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Présentation

  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 23:52



Un petit extrait du site
les mots ont un sens: Franklin Roosevelt disait que "le premier des droits de l'homme est celui de pouvoir manger à sa faim", aujourd'hui, notre élite économique lui rétorque que "le premier des droits de l'homme d'affaire est de pouvoir affamer à sa guise".  Mais rassurez-vous, les pauvres... vous ne faites pas ça pour rien. Un jour, quelque part, un actionnaire bien en chair aura une petite pensée pour vous, du haut de son yacht flambant neuf. A moins qu'il ne soit trop occupé à spéculer à la hausse sur les denrées alimentaires.

A quand l'emprunt pour pouvoir respirer, bouger, danser, vivre???

La croissance (matérielle) n'est possible que grâce à UN GROS MENSONGE appelé crédit ou dette. La croissance n'est possible que grâce à l'exploitation de la crédulité et des faiblesses humaines via la publicité, le marketing et le démarchage commercial.

 

Exploiter les Autres et la Terre a toujours été possible mais aujourd'hui, mondialisation oblige, les limites matérielles et morales se font de plus en plus pesantes. Acheter à crédit, selon les règles en vigueur et selon l'actuelle conception de l'économie et de la richesse, c'est jouer dans l'espace et le temps pour obtenir tout de suite ce qu'il n'est matériellement et raisonablement pas possible d'obtenir autrement. Acheter à crédit, tel qu'on nous le propose tout le temps, c'est mentir. C'est mentir sur l'avenir, mentir sur l'état de la planète, mentir sur notre autonomie et celle des autres. C'est ignorer les limites par pur égoïsme. Un ego conditionné par l'espace et le temps et pilier de notre système économique. Raison pour laquelle les véritables portes de sorties consistent en deux mots clés: LOCAL et PRESENT.

Dramatique est la baisse du pouvoir d'achat. Mais d'autant plus dramatique est le peu de lucidité de ceux qui s'en plaignent. Ceux qui manifestent un jour et qui ont contracté un emprunt chez leur concessionnaire auto la veille. Ceux qui crient le plus tant ils sont accros aux fastes éphémères d'un régime de dépendance et d'acquis matériels individuels. Il y aurait pourtant lieu de bien comprendre les tenants et aboutissant du système capitaliste concurrentiel dans le quel nous baignons tous et que beaucoup encensent encore trop souvent. Un système de pressurisation sociale et environnemental pour le plus grand bien du capital. Un système à "basse pression salariale" - comme le dit si bien Frédéric Lordon - et à "haute pression d'endettement" ou pourrait-on dire à "haute pression d'arraisonnement et d'égoïsme".


Ci-dessous, quelques extraits du texte
Changement d'époque, par Frédéric LORDON.

 

Pouvoir d'achat

Le contresens de la concurrence dans la grande distribution comme stratégie de redressement du pouvoir d’achat est exemplaire de l’impasse systématique qui fait attraper le problème par le côté des prix et jamais par celui du salaire : lorsque le salarié revendique, on répond au consommateur… Mais la baisse des prix qu’on sert à ce dernier est cela même qui met sous pression le salaire nominal du premier, puisque l’ajustement concurrentiel des prix procède par celui des coûts… salariaux !

Merveille de la concurrence et preuve s’il en fallait de la remarquable cohérence interne du capitalisme déréglementé, les salariés jetés à la rue par un plan de délocalisation, décidé au nom de la compétitivité des prix, n’ont pas d’autre ressource que d’aller faire leurs courses au hard discount qui est l’extrémité la plus féroce de la chaîne concurrentielle, et activent précisément tous les mécanismes dont ils viennent d’être les victimes. Les salariés, à leur corps défendant, donnent ainsi « raison » à l’enchaînement même qui les maltraite, et contribuent, faute de toute autre possibilité, à le reconduire. On peut donc être tout à fait certain que les efforts déployés pour sauver le pouvoir d’achat par la concurrence n’auront d’autre effet que de précipiter le salariat un peu plus profond dans la difficulté matérielle, et ceci jusqu’au point où « s’imposeront » comme seules solutions restantes celles qui ont déjà été si bien pratiquées aux Etats-Unis : l’allongement de la durée du travail – mais nous y sommes déjà – et le relais massif des revenus défaillants par le crédit à la consommation – juste deux petites décennies de retard.

 

ENDETTEMENT

(…) L'endettement c'est la drogue dure d'un régime de croissance à basse pression salariale (…)

 

Le crédit:

Mais les journées n’ayant que 24 heures et les limites en cette matière étant vite atteintes, la véritable parade au défaut de consommation intrinsèque au régime de déréglementation générale s’impose comme une évidence : l’endettement ! Si le pouvoir d’achat des ménages stagne ou régresse, mais que le capital réclame malgré tout des débouchés intérieurs, quoi de plus logique que d’étendre par le crédit la capacité de dépense des salariés au-delà de leur revenu ? On ne s’étonnera pas qu’aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, qui ont quelques longueurs « d’avance » dans cette pente, le taux d’endettement des ménages par rapport à leur revenu disponible soit respectivement de 120% et 140%... Le président Sarkozy se flatte qu’il n’en soit pas ainsi en France. Mais tout ce qu’il fait y mène, ou plutôt y mène encore plus vite, car ce taux, de 68% en 2006, explose littéralement depuis dix ans, date d’installation dans un régime de « mondialisation franche », qui trouve ici un de ses symptômes les plus caractéristiques.

 

La titrisation:

La titrisation est une technique qui permet aux banques de se défaire de leurs crédit aussitôt qu'accordés, et de les vendre sous la forme d'instruments négociables à des agents généralement non-bancaires et sur des marchés ad hoc. La titrisation à permis aux banques de se libérer de leurs contraintes d’émission, elle a permis de propulser dans l’économie des volumes de crédits supplémentaires astronomiques, autorisant ainsi de nombreux ménages, à qui leurs revenus sous pression l’interdisaient formellement, de financer les trois gros postes de l’existence étasunienne, à savoir la maison, la voiture et les études universitaires des enfants. On dira que ce sont là des investissements qui n’ont aucun caractère distinctif et qu’on les retrouverait, à l’identique, acquittés par les ménages européens. À ceci près, d’une part que, dans bon nombre de pays européens les études universitaires sont sinon gratuites, du moins peu coûteuses, et qu’aux Etats-Unis le poste « université » est parfois plus proche en volume de la maison que de l’auto. Et d’autre part que la titrisation combinée à l’agressivité du marketing bancaire a entraîné dans la dette immobilière des catégories de ménages qu’on n’aurait jamais laissé y entrer ailleurs – les subprimes bien sûr.

 

Enfin, pour que le tableau soit complet, encore faut-il y ajouter que, loin de s’être cantonné au financement de ces biens durables, sortes d’équivalent de l’investissement pour les ménages, le crédit bancaire étasunien s’est en fait avéré le complément indispensable du financement des dépenses courantes auxquelles le seul salaire ne suffit plus à pourvoir. C’est pourquoi dans les grandes masses de crédits titrisées, à côté de l’immobilier, des crédits autos et des prêts étudiants, on trouve les cartes de crédit. Drogue dure d’un régime de croissance à basse pression salariale, la dette des ménages est poussée jusqu’à ses dernières limites. Ainsi le procédé du Home Equity Loan ré-extrait de la capacité d’endettement au fur et à mesure que le ménage rembourse sa dette immobilière et à concurrence de la « part » de sa maison dont il est effectivement devenu propriétaire à tel moment de son calendrier de paiement. Il n’est donc pas besoin qu’un emprunt soit intégralement soldé pour pouvoir en recontracter un autre. Au fur et à mesure qu’un ménage se libère d’une dette ancienne, il est déclaré apte à en porter immédiatement une nouvelle.

 

Mais encore:

Mais il faudrait faire la liste complète de ces procédés, et pas seulement financiers, par lesquels les institutions financières s’efforcent d’étirer au maximum la capacité d’endettement des ménages et surtout de la saturer en permanence, pour ne pas même parler des intérêts quasi-usuraires (les cartes de crédits peuvent porter des intérêts allant couramment jusqu’à 20 voire 30%), des frais divers exorbitants qui aident les prêteurs à tondre un peu plus leurs clients, et surtout de ces formes de démarchage séparées de l’escroquerie pure et simple par des nuances de plus en plus ténues, comme celle qui fait matraquer des personnes déjà quasi-faillies avec de nouvelles offres : « We think you deserve more credit » (« Nous pensons que vous méritez plus de crédit ») annonce joyeusement cette enveloppe reçue par une femme qui lâche déjà 28.000$ d’intérêts au titre de ses divers prêts sur son revenu annuel avant impôt de 48.000$ et vient de perdre son emploi ; « you are prequalified » poursuit l’enveloppe porteuse de bonnes nouvelles, quelle chance ! – quelle tragique ironie [3]… L’Office of the Comptroller of the Currency (OCC), l’une des agences de supervision des banques, a fini par s’émouvoir de pareils excès et surtout de ce que l’approche du crédit par les banques a sensiblement changé en quelques années : « le point important pour les prêteurs n’est plus tant que les crédits à la consommation soient remboursés mais que les prêts deviennent (pour les banques) des actifs perpétuellement rémunérateurs » – le mot important étant ici bien sûr « perpétuellement » – s’inquiète non sans raison Julie Williams, chief counsel de l’OCC [4].

 

Petites crises et grande crise du capitalisme étasunien

1) le cours du capitalisme est scandé en périodes au cours desquelles l’accumulation du capital s’opère selon une certaine « logique » d’ensemble – on parle de régime d’accumulation ;

2) cette logique, toujours imparfaite, engendre continûment des déséquilibres mais rattrapés dans le cadre du régime d’accumulation et par le jeu même de ses mécanismes – on parle de petites crises ;

3) mais ceci seulement jusqu’au point où un cumul de tensions, non pas venues du dehors mais engendrées du fait même de la logique d’accumulation en place, ne peut plus être accommodé « de l’intérieur », ouvrant une grande crise qui signale l’arrivée aux limites du régime en place et n’admet pour résolution que la reconstruction tâtonnante d’une nouvelle séquence historique d’accumulation du capital. Or, à bien des égards, la série des crises financières, et son « couronnement » par la crise du crédit font penser à la dichotomie régulationniste « petites crises » / « grande crise ». Devenus comme la marque de fabrique du capitalisme déréglementé, les accidents financiers à répétition ont été les manifestations successives des déséquilibres de valorisation constamment recréés du fait de l’instabilité intrinsèque des marchés de capitaux libéralisés, donnant incidemment du fonds à l’idée que, parmi les multiples déréglementations, celle de la finance occupe une place distinctive, puisque le régime d’accumulation en vigueur aura donné à ses « petites crises » des expressions presque exclusivement financières.

 

Conclusion

N’est-ce pas l’enseignement principal de cette n-ième, mais singulière, secousse de la finance en tant qu’elle signale les limites du régime d’accumulation où elle se trouve incluse ? Si l’alternative est bien celle que s’apprêtent à rencontrer les Etats-Unis, à savoir le binôme « concurrence dépressionnaire du pouvoir d’achat et relais par le crédit titrisé » ou bien « finance un peu re-régulée et croissance molle », la conclusion s’impose avec évidence : fermer le privilège de profitabilité de la finance se justifie en soi, mais si la question véritablement posée déborde le seul cadre de la finance, alors la réponse se doit d’avoir la même extension. En d’autres termes, s’il n’y a pas crise de la « finance seule » mais crise – avérée ou à venir – du régime de croissance, c’est l’ensemble des formes institutionnelles du « capitalisme déréglementé à dominante financière » qui appelle une profonde transformation – et notamment d’engager celle de la concurrence immédiatement après celle de la finance.

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 00:16

La hausse des prix dont on parle beaucoup ces derniers temps est flagrante lorsque l'on compare les prix de 2000 avec ceux de 2006: +85% pour une baguette; +118% pour une laitue; +64% pour le café; +72% pour le pétrole; +183% pour le lait; +1770% pour la pomme de terre; +112% pour la confiture; +97% pour le chou vert; +66% pour le beurre…

 

Contrairement à l'idée reçue, l'euro est loin d'être le principal responsable. Il est vrai que l'euro sert bien plus le commerce international que le local. C'est une explication confortable qui arrange bien les décideurs puisqu'elle ne remet pas en cause l'idéologie dominante: la croissance à tout prix. La croissance, voilà LA vérité qui dérange.

 

Les pays en développement aspirent à la même course folle. Bien sûr on peut accuser les pauvres de n'être, en fin de compte, qu'aussi vils et vénaux que nous. Probablement, mais il ne faut pas perdre de vue que nous sommes aussi largement responsables de cette ambiance néolibérale mondiale. Nous n'avons de cesse de promouvoir l'économie marchande globale en demandant l'ouverture des marchés nationaux et locaux, en promouvant les cultures et produits d'import-export, en privatisant tout ce qui peut l'être, en limitant les budgets des biens et services publics…

 

Le monde s'occidentalise et sa population croît de manière exponentielle. Le monde est de plus en plus régit par une économie marchande (offre & demande) et par une unique ligne de conduite de profit individuel et de croissance matérielle sans borne. Mais ce même monde n'est-il pas fini, aux ressources matérielles limitées? Dans un tel contexte, n'est-il pas normal de constater une hausse des prix?

 

La course aux agro-carburants, la demande croissante des pays émergeants, la pénurie annoncée de pétrole (www.oleocene.org) et le réchauffement climatique (épidémies, sécheresses, inondations…) sont les causes réelles de la hausse des prix. Et ces causes, ne sont-elles pas le résultat de l'orthodoxie économique néolibérale fondée sur la croissance et l'ouverture des marchés?

 

Toutes les externalités négatives (dégradations sociales et environnementales) de l'économie marchande ne sont pas prises en compte dans le calcul du profit. Pas étonnant que la croissance se poursuive avec un calcul aussi biaisé. Un calcul qui ne prend en compte QUE ce qui est marchand. Le problème du capitalisme, c'est qu'il n'accorde aucune importance à la valeur d'usage. Pour le capitalisme, tout doit entrer dans la sphère marchande. L'accès à la terre en fait totalement partie. L'eau (privatisation des stations d'épuration et de distribution) et la vie (brevetage du vivant, OGM) en font de plus en plus partie. A quand une taxe sur l'air? Un air pur que seuls les grands capitalistes pourront s'offrir.

 

A propos du brevetage du vivant et des OGM, les dernières nouvelles ne sont guère réjouissantes:

- Vote d'une directive Européenne tolérant jusqu'à 0,9 % d'OGM dans les produits "bio" et levée de l'interdiction de l'usage de pesticides et engrais issus du monde pétrochimique.

- 35.000 euros d'amende (plus 50.000 euros de frais juridiques) à Kokopelli - association pour la préservation des semences traditionnelles - pour concurrence déloyale aux fabricants d'agro-toxiques (Cfr. http://www.kokopelli.asso.fr/articles/catalogue-national.html).

 

La modernité néolibérale et son dogme de la croissance illimitée est à ce prix: toute activité gratuite, parce qu’elle lèse le secteur marchand correspondant, devra être soit interdite soit taxée à son profit. En témoigne ces récentes nouvelles et la technique emblématique des industriels des "sciences de la vie", Terminator, la production de semences transgéniques dont la descendance est stérile - le triomphe de la loi du profit sur la loi de la vie.

 

Lentement, doucement, en cadence, comme on danse, le gouvernement demande au législateur de créer un privilège sur la reproduction des êtres vivants. Contre l’intérêt public. Contre celui des agriculteurs. Au profit de producteurs de poisons. Au nom du libéralisme ! Un privilège qui incite ceux qu’il lèse à tricher. La prochaine étape sera donc de créer une police génétique pour le faire respecter. En Amérique du Nord, Monsanto engage des entreprises de détectives privés pour débusquer les éventuels “pirates” et offre aux agriculteurs qui voudraient dénoncer leurs voisins une ligne téléphonique gratuite. (http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article1754.)

 

Mais revenons-en à notre sujet de prédilection: la hausse des prix. Le problème c'est que nous voudrions le beurre et l'argent du beurre. Nous pleurons parce que les prix augmentent? Mais, en d'autres lieux, ils ne savent même plus pleurer tant ils sont déshydratés et à bout de souffle. Ils sont à genoux. Le rêve occidental? Ils y ont cru un temps mais aujourd'hui, la seule issue est, bien trop souvent, la mort.

 

<!--[if !supportLists]-->*         <!--[endif]-->En Inde, la moitié des foyers ruraux sont endettés. Dans ce pays, Monsanto (95% des OGM commercialisés) soutient activement le microcrédit. En 2002, depuis l'arrivée des OGM et du crédit aux pauvres, jamais le taux de suicide dans le monde rural n'a été aussi haut: 4.000 paysans par an. (http://www.legrandsoir.info/spip.php?article3947). Éblouis par les dires des vendeurs de chimères, les paysans s'endettent à vif et vendent leurs maigres avoirs. Semences stériles, mauvaises récoltes (les OGM résistent moins bien que certaines variétés traditionnelles) et obligation de rembourser un emprunt finissent parfois (trop souvent) en une fin tragique…

<!--[if !supportLists]-->*         <!--[endif]-->Dans le monde, toutes les 5 secondes un enfant de moins de 5 ans meurt de faim (http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=9272&Cr=Faim&Cr1=Ziegler). Pour information, un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.

<!--[if !supportLists]-->*         <!--[endif]-->Au Brésil, en Colombie ou en Indonésie, des milliers d'hectares de forêts tropicales sont déboisés, des peuples autochtones et des paysans sont chassés, baïonnette au canon ou moyennant une maigre somme et un logement misérable en agglomération. Tout cela pour produire des carburants "verts" à grand renfort d'OGM du monde biotechnologique, d'engrais et de pesticides du monde pétrochimique et d'une mécanisation intensive du monde industriel. Quoi de plus normal, l'économie tourne non? (http://terresacree.org/biocarburants.htm ; http://terresacree.org/biocarburants2.htm http://terresacree.org/biocarburants3.htm http://terresacree.org/biocarburants4.htm)

<!--[if !supportLists]-->*         <!--[endif]-->Planter des arbres pour compenser nos émissions? La belle affaire! Déboiser les tropiques pour replanter des monocultures génétiquement modifiées et silencieuses tant elles sont inhospitalières à la biodiversité. Une affaire juteuse qui va accroître les statistiques du commerce mondial (gain certain de bien-être!) mais qui dans le même temps va gonfler les statistiques de paysans sans terres, de déstructuration sociale, d'érosion et de perte de biodiversité http://www.liberation.fr/rebonds/300156.FR.php.

 

Que des gens meurent, qu'on détruise la planète, on s'en contrefout! Ce qui compte c'est LE BUSINESS, se faire du pognon. L'homme occidental est lobotomisé, sa pensée et ses actes sont bloqués en mode profit immédiat, avide et égoïste.

 

Notre mode de vie occidental est mortifère. Chaque seconde qui passe sous ce mode de vie se fait au détriment de secondes de vie, de diversité et de beauté ailleurs.

 

Notre mode de vie n'est PAS EXPORTABLE! Bien au contraire, il faut le changer au plus vite si nous ne voulons pas laisser mort et désolation derrière nous. L'Européen moyen émet 7 à 8 tonnes de C02/an. La terre est capable d'absorber 2 tonnes de C02 par personne et par an. Et ceci pour "seulement" 6,5 milliards d'habitants. En 2030 nous serons 8 milliards et 10 milliards en 2050. L'américain moyen émet 20 tonnes de C02/an (10 fois trop). Le burkinabé moyen émet 0,09 tonnes de CO2/an et l'éthiopien moyen 0,06 (http://www.eia.doe.gov/pub/international/iealf/tableh1cco2.xls). On peut penser qu'au niveau mondial cela devrait s'équilibrer - puisque les pauvres compensent nos émissions grâce à leur "sous-développement" - mais il n'en est rien, au niveau mondial, nous émettons 4 tonnes de CO2 par personne et par an. Donc, déjà 2 fois trop!

 

Kyoto n'est pas respecté, +3% de gaz à effet de serre depuis 2000 alors qu'il vise une réduction de 5% par rapport à 1990 pour 2012. Le seuil critique de 450 ppm (part par million) de CO2 pour ne pas atteindre une hausse de plus de deux degrés a été dépassé. Seuil au-delà duquel le permafrost, les tourbières et l'océan libèreront d'énormes quantités de gaz à effet de serre, aggravant d'autant plus le réchauffement. Sans parler de la réduction d'albédo (proportion de réflexion solaire) au fur et à mesure que la glace fond pour se transformer en eau à haut pouvoir d'absorption. C'est le phénomène de rétroaction positive terriblement craint par les climatologues. Nous sommes, d'ores et déjà, dans le scénario le plus pessimiste du GIEC et du rapport Stern.

 

Force est de constater que l'humanité est confrontée aux mêmes problèmes que l'individu. Accepter de se remettre en question, de lever le pied, de vivre plus sobrement pour, certainement, une autre hygiène et philosophie de vie fondée sur le respect et l'autonomie. Accepter de vivre sans artifice pour prendre soin et tenter de sauver ce qui reste encore de vie et de divin sur cette merveilleuse planète bleue…

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 22:18


Qui souhaite des fraises ou des raisins en hiver ? Peut-être pas vous, mais si l’argument temporel n’a pas forcément prise sur certains d’entre nous, l’argument spatial peut l’avoir beaucoup plus en citant par exemple la consommation d’ananas, de bananes, de kiwis ou de fleurs exotiques à offrir. Outre cette incohérence spatiale et temporelle, il y a aussi le fameux duo quantité, qualité. La quantité est l’argument de poids de l’industrie agroalimentaire lorsque nous osons mettre en doute sa légitimité. Produire bio ? Vous n’y pensez pas, vous n’aurez pas les mêmes rendements ! Meilleurs rendements, certainement, mais à quel prix, pourquoi et pour qui ? (1).

Quant à la qualité, nous sommes les principaux responsables. Nous préférons une belle pomme bien colorée et bien calibrée toute droite sortie d’un Walt Disney, plutôt qu’une pomme blafarde légèrement piquée. Aujourd’hui, dans notre société du beau et du parfait, promue par la publicité, l’aspect qualitatif extérieur revêt la plus grande importance. Des spots halogènes éclairent nos fruits et légumes pour en faire ressortir leur aspect éclatant et bien portant. Mais sommes-nous en mesure de les qualifier de “Phénix des hôtes des terres agricoles” à la manière du renard de la Fontaine qui flatte le corbeau après avoir comparé son plumage à son ramage ? Autrement dit, les qualités externe de nos fruits et légumes équivalent-elles leurs qualités gustatives ou sanitaires ? En ce qui me concerne, et je ne pense pas être le seul à le penser, “rien ne vaut une bonne tomate du jardin ou de papy”. Cette affirmation vaut pour le goût mais aussi pour les qualités nutritives et non toxiques des aliments bio. Une récente étude à révélé une concentration moyenne de 41 substances chimiques dans le sang de nos députés. http://www.surlering.com/pdf.php/id/4194

Par ailleurs, concernant l’argument quantitatif, la FAO a également publié un rapport précisant que l’agriculture bio pouvait subvenir aux besoins de la population mondiale. http://www.fao.org/organicag/default-f.htm

C’est non seulement une bonne nouvelle pour le climat mais c’est aussi une excellente nouvelle pour notre santé et pour la santé planétaire car, faut-il le dire, l’agriculture et l’élevage industriel sont les responsables numéro un des grands problèmes écologiques actuels (25% des gaz à effets de serre + pollution eau, terre et air). http://terresacree.org/devore.htm

Evidemment il y a une pression démographique à laquelle il faut répondre mais ce ne sera certainement pas avec la tendance actuelle qui promeut l’exode rural, la surconsommation et l’industrie.

Il faut en réalité prendre le contrepied de cette tendance en promouvant le local, le frugal et l’ancestral. Mais avant d’en arriver à ce stade, à moins d’un coup de baquette magique, il faudra passer par une crise économique et financière majeure qui mettra à genoux ou qui apportera raison et sagesse aux grands Goliath industriels contemporains liés au monde agricole : l’industrie pétrochimique, l’industrie agroalimentaire, l’industrie biotechnologique et enfin le maître incontesté, la finance.

Concrètement, que peut-on faire à notre niveau ? Achetez local chez des petits producteurs. Et contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas plus cher que les produits de marque d’une grande surface. Evidement si vous achetez du bio des grandes surfaces c’est mal parti. Les grandes surfaces ne voient en effet dans le bio qu’un argument commercial de plus et non une façon respectueuse de produire ou une façon saine de consommer. Sachez reconnaitre le vrai bio du faux. Un vrai bio est exempt de produits chimique et n’a pas fait des kilomètres pour être transformé et acheminé. Le commerce équitable est certes plus équitable que le commerce classique mais il n’en reste pas moins un substitut de mondialisation pour nous donner bonne conscience. Le commerce équitable privilégie la grande distribution et quelque part, empêche l’émergence d’initiatives saines, plus proches de chez nous. De plus, s’il est équitable, il n’est pas forcément écologique ou équitable pour les autres producteurs du même continent qui tentent, eux aussi, de tirer leur épingle du jeu. http://www.societal.org/docs/58.htm

 (1) L’industrie agroalimentaire est très largement dépendante de deux ressources rares en passes de devenir encore plus rares : l’eau et le pétrole. Pour le pétrole d’accord me direz-vous puisque cette industrie travaille en étroite collaboration avec l’industrie pétrochimique via les épandages (avions ou tracteurs mu au pétrole) d’engrais et de pesticides (produit dans des usines chimiques dépendant du pétrole). Mais pour l’eau ce n’est pas le cas puisque pour produire bio il faut aussi de l’eau. He bien détrompez-vous ! L’industrie agroalimentaire travaille aussi en étroite collaboration avec l’industrie biotechnologique ventant les mérites de ces trouvailles génétiques. Nos variétés sont plus productives et plus résistantes disent-ils. Elles sont en effet plus productives, parfois 5 à 10 fois plus (blé ou riz à plusieurs rang), mais elles sont aussi beaucoup plus gourmandes en eau, parfois 5 à 10 fois plus aussi ! C’est ainsi que des variétés mexicaines ou américaines de maïs ou de blé particulièrement résistantes à la sécheresse se sont vue voler la vedette par ces nouveaux clones gourmands. Et pour la reproduction, la résistance aux maladies ou à la sécheresse, le tableau n’est pas plus réjouissant, il est même assez souvent noir !

Ok, l’argument OGM vaut pour les Etats-Unis, l’Amérique Latine, certains pays d’Afrique(2) ou d’Asie(3) mais pas encore chez nous en Europe ! Quoique, ces chimères génétiques ont déjà largement pointé le bout de leur nez en France, en Italie ou en Espagne pour ne citer qu’eux. Cependant, même sans OGM, cultiver la terre de façon industrielle et intensive sera toujours plus toxique et nocif pour nous et l’environnement qu’une culture biologique. Cette dernière est effectivement moins productive mais elle est plus saine, plus respectueuse de l’environnement et du sol, plus résistante et moins gourmande. Avec les pratiques mécaniques et chimiques de l’agriculture industrielle, les sols se tassent, s’érodent et s’appauvrissent en eau et en éléments nutritifs. Une terre fertile et saine peut compter 150 à 400 vers de terre par mètre carrés. Par comparaison, une terre maltraité par l’agriculture industrielle toxique n’en contiendrait plus que un à trois, soit 130 fois moins, alors qu’ils sont la clé de la fertilité des sols !

Alors que l’agriculture industrielle est fondée sur la productivité et le rendement, l’agriculture biologique est fondée sur le respect et l’humilité. C’est bien beau, dites-vous, mais on ne va pas très loin avec cela. A ces mots, je dirais au contraire qu’on va très loin, beaucoup plus loin qu’avec ce que nous connaissons aujourd’hui qui n’a qu’une vision de gains à court terme et qui ne respecte ni la Vie, ni la Terre, ni l’Eau, ni rien du tout si ce n’est notre portefeuille et une vision égocentrique et tronquée du monde.

(2) http://www.penserpouragir.org/spip.php ?article159

(3) http://www.infosdelaplanete.org/1155/le-piege-meurtrier-du-coton-ogm-indien.html

Voir en ligne : Liberterre

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