, accrochez-vous !


Ceci dit, cette crise belge mérite que l’on s’y attarde. Logée au cœur même du projet Européen néolibéral, elle est hautement symbolique d’une gestion politique déconnectée du bien commun. Ou, en d’autres termes, elle est hautement symbolique de l’échec de la démocratie telle que véhiculée de nos jours. Démocratie entendue non pas dans le sens de pouvoir donné au peuple mais de pouvoir à donner aux élus, aux dents longues en puissance ou en devenir vu l’attrait faussement sécurisant de l’homme pour le pouvoir.

 

Or, Avoir conscience de la vulnérabilité et du côté sombre de l'être humain (en tout temps !) est dans la même logique de vigilance que l'idée que la qualification du candidat Front national pour le second tour des élections présidentielles en France, en mai 2002, «nous rappelle à quel point la démocratie est un régime très fragile qu'il faut défendre au quotidien» (dixit Louis Michel - libéral, Mouvement réformateur, ministre des Affaires étrangères de Belgique -, in : le Soir, 06 mai 2002). Mais la démocratie à défendre n'est pas celle de Mark Eyskens - social-chrétien - ou de Louis Michel - libéral -. Ceux-ci commettent l'erreur, ou la tromperie, d'amalgamer démocratie et démocratie nationale de représentation pour perpétuer l'ordre établi, autoproclamé « le meilleur des systèmes possibles ». La démocratie, il faut en construire une autre. Et ce n'est pas la « réinvention de la démocratie » selon Guy Verhofstadt, libéral, VLD, ex-Premier ministre Belge (1999-2008), ni la « politique autrement » promise par Jacques Chirac après sa réélection à la présidence de la république française en mai 2002. (La non-domination au quotidien  par Benny Thyrion)

 

Ainsi donc, plus fondamentalement, cette crise belge est aussi et surtout hautement représentative de toute la difficulté de la transcendance humaine par une recherche quotidienne et difficile de coexistence harmonieuse entre le corps et l’âme. Une coexistence harmonieuse entre le territoire et la personne, entre l’objectif et le subjectif.

 

Ci-dessous, la conclusion du gourou Jean-Luc DEHANE (ex-premier ministre belge (1992-1999) à qui l’on a confié la mission de rechercher des solutions diplomatiques à l’épineux dossier Bruxelles Hal Vilvoorde) concernant la sempiternelle crise belge opposant Flamand et Francophones.


« J’ai en effet rarement vécu une illustration plus claire de la philosophie de base qui m’a été apprise par mon père, qui, comme vous le savez, était psychiatre, à savoir que pour comprendre la logique de ses partenaires de discussion, il faut accepter leurs prémisses. Dans ce cas-ci, cela signifie que chaque communauté croît détenir la vérité en se basant sur son propre point de départ. Une communauté part du principe de territorialité ; l’autre du principe de personnalité. Les deux sont en opposition totale. Un compromis n’est possible que si chaque partie est disposée à se départir en partie de sa propre logique, à intégrer des éléments de la logique du partenaire de discussion et inversement. Cela a été le cas lors des compromis conclus lors de chaque phase de la réforme de l’Etat » Dehaene ou de Gaulle? par Charles Bricman.

 

Et voici ce que le réfléchi Marc EYSKENS en dit dans l’émission RTBF Matin Première de ce matin:

« Nous vivons ensemble depuis l’époque de Jules César, on en a vu d’autres : la question de Louvain, etc… la fixation de la frontière linguistique… on est toujours sorti. Mais aujourd’hui il y a une coïncidence de défi et il y a cette crise politique menaçante, avec évidemment des défis économiques et sociaux considérables. S’il y avait une crise politique grave (la crise économique n’est pas entièrement terminée, ni financière) on risque d’avoir une évolution comparable à celle de la Grèce. Nous avons une dette publique de plus de 100%, qu’il faut financer. Il faut émettre des emprunts de l’Etat, à des taux qui seraient en hausse en cas de crise politique : 5%, 6%, 7%, 8%... Cela va freiner considérablement les investissements, augmenter le chômage et donc on est en train, potentiellement, de sacrifier notre prospérité à un problème politique irritant, mais qui n’est pas fondamental pour l’avenir du pays, ni pour la Flandre, ni pour la Wallonie, ni pour Bruxelles. »


Il ajoute également : « Nous avons dans chacune de nos communautés, nos extrémistes, qui eux ne veulent pas de solution, car ils vivent du problème communautaire. C’est leur fond de commerce. Alors il faut avoir le courage, nous autres gens responsables de dire : zut… on ne les écoute pas, ils sont minoritaires et ils resteront minoritaires, parce qu’on va expliquer à la population, quel est le véritable enjeu. Le véritable enjeu, c’est que si on provoque une crise politique communautaire, on commet un crime contre la prospérité de la population. »

 

Quelques questions. Une prospérité définie par qui et pour qui ? Qui sont les gens responsables ? Les élus, les entrepreneurs, les investisseurs, les capitalistes ou les parents qui s’occupent de leurs enfants dans l’ombre du grand casino économique ?

 

Pour conclure, la Belgique, avec ses velléités séparatistes, centre de l’Europe, et bientôt présidente de celle-ci, est le parfait exemple de difficultés d’aboutissement d’une quête cathartique du genre humain. Une quête qui cherche à concilier intériorité et transcendance. Une quête qui cherche à unir sans confondre et à distinguer sans séparer. Une sorte d’union hypostatique à atteindre. « En mécanique du solide, une structure est hypostatique si et seulement si le nombre de liaisons indépendantes qui le lient est inférieur au nombre de ses degrés de liberté ». Autrement dit, ma liberté s’arrête là où commence celle des autres…

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 12:22

 


Oui, c’est politique et je n’aime pas trop en parler directement… A chacun de se faire sa propre opinion… Mais comme j’ai repris bon nombre de passages et propos de Marco VAN HEES sur ce blog (Cfr. section Belgique), je me dois de vous faire part de sa candidature aux Européennes. On dit qu’il ne faut pas voter pour des petits partis car se sont des voix perdues pour la « bonne cause » (Ecolo comme moins pire par exemple) mais si tout le monde raisonne de la sorte, comment espérer un changement ? Même si PTB n'atteint pas la majorité, nos votes peuvent donner le ton pour les autres partis...


 

 

J’imagine… Je suis au parc de Bruxelles. C’est plein soleil. Je m’approche de la camionnette de crèmes glacées pour acheter un cornet vanille-moka et il me semble reconnaître un type dans la file. Mais oui, c’est le Premier ministre... «Bonjour, Herman. Tant que je t’ai sous la main, tu sais qu’en appliquant un impôt de 2% rien que sur les 25 familles les plus riches du pays,il y aurait de quoi augmenter de 200 euros par mois les 200.000 pensions les plus basses.

- Monsieur, je viens vite me chercher un cornet vanille-fraise entre deux réunions, je n’ai pas le temps de discuter de vos élucubrations. Aujourd’hui, plus personne ne défend ce genre d’idées…

- Et ta sœur!»

Non, attendez, en tant que fidèle fonctionnaire, je ne me permettrais jamais d’être grossier envers un membre du gouvernement. Quand je dis «Et ta sœur» à Herman Van Rompuy, je lui parle vraiment de sa sœur, Tine Van Rompuy, qui, comme moi, est candidate PTB+ (enfin, moi je suis candidat) aux européennes. Et qui défend un impôt sur les grosses fortunes.

Je sais, vous allez dire qu’un fidèle fonctionnaire du SPF Finances, fut-il délégué syndical, n’écrirait pas sur son ministre un livre intitulé Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches. Eh ben, je suis navré de vous contredire: c’est précisément en tant que fidèle fonctionnaire, soucieux d’une bonne application des principes de justice fiscale, que j’ai écrit ce livre. Des principes dont «mon» ministre ne semble pas trop se soucier.

On a souvent traité le PTB d’extrémiste (aujourd’hui, les médias semblent abandonner cette manie) parce qu’il avance des idées en marge de l’idéologie dominante. Franchement, quand je vois que les holdings d’Albert Frère payent moins d’impôt que sa concierge, j’ai le sentiment que certains extrémistes ont leur cabinet rue de la Loi.

Depuis deux petites années, le PS a régulièrement dénoncé, justement, «l’homme qui parle à l’oreille des riches». (Entre nous, quelle clientèle pour mon livre, les cabinets et groupes parlementaires socialistes.) Je me souviens, après l’échec du PS aux législatives de 2007, Elio Di Rupo m’a invité à petit-déjeuner chez lui, à Mons, pour parler dudit livre. Il le trouvait «édifiant». Vous avez eu besoin de mon bouquin pour voir ce que votre partenaire de gouvernement fait aux Finances depuis 1999? lui ai-je répondu. «Les socialistes n’ont pas été assez vigilants», a-t-il convenu.

Ok, personne n’est à l’abri d’un petit assoupissement idéologique (même si, pour la social-démocratie, il dure depuis un bon siècle). Mais depuis? Reynders, même fragilisé politiquement, continue d’imposer son libéralisme antisocial aux partenaires gouvernementaux.

 

Il offre Fortis à BNP-Paribas aux frais des contribuables belges (c’est Le Monde qui l’écrit), alors que par leur débâcle financière, les banques privées ont prouvé elles-mêmes la nécessité d’une banque publique.

Il continue, malgré le déficit public, d’offrir des centaines de millions d’euros d’intérêts notionnels à quelques grandes sociétés qui ont mis en place des montages fiscaux pour abuser du système.

Il continue à nier le besoin vital de baisser la TVA sur l’énergie, mais n’hésite pas à réduire la TVA sur les restaurants. J’imagine déjà le slogan électoral: «S’il fait trop froid chez toi, va au Comme chez soi»…

A propos de banque publique, je vais vous raconter une petite histoire. En 1993, le PS accepte la privatisation de la CGER mais promet que l’Etat gardera 50% du capital. En 1998, au moment de céder… les dernières parts de la CGER à Maurice Lippens, l’argument est que la fusion Générale-CGER (au sein de Fortis-Banque) permettra de constituer la «grande banque belge», dont la création, dans le contexte de fusions bancaires de l’époque, avait souvent été envisagée, mais jamais réalisée. C’est même ce qui vaudra à Lippens son titre de comte. En 2009, fin de la petite histoireet de la grande banque belge: celle-ci est cédée à BNP-Paribas. Tout ça pour ça… (Cfr. « Les banques privées ont démontré l’utilité d’une banque publique » et « Fortis, voici pourquoi Renders doit démissionner »)

Depuis le jour où Fortis a bu la tasse, le PTB défend inlassablement la création d’une banque publique: faisons de Fortis une nouvelle CGER. Au PS ou chez Ecolo, certains francs-tireurs défendent la même idée, mais elle ne suscite pas l’enthousiasme des états-majors.

Lisez leur programme: il faut «réguler» le secteur bancaire. Mais ça, même la FEB le dit. Personnellement, si mon tigre de compagnie avait tué trois de mes enfants, plutôt que de le réguler en lui limant les griffes et les dents, j’envisagerais plutôt de l’échanger contre un chat siamois. C’est très affectueux, vous savez, un siamois. Plus qu’un tigre, même. Et ça se contente de boîtes Whiskas…

Ce combat pour une banque publique, ne le menons pas seulement à l’échelle nationale. Intégrons-le au débat sur l’avenir des services publics en Europe (Cfr. LE TRAITE DES PLOUTOCRATES). Au lieu de démanteler les services publics nationaux pour accroître le profit de quelques grandes multinationales européennes, pourquoi ne pas créer quelques grandes entreprises publiques européennes? Une grande entreprise publique européenne de la poste. Une grande entreprise publique européenne des transports. Et une grande CGER européenne.

Mais que laisser au privé, alors? Ben, je ne sais pas, moi… Les camionnettes de crèmes glacées, peut-être?

 

Marco Van Hees
Avril 2009

Site de Marco Van Hees : www.frerealbert.be

Site électoral du PTB+ : www.stopaucirquepolitique.be

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 10:57

« C’est tout ce que l'Etat peut faire. Il ne faut pas oublier que l'Etat ce sont des gens qui travaillent et qui payent leur impôts (les contribuables). C'est un transfert de richesses des contribuables vers les actionnaires ». Tels sont les propos actuels du ministre belge des finances Didier REYNDERS concernant l'implication financière de l'Etat belge dans Fortis Banque.

 

Venant de l’homme aux multiples cadeaux fiscaux aux actionnaires, c’est assez surprenant. Qu’à cela ne tienne, avec son sang froid habituel, l’homme passe et la société trépasse.

 

Plus d’informations sur le site de Marco VAN HEES : http://frerealbert.be


Licencié en science politiques (ULB), Marco VAN HEES est à la fois journaliste et fonctionnaire au ministère des Finances (il sait de quoi il parle). Il est l’auteur de « C’est pas nous, c’est eux. Les fondements idéologiques de l’anti-tiers-mondisme »(1990) et « La fortune des Boël. Un énorme patrimoine, une immense dette sociale »(2006) et « Didier Reynders, l'homme qui parle à l'oreille des riches » (2008)
 

 

Voir aussi section Belgique sur ce blog :

- Capitalisme vs Marché

- Belgique, pays de grosses légumes

- Accords PPP en Belgique

Et aussi

- FORTIS (1/2) un "modèle" de la Bancassurance Européenne

- FORTIS (2/2): des vérités qui dérangent...

 

Fortis, voici pourquoi REYNDERS doit démissionner.

(…) D’autant que REYNDERS a placé ses anciens chefs de cabinet aux postes clés du contrôle des banques. Jean-Paul SERVAIS comme président de la CBFA, un organisme qui a des pouvoirs d’investigation et de sanctions (amendes administratives et astreintes). Peter PRAET comme directeur à la Banque nationale (responsable de la stabilité financière) et directeur à la même CBFA (responsable de la politique prudentielle). Sans parler de Bruno COLMANT, président de la Bourse de Bruxelles et, à ce titre, chargé d’empêcher les manipulations comme celles de Fortis vis-à-vis de ses actionnaires.

(…) Dès le premier week-end, REYNDERS veut céder Fortis à ING ou BNP-Paribas (étrangement, elles seules et la Société Générale sont en lice). Pourquoi? Ici encore, pour des raisons idéologiques et relationnelles.

Idéologiques? Le ministre proclame le dogme que l’Etat n’a vocation à diriger une banque - même si le libéral Frère ORBAN a créé une CGER qui a vécu 130 ans. (Voir article « Les banques privées ont démontré l’utilité d’une banque publique »)

Relationnelles? ING, c’est le groupe dirigé par son ami Michel TILMANT. Reynders a d’ailleurs naguère présidé la banque SEFB (Record bank) absorbée par ING. Quant à Baudouin PROT, directeur-général de BNP-Paribas, c’est un proche d’un capitaliste qu’il vénère: Albert FRERE. Vous savez, celui qui l’avait invité à sa villa de Marrakech lorsque le ministre et son épouse étaient en voyage au Maroc. Frère est un allié historique de Paribas, groupe qu’il a aidé à échapper aux nationalisations françaises des années 80 et qui détient toujours 43% du holding Erbe, dont le Carolo possède 53%.


Les holdings d’Albert Frère payent moins d’impôts que sa concierge.

Il suffit d’examiner les comptes. Nous ne connaissons pas personnellement la concierge d’Albert Frère, mais imaginons qu’elle touche entre 1 200 et 1 500 euros net par mois. Sur une année, elle paye entre 3 000 et 7 000 euros d’impôts.

La CNP est un peu plus riche. Elle est l’un des deux principaux holdings contrôlés par Frère, une société dont le job est de détenir des actions d’autres sociétés. Les comptes 2005 affichent un bénéfice de 1,48 milliard d’euros. Et un impôt de... 2 880,87 euros. Vous n’êtes pas sûr d’avoir bien lu ? Ah, ce sont les euros qui vous perturbent ? Traduisons : 116 214 francs d’impôts pour un bénéfice de 60 milliards de francs. Un taux de taxation vertigineux : 0,0002%.

 

Vous êtes malades? Pas de problème, cliquez ci-dessous pour une petite prescription fiscale...

· Faut-il une nouvelle réforme fiscale ? (Impôt des personnes)
·
Fraude fiscale: l'incroyable affaire QFIE (Fraude fiscale)
·
L’Europe des 25... paradis fiscaux (Fraude fiscale)
·
Le montage fiscal de Fortis (Impôt des sociétés)
·
Taxer les grosses fortunes: réponses à des objections courantes (Impôt sur la fortune)
·
La Belgique: ses frites, sa bière, ses refuges pour grosses fortunes (Impôt sur la fortune)
·
Intérêts notionnels : circulaire, y’a rien à voir (Impôt des sociétés)
·
Coût officiel des intérêts notionnels : 2,3 milliards € (Impôt des sociétés)
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FAQ sur les intérêts notionnels (Impôt des sociétés)
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Wanted : ils n'ont pas rentré leur déclaration à l'impôt sur la fortune (Impôt sur la fortune)
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Combien rapporterait un impôt sur la fortune ? (Impôt sur la fortune)
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180% de taxes sur la bouteille d'eau (Impôt des personnes)
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Payez-vous plus d'impôts que votre patron ? (Impôt des personnes)
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Centres de coordination : une fraude légale de 2 milliards € (Impôt des sociétés)
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Bénéfices et impôts des centres de coordination (Impôt des sociétés)
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Non, les intérêts notionnels ne favorisent pas les investissements (Impôt des sociétés)
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Didier Reynders - L'homme qui parle à l'oreille des riches (Livres)

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Contre la pensée unique

Epuisement des ressources

Dates d'épuisement des richesses exploitables de notre planète au rythme actuel de consommation (1)

2021 : fin de l'argent
2025 : fin de l'or et du zinc
2028 : fin de l'étain
2030 : fin du plomb
2039 : fin du cuivre
2040 : fin de l'uranium
2048 : fin du nickel
2050 : fin du pétrole
2064 : fin du platine
2072 : fin du gaz naturel
2087 : fin du fer
2120 : fin du cobalt
2139 : fin de l'aluminium
2158 : fin du charbon

Notre planète n'est pas infinie. On le sait. Ses ressources sont limitées et ne peuvent satisfaire ad vitam eternam les exigences voraces de milliards d'êtres humains.

Nous devons anticiper la pénurie proche des matières premières en vivant tout simplement autrement. Sinon des guerres terribles risquent d'éclater dans un futur proche à la surface de tout le globe pour l'accaparement des gisements restants, atomisant les villes et faisant un carnage parmi les populations. Cela en moins d'une petite génération!

Si nous voulons éviter le pire, retroussons nos manches! Une nouvelle civilisation reste à inventer, ici et maintenant, plus propre, plus économe, plus respectueuse et dont l'objectif premier soit réellement le bonheur de tous et non le profit égocentrique de quelques uns au détriment de tous les autres.

Voir échéancier des ressources exploitables sur le site Terre sacrée.
(1) D'après Science et Vie hors série N° 243, construire un monde durable, de Juin 2008. http://www.mondedurable.science-et-vie.com 

Freemen

Freemen est un réseau de blogs, dont les auteurs sont convaincus que :
• le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique
• s’attaquer sérieusement à ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de «croissance».



Au delà, comme le nom “Freemen” l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut sur son blog. L’ensemble de ces contenus doit petit à petit former une nouvelle “chaîne”, un nouveau “journal”, chacun parlant de politique, mais aussi, d’art, de ciné, de tout.

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