Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
Obama a beau être charismatique, il reste à la tête d’un État impérialiste de moins en moins crédible. Extrait du dernier article de Michel Collon.
République bananière soumise pendant des décennies aux diktats de la United Fruit Company (bananes Chiquita), le Honduras a été dans les années 80 utilisé comme base arrière étasunienne pour soutenir la contre-révolution au Nicaragua et entretenir des guerres sales en Amérique centrale qui ont ravagé la région, notamment au Salvador.
Lorsqu'en août 2008, contre toute attente le président Manuel Zelaya, à peine élu, décide d'incorporer le Honduras à l'ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques), il s'oppose frontalement aux visées hégémoniques étasuniennes sur le sous-continent américain et aux forces rétrogrades dans son propre pays. En effet, l'ALBA est un projet d'intégration continentale de libération qui favorise l'unité des peuples en plaçant la lutte contre la pauvreté et les injustices sociales au centre des préoccupations.
Le Honduras s'apprêtait ainsi à construire un projet politique alternatif tournant le dos au néolibéralisme, et mettant en place des réformes démocratiques structurelles, d'où le projet de changement constitutionnel qui devait être soumis ce dimanche 28 juin à la population.
L'attaque du pays le plus faible et le plus fragilisé de l'ALBA, le jour même de l'intégration de l'Équateur dans l'alliance (ce qui fait basculer le rapport de force en Amérique latine en défaveur des intérêts étasuniens) ne peut être un hasard.
Le putsch n'aurait pu se passer sans l'aide des services spéciaux des USA. L'armée hondurienne est liée au Commandement Sud de l'armée américaine dont les conseillers militaires jouent un rôle essentiel. Le principal aéroport militaire US de la région se trouve sur le sol hondurien, et ce en toute illégalité puisqu'aucun accord officiel n'a été signé entre les deux pays.
La tradition étasunienne du putsch militaire pour renverser un gouvernement qui s'oppose à leurs intérêts est bien connue des peuples latinos. Est-elle en train d'être réactivée ? En tout cas pour l'instant, le Président Barack Obama est bien timide!
Lire la suite sur Michel Collon.info