Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
ABEILLES, LE MASSACRE AUTORISE
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Etrange comme on peut se focaliser sur certaines choses alors que l’essentiel est en train de disparaître en silence. Combien de publications, de réunions et de sommets autour de la crise économique et financière ? Combien de bruit pour les élections, les marchés, la bourse, l'emploi, les pensions ou la baisse du pouvoir d’achat ? Et combien de signaux d’alertes pour ces travailleuses de l’ombre ? Rien ou pratiquement rien. Pourtant, c’est très certainement bien plus grave que tout le reste à l’exception de la problématique de l’eau. Sans pétrole, argent ou énergie, nous pouvons toujours retomber sur nos pattes. Mais que faire sans ces ouvrières de la vie ??? Une récente publication dans la revue Nature fait état d’un changement radical de la biosphère pour 2100 si rien n’est fait pour enrayer l’effet d’emballement du dérèglement climatique. Pour les abeilles, on parle de 2020. Le pétrole 2050. Reste à espérer que cette crise économique et financière éclate vraiment et nous mette les yeux en face des trous.
Nous savons que nous faisons fausse route et nous ne changeons rien… Telle une femme battue par son mari, un homme étouffé par son travail, un vendeur d’armes ou de pesticides, nous poursuivons notre route, inlassablement, nez dans le guidon. Marche forcée avec des œillères, il semble ne pas y avoir d’autre solution que le suicide... Un peu comme cette dramatique histoire de Geneviève Lhermitte. Une femme ordinaire comme nous tous, qui, poussée jusque dans ses derniers retranchements va jusqu’à égorger ses 5 enfants. Une femme ordinaire, comme nous tous, qui finit par choisir la mort de ceux qu’elle aime plutôt que ce qui apparaît comme trivial pour un spectateur extérieur. Un peu comme le génocide Rwandais ou le massacre de la Saint-Barthélemy où l’on tranche, coupe et ôte la vie comme on cueille une fleur. Point de jugement donc puisque nous savons bien que nos modes vies cautionnent et entretiennent le travail d’enfants dans des caves, le massacre de populations, la destruction de notre environnement…
A consulter absolument sur POLLINIS : ABEILLES, LE MASSACRE AUTORISE
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