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Présentation

  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 13:12
Si je vous parle de LBO, CDO, "Level 3 asset" ou de titrisation, vous n'y comprendrez rien et moi non plus. Pas évident de s'y retrouver dans tout ce jargon et ces artifices financiers. C'est en définitive le mot "subprime" qui a mit le feu aux poudres…


Quand on creuse un peu, on se rend compte a quel point la finance est un monde vaste, complexe et impitoyable. C'est d'ailleurs le sujet principal de bon nombre de sites Internet et de publications. Loin de moi l'idée de leur faire concurrence. Dans cet article, j'ai juste voulu faire un état des lieux général de cette fameuse crise des "subprimes" dont on parle tant.


L'article étant particulièrement long, j'en ai fait un document que vous pouvez télécharger ici et éventuellement imprimer recto-verso. N'hésitez pas à réagir en cliquant sur le lien ajouter un commentaire en bas de cet article.


Si le sujet vous intéresse, je ne puis que vous conseiller 3 excellents blogs qui m'ont beaucoup aidé dans ma recherche.

 

* Carnets de nuit

* Tropical Bear

* La fin du capitalisme


Accrochez vous car ce qui se passe depuis un peu plus d'un an dans le monde de la finance ressemble à s'y méprendre aux grandes catastrophes climatiques du monde réel. Des ouragans, aux grandes sécheresses et grandes inondations, nous n'avons encore rien vu. Le "meilleur" reste à venir. La seule différence c'est que la crise financière concerne le sous-système humain qui a gangréné tout le reste, alors que la crise climatique concerne le méga-système dont nous faisons tous partie, que nous avons ignoré et que la Nature se chargera de nous rappeler à sa manière. Notez également que l'homme n'a pu croire s'affranchir de ce méga-système que par sa connaissance, son orgueil et sa très forte dépendance au pétrole. Ajoutez donc à ces deux crises (financière et climatique), la crise du pétrole, le fragile équilibre des écosystèmes et vous obtenez… un puissant cocktail Molotov aux subtils mélanges d'arrogance, d'avidité et d'hypocrisie.

Lisez aussi cet excellent article: De la crise des subprimes à la crise globale

 

 

CONSTAT


BANQUES

2007/09:  Northern Rock donne des sueurs froides à l'Angleterre

2007/11:  HSBC, une banque britannique également touchée par la crise des subprimes

2008/03:  Bear Sterns déclaré en faillite mais sauvé par la Fed qui a allongé 30 Mds $ par l'intermédiaire de la banque commerciale JP Morgan.

2008/05:  En Belgique, Fortis, Dexia et KBC sont logés à la même enseigne. La chute de leur bénéfice au premier trimestre traduit sans équivoque l'effet néfaste de la crise du subprime.

2008/06:  Deutsche bank admet avoir fait des faux pas dans le créneau du subprime. Elle devra réévaluer la valeur d'engagements pour 29 milliards d'euros.

2008/06:  UBS & Crédit suisse, les deux plus grandes banques suisses, ont annoncé lundi des revers dans leurs résultats trimestriels, UBS redoutant d'avoir perdu jusqu'à 800 millions de francs suisses sur la période.

2008/07: Indymac, l'un des plus gros prêteurs hypothécaires américains, a été mise, vendredi 11 juillet, sous tutelle des autorités fédérales. Elle devient le plus important établissement bancaire à faire faillite aux Etats-Unis depuis vingt-quatre ans.

2008/07:  3 nouvelles banques s'effondrent en bourse (blog Tropical Bear)

- Washington Mutual (WAMU) a chuté de 34,7% hier (14/07/2008, cours divisé par 14 en moins d'un an). Cette banque gère 320 milliards de $ d'actifs, mais ne capitalise plus que 3,4 milliards de $ en bourse.

- National City Corp a chuté de 26% hier (14/07/2008, cours divisé par 10 en moins d'un an). Elle gère 155 milliards de $ d'actifs, et capitalise seulement 2,43 milliards de $.

- Lehman Brothers a chuté hier de « seulement » 7,6% (cours divisé par 6 en un an). Elle gère 639 milliards d'actifs, pour une capitalisation de seulement 9,26 milliards de $.

Action concerté des banques pour financer la finance (blog Carnets de nuit)

Cette action concertée des banques donne la juste mesure de l'ampleur de la crise!

Plusieurs banques centrales (la Fed, la BCE, la Banque nationale Suisse, la Banque du Canada et la Banque d'Angleterre) ont enfin agi de manière concertée pour injecter des liquidités sur les marchés. La Réserve Fédérale Américaine a même créé une nouvelle procédure qui va lui permettre de prêter près d'un tiers des bons du Trésor US (200 sur 713 milliards de dollars) sur des garanties par définition peu fiables. (…) D'ici à ce que les bons du trésor américain ne valent plus rien (...) Le besoin de liquidités est abyssal, non pour financer directement l'activité économique, mais pour financer la finance et compenser ou camoufler ses errements des dernières années. (…)


Fond d'investissement

2008/02:  KKR Financial Holdings, filiale de KKR, a reporté pour la deuxième fois en cinq mois le remboursement de milliards de dollars de papier commercial et entamé une nouvelle série de négociations avec ses créanciers. Cette mesure permet d'organiser des "discussions en vue d'un rééchelonnement".

2008/03:  Carlyle Capital Corporation, le fonds d'investissement américain a annoncé jeudi sa probable faillite après avoir fait défaut sur près de 17 milliards de dollars de dette, nouveau signe inquiétant de l'aggravation de la crise financière.

2008/03:  Blackstone, le fonds d’investissement new-yorkais a perdu 170 millions de dollars au 4ème trimestre 2007, la crise ayant fortement ralenti les LBO de grande ampleur.

2008/08:  Mais dans toute cette déconfiture, les rapaces sont toujours bien présent KKR et Blackstone, les nouveaux King du capitalisme s'en lèchent les doigts…



Organisme de crédit

2008/01: Countrywide Financial (CFC) racheté par Bank of America (BAC) pour environ 4 milliards de dollars US. Une transaction qui s'apparente au sauvetage d'une société frappée de plein fouet par la crise du crédit immobilier aux États-Unis.

 

2008/07: Freddie Mac & Fanny Mae, deux grandes agences de refinancement, se trouvent en grandes difficultés financières. "Une faillite de Freddie Mac et Fannie Mae n'est pas même envisageable, tant leur effondrement aurait un impact cataclysmique sur l'ensemble de l'économie américaine. Les deux entreprises détiennent ou garantissent 5200 milliards de dollars de crédits immobiliers, soit plus de 40% des prêts au logement du pays."

 


REHausseur de crédit

2008/01:  les rehausseurs de crédit (MBIA, Scor, FSA, Ambac…), dont la solidité financière est reconnue par les agences de notation, sont désormais dans le rouge et risquent pour certains la faillite.


Capitalisations boursières

En un an, la hiérarchie au sein des grandes capitalisations a été renversée

Citigroup, AIG, General Motors: tous les 3, géant dans leurs secteurs - bancaire, assurance, automobile - ont vu leur valeur divisée par 3 en un an. Citigroup qui faisait partie il y un an du top10 des plus grandes capitalisations mondiales est aujourd'hui relégué à la cinquantième place. En contre partie, la banque chinoise ICBC a pris sa place dans le classement du top10. AIG, premier assureur au monde a littéralement dévissé du tiers de sa valeur. Quant à General Motors, le spectre de la faillite se fait de plus en plus insistant. Voir aussi General Motors n'en finit plus de se restructurer.


Indices boursiers

A New York, le Dow Jones, le plus vieil indice des bourses de New York, à perdu 20% de sa valeur en 1 an (1).

A Paris, le CAC 40, déterminé à partir du cours de 40 actions dont les échanges sont les plus abondants sur la bourse de Paris, est passé de 6000 points à 4200 points. On peut parler d'une crise boursière, puisque le CAC 40 a cédé plus de 30 % depuis début janvier 2008.

A Londres, l'indice FTSE 100, à perdu 15% de sa valeur en 1 an (1).

A Bruxelles, le Bel 20, en un an, l'indice belge des 20 plus grosses cotations boursières a chuté de 32,7%.

A Genève, le Suiss Market Index, a perdu 23% de sa valeur en 1 an (1).

(1) Voir sur Boursorama, graphique historique des indices boursiers sur un an .


En un mot comme en 100, les bourses Européennes commencent à saigner.


Par contre, le Japon semble à l'abri de cette crise du "subprime". Suite à la sérieuse claque du Japon en 1990, les banques et investisseurs sont devenus un peu plus prudents et n'ont pas ou peu souscrit aux crédits poubelles. Quant à la Chine, elle n'est pas à l'abri et elle reste largement dépendante de l'économie américaine.

 

POURQUOI?


La question qui se pose alors est "pourquoi une telle crise?". Les banques peuvent toujours saisir les biens pour lesquelles elles ont accordé un crédit non? He bien non! Le système est devenu à ce point abscons, opaque et complexe que les banques sont incapables de présenter le titre de propriété des dits biens.


Pour bien comprendre cette fameuse crise des "subprime" et ce qui nous attend, je vous invite à lire l'excellent article de F. William Engdahl: La crise des subprimes n'est que la première vague annonciatrice d'un grand tsunami financier.


Nous sommes passés d'un système "d'initiation de crédit pour porter le risque" à un système "d'initiation de crédit pour vendre le risque". La Crise Financière: cause, effets et réformes nécessaires


Lorsque ces banques et fonds d’investissements, tous privés, approchent de la faillite pour avoir trop spéculé, pour avoir à ce point acquis des actifs risqués sous formes de créances titrisées qu’elles ne savent même plus de quoi sont composés leurs portefeuilles d’actions, leur sauvetage est réalisé grâce à l’intervention massive des pouvoirs publics. On retrouve la privatisation des bénéfices et la socialisation des pertes (bascules).

http://www.humanite.fr/Crise-financiere-Privatisation-des-benefices-socialisation-des-pertes


ESTIMATION DES Dégâts

 


Dominique Strauss-Kahn - nouveau directeur général du Fonds Monétaire International - a tiré la sonnette d’alarme sur la crise financière, avec son évaluation d’un coût de 1.000 milliards de dollars de dépréciation d’actifs (1000 Md$, c'est le PIB des Etats-Unis divisé par 14).



Jacques Attali a déclaré le 18/01/2008 au JDD, information reprise le jour même par FRANCE2: «Nous sommes au bord d'une récession. Elle tire son origine de l'effondrement du marché du crédit hypothécaire américain. Elle a détruit, en quelques mois, des richesses égales à 10 % du PIB mondial, soit 4.000 milliards de dollars, c'est-à-dire 50 fois plus que les pertes générées dans les industries de pointe par l'explosion de la bulle internet», analysait dimanche Jacques Attali dans le JDD. Et l'ancien sherpa de Mitterrand d'ajouter : «on est passé, en une semaine, de l'euphorie à la panique : plus personne ne prête à personne. Plus aucune banque ne prête à une autre banque. Et si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 29. D'ailleurs, aux Etats-Unis et ailleurs, certains grands patrons de la finance me disent en privé : "Nous sommes en 1928"!

Tropical Bear, dans une estimation datant de novembre 2007, avance le chiffre 3300 milliards de dollars par an de pertes directes et indirectes sur les 3 prochaines années! Et l'auteur de rajouter "que ses hypothèses de base sont modérées (…) que les pertes globales correspondent à 20% du PIB US (…) qu'il y a largement de quoi déclencher une puissante récession aux USA, se répandant ensuite à l'ensemble de l'Europe et même des pays émergents."

Selon Junon MONETA, les estimations de chiffrages de la crise liée aux subprimes varient entre 1000 et 4000 milliards de dollars, la raison de cette large fourchette proviens du mélange des pertes en capital (1000 Md$) et des pertes des OPCVM (4000 Md$). Selon ses sources, Junon MONETA estime la perte globale (capital & OPCVM avant bascules: privatisation des bénéfices, socialisation des pertes) à 1600 milliards de dollars, uniquement pour les subprimes… avec 60% de pertes aux USA, 20% en zone Euro et 20% en Europe hors zone Euro.
«Ce sont donc nos retraites complémentaires et nos économies qui vont en prendre un coup car la Haute Finance a déjà fait ses bascules, on le sait, mais on ne sait pas encore combien!» Junon MONETA.

Alan Greenspan - ancien gouverneur de la Réserve fédérale américaine (Fed) -
«la finance mondiale sera plongée dans l'une des plus grave crises depuis la fin de la seconde guerre mondiale.»

Sympathique Alan! Aujourd'hui hors circuit avec une pension bien confortable, il a beau jeu d'écrire ses mémoires (Age of turbulence) en critiquant le fragile et dangereux échafaudage financier auquel il a lui-même largement contribué. Allan sait de quoi il parle!

"La bulle immobilière US qui a débuté vers 2002 a atteint son sommet lorsque Alan Greenspan a enclenché en 2005 et 2006 la plus agressive série de réductions de taux d'intérêt de toute l'histoire de la banque centrale des États-Unis, la Fédérale Réserve (la Fed). Tel que Greenspan l'a admit à l'époque, son intention était de remplacer la bulle Internet [Dot.com en anglais] par d'importants investissements immobiliers domiciliaires et par une bulle de prêts hypothécaires. Il prétendait que c'était le seul moyen d'éviter que l'économie US n'entre dans une profonde récession. Rétrospectivement, nous pouvons dire qu'une récession en 2002 aurait été beaucoup plus douce et moins dommageable que celle à laquelle nous sommes maintenant confrontés." La crise des subprimes n'est que la première vague annonciatrice d'un grand tsunami financier.

 

UNE GIGANTESQUE BULLE

 

En dix ans, les prix de l'immobilier ont doublé de part et d'autre de l'Atlantique! Les organismes de crédits profitent des petits-payeurs qui s'endettent  pour les rembourser et les intérêts s'accumulent : une bulle de liquidités s'est constituée qui ne repose sur… rien. Cette bulle de liquidités n'échange ni biens ni services et se compte aujourd'hui en milliers de milliards de dollars pour atteindre 6,7 fois le PIB mondial!

Pour lire ce rapport gratuit, cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www.publications-agora.fr/pdf/krach.pdf

 

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 22:25
Voici la dernière interview donnée par le cinéaste Andreï Tarkovski, le 28 avril 1986, malade au lit, dans son appartement parisien. Il n’a été publié que dans Nouvelles Clés. Ses principaux films : Andreï Roublev, Solaris, Le miroir, Stalker, Sacrifice.


Nouvelles Clés : On sent que le genre humain vous a déçu. Quand on voit vos films, on a presque honte d’y appartenir. Y a-t-il encore une lueur au fond du puits ?

 

Andreï Tarkovski : Discuter d’optimisme et de pessimisme est idiot. Ce sont des notions vides de sens. Les gens qui se couvrent d’optimisme le font pour des raisons politiques ou idéologiques. Ils ne veulent pas dire ce qu’ils pensent. Comme dit un proverbe russe, un pessimiste est un optimiste bien informé. La position de l’optimiste est idéologiquement maligne, elle est théâtrale, et elle est dénuée de toute sincérité. Par contre, l’espoir est le propre de l’homme. C’est l’avantage de l’être humain. Il naît avec l’espoir. Il ne perd pas l’espoir face à la réalité parce qu’il est irrationnel. Il se renforce chez l’homme contre toute logique. Tertulien disait et il avait raison : "je crois parce que c’est absurde de croire." L’espoir a plutôt tendance à se renforcer même face au plus sordide de notre société actuelle. Tout simplement parce que l’horreur, tout comme le beau, provoque des sentiments qui, chez un croyant renforcent l’espoir.

[…]


N. C. : Pourquoi n’aimez-vous pas votre film Solaris ? Serait-ce parce qu’il est le seul à ne pas être douloureux ?

A. T. : Je pense que la notion de conscience qui s’y matérialise est assez bien exprimée. Le problème, c’est qu’il y a trop de gadgets pseudo-scientifiques dans le film. Les stations orbitales, les appareils, tout cela m’agace profondément. Les trucs modernes et technologiques sont pour moi des symboles de l’erreur de l’homme. L’homme moderne est trop préoccupé par son développement matériel, par le côté pragmatique de la réalité. Il est comme un animal prédateur qui ne sait que prendre. L’intérêt de l’homme pour le monde transcendant a disparu. L’homme se développe actuellement comme un ver de terre : un tuyau qui avale de la terre et qui laisse derrière lui des petits tas. Si un jour la terre disparaît parce qu’il aura tout mangé, il ne faudra pas s’en étonner. A quoi cela sert-il d’aller dans le cosmos si c’est pour nous éloigner du problème primordial : l’harmonie de l’esprit et de la matière ?


N. C. : Comment vous situez-vous par rapport à ce qu’on appelle la "modernité" ?

A. T. : Comme un homme... qui a un pied sur le pont d’un premier bateau, l’autre sur le pont d’un second bateau... L’un des bateaux va tout droit, et l’autre dévie vers la droite. Petit à petit, je me rends compte que je tombe à l’eau. L’Humanité est actuellement dans cette position. Je pressens un avenir très sombre, si l’homme ne se rend pas compte qu’il est en train de se tromper. Mais je sais que tôt ou tard il prendra conscience. Il ne peut pas mourir comme un hémophile qui se serait vidé de son sang pendant son sommeil parce qu’il se serait égratigné avant de s’endormir. L’art doit être là pour rappeler à l’homme qu’il est un être spirituel, qu’il fait partie d’un esprit infiniment grand, auquel en fin de compte il retourne. S’il s’intéresse à ces questions, s’il se les pose, il est déjà spirituellement sauvé. La réponse n’a aucune importance. Je sais qu’à partir de ce moment-là, il ne pourra plus vivre comme avant.

[…]


N. C. : Qu’y a-t-il au-delà de la mort ? Avez-vous déjà eu l’impression de faire un voyage dans cet au-delà ? Quelles ont été vos visions ?

A. T. : Je ne crois qu’une une seule chose ; l’âme humaine est immortelle et indestructible. Dans l’au-delà, il peut y avoir n’importe quoi, cela n’a aucune espèce d’importance. Ce qu’on appelle la mort, n’est pas la mort. C’est une nouvelle naissance. Une chenille se transforme en cocon. Je pense qu’il existe une vie après la mort, et c’est cela qui se révèle angoissant. Cela serait tellement plus simple de se concevoir comme un fil de téléphone qu’on débranche. On pourrait alors vivre comme on veut. Dieu n’aurait plus aucune espèce d’importance.


N. C. : Dans votre livre Le Temps Scellé, vous dites : "L’occident crie sans cesse : Regardez ! Ceci est moi ! Regardez comme je souffre ! Comme j’aime ! Moi ! Je ! Mien... !" Comment avez-vous résolu le problème de l’ego en tant qu’artiste célèbre ?

A. T. : Je n’ai pas encore résolu ce problème. Mais, j’ai toujours senti sur moi l’influence et le charme de la culture orientale. L’homme oriental est appelé à se donner en cadeau à tout ce qui existe. Alors qu’en Occident, l’important est de se montrer, de s’affirmer. Cela me paraît pathétique, naïf et animal, moins spirituel et moins humain. En cela je deviens de plus en plus oriental.


N. C. : Pourquoi avez-vous renoncé à tourner la vie d’Hoffmann ?

A. T. : Je n’ai pas renoncé à ce film. Je l’ai remis à plus tard. Tourner Sacrifice était plus essentiel. La vie d’Hoffmann était destinée à être un film romantique. Or, le romantisme est un phénomène typiquement occidental. C’est une maladie. Quand l’homme vieillit, il voit sa jeunesse comme les romantiques voient le monde. L’époque romantique était spirituellement riche, mais les romantiques n’ont pas su utiliser leur énergie comme il le fallait. Le romantique embellit les choses, il fait ce que je fais lorsque je ne me suffis pas à moi-même : je m’invente moi-même, je ne crée plus le monde, je l’invente.


N. C. : Pourquoi au commencement y avait-il le verbe, comme le rappelle la phrase finale de Sacrifice ?

A. T. : Nous sommes très fautifs envers le verbe. Le verbe n’a de force magique que lorsqu’il est vrai. Aujourd’hui le verbe est utilisé pour cacher les pensées. En Afrique, on a découvert une tribu qui ne connaît pas le mensonge. L’homme blanc a essayé de leur expliquer et ils n’ont pas compris. Essaye de comprendre la mystique de ces âmes-là, et tu sauras pourquoi au début il y avait le verbe. L’état du verbe démontre l’état spirituel du monde. Actuellement l’écart entre le verbe et ce qu’il signifie ne fait que s’amplifier. C’est très étrange. C’est une énigme !


N. C. : Vivons-nous la fin du monde ou la fin d’un monde ?

A. T. : Une guerre nucléaire maintenant ? Cela ne sera même pas une victoire du diable. Cela sera comme... comme un enfant qui joue avec des allumettes et qui met le feu à la maison. On ne pourra même pas l’accuser de pyromanie. Spirituellement, l’homme n’est pas prêt à vivre ses bombes. Il n’est pas encore mûr. L’homme doit encore apprendre de l’histoire. Et s’il y a bien une chose qu’on a appris d’elle, c’est qu’elle ne nous a jamais rien appris. C’est une conclusion extrêmement pessimiste. L’homme répète sans cesse ses erreurs. C’est horrible. Encore une énigme ! Je crois qu’il nous faut fournir un travail spirituel très important pour que l’histoire passe enfin à un niveau élevé... Le plus important est la liberté de l’information que l’homme doit recevoir sans contrôle. C’est le seul outil très positif. La vérité non contrôlée est le début de la liberté.

-  Un remake de son film Solaris a été réalisé en 2003 par Steven Soderbergh, avec George Clooney, Natascha McElhone, Jeremy Davies...

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 23:24

Parmi les nombreux artifices financiers, voici quelques éclaircissements sur trois d'entres-eux: subprime, crédit tiroirs et titrisation.


1) Subprime = Mortgage = Crédit immobilier à haut risque
Cette crise du "
subprime" est tellement symptomatique de la finance libéralisée qu'elle mérite qu'on s'y attarde.


Mort-gage: terme anglais issu du français signifiant gage jusqu'à la mort. "Mort" du crédit ou "mort" du gage de l'emprunteur. En cas de défaut de payement, il y a saisie du bien par la Loi pour le prêteur.


Crédit a risque: crédit offert à un emprunteur qui n'offre pas les garanties suffisantes pour bénéficier du taux d'intérêt le plus avantageux.


Les crédits immobiliers classiques (client solvable) ne rapportant pas assez par rapport aux futures hausses possibles, la Haute Finance a imaginé les crédits à risque (client insolvable). Ainsi, même si l'emprunteur vient à être insolvable, il est toujours possible de revendre l'objet du crédit avec une plus-value. Il y a donc spéculation sur un marché haussier et sur le malheur des gens.


Malheureusement pour la Haute Finance, à force de spéculer et à cause de la hausse des taux d'emprunt, l'immobilier a fini pas se casser la figure. Résultat: des millions de foyers à la rue et l'économie mondiale menacée.


Entre 2000 et aujourd'hui, le taux directeur de la FED (banque centrale Américaine) est passé de 1% à plus de 5%. Pourquoi les taux étaient si bas au départ? Pour relancer l'économie après la bulle spéculative Internet. Pourquoi avoir remonté les taux? Parce que répondant à la seule théorie quantitative de la monnaie, c'est tout ce qu'une banque centrale (et donc tout le système bancaire autonome) sait faire pour freiner l'inflation par les prix.


Plus d'infos sur:
http://www.bayard-macroeconomie.com/essaisurl_inflation.htm


Jouer et spéculer sur le risque est devenu une excellente niche à profits dans un monde fini aux règles humaines restrictives, inégalitaires et satrapiques.


2) Crédits tiroirs ou crédits structurés

Le risque est aussi minimisé par toute une série de "crédit tiroirs" s'emboîtant les uns dans les autres comme des poupées russes. Par une chaîne d'opérations qui implique une multitude d'acteurs financiers et juridiques, les acheteurs du risque de crédit sont éloignés au maximum des emprunteurs dont ils n'ont aucune connaissance. Par cette pratique, il y a donc minimisation du risque par collectivisation indirecte de celui-ci. Évidemment puisqu'il y a tout de même une comptabilité globale et que les compensations se traduisent toujours par des pertes ou des déficits ailleurs, seules les premières poupées bénéficieront du mensonge. Les autres (banques centrales, États, citoyens) supporteront finalement ces pertes. Parce qu'en réalité les seules plus-values boursières concrètes ne se font que par exploitation de l'environnement (qui ne se fait pas payer) et de la force de travail. Ce qu'on appelle plus-value boursière est toujours l'anticipation de l'augmentation de la plus-value réelle dans le secteur productif (Marx).


3) Titrisation = Faire comme si…

La titrisation c'est "faire comme si".


"Faire comme si" les factures étaient payées, pour recevoir du crédit (soumis à intérêt ou commission) pour investir. En jargon financier voici ce que cela donne: "Dans la pratique, l'entreprise vend ses factures à une société spécialement créée à cet effet, dénommée 'special purpose vehicle' (SPV).  Le SPV finance cet achat en faisant appel aux investisseurs institutionnels par le biais d'une émission de titres sous la forme soit d'obligations (à long terme), soit de papier commercial (à court terme)."


"Faire comme si" les crédits et tous les artifices financiers valent quelque chose. Le but c'est de s'en mettre plein les fouilles. Plus le mensonge est gros mieux ça passe. Agences et banques d'investissement ont des intérêts conjoints. Elles entrent dans une démarche itérative de mensonge de manière à maximiser le profit net d'une titrisation.

 

La titrisation consiste en trois phases:

1- Pooling: réunir l'ensemble des crédits possibles et imaginable du marché: crédit corrects et crédit poubelle dans le même sac.

2- Offloading: céder ce beau paquet à des structures type "SPV" qui sont équivalentes à des banques de marché non régulées et non supervisées.

3- Tranching: ouverture du paquet pour un "tranchage" selon un principe de subordination qui transforme radicalement les profils de risques.

 

La structure est si complexe qu'elle requiert de nombreux acteurs, tous prélevant leurs commissions: les emballeurs, les arrangeurs de structures, les trancheurs, les rehausseurs (monolines), les cabinets de conseil juridique et fiscal. Bref, un magnifique artifice juridico-financier.

 
Par manque de capitaux à cause d'un système bancaire restrictif et inégalitaire, l'homo "sapiens" contemporain s'est véritablement surpassé dans l'ingéniosité la plus sournoise et la plus destructrice.


Nous sommes passés d'un système "d'initiation de crédit pour porter le risque" à un système "d'initiation de crédit pour vendre le risque".


Nous avons créé un monstre, un hydre incontrôlable gouverné par l'égo et la cupidité. Seule une importante prise de conscience ou une terrible crise peut en venir à bout.


Le capitalisme bête et méchant ne survit que grâce à l'allocation de crédit à partir de rien (du vent contre une maison, une voiture, une caméra) et à la spéculation sur tout ce qui bouge: le risque, le rendement futur, la pollution, les pertes, les nouvelles législations, etc.

 

Plus d'informations

La Crise Financière: cause, effets et réformes nécessaires

Subprime
Groupe de Travail sur la Monnaie 

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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 02:07

Le capitalisme, armé de sa seule loi du marché, est capable, nous dis-on, de réaliser cette précieuse alchimie de transformation de l'or en plomb, de l'égoïsme en altruisme. Mais il butte sur une contradiction majeure! Celle-ci: en voulant mettre l'égoïsme de chacun au service de tous, il en vient à légitimer celui-ci. Mieux encore, il fait de l'égoïsme une "vertu" économique et, au bout du compte, une vertu tout court. (...) Ainsi la démocratie de marché place-t-elle exactement en son centre cela même qui menace sa survie. (...) Telle est bien l'ambiguïté sur laquelle achoppe aujourd'hui une modernité qui, après la déconfiture des autres modèles, tend à faire du marché non point une composante de l'organisation sociale, mais la seule. (...) A-t-on jamais connu, dans l'Histoire, une civilisation dont le "vice" (selon les propres termes de Mandeville) serait le fondement principal ? Telle est la question. Dans une démocratie intégrale, le "vice" de la cupidité devra être tout à la fois célébré pour son efficacité productive et combattu pour sa dangerosité sociale. Programme schizophrénique. [pp. 59 à 61 de La Refondation du monde par Jean-Claude? Guillebaud – 1999 – Seuil]

Malgré la volonté politique souvent affichée, les problèmes majeurs de l'humanité (changements climatiques, famines, pénuries d'eau, démographie galopante, blocages sur les questions de santé et les médicaments génériques pour les pays du sud, etc) ne se règleront pas avec le libéralisme économique actuellement pratiqué: les règles du jeu font intervenir un égoïsme incompatible avec l'altruisme nécessaire pour y parvenir. Seul un changement de paradigme quant à la fonction économique elle même permettrait d'en sortir; il faut non seulement redéfinir les objectifs du marché et ses règles, mais aller jusqu'à repenser complètement le but même de l'économie. Il faut faire comprendre aux populations et aux dirigeants que le but de l'économie ne doit pas être de fabriquer de l'argent, mais de fournir à l'humanité les moyens de sa survie à long terme. Le marché concurrentiel et l'égoïsme à court terme, en autant qu'ils ont été utiles et même nécessaires pour "amorcer la pompe" industrielle et scientifique, ne sont évidemment pas des outils adaptés pour y parvenir.
[Brieuclé sur le forum du sociétalisme:

http://forum.societal.org/viewtopic.php?t=431]

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