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Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)

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AIG offre des bonus… aux responsables de sa chute

L’assureur américain AIG va verser cette année 450 millions de dollars de primes aux responsables de ses activités financières, ceux-là même qui furent à l’origine de ses pertes historiques de 99,3 milliards de dollars l’an dernier, affirme le Wall Street Journal, amplifiant les informations de plusieurs autres médias.


Ces bonus sont destinés aux cadres de la filiale londonienne AIG Financial Products, qui ont provoqué la chute, puis la nationalisation de l’ancien numéro un mondial de l’assurance, en ayant souscrit des contrats protégeant les investisseurs contre le risque de non-remboursement d’investissements à risque.


Une partie de ces primes devait être versée dès ce dimanche.

Le secrétaire au Trésor Timothy Geithner a écrit au président d’AIG Edward Liddy, nommé par le gouvernement en septembre après la quasi-faillite du groupe, pour se plaindre de cette situation, ajoute le journal.


M. Liddy, tout en reconnaissant que le versement de ces primes était «de mauvais goût et difficile à recommander», a souligné qu’il lui fallait aller de l’avant pour des raisons légales.


L’intervention ministérielle a toutefois permis de réduire le montant des primes qui seront versées cette année.


Certains des bonus versés ne dépassent pas 1.000 dollars mais sept responsables d’AIG Financial Product devraient recevoir plus de 3 millions de dollars de primes, selon le New York Times.


Au total, en comptant les primes versées aux cadres des autres activités du groupe (en général, elles, rentables) au titre de 2008 et 2009, AIG devrait débourser cette année 1,2 milliard de dollars de rémunérations variables.


Les pouvoirs publics ont dû mobiliser plus de 170 milliards de dollars pour éviter une faillite du groupe, qui aurait pu avoir des répercussions en cascade sur l’ensemble de la finance mondiale.

 

(AFP)

Source: lesoir.be 


16.03.09 - 20:01 Le président américain Barack Obama a dit lundi vouloir employer tous les moyens légaux pour empêcher le géant de l'assurance AIG, sauvé de la faillite par l'Etat, de verser des centaines de millions de dollars de primes à des responsables.

 


Barack Obama a déclaré que la compagnie d'assurance était en état de "détresse financière à cause de comportements inconsidérés et de l'appât du gain". "Dans ces conditions, il est difficile de comprendre comment des traders de produits dérivés chez AIG ont pu mériter de quelconques primes, a fortiori 165 millions" en rémunérations supplémentaires, a-t-il dit.

 

"Au cours des six derniers mois, AIG a reçu du Trésor des sommes importantes. J'ai demandé au secrétaire (au Trésor Tim) Geithner de se servir de ce moyen de pression et d'employer tous les moyens légaux pour bloquer ces primes et veiller au bon usage de l'argent du contribuable américain", a-t-il dit.

 

La révélation au cours du week-end qu'AIG se disposait à verser de telles primes fait scandale aux Etats-Unis. Depuis 2008, AIG a fait l'objet de quatre plans de sauvetage successifs, entraînant la mobilisation de plus de 170 milliards de dollars de fonds publics. Le groupe a enregistré des pertes inouïes de 99,3 milliards au titre de l'année écoulée.

 

Les autorités américaines avaient défendu leur choix de sauver le groupe par le fait que sa faillite pourrait avoir des conséquences en cascade sur le reste de la finance mondiale. Le groupe avait en effet souscrit des milliers de milliards de dollars de contrats assurant le bon remboursement d'emprunts à risques. Quand le secteur immobilier s'est enfoncé dans la crise et que ces emprunts ont perdu leur valeur, ceux qui avaient souscrit un contrat auprès d'AIG se sont retournés vers lui, confrontant l'assureur à une dette insurmontable.

 

(Belga)

Source : rtbf.be

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L
FUTUR EN FAILLITE, RÊVE EN DÉRIVE<br /> <br /> "S’il ne faut au travailleur qu’une demi-journée de travail pour vivre une journée entière, la deuxième moitié de la journée de travail est du travail forcé, du surtravail" (Marx), volé par les accapareurs qui préfèrent aujourd’hui le rejouer au casino mondial, plus lucratif, plutôt que de le réinvestir. Cet argent usurpé aux populations par quelques milliardaires gonfle d’années en années, et se multiplie très vite dans les réseaux informatisés de la spéculation financière. <br /> Le travail c’est l’enfer grâce aux rafles exorbitantes des actionnaires qui imposent leur dictature économique, et dont l’avidité sans limite approche maintenant des 50% par an. Plus de 70 milliards d’Euros versés en 2008 aux actionnaires du CAC 40, dividendes multipliés par 7 en 7 ans. Des profits historiques accumulés par Total de 13,9 milliards, 2 milliards de bénéfice à Loréal, 1,2 pour Air Liquide, 3 milliards pour EDF et jusqu’à 7 milliards chez Sanofi-Aventis.<br /> <br /> Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire les banques se partagent aussi leur part du gâteau, des bénéfices de 3,4 milliards à la BNP, 2 milliards à la Société Générale et 1 milliard au Crédit Agricole... Ceci n’empêche pas le gouvernement de sortir de son chapeau 365 milliard d’Euros pour les banques, plus deux rallonges de 10 milliards et 26 milliards pour l’économie, soit 411 milliards et seulement 1,4 milliards pour le social.<br /> <br /> Si le gouvernement n’avait pas réduit les impôts directs, cadeau pour les plus riches, il aurait économisé depuis l’an 2000, 30 milliards d’Euros par an, soit 240 milliards. Si on y ajoute les réductions des cotisations patronales qui n’ont pas vraiment créé d’emploi, 20 milliards multipliés par 8 années, on aurait un total de 400 milliards d’Euros qu’on aurait pu injecter dans le social, soit 285 fois plus que ce qui a été prévu, et ceci sans avoir à piller un futur déjà en faillite.<br /> L’arnaque est aujourd’hui générale et mondiale, c’est toute la société qui est escroquée par un petit groupe de multimilliardaires sans aucun scrupule. Et pendant ce temps, le petit larbin des milliardaires, le fou des rois de la finance fait son spectacle quotidien et brouille les cartes pour mieux servir ses maîtres...<br /> <br /> La confiance a disparu et la finance dérive en terre inconnue. La crise est nouvelle et personne ne sait ce qu’elle va devenir. Les banques sautent, la bourse perd les pédales et tout le monde attend ce qu’il va arriver. Le marché devait être régulateur, mais il n’a jamais régulé que le pillage de la planète pour le profit de quelques multimilliardaires qui s’accaparent ce magot démesuré, par les jeux obscurs de leurs spéculations sans limite.<br /> Dans la panique, les politiques retournent leur veste et appellent, dans le désespoir, à plus de contrôle. Mais lorsque tout est informatisé, plus de contrôle provoquerait la multiplication de combines pour les éviter, et par conséquent plus de risques de dérapages. Les remèdes ont parfois des effets secondaires inattendus.<br /> L’argent qui abondait, il y a quelque temps, dans les sphères de la haute finance, n’a pas disparu avec la crise, il a seulement changé de main. Les prises de bénéfices s’accélèrent aussi dangereusement que les faillites. La crise est crue, les pauvres paieront.<br /> <br /> La richesse de quelques uns s’est réalisée par l’accumulation permanente d’une part de la valeur du travail dérobée aux travailleurs. Ces sommes cumulées depuis des années représentent aujourd’hui des richesses colossales qui circulent sur les marchés financiers à la recherche de profits faramineux à court terme. Les richesses usurpées dans l’économie réelle passent par des paradis fiscaux, des comptes numérotés, puis sont rejouées dans l’économie virtuelle beaucoup plus lucrative mais aussi plus incertaine.<br /> C’est le temps des jeux sur la valeur de la valeur dans le temps. Sous le règne de l’arnaque, il s’agit de faire miroiter beaucoup d’argent facile et l’appât du gain fait le reste. Puis, il faut bien sûr, retirer sa mise avant la fin de la partie, sortir du jeu sans respecter les règles, ni les enjeux. A ce jeu pipé, les petits sont perdants car ils subissent les fluctuations. Par contre, les très gros spéculateurs créent les mouvements et les renversements, de ce fait ils ont toujours un temps d’avance sur les autres, ce qui leur permet de rafler le pactole.<br /> <br /> Dans ce monde barbare, les truands de la fortune "à tout prix", ont tous les pouvoirs, et notamment celui de disparaître aux yeux du monde. Leurs larbins répandent la peur de la catastrophe pour maintenir le peuple dans la soumission et la servitude. Recroquevillé dans son quotidien, la trouille au ventre, il ne se rebelle pas. Et quand cette folie des accapareurs de richesse provoque de gros dégâts dans l’économie réelle, on demande aux populations appauvries de payer les réparations, afin d’éviter la banqueroute du casino mondial. Les gestionnaires d’État sèment la panique à tout vent pour mieux justifier ce détournement des fonds publiques, qui n’est qu’une escroquerie sociale de plus, mais une de taille.<br /> N’oublions pas que les richesses n’ont pas soudainement disparues. Pendant cette période de confusion, certains font des affaires stupéfiantes.<br /> <br /> "Ce qui est traité en bourse, cette plus-value volée aux travailleurs puis rejouée aux dés sur le marché, n’est que la partie visible de l’économie. La masse invisible de cet iceberg a plus que doublé en 10 ans, en échappant à toute réglementation. Elle représenterait plus de 80% des opérations financières. Les transactions sur le marché des changes et les produits dérivés négociés entre particuliers, représentent aujourd’hui environ 50 fois le volume des transactions de l’économie réelle. Elles se comptent en millions de millards de Dollars, et peut-être beaucoup plus car si elles ne sont pas contrôlées, on ne peut pas en connaître précisément le montant.<br /> Ce que la propagande nous montre de la spéculation n’en n’est qu’une petite partie. En effet les quatre cinquièmes des opérations financières se déroulent hors-marché, de gré à gré entre ordinateurs, de particuliers à particuliers, sans comptabilité, sans contrôle et sans entrave. La finance s’est numérisée et l’économie dématérialisée."<br /> (Stratagèmes du changement, de l’illusion de l’invraisemblable à l’invention des possibles, extrait du chapitre III, sortie très bientôt aux Éditions Libertaires / Courtcircuit-diffusion))<br /> <br /> Le spectacle, qui n’est rien d’autre que la vision publicitaire du monde marchand sur lui-même, ne parle que de débâcle économique, doublée d’une récession sociale, pour mieux faire disparaître cette gigantesque rafle des richesses par quelques accapareurs au dessus des lois, au delà du visible. Dramatiser la situation leur permet de faire croire à la fatalité de cette crise inévitable, bouc émissaire planétaire, afin de mieux cacher cette monstrueuse arnaque ainsi que les suivantes qu’ils nous préparent. La prochaine crevaison viendra-t-elle de la bulle des fonds de pension, des matières premières, de l’énergie, des produits agricoles, ou alors des paris sur le futur ? La réaction en chaîne qu’elle pourrait entraîner n’est pas prévisible. Tout est possible...<br /> La peur de l’avenir n’est que l’expression de l’incertitude du devenir des capitalistes qui n’ont plus de futur. Tous ceux qui n’ont plus grand chose à perdre ont tout à espérer d’un nouveau monde émergeant par nécessité.<br /> Ce qui nous arrive n’est pas un accident de parcours, mais bien l’aboutissement du capitalisme, l’achèvement d’un monde suicidaire.<br /> <br /> Non, les richesses n’ont pas disparu dans la tourmente. Comme l’affirme Georges Sorros, les multimilliardaires, spéculateurs de haute volée, ont déjà profité largement de la crise en réalisant leurs plus gros bénéfices par des affaires douteuses, mais combien juteuses.<br /> C’est maintenant les États qui spéculent sur les banques et s’endettent pour créer de l’argent à tout prix, en l’empruntant à un avenir incertain, ce qui dévalue les monnaies, provoque de l’inflation qui appauvrit les populations. Les paris sur l’imprévisible pillent un futur en dépôt de bilan, le précipitant dans la fin d’un monde qui n’a plus de devenir, laissant échapper malgré-lui, de nouvelles perspectives qui esquissent l’ébauche de changements devenus possibles, et surtout indispensables.<br /> <br /> La crise économique et financière, cancer qui ne fait que commencer à se développer avec cette première bulle, est maintenant une crise sociale générale. Il est aujourd’hui clair que les décideurs de la dictature économique ont largement fait preuve de leur irresponsabilité en menant la société à sa faillite promise, ruinant un futur déjà condamné, en polluant toute vie sociale et détruisant irréversiblement la planète. La confiance a disparu, et les décideurs sont tenus responsables de cette situation désastreuse. C’est la fin des prédateurs qui se réalise, et rien ne sera plus comme avant, le spectacle de la fin n’y pourra rien changer.<br /> <br /> "Tous les experts du pouvoir, et tous leurs ordinateurs, sont réunis en permanentes<br /> consultations pluridisciplinaires, sinon pour trouver le moyen de guérir la société malade, du moins pour lui garder autant que faire se pourra, et jusqu’en coma dépassé, une apparence de survie...<br /> Les jours de cette société sont comptés ; ses ra
P
<br /> <br /> Merci pour ce long commentaire qui va dans le même sens qu'Helmut CREUTZ. Voir article Auto-multiplication cancéreuse des actifs financiers.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La pierre angulaire du capitalisme réside dans l'exploitation des inégalités. Le capitalisme fondé sur la propriété, alimenté par le libéralisme fondé sur l'égoïsme prend ses racines dans<br /> l'exploitation sournoise de l'autre et de la nature. La croissance est son leitmotiv car cela rend les inégalités et les dégradations plus supportables…<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le hic c'est qu'il semble que nous n'ayons pas d'alternative cohérente. Et pour cause: le capitalisme est un<br /> expédiant de nos peurs existentielles se traduisant par l'accumulation et la fuite en avant. Raison pour laquelle, une réforme institutionnelle DOIT s'accompagner d'une profonde réflexion et<br /> méditation personnelle (simplicité volontaire, spiritualité)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de<br /> nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas<br /> économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique<br /> existentielle de l'économie<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il n’est pas tout a fait correct de penser que la société actuelle n’a<br /> plus de sacré. Il n’y a pas disparition du sacré mais inversion du sacré et du profane :<br /> * avec profanation de ce qui était considéré sacré, comme certaines valeurs : la liberté, l’égalité, la générosité, le génome humain, le caractère non marchand du vivant, etc.<br /> * avec sacralisation du profane : la technique, l’argent, l’idéologie de "la gagne", la croissance économique, etc. Dénoncer le matérialisme de la société, c’est penser le religieux en termes<br /> religieux (et non scientifiques) : il y a une religiosité du marché avec ses temples de la consommation, ses instruments de culte que sont le linéaire, les chariots, sa liturgie publicitaire, ses<br /> grands prêtres économistes nobélisés, son Crédo du pouvoir d’achat, son calendrier "solidaire", etc. Et il y a une religiosité de la finance avec son temple de la bourse, ses instruments de<br /> cultes que sont les écrans, les graphiques et l’électronique, sa liturgie du gain, ses grand prêtres financiers, son Crédo du bon investisseur, etc.<br /> [Paul ARIES] "Objectif décroissance, vers une société harmonieuse"<br /> <br /> <br /> <br />