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  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:12

Une petite image vaut parfois mieux qu’un long discours.

MaitreZoneEuro.jpgSource: What price the new democracy? Goldman Sachs conquers Europe

 

Goldman Sachs n'est pas une brebis galeuse mais bien l'incarnation du système.

 

Why I Am Leaving Goldman Sachs  (Lettre de justification de la démission de Greg SMITH, ancien directeur chez Goldman Sachs)

« Goldman Sachs n’est plus ce que c’était…Son unique préoccupation est de faire de l’argent sur le dos de ses clients (ou marionnettes comme les appellent cyniquement nos directeurs généraux) »

 

Goldman Sachs : la fin de l'omerta ?

 

En Europe, le pouvoir est à Goldman Sachs

 

PS : Karel Van Miert est décédé depuis 2009. Ca ne change rien à l’implication évidente de la finance aux plus hauts postes du vieux continent.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 12:31

Jusqu’où pouvons-nous aller dans l’application de textes de loi ? La loi est écrite par des hommes sur du papier avec de l’encre. La vie en société oblige le respect de ces lois. La société met d’ailleurs en place une série de mécanismes coercitifs dans le cas du non-respect de ces lois : amandes, police, justice, prison. En général la loi ou les textes de loi constituent ce que l’on appelle le contrat social, c’est ce qui régit la règle de base de la vie en société : « ma liberté s’arrête là où commence celle des autres ». La question qui se pose est de savoir s’il est possible d’instituer des textes plus puissants que ceux qui les ont rédigés. Des textes qui prennent le pouvoir sur les hommes et leurs gouvernements, un peu comme ces fictions dans lesquelles des machines prennent le pouvoir sur les hommes.

 

Délire ?

 

Un coup d’œil sur le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) ou encore le European Stability Mechanism (ESM) qui doit remplacer le Fond Européen de Stabilité Financière (FESF) pour juillet 2012 laisse tout de même songeur ?

 

 

 

Résumons :

 

“ESM has unconditional rights to ask money from national governments for unlimited amounts, starting with 700 billion euros”

 

“ESM Members hereby irrevocably and unconditionally undertake to pay on demand any capital call made on them by the Managing Director pursuant to this paragraph, such demand to be paid within seven days of receipt.”

 

“The property, funding and assets of the ESM shall, wherever located and by whomsoever held, be immune from search, requisition, confiscation, expropriation or any other form of seizure, taking or foreclosure by executive, judicial, administrative or legislative action.”

 

En gros, l’union économique et financière Européenne accoucherait d’une instance plus puissante que les hommes et les gouvernements qui la constituent ?! Aucun recours possible. Aucune action en justice. Aucune issue ?

 

Pourquoi ? Qui souhaite un texte pareil ? A qui profite le crime?

 

Van Rompuy, Bilderberg & Démocratie?

 

Goldman Sachs au pouvoir ou le dérèglement du monde

 

Quand la démesure atteint des sommets

 

« FAIT NEANT » : le peuple ou les rentiers ?

 

De Socrate à nos jours, la ploutocratie toujours…

 

Traité de Lisbonne - Démocratie bafouée

 

Comme le dit si bien Didier LACAPELLE dans la conclusion de son chapitre sur la démocratie de son ouvrage « La Conscience, le Verbe et le Monde » :


« Aldous Huxley disait que toutes les dictatures étaient tombées parce qu’elles n’avaient pas distribué assez de pain et assez de jeux. Aucune n’avait à ses yeux su amener les individus à aimer leur propre servitude, comme dans son roman « Le meilleur des mondes ». Ce que la dictature n’a pas su faire, la démocratie y est parvenue. »


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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 11:38

http://ds4.ds.static.rtbf.be/article/big_info/e/f/0/624_341_3b4364ba35d40cb1ae1fc264ca5c3525-1321366380.jpg

Les marchés faisaient déjà les programmes des gouvernements. Ils font maintenant les gouvernements, mieux encore : ils désignent les leurs comme Premiers ministres ! Cela a, au moins, le mérite de la clarté.

 

Et quand on dit "les marchés", il faudrait préciser les banques et même, dans les cas qui nous occupent, une banque, la Goldman Sachs, celle-là même qui était au centre de la tourmente financière de 2008.

 

Car qu'est-ce qu'il y a de commun entre Mario Draghi, le nouveau président de la Banque centrale européenne, Mario Monti, le nouveau président du Conseil italien, et Lucas Papademos, le néo-Premier ministre grec ? Et bien, Goldman Sachs, pardi ! Le successeur de Jean Claude Trichet a été vice-président de Goldman Sachs International de 2002 à 2005, l'autre Mario, Mario Monti, a été conseiller international de la même banque depuis 2005 et ce, jusqu'à sa nomination à la tête du gouvernement italien.

 

Quant à Lucas Papademos, il était gouverneur de la Banque centrale grecque lorsque celle-ci maquillait ses comptes avec l'aide de qui ? Goldman Sachs, évidemment. Cette concentration de pouvoir est totalement inédite dans l'Histoire.

 

Et bien entendu, nos ex-banquiers vont mener des politiques d'austérité draconiennes qui vont à la fois étrangler les économies, désespérer les peuples et profiter à leurs anciens employeurs. Et plus généralement, à l'ensemble du système bancaire qui, depuis 2008, ne cesse de passer et repasser à la caisse des États.

 

On me dira que c'est l'impuissance ou l'incapacité des dirigeants politiques qui a mis au pouvoir les banquiers, rebaptisés « techniciens » avec la dose de fausse neutralité que ce titre veut suggérer. Certes, ce sont les politiques eux-mêmes qui leur ont offert les clefs des palais.

 

Mais la situation que nous connaissons aujourd'hui est d'abord le fruit d'une guerre idéologique sans précédent menée par le capitalisme financier qui réussit à présenter la défense de ses intérêts comme la seule solution de "bon sens".

 

Le paradoxe est énorme : voilà donc ceux qui, depuis 2008, ont plongé le monde dans la crise, à la tête de gouvernements et d'institutions européennes. Je ne sais pas si on mesure bien ce que nous sommes en train de vivre.

 

Jamais depuis la crise de 1929, le monde occidental n'a vécu ce double mouvement tragique d'une régression sociale d'une violence inouïe et d'une perversion de la démocratie aussi patentée. Le dérèglement du monde avec son cortège de malheurs et, sans doute un jour, de violences n'en est qu'à ses prémices.

 

Hugues Le Paige dans Chronique RTBF du jeudi 17 Novembre

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 10:01

super-mario-draghi.jpgAprès le merveilleux quatuor US : Robert RUBIN, Larry SUMMERS, Henry PAULSON & Timothy GEITHNER (toujours en fonction!), voici le beau, le grand, le magnifique solo Européen de Mario DRAGHI! Un rapide coup d’œil sur son parcours ne laisse plus aucun doute sur l’hypocrisie flagrante de nos démocraties. Alors que la Grèce coule, agonise sous le poids de la dette et des calomnies, alors que l’Europe entière et ses acquis sociaux blêmissent et chancellent devant la gueule béante et putride des marchés financiers, v’la-t’y pas super Mario qui sort des bois ! Mario? Vous ne voyez pas ? Mais si voyons, ce fameux p’tit bonhomme Rouge des jeux vidéo qui déjoue tous les pièges en faisant preuve de 1001 astuces et pirouettes pour passer d’un monde à l’autre en devenant le BOSS. Eh bien, Mario DRAGHI à la BCE, c’est un peu ça. En fait, c’est peut-être la dernière nouveauté Nintendo-BCE: Super Mario en live ! Un genre « MatrixMarioThe Game » revisité. On vous fait croire que c’est un jeu, que c’est un plan de sauvetage avec mécanisme de stabilité mais en fait c’est une grosse arnaque ! On vous fait croire que c’est la crise, qu’il va falloir se serrer la ceinture mais c’est de l’esbroufe. On vous fait croire qu’on est impuissant mais tout est parfaitement orchestré.

 

Mario DRAGHI, aujourd’hui président de la BCE, hier président de Goldman Sachs. Or, Goldman Sachs, Top10 des plus grandes banques mondiales, a largement contribué au maquillage des comptes de la Grèce pour permettre son entrée dans la zone Euro.

 

 « Comme l'affirme le New York Times publié le 30 octobre, citant un ex-banquier de Goldman Sachs sous couvert d'anonymat, M. Draghi a été chargé de vendre dans toute l'Europe ce type de produit financier "swap" permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine. » le Monde, 31/10/2011

 

Le loup est maintenant dans la bergerie !

 

Ou plus exactement, Super Mario Gold est à la BCE !

 

Alors si ce truc n’a aucune importance pour nous, c’est que nous sommes vraiment loin dans la lobotomisation. Drôle comme les médias ont pu nous bassiner sur les frasques de DSK et pratiquement passer sous silence cette énormité.

 

Goldman Sachs prend officiellement la tête de la BCE (Extrait ci-dessous)

 

La nomination de M. Draghi clarifie donc les choses. La BCE défend non pas l’intérêt des citoyens et contribuables européens, mais l’intérêt des banques. Une étude britannique citée hier par Les Echos a le mérite de quantifier clairement le processus en cours. Cette étude indique que grâce aux « plans de sauvetage » de la Grèce et au « mécanisme européen de stabilité » mis en place par la BCE, le FMI et l’Union, « la part de dette hellénique aux mains des contribuables étrangers passera de 26 % à 64 % en 2014. Cela veut dire que l’exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 euros aujourd’hui à 1.450 euros ».

 

Le « sauvetage » de la Grèce est donc en fait une gigantesque opération de socialisation des pertes du système bancaire. Il s’agit de transférer l’essentiel de la dette grecque  mais aussi espagnole et irlandaise – des mains des banquiers vers celles des contribuables. Il sera ensuite possible de faire assumer les frais de l’inévitable restructuration de ces dettes par les budgets publics européens.

 

Alors oui, il y a des pétitions qui circulent avec, entre autre, la volonté d’organiser un audit citoyen de la dette publique. Il y a bien le mouvement des indignés qui se dessine… Mais cette fois, à l’instar de «La Muette de Portichi» ou du «printemps arabe», n’est-il pas grand temps de sortir de notre torpeur ambiante pour nous joindre à l’appel de Mikis THEODORAKIS et Manolis GLEZOS ?

 

Le compositeur grec Mikis Theodorakis et Manolis Glezos, le héros de la résistance qui arracha en 1941 le drapeau hitlérien qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation nazie, dénoncent le fascisme financier qui menace et appellent les peuples d’Europe à s’unir pour en finir avec la domination des marchés.

 

Voici un extrait de leur déclaration.

 

Une poignée de banques internationales, d’agences d’évaluation, de fonds d’investissement, une concentration mondiale du capital financier sans précédent historique, revendiquent le pouvoir en Europe et dans le monde et se préparent à abolir nos Etats et notre démocratie, utilisant l’arme de la dette pour mettre en esclavage la population européenne, mettant à la place les démocraties imparfaites que nous avons, la dictature de l’argent et des banques, le pouvoir de l’empire totalitaire de la mondialisation, dont le centre politique est en dehors de l’Europe continentale, malgré la présence de banques européennes puissantes au cœur de l’empire.

 

Ils ont commencé par la Grèce, l’utilisant comme cobaye, pour se déplacer vers les autres pays de la périphérie européenne, et progressivement vers le centre. L’espoir de quelques pays européens d’échapper éventuellement prouve que les leaders européens font face à un nouveau « fascisme financier », ne faisant pas mieux quand ils étaient en face de la menace de Hitler dans l’entre-deux- guerres.

 

Ce n’est pas par accident qu’une grosse partie des media contrôlée par les banques s’attaque à la périphérie européenne, en traitant ces pays de «cochons» et aussi en tournant leur campagne médiatique méprisante, sadique, raciste avec les media qu’ils possèdent, pas seulement contre les Grecs, mais aussi contre l’héritage grec et la civilisation grecque antique. Ce choix montre les buts profonds et inavoués de l’idéologie et des valeurs du capital financier, promoteur d’un capitalisme de destruction. La tentative des media allemands d’humilier des symboles tels que l’Acropole ou la Venus de Milo, monuments qui furent respectés même par les officiers d’Hitler, n’est rien d’autre que l’expression d’un profond mépris affiché par les banquiers qui contrôlent ces media, pas tellement contre les Grecs, mais surtout contre les idées de liberté et de démocratie qui sont nées dans ce pays.

 

Le monstre financier a produit quatre décades d’exemption de taxe pour le capital, toutes sortes de « libéralisations du marché », une large dérégulation, l’abolition de toutes les barrières aux flux financiers et aux facilités, d’attaques constantes contre l’Etat, l’acquisition massive des partis et des media, l’appropriation des surplus mondiaux par une poignée de banques vampires de Wall Street. Maintenant, ce monstre, un véritable « Etat derrière les Etats » se révèle vouloir la réalisation d’un coup d’Etat permanent  financier et politique, et cela pour plus de quatre décades.

 

En face de cette attaque, les forces politiques de droite et la social-démocratie semblent compromises après des décades d’entrisme par le capitalisme financier, dont les centres les plus importants sont non-européens.

 

D’autre part, les syndicats et les mouvements sociaux ne sont pas encore assez forts pour bloquer cette attaque de manière décisive, comme ils l’ont fait à de nombreuses reprises dans le passé. Le nouveau totalitarisme financier cherche à tirer avantage de cette situation de manière à imposer des conditions irréversibles à travers l’Europe.

 

Il y a un urgent besoin d’une coordination d’action immédiate et d’une coordination transfrontalière par des intellectuels, des gens des arts et des lettres, de mouvements spontanés, de forces sociales et de personnalités qui comprennent l’importance des enjeux; nous avons besoin de créer un front de résistance puissant contre « l’empire totalitaire de la mondialisation » qui est en marche, avant qu’il soit trop tard. L’Europe ne peut survivre que si elle met en avant une réponse unie contre les marchés, un défi plus important que les leurs, un nouveau « New Deal » européen.

 

Nous devons stopper immédiatement l’attaque contre la Grèce et les autres pays de l’UE de la périphérie; nous devons arrêter cette politique irresponsable et criminelle d’austérité et de privatisation, qui conduit directement à une crise pire que celle de 1929. Les dettes publiques doivent être radicalement restructurées dans l’Eurozone, particulièrement aux dépens des géants des banques privées. Les banques doivent être recontrôlées et le financement de l’économie européenne doit être sous contrôle social, nationale et européen. Il n’est pas possible de laisser les clés financières de l’Europe dans les mains de banques comme Goldman Sachs, JP Morgan, UBS, la Deutsche Bank, etc… Nous devons bannir les dérives financières incontrôlées, qui sont le fer de lance du capitalisme financier destructeur et créer un véritable développement économique, à la place des profits spéculatifs.

 

L’architecture actuelle, basée sur le traité de Maastricht et les règles de l’OMC, a installé en Europe une machine à fabriquer la dette. Nous avons besoin d’un changement radical de tous les traités, la soumission de la BCE au contrôle politique par la population européenne, une « règle d’or » pour un minimum de niveau social, fiscal et environnemental en Europe. Nous avons un urgent besoin d’un changement de modèle; un retour de la stimulation de la croissance par la stimulation de la demande, via de nouveaux programmes d’investissements européens, une nouvelle réglementation, la taxation et le contrôle du capital international et des flux de facilité, une nouvelle forme douce et raisonnable de protectionnisme dans une Europe indépendante qui serait le protagoniste dans le combat pour une planète multipolaire, démocratique, écologique et sociale.

 

Nous faisons appel aux forces et aux individus qui partagent ces idées à converger dans un large front d’action européen aussitôt que possible, de produire un programme de transition européen, de coordonner notre action internationale, de façon à mobiliser les forces du mouvement populaire, de renverser l’actuel équilibre des forces et de vaincre les actuels leaderships historiquement irresponsables de nos pays, de façon à sauver nos populations et nos sociétés avant qu’il ne soit trop tard pour l’Europe.

 

Mikis Theodorakis et Manolis Glezos

Athènes, octobre 2011

 


 

Inside Job n’est pas une fiction, c’est ce qui se passe aujourd’hui et maintenant.

Quittons notre banque pour une banque plus coopérative ! Ouvrez un compte épargne chez Triodos

 

Voir aussi :

Un NON venant de l'IRLANDE un VENDREDI 13, quel symbole!

 

De Socrate à nos jours, la ploutocratie toujours…

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 23:44

http://www.france-amerique.com/articles/images/2009/04/1990-2783.main.jpgLettre ouverte aux dirigeants du G20, publiée en anglais dans l'édition mondiale du Financial Times le 24/03/09 et reprise sur le site du GEAB

 

Mesdames, Messieurs,

Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.

En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la 2° édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB), que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.

Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la 32° édition de son bulletin, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.

Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie?

Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.

Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.

Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.

LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020

1. La clé de la crise, c’est la création d’une nouvelle devise internationale de référence !

Le premier conseil se résume à une idée très simple : la clé de la crise actuelle se trouve dans la réforme du système monétaire international hérité de l’après-1945 afin de créer une nouvelle devise internationale de référence. Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira car il est au coeur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie, … et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie. Il est donc vital que cette question soit l’objet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés. La solution à ce problème est d’ailleurs bien connue : il s’agit de créer une devise de référence internationale (qu’on pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, l’Euro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des etats pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1° Janvier 2010), le Rouble, le Real, … . et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial », dont le Conseil d’ Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ». Vous devez demander au FMI et aux banques centrales concernées de préparer un tel plan pour Juin 2009 avec objectif de mise en oeuvre au 1° Janvier 2010. C’est votre seul moyen de reprendre l’initiative sur le temps de déroulement de la crise. Et c’est le seul moyen de concrétiser la mise en oeuvre d’une globalisation partagée, en en partageant la monnaie qui est au coeur de toute activité économique et financière.

Selon LEAP/E2020, si une telle alternative au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, démontrant qu’il existe une autre voie que le « chacun pour soi », le système monétaire international actuel ne passera pas l’été. Et si certains Etats du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire.

2. Contrôlez l’ensemble des banques au plus vite!

Le second conseil est déjà largement évoqué dans les discussions préalables à votre réunion. Il devrait être donc aisé de l’adopter. Il s’agit de mettre en place d’ici la fin 2009 un système de contrôle des banques à l’échelle mondiale qui supprime tout « trou noir ». Plusieurs options vous sont déjà proposées par les experts. Tranchez dès maintenant. Nationalisez au plus vite quand il le faut ! C’est en tout cas le seul moyen de prévenir un nouvel endettement massif des établissements financiers comme celui qui a contribué à la crise actuelle; et de montrer aux opinions publiques que vous êtes crédibles face aux banquiers.

3. Faites évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse !

Le troisième conseil touche à nouveau une question très sensible politiquement qui pourtant est incontournable. Il est indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au coeur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en oeuvre tant que personne n’a la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial. Et il n’est plus temps de « prendre des gants » avec des pays qui sont au coeur du chaos financier actuel.

Ecrivez un communiqué simple et bref!

Pour terminer, nous nous permettrons seulement de rappeler que vous avez désormais à restaurer la confiance chez 6 milliards de personnes, et des dizaines de millions d’institutions publiques et privées. Alors, n’oubliez pas de rédiger un communiqué court, qui ne fasse pas plus de deux pages, qui ne contienne pas plus de trois ou quatre idées centrales et qui soit lisible par des non-experts. Sinon, vous ne serez pas lu hors du cercle étroit des spécialistes et vous ne pourrez donc pas ressusciter la confiance du plus grand nombre condamnant ainsi la crise à s’aggraver. Si cette lettre ouverte vous aide à sentir que l’Histoire vous jugera pour ce que vous aurez réussi à faire ou pas lors de ce Sommet, alors elle n’aura pas été inutile. Sachez simplement, que selon LEAP/E2020, vos peuples respectifs n’attendront pas plus d’une année pour vous juger. Une chose est néanmoins certaine : cette fois-ci vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu!

Franck Biancheri
Directeur des Etudes de LEAP/E2020
Président de Newropeans


En version PDF ci-après

Lettre Ouverte Dirigeants G20 - FT 240309.pdf  (79.15 Ko)

 

 

Documentaires sur le sujet : Inside JobLet's Make money, L'Encerclement

 

En 2009, le GEAB avait estimé que la planète comptait environ 30.000 milliards USD d'actifs-fantômes (soit la moitié du PIB mondial estimé à 60.000 milliards USD). La moitié de ces 30.000 milliards USD s’est envolée en fumée en six mois entre Septembre 2008 et Mars 2009. Pour le GEAB, c'est maintenant au tour de l'autre moitié, les 15.000 milliards d'actifs-fantômes restants, de s'évanouir purement et simplement entre Juillet 2011 et Janvier 2012… Pour rappel, la somme totale de toutes les grosses dépenses US de son histoire (guerre du Vietnam, d’Irak, plan Marshall, etc.), ramené aux taux d’inflation actuel, s’élève à 3.500 milliards USD.

 

9.000 milliards égarés par la Fed (mai 2009)

 

Wall Street Journal uncovering a possible 8 trillion USD fraud

 

CMKM Diamonds and the $3.87 trillion lawsuit you didn't hear about + Scan de la plainte

 

Le plus grave, ce n’est pas tant qu’il y ait fraude, que des magnats de la haute finance soient toujours au soleil, non… Le plus grave c’est que les principaux responsables de la crise sont toujours aux commandes ! Voir OBAMA au pays des « portes tournantes » de la Haute Finance Américaine

 

Lire aussi sur ce blog

Vers une dislocation géopolitique Mondiale

 

La mort du dollar


Auto-multiplication cancéreuse des actifs financiers

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 21:50

FRIOT-retraites.gifLes retraites, on en parle beaucoup pour le moment (surtout en France alors qu’en 2007, Sarkozy disait que leur financement était assuré jusqu’à l’horizon 2020). Beaucoup pensent que c’est un réel problème. Et si nous écoutions Bernard FRIOT qui vient de publier un livre intitulé « L’enjeu des retraites » aux éditions La dispute?

 

La démonstration de la nocivité de l’accumulation financière, qui n’a entraîné aucune croissance de l’investissement mais contribué fortement à la bulle spéculative, n’empêche pas les réformateurs de continuer à préconiser l’épargne retraite avec deux arguments.

1) Le premier est « l’équité intergénérationnelle » : les droits à pensions que se constitue la génération aujourd’hui au travail seront une charge excessive pour la génération future (Non ! Par contre, les droits institutionnels à créer du crédit à rembourser avec intérêts que constitue la génération aujourd’hui seront une charge excessive pour la génération future! Ndlr). Il faut donc que chaque génération, au moins partiellement, finance ses propres pensions par de l’épargne qui sera liquidée lors de son entrée en retraite.

2) D’autant plus que – second argument – le travail va manquer relativement aux besoins à satisfaire (on reconnaît là la rhétorique du « problème démographique »), et nous serons heureux lorsque viendra la disette d’avoir épargné des fonds que nous pourrons alors liquider pour compenser le déficit en travail.

Ces deux arguments sont faux.

(…)

Le raisonnement selon lequel le recul de la part des actifs occupés rendra impossible le financement des retraites en répartition est aussi absurde que si l’on avait prédit au début du 20ème siècle la famine pour la France du 21ème parce que la part des paysans allait se réduire à moins de 3% de la population. Depuis plus de soixante ans, nos régimes de pension par socialisation du salaire nous montrent que nous avons assumé sans aucun problème une croissance du poids des pensions dans le PIB très supérieure à sa croissance future. Au cours des cinquante dernières années, les pensions sont passées de 5% à 12% du PIB (en France), alors qu’au cours des cinquante prochaines, elles devraient passer de 12% à 20% si l’on supprimer les réformes menées depuis 1987 : le poids de pensions a été multiplié par 2,4 de 1950 à 2000, il devrait l’être par 1,7 seulement d’ici 2050. A moins de fonder les calculs sur une perspective de stagnation du PIB ce qu’aucun des réformateurs ne fait, cette décélération (alors que le discours du choc démographique suppose une accélération fantasmée) signifie évidemment une plus grande facilité demain à absorber la hausse du poids des pensions, alors même qu’elle l’a été sans difficulté jusqu’ici. Cette facilité s’explique simplement : le PIB doublant de volume tous les quarante à cinquante ans, la progression plus rapide d’un de ses éléments s’accompagne de la progression, et non pas de la régression, de la richesse disponible pour les autres composantes. Dans un PIB qui augmente, il n’y a pas besoin de déshabiller les actifs pour habiller les retraités.

(…)

La monnaie déposée pour l’épargne sert à acheter des titres financiers qui n’ont en eux-mêmes aucune valeur. Mais - et c’est l’origine de la croyance dans leur capacité à congeler de la valeur - ils sont des titres de propriété dotés de droits à valoir sur la monnaie en circulation le jour où ils seront liquidés. Si la monnaie ne préexiste pas à cette transformation des titres en monnaie, les titres ne valent rien. Or c’est le travail courant (ici et maintenant. Ndlr) qui rend possible cette création de monnaie préalable à la liquidation des titres. Autrement dit, à supposer que les retraites soient assurées par l’épargne des fonds de pensions, la vente de titres nécessaire à la transformation de l’épargne en pensions en 2040 sera fonction de la monnaie dont disposeront alors les actifs désireux de les acheter pour se constituer eux-mêmes des droits. Cette monnaie sera l’équivalent de ce qu’ils auront produit par leur travail de l’année 2040. Dans ce cas, l’épargne ne sert à rien puisque les actifs auraient pu affecter à un régime en répartition cette monnaie utilisée pour acheter des titres (pourquoi capitaliser pour demain - mode égoïste - alors que nous pourrions socialiser pour aujourd’hui - mode solidaire?! Ndlr). Qu’on soit en répartition ou en capitalisation, c’est toujours le travail de l’année qui produit la richesse correspondant à la monnaie qui finance les pensions de l’année (ce n’est pas notre épargne qui s’occupera de nous en 2040 mais bien le travail et le temps des infirmières, des kinés, des restaurateurs et des proches en 2040 ! Ndlr). L’épargne ne peut donc en aucun cas être un substitut du travail, ni permettre à chaque génération de financer ses pensions.

 

La promotion de l’épargne repose en réalité sur deux choses.

1) D’une part, la propriété de titres (capitalisation) permet de ponctionner de la monnaie sur le travail du monde entier, alors que la répartition est réduite à l’espace national des règles politiques du droit du travail : magie du raisonnement impérial.

2) D’autre part, comme le rendement des titres est, hors les situations de crise financière aigüe,  supérieur au taux de croissance, la rente progresse plus vite que les salaires et donc que les cotisations pour la retraite, qui progressent moins vite que le taux de croissance: faire valoir, en faveur de la capitalisation, qu’il est plus rentable d’épargner que de cotiser, c’est avouer très ingénument que toute épargne retraite est un vol sur le travail d’autrui, et qu’il est infiniment plus rentable d’avoir un portefeuille de titres que de travailler.

 

Promouvoir la propriété d’usage suppose de s’attaquer à la propriété lucrative, dont la pension comme salaire continué montre l’inutilité. La propriété lucrative est défendue par les réformateurs au nom de l’investissement, qui suppose, disent-ils, des investisseurs. Or qu'est-ce qu'un investisseur? Le discours courant, soigneusement entretenu par le discours savant, dit qu’il apporte un indispensable capital. Rien n’est plus faux. Un investisseur n'apporte rien. Un investisseur qui « apporte » par exemple un million d'euros pour une entreprise n’a pas un million d'euros en billets dans une valise, pas plus que les titres dont il est porteur ne sont dotés, par une curieuse métaphysique, d’une quelconque valeur : ce sont des titres de propriété lucrative qui vont lui donner le droit de ponctionner un million sur la valeur attribuée au travail d’aujourd'hui. Un investisseur est un parasite qui a le droit de ponctionner une partie de la valeur de la production contemporaine pour transformer les producteurs ainsi expropriés en forces de travail et les contraindre à produire les marchandises qu’il a décidé de produire, bref à travailler sous le joug de la valeur travail. Un investisseur nous vole et nous aliène dans la même opération.

 

Dans l’expérience réussie de la cotisation vieillesse (tout le monde cotise aujourd’hui pour les personnes âgées d’aujourd’hui, Ndlr), on a la démonstration à grande échelle de l’intérêt qu’il y a à se passer d’investisseurs financiers. Cette cotisation est la façon d’assurer sans épargne des engagements massifs et de long terme, comparables à l’investissement. Sur le modèle de la cotisation sociale, on peut parfaitement financer sans épargne l’investissement. S’il est possible de financer la pension au plus grand bénéfice des régimes et des pensionnés sans aucune logique d'épargne et de prêts, il est possible de financer l'investissement de la même façon en affectant une cotisation économique au salaire (de l'ordre de 35 % du salaire brut), prélevée sur la valeur ajoutée comme les cotisations sociales ou le salaire direct. Cette cotisation serait collectée par des caisses d’investissement qui financeraient sans taux d'intérêt, puisqu'il n'y aurait pas d'accumulation privée du capital. Accumulation financière, crédit bancaire, prêt à intérêt, bourse, toutes ces institutions peuvent être remplacées en transposant pour le financement de l'investissement l'expérience de la cotisation sociale, ce qui est évident puisque tout investissement est financé sur la production courante. La cotisation sociale a débarrassé notre quotidien individuel des usuriers, la cotisation économique débarrassera notre quotidien collectif de la bourse et des banquiers.

 

Bernard FRIOT insiste enfin sur la qualification et la nécessité d’une vision forte du salaire comme institution proprement politique.

 

La qualification (et donc le salaire qui va avec) est un attribut de la personne, elle ne peut pas lui être retirée et elle ne peut que progresser au cours de la vie. La qualification et donc notre salaire ne doivent plus dépendre des décisions d’employeurs sur le marché du travail mais doit faire partie d’un droit institutionnel politique inaliénable au même titre que le droit de vote.

 

Je conseille de lire l’ensemble du document introductif (15 pages) de son livre.

 

Si seulement nos grands conseillers et économistes pouvaient s’inspirer de personnes comme Bernard FRIOT, Claude BELAN ou Michael ALBERT. Evidement cela implique un tour de force qui replacerait le politique à la place qui lui revient. Un politique fort et uni qui ne croit pas ou plus en une gestion optimale des marchés (des oligopoles) en aliénants ses droits et ses devoirs. C’est la grande faiblesse de l’Euro. Un Euro qui s’est vendu corps et âme aux forces obscures et égotiques d’une finance mondialisée.

 

Pas d’amalgames. Pas ou moins de croyances dogmatiques. Pas d’inversions. Juste des hommes qui cherchent humblement (ils essayent) des alternatives au TINA de Thatcher. Allez voir du côté d’ALOE, PARECON ou Appropriate Economics et pourquoi ne pas dépasser ses préjugés pour aller voir aussi du côté du M-PEP ou du Carré-Rouge ?

 

N’écoutez pas ce qui se dit.

Ce n’est pas la fin du monde, c’est juste la fin d’un monde…

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 01:23

 

http://cyberechos.creteil.iufm.fr/cyber5/histoire/hisport/louis14.jpg

La constitution fictive d’un fond de garantie de 500 milliards d’euros (les 250 supplémentaires viennent du FMI) aurait pu être une bonne parade si et seulement si les Etats Membres de la Zone Euro avaient coupé le cordon mafieux qui les relie aux banques et au monde financier. Malheureusement, cela fait un bon bout de temps qu’une majorité d’Etats ne se financent plus seuls mais doivent passer par un pouvoir bancaire, dit indépendant et intègre, pour obtenir un prêt. Comme le prétendent les tenants de l’indépendance bancaire, on ne badine pas avec l’argent, seules des personnes bien avisées peuvent le gérer. On constate le résultat aujourd’hui.

 

Un Etat se finance donc en émettant des obligations d’Etat ou bons du trésor sur un marché dit primaire accessible à tout investisseur qui souhaite faire un placement d’Etat. C’est donc bien des opérateurs privés (Gates, Sorros, Slim ou tout consortium ou montage financier privé) qui prêtent de l’argent aux Etats (le peuple, le public). Cela ne poserait absolument aucun problème si cet argent était prêté gratuitement. Mais il n’en est rien, les Etats (le peuple) doivent payer une dîme (un intérêt) aux seigneurs financiers. Nous sommes encore sous un régime féodal qui croit encore dans l’équivalent Or et qui fait payer la monnaie. Une monnaie qui n’est qu’un vulgaire symbole communément admis par une communauté. Un symbole qu’il faut payer à ceux qui le possèdent pour pouvoir échanger ??? Voilà où en est l’humanité « développée » du XXIème siècle.

 

Tout bon d’Etat refusé sur le marché primaire, se retrouve sur le marché secondaire ou marché d’occasion. Les bons d’Etats, comme tout le reste (matière première, nourriture, monnaie), font partie du marché, ils sont jaugés, évalués et font l’objet d’offres et de demandes. Les bons d’Etats sont cotés par des agences de notation. Les chemins de fer, les écoles, les hôpitaux, nos maisons font partie du marché et du bon vouloir de la finance.

 

C’est ici qu’intervient notre brave et honnête Papandreou qui, comme tout bon politicien, a critiqué son prédécesseur en dénonçant ses pratiques comptables douteuses. Malheureusement pour lui, ces pratiques étaient tacites et permettaient à la Grèce de faire partie de l’Euro. C’est alors que la cote des bons d’Etat grecs est revue à la baisse par les agences de notation: de solides elles passent à moyennes puis carrément pourries. Une dégradation en tout point similaire à celle des subprimes trois ans plus tôt. La seule différence entre la crise des subprimes et la crise grecque est le fait qu’il s’agit d’individus ciblés dans la première et d’un peuple dans la seconde. Mais dans les deux cas, il y a défaut de payement de la présumée vache à lait et les prêteurs s’en trouvent bien désargentés. C’est la crise !

 

La crise pour qui ? Les prêteurs ou les emprunteurs ? Les prêteurs n’ont-ils pas prêté leur argent en connaissance de cause ? (Pas toujours dans le cas des subprimes mais les magouilleurs de première ligne sont bien au courant). Les prêteurs ignorent-ils que quand les taux d’intérêts sont élevés, cela cache quelque chose ? Si vous prêtez attention à la grille de cotation des agences de notation vous remarquerez que plus la cote est basse, plus le risque est élevé et plus le taux d’intérêt réclamé lors d’un prêt est élevé. Si le risque se matérialise, si l’emprunteur fait effectivement défaut, qui du prêteur ou de l’emprunteur doit payer les pots cassés? Conscient du risque, le prêteur devrait assumer une partie des pertes. Idéalement la moitié. Eh bien, depuis la crise des suprimes en 2007, toutes les mesures adoptées couvrent le prêteur et coulent l’emprunteur. Il y a bien sûr de belles et tonitruantes déclarations d’intentions mais dans les faits, rien ne change. En cœur, nos oligarques Européen reprennent et appliquent toujours l’indémodable maxime de Colbert (argentier de Louis XIV) : « Sire, taxons les pauvres, ils sont plus nombreux ».

 

Alors aujourd’hui, de deux choses l’une :

* Soit on continue sur cette voie en saignant l’emprunteur (le peuple) en lui imposant une cure d’austérité draconienne. On sacque dans les services publics (enseignement, pension, santé, conditions de travail), on baisse les salaires, on augmente les impôts tout en le poussant incidieusement à la consommation ?! (il faut de la croissance)

 

* Soit on accepte de revoir nos fondamentaux tout en taxant les plus gros patrimoines pour rééquilibrer la balance budgétaire des Etats.

 

La raison pour laquelle nos Etats ont toujours soutenu le prêteur (le capitaliste) au détriment de l’emprunteur (le peuple) tient essentiellement du dogme et d’un puissant rapport de force.

 

La fameuse indépendance bancaire aux mains du marché tient du dogme. Merci FRIEDMAN.

Le fameux « Too Big To Fail » ou « aléa moral » tient du rapport de force. Merci PAULSON.

 

L’Europe creuse le même sillon que les Etats-Unis…

Dans la course à la bêtise humaine, qui du dollar ou de l’euro l'emportera ?

 

Pour terminer, le discours de MIRABEAU devant l’assemblée constituante en 1789.

 

" Il faut le combler, ce gouffre effroyable. Eh bien ! Voici la liste des propriétaires français. Choisissez parmi les plus riches, afin de sacrifier moins de citoyens ; mais choisissez ; car ne faut-il pas qu’un petit nombre périsse pour sauver la masse du peuple ? Allons, ces deux mille notables possèdent de quoi combler le déficit. Ramenez l’ordre dans vos finances, la paix et la prospérité dans le royaume (...). Vous reculez d’horreur... Hommes inconséquents ! Hommes pusillanimes ! Et ne voyez-vous pas qu’en décrétant la banqueroute, vous vous souillez d’un acte mille fois plus criminel ? (...) Croyez-vous que les milliers, les millions d’hommes qui perdront en un instant, par l’explosion terrible ou par ses contrecoups, tout ce qui faisait la consolation de leur vie, et peut-être leur unique moyen de la sustenter, vous laisseront paisiblement jouir de votre crime ? Contemplateurs stoïques des maux incalculables que cette catastrophe vomira sur la France, impassibles égoïstes, êtes-vous bien sûrs que tant d’hommes sans pain vous laisseront tranquillement savourer les mets dont vous n’avez voulu diminuer ni le nombre ni la délicatesse ? Non : vous périrez."

 

Discours toujours d’actualité ? Sommes-nous aux portes d’un 1789 Européen et Américain ?

Dixit Noam CHOMSKY aux Etats-Unis «La situation actuelle est très similaire à l’Allemagne de Weimar».

 

Autres articles intéressants :

Rassurer les marchés financiers et les spéculateurs ou les démanteler ?

Une occasion manquée (sur www.robin-woodard.eu et pas Paul JORION)

750 Milliards : chroniques d’une fin non annoncée

Sauver les banques jusqu’à quand ? (Frédéric LORDON)

Sauver les banques ou notre civilisation? (Junon MONETA, article datant de 2008. Aujourd’hui rien n’a changé, nous avons déjà perdu 2 ans à grand coup de rigueur budgétaire et de destruction du bien commun et des grands acquis sociaux !)

 

Je ne mentionne pas Paul JORION car il pratique une politique de censure anti-démocratique sur son blog. De plus lorsqu'il reprend un article, il mentionne bien qu'il s'agit d'un billet invité mais il ne précise jamais sa source initiale. Un moyen simple et efficace pour attirer du monde et qui en fait un des blogs les plus fréquentés de la blogosphère... Trop concentré, trop peu démocratique, trop «Too big to fail»... J'ai cependant repris le titre de ce billet du titre d'un commentaire d'un certain zébu publié le 12 mai 2010 à 9h54 et que je remercie.

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 00:05

Ce week-end, les pays membres de l'Union européenne ont décidé d'un plan d'aide d'un montant colossal de 750 milliards d'euros. La Banque centrale européenne fait également un geste en acceptant d'intervenir pour soulager le marché de la dette en zone euro.

L'UE s'accorde sur une aide financière de 750 milliards d'euros

 

ministre-économie

 7 pantins (de la Haute Finance) décident du sort de l'Europe


Après les déclarations tonitruantes du gnome français et de sa copine allemande qui disent vouloir couper court aux spéculations, les valeurs bancaires et de l’assurance s’envolent , Le Bel 20 signe sa 4e plus forte hausse: +9,4%, Les pertes de la semaine dernière presque effacées , Les marchés enthousiastes sur le plan anti-crise européen

 

Et Miss Lagarde (ministre de l'Economie en France) très fière de nous annoncer :

« Il y a une détermination à construire un nouvel édifice, à réinventer le modèle européen »

 

£ Alors que nos Etats castrés se font déjà dévorer tout cru par une Haute Finance sans scrupules, ils n’ont rien trouvé de mieux que de leurs offrir l’ensemble des Etats de la zone Euro comme garantie.

 

$ Alors que les marchés s’en prennent aux Etats, nos Eurocrates nous font croire à la défense en empruntant à ces mêmes marchés !

 

€ Alors que l’Europe se fait attaquer à l’arme lourde par une mafia financière, elle ne trouve rien de mieux que de lui demander de se calmer en lui offrant la bombe atomique.

 

Mieux que le Christ : « si quelqu’un te frappe avec une batte de baseball, offre lui un canon »

 

Après la faillite des banques, des assureurs puis des Etats, on prépare celle d’un continent ! La démesure et les inégalités vont atteindre des sommets.

Gates, Buffet, Slim, Sorros, Mittal à droite et le reste (6,7 milliards d’individus) à gauche...

Lire : Polarisation des richesses

 

Le plus affligeant, c’est qu’une bonne partie de la gauche souhaite aller vers la droite et raisonne comme la droite (travailler plus pour gagner plus, moins d’impôts, combattre l’inflation, des banques indépendantes, de la croissance svp !)

 

Affligeant, désolant, hallucinant…

 

Alors qu’il serait si simple de couper les ailes de ces charognards financiers.

 

£ Séparer les banques de dépôt, des banques d’affaires et des banques de crédit à long terme et à moyen terme => réinstaurer le Glass-Steagall act.

Lire : Mettre les banques au pas et redonner le la

 

$ Interdire la pratique d’artifices financiers tels que les subprimes, titrisations et effets de leviers

Lire : Subprime, Titrisation, Effet de Levier: 3 ingrédients des dérives de la finance

Quand la Belgique dit « aider » la Grèce, elle ne fait qu’emprunter à 3,5% pour prêter à 5%. Elle « aide » donc en se mettant 1,5% en poche. Idem pour les banques ou tout prêteur sur gage qui emprunte bas pour prêter haut et/ou emprunte long pour prêter court et/ou alloue des crédits risqués pour les revendre en prétendant qu’ils sont sans risques. Toute notre économie est fondée sur le crédit.

Lire : Emprunter pour manger

 

¥  Fermer la bourse. Puisque ce que les actionnaires extorquent aux entreprises (en dividendes et en rachat d’actions) finit par l’emporter sur ce qu’ils leur apportent, de sorte que ce n’est plus la Bourse qui finance les entreprises mais les entreprises qui financent la Bourse.  

 

£ Mettre en place une sérieuse réforme monétaire selon les modalités proposées par James ROBERTSON en usant par exemple du principe de la politique simultanée proposée par John BUNZL.

   

€ Organiser et faciliter la mise en place de monnaies alternatives telles que proposées par Bernard LIETAER ou Margrit KENNEDY. Des monnaies Business to Business pour sauver les petites entreprises et les PME. Des monnaies complémentaires pour permettre aux gens de faire valoir des savoir-faire et des services non reconnu par le système totalitaire actuel. Des monnaies sociales pour recréer des liens et de l’échange.

 

Tout cela existe depuis belle lurette. Tout cela se trouve sur les bureaux de nos décideurs. Mais ils n’en font rien.

 

Formatés par les plus hautes écoles, embourbés dans l’égo et fiers de dominer, ils professent sous hypnose du son caverneux de la pompe à Phynance

 

En fait ils sont issus de la pompe. Ce sont des enfants de la pompe. Chaque jour apporte son lot de délit d’initié. Un jour shérif, un jour gangster.

 

£ Nous l’avons constaté pour le virus H1N1 où certains responsables de l’OMS alarmiste faisaient partie des grandes firmes pharmaceutiques produisant le vaccin antigrippe.

 

$ Marie-Monique ROBIN l’a très bien mit en évidence pour Monsanto et la Food & Drug Administration censée légiférer et réglementer sur les questions de sécurité environnementale et de risque sanitaire.

 

Et nous le constatons aujourd’hui clairement entre le secteur bancaire et celui de l’Etat supposé le réglementer. Hier administrateur d’un grand groupe ou membre du conseil des gouverneurs d’une banque, demain ministre de l’économie et des finances. Hier directeur de Goldman Sach, demain secrétaire d’Etat au trésor des Etats-Unis.

Lire : OBAMA au pays des « portes tournantes » de la Haute Finance Américaine

 

Enfin, heureusement que tout ça n’est que du pipeau.

 

Et à propos de démesure, une petite (re)lecture de cette page (Argent et Intérêts) peut s’avérer utile.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:10

Capital et travailAvec les règles en vigueur dans une économie capitaliste, accroissement du bénéfice par la compétitivité, tous les acteurs économiques se doivent de fonctionner selon la même logique : « bouffer ou se faire bouffer ». Ces règles prévalent sur toutes les autres et s’appliquent, en ultime recours, aux Etats souverains et aux grands acquis sociaux de ces derniers siècles. Pour qu’un Etat soit compétitif, il se doit de maintenir une balance courante en équilibre : des entrées en capitaux, biens et services en équilibre avec des sorties en capitaux, biens et services. Dans cette équation économique, les leviers d’actions des Etats sont l’impôt, les taxes à l’import export et le taux de change de sa monnaie. Leviers d’actions qui, rappelons le, possèdent comme unique source d’inspiration ou force motrice, la productivité compétitive pour le capital : produire plus, mieux et moins cher par rapport aux concurrents.

 

En rapportant cette équation aux pays de l’Eurozone, le taux de change comme levier d’action saute. Un Etat ne peut plus dévaluer sa monnaie pour faire face à son déficit budgétaire. Une balance courante déficitaire (endettement supérieur à la production de richesses (PIB)) pour un Etat de l’Eurozone laisse comme seul échappatoire les variables taxes et impôts. Dans une économie capitaliste, l’Etat ignore totalement ou feint d’ignorer qu’il n’est plus souverain depuis le temps où il a cédé sa monnaie à la gestion froide du capital (1) - par définition non ou très peu taxable. Ce que l’Europe appelle « rigueur budgétaire » ou que le FMI appelle « plan d’ajustement structurel » n’est autre qu’un « pressage de la force de travail au bénéfice du capital ». C’est kif-kif bourricot. C’est ce qui se passe en Grèce aujourd’hui et c’est ce qui se passera en Espagne demain. Le cas de l’Espagne est même plus grave vu son très haut taux d’endettement immobilier. Un immobilier non exportable, non compétitif et hautement spéculatif ! (2). Le cas de l’Espagne est assez comparable à celui des Etats-Unis, présence politique et monétaire mondiale en moins…

 

Mais revenons à la Grèce. Contrairement à ce qui est maintes fois répété, les Grecs ne sont pas plus fainéant que d’autres. L’idéologie anglo-saxonne et libérale va même jusqu’à parler de pays Culb-Med sous le vocable PIGS (Portugal, Ireland, Greece & Spain). Pourtant, depuis la création de l’euro, la hausse de productivité horaire du travail a été deux fois plus élevée qu’en Allemagne. La moyenne annuelle de travail horaire grec est la plus forte d’Europe (100 heures par année en plus que l’Allemagne). Le problème réside dans la fixation du taux nominal des salaires et des prix (3).

 

La productivité ne concerne pas seulement le temps de travail presté mais aussi les salaires et les prix à la consommation. Salaires et prix qui sont bien plus fixés par des accords oligopolistiques que par la fameuse libre et saine concurrence (4). Cette tendance est par ailleurs exacerbée par une politique germanique de modération draconienne des salaires via notamment la mise en place de bourse d’emploi - salaire en ligne permettant aux entreprises de recruter ceux qui sont prêt à travailler à la plus faible rémunération. Raison pour laquelle l’Allemagne a tant freiné et maugréé pour l’octroi d’une aide au peuple Grec qui a pu bénéficier d’une meilleure présence syndicale et donc de salaires plus décents mais malheureusement au détriment d’une politique budgétaire peu orthodoxe, pour ne pas dire capitaliste.

 

A cause de grandes différences dans la fixation des salaires, le coût unitaire de travail Grec à grimpé de 30% depuis le début de l’Union Monétaire - l’augmentation en Italie, Espagne, Portugal et Irlande étaient même plus élevée - alors qu’en Allemagne, il n’a augmenté que de 8%. La fixation monopolistique des prix est tout aussi critique car elle permet aux entreprises de faire l’impasse sur les salaires tout en jouant sur les délocalisations, les montages fiscaux et financiers (5). De telles divergences de prix et salaires ne peuvent être viables au sein d’une union monétaire dans laquelle les ajustements sur taux de change ne sont plus possibles (3).

 

Dans une économie globalisée où le capital est institutionnellement déclaré libre comme le vent(6), il ne faut pas s’étonner de le voir aller et venir comme celui-ci. Le capital n’à que faire des salaires, des hommes où de la planète. Son autocroissance est sa seule et unique préoccupation. A l’image du vent, le capital se déplace des zones de hautes pressions aux zones de basses pressions de protection fiscale, sociale et environnementale. Ainsi, tant que la conjoncture est à l’euphorie et à l’allocation de crédits, il afflue, mais dès que le soufflé retombe, il se retire sans gratitude et sans états d’âmes. Il se cherche alors une nouvelle place au soleil dans de merveilleux petits paradis fiscaux (7) tout en dénonçant vertement les orgies auxquelles il vient tout juste de participer.

 

Les caisses de l’Etat (les contributions du peuple pour recevoir un service public décent) sont effectivement vides mais celles des grands capitalistes de ce monde sont pleines ! Plus que pleines ! Elles débordent. Le top 1000 des milliardaires de la planète a vu sa fortune augmenter de 30 % l’année dernière. La fortune de Lakshmi Mittal a doublé en 1 an. En Belgique, les actifs financiers sont passés de 710 milliards à 715 milliards de fin 2007 à fin 2009 (8). Les banques sont sorties de la crise, elles enregistrent des bénéfices plantureux et allouent déjà des bonus faramineux à leurs traders.

 

Comment ne pas faire le rapprochement avec la crise Grecque et celles des Etats ? Les richesses existent, elles sont dans les poches d’une petite poignée d’individus dont le nombre n’atteint même pas le nombre d’enfants mourant de faim par jour !

 

Est-il si difficile de comprendre que le citoyen se fait saigner à blanc par le principe de rémunération du capital ? Il suffit de lire Helmut CREUTZ (Allemand) ou même George SOROS (spéculateur de haut vol) pour comprendre. N’est-ce pas George SOROS lui-même qui a un jour dit « la Haute Finance est une arme de destruction massive » ?

 

La crise c’est bon pour les rentiers ! Tout ce qui est injecté à grand renfort de restrictions budgétaires et de raclement de la masse laborieuse se précipite illico dans les poches du grand Capital ! Raison pour laquelle ce n’est pas le dogme inflationniste qui menace mais la déflation. La crise que nous connaissons est une crise structurelle. Il faut casser la camisole de force pour ne pas boire la tasse. Passer par une dislocation géopolitique mondiale est aujourd’hui salutaire.

 

Adieu nos institutions ploutocrates globalisée (ONU, OTAN, UE, OMS, OMC, Codex, OIT, FMI, etc.), bonjour la solidarité humaine et locale retrouvée. Ce n’est pas le chaos mais un passage obligé, une nouvelle naissance. Il est temps que la chenille se transforme en papillon. Oui, entre les deux il y a la chrysalide, pas franchement marrant mais il faudra passer pas là (émeutes, révoltes et peut-être du sang).

 

« La faillite d'un pays ne peut exister ailleurs que dans la tête des financiers.

Une fois la monnaie réduite à néant, c'est tout ce qui reste qui fait la valeur d'un pays. »

Junon MONETA (9).

 

 

Notes

(1) www.public-debt.org & www.public-debt.org/soutien.php?a=go

(2) Le risque des Euro-divergences : le cas exemplaire de l’Espagne, par Martin Wolf

(3) Open letter to European policymakers: The Greek crisis is a European crisis and needs European solutions

(4) DOGME 6: «Libre expression de la concurrence»

(5) Les astuces fiscales d’Electrabel

(6) Article 56 du traité de Lisbonne. Cfr. Article Un NON venant de l'IRLANDE un VENDREDI 13, quel symbole!

(7) Les paradis fiscaux, pierre angulaire du système. Les entreprises du CAC40 (qui ne sont donc que 40) possèdent 1470 filiales dans les paradis fiscaux. 50% des flux financier mondiaux annuels transitent par des paradis fiscaux.

(8) Les Belges un peu plus riches qu'avant la crise

(9) Junon MONETA : La faillite de la Grèce ou celle de l'Europe?

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 00:26

SortirdelaCrise sPetit extrait (en Italique) d'un article du GRESEA asbl sur les prétendus et médiatiques efforts de régulation du secteur bancaire et financier par le comité de Bâle, suivi d'une réflexion sur la fourberie égotique du politique.


Dès le 19ème siècle, à la suite de quelques retentissantes banqueroutes, les pouvoirs publics nationaux ont voulu inciter les banques à la prudence en matière de politique de prêt. En France, les règles de prudence imposaient aux banques d'affecter 80% des dépôts à vue à des actifs que la Banque de France acceptait de réescompter, c'est-à-dire de prendre en dépôt moyennant le versement d'avances aux banques privées. Moins dirigistes, les autorités britanniques laissaient les banquiers libres de leurs choix en matière de politiques d'investissement mais fixaient des plafonds drastiques en matière de liquidité.


Ainsi, dans les années cinquante et soixante, les banques anglaises devaient conserver un ratio de liquidité de 30%. Aujourd'hui, les banques anglaises se contentent d'une couverture par leurs fonds propres de l'ordre de 1%: 1 euro en poche permet d'octroyer 100 euros de crédits (Wall Street Journal, 22 février 2008).


En 1988, le travail d'homogénéisation des règles prudentielles va aboutir dans le cadre des accords dits de Bâle I. L'idée est de garantir la solvabilité des banques par des ratios de fonds propres (les ratios Cooke). Les ratios de base imposaient la couverture des crédits à raison de 8% de fonds propres pour les catégories d'emprunteurs les plus risqués (entreprises privées, banques hors OCDE, Etats et collectivités locales hors OCDE). Pour les Etats de l'OCDE, aucune couverture par les fonds propres n'était imposée. Pour les autres catégories d'emprunteurs, la couverture devait équivaloir à 1,6% des fonds propres. Comme on peut le constater, les règles que le Comité de Bâle a substituées aux vieux usages prudentiels nationaux laissaient davantage la bride sur le cou aux établissements financiers.


A l'origine, les autres actifs n'étaient pas concernés. A partir de 1996, toutefois, les établissements de crédit dont le portefeuille de négociation (jouer sur le court et long terme avec les taux d’intérêts) excédait 5% du bilan ont été soumis à des obligations de fonds propres complémentaires du ratio Cooke de solvabilité. Cette obligation de couverture par des fonds propres sera évaluée par les seules institutions financières sur base de modèles internes. L'ère de la liberté, de la créativité et de l'autorégulation des marchés venait de sonner. Le Comité de Bâle n'allait pas s'arrêter en si bon chemin.


A partir de 2007, la dérégulation avance encore d'un pas. Les ratios Cooke sont remplacés par les ratios Mac Donough. On signalera la conservation en principe de la norme de 8% de fonds propres maximum pour les catégories d'actifs les plus risqués. Changement majeur. Vingt ans auparavant, le Comité de Bâle définissait sans aucune espèce d'ambiguïté la politique de risque en fonction de l'identité de l'emprunteur. Bâle II va balayer tout cela en accordant une importance accrue aux agences de notation. Par exemple, sous le régime des accords Bâle I, accorder un prêt à une entreprise (par exemple, de crédits hypothécaires) nécessitait une couverture en fonds propres de l'ordre de 8% dans tous les cas. Avec Bâle II, si cette entreprise est cotée AAA (soit la meilleure note), la banque ne devra plus réunir que 1,6% de fonds propres pour couvrir ces actifs.


Qui paie les agences de notation? Les banques elles-mêmes, pardi! Au total, on peut estimer qu'avec le temps, la politique d'évaluation du risque et de financement des actifs a été, lentement mais sûrement, privatisée.


Privatisée au point de prévoir la possibilité d'une évaluation intégrale du risque par les banques elles-mêmes. Cette procédure dite IRB a été adoptée par l'ensemble des grands établissements bancaires de la planète. Le système de notation interne envisage cinq types distincts de portefeuilles : les entreprises, les dettes souveraines, les banques, les actions, les particuliers. Pour chacun de ces portefeuilles, un système de notation interne est mis en œuvre à partir de bases de données couvrant 5 à 7 années d'observation selon les portefeuilles. La grande faiblesse de ce système réside dans le fait que l'hypothèse d'une crise financière majeure est, dès le départ, exclue du modèle retenu pour évaluer le comportement des actifs.

Si l'on ajoute à cette mauvaise évaluation du risque de crédit, le fait que les agences nationales de contrôle des banques ne disposaient pas du personnel nécessaire pour encadrer la mise en œuvre de l'IRB par leurs champions bancaires, on obtient là un cocktail détonnant dont nous payons aujourd'hui la facture.


40% des transactions en Europe sont effectuées hors bilan ! (l’Echo, 12 janvier 2010).

Pour Bâle II, silence radio complet. A la place, Bâle nous propose toute une série de formules, de statistiques et de ratios tous aussi tarabiscotés les uns que les autres (que la société informatique privée SAS de statistique de haut niveau et d’aide à la décision, lorgne avec convoitise). Le comité de Bâle nous noie dans les chiffres et les tournures de phrases pour que tout le monde sache qu’il fait un travail de pro que le minable citoyen n’est pas en mesure de comprendre. A défaut de comprendre, le minable citoyen Grec subit. Jusqu’à quand ? Faut-il rappeler que la guerre 40-45 et ses atrocités, n’étaient pas sans rapport avec la crise de 29 ?

 

Coincé entre le marteau d’une grogne citoyenne grandissante et l’enclume d’un pouvoir monétaire privatisé, le politique pourra pleinement jouer son rôle d’anguille louvoyante qui lui sied si bien. Un rôle porté aux nues par une société qui est parvenue à faire de l’égo un culte, une doctrine, une religion. Un rôle médiateur à connotation monétaire, un rôle fédérateur à consonance d’oseille, un rôle pacificateur au doux bruit du froissement de billets « sans odeurs ».

 

Un rôle tellement bien joué qu’il pourra nous faire avaler une couleuvre sans qu’on s’en rende compte, sauf une fois à la rue. Un rôle de maître de la négociation qui vous montrera du blanc en vous disant que c’est en fait du gris clair foncé qui tend vers le noir. Un rôle certainement mieux joué par Obama que Bush Jr.

 

Un rôle obligatoire en Belgique, « pays » de l’oseille, du compromis et du TOP 10 des paradis fiscaux et où la densité de ministres par tête d’habitant et par hectare est la plus élevée au monde.

 

Un rôle que le flegmatique et fourbe ministre des finances Belge (Didier REYNDERS) sait si bien jouer qu’il pourrait même être chef d’escadrille de la classe politique la plus douée. Didier REYNDERS pacificateur et négociateur, récemment désigné urgentiste de la crise belge 2010. Il faut dire qu’il a un beau palmarès à son actif. C’est tout de même l’homme qui a su sauver la face de l’économie Belge en donnant les plus beaux morceaux de FORTIS (ex-CEGER Caisse Générale d’Epargne et de Retraite – banque publique) à son pote Baudouin PROT (BNP Paris-Bas) sans même mouiller son beau costume. Présent et discret quand il faut, il n’est pas du genre à oublier d’éteindre un micro quand il rentre dans sa voiture…

Didier REYNDERS, c’est aussi l’homme des intérêts notionnels. Didier REYNDERS, c’est également l’homme qui après 3 ans, n’a toujours pas publié la liste des entreprises concernées par une loi qui interdit le financement de mines antipersonnel, de bombes à sous-munitions et des armes à uranium appauvri. Cette loi est une grande première au niveau mondial mais elle reste théorique tant que cette liste n’est pas publiée.

 

 

Ah, c’est sûr, en voilà un qui mérite bien plus que la légion d’honneur, un prix Nobel de la paix ou un parachute doré. En voilà un qui mérite certainement un des plus beaux prix que le grand Capital serait prêt à lui décerner. Des actions Fortis ?

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