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Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)

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FORTIS (1/2) un "modèle" de la Bancassurance Européenne

linkA. Avant-Propos.

FORTIS est un dossier intéressant à plusieurs niveaux.

Premièrement, c’est un groupe transnational qui exerce (avec succès) les quatre métiers principaux des « nouveaux » banquiers européens : banque de détail (retail banking), gestion de patrimoine (asset management), banque d’affaires (merchant & private banking) et assurance (insurance).

Deuxièmement, FORTIS a perdu ±50% de sa valeur (capitalisation boursière) entre le 31/12/2007 et le 31/08/2008 et ±70% depuis le 1/1/2007. Il est donc intéressant de se poser la question : quel est l’impact véritable des « subprimes » pour l’avenir de ce « bancassureur » qui se présente volontiers comme un « modèle » de très haute performance ?

Troisièmement, FORTIS est un groupe nombriliste qui se moque éperdument de la richesse nationale créée dans les régions où il a puisé et où il puise encore ses ressources. Autrement dit, FORTIS est pour nos Régions, pour nos emplois et pour notre avenir, « LE » modèle par excellence de l’autodestruction de notre Société et même de notre Civilisation.  

Nous allons donc consacrer quelques articles à ce « modèle » de la bancassurance en espérant que les syndicats, les clients et les actionnaires de FORTIS réagiront.

En effet, nous sommes persuadés que les révolutions n’ont aucun avenir. C’est donc grâce à une prise de conscience collective, à l’intérieur et à l’extérieur des organisations concernées, que nous pourrons modifier les comportements les plus destructeurs et combattre les vanités les plus imbéciles.

En clair, nous DEVONS unir nos forces : « Pour une Autre Europe… Et (bien sur) pour un Autre Euro… ».

Si nous ne réagissons pas tous ensemble, c’est un désert que nous offrirons à nos enfants (livre I).            

B. Histoire brève d’un « grand succès ».

FORTIS tire sa puissance d’une privatisation en 1987 de la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite (CGER), le pilier des grandes victoires sociales belges entre 1850 et 1921. Merci à la Wallonie et à la Région de Bruxelles qui ont créé cette base financière que les Flandres ont « pompée » dès la fin de la seconde guerre mondiale. Les pompages financiers des régions francophones par la nouvelle CGER finiront au Luxembourg grâce au rachat d’une banque luxembourgeoise minuscule, l’U.C.L, devenue FORTIS BANK LUXEMBOURG : « bank », avec un « k » puisque tout le staff est désormais flamand.

Puis, les succès s’accumulent : en 1995, la CGER achète la SOCIETE NATIONALE DE CREDIT A L’INDUSTRIE qui a joué un rôle capital dans l’histoire du miracle économique et industriel belge. Dans la foulée, toujours en 1995, CGER et SNCI disparaissent au profit de FORTIS qui a trouvé l’argent nécessaire dans la manne des défiscalisations luxembourgeoises et dans celle des subventions de l’Etat belge pour la reconstruction du tissu industriel, de la flotte flamande à partir des années 1950, puis pour le développement de ANVERS. Une « bonne gestion flamande » dans une optique déjà extrémiste (flamingante)…

En 1993, FORTIS rachète la moitié des activités de CGER Assurances et met la main sur le pactole des retraites et assurances belges. En 1997, il met un terme définitif à la CGER et à son slogan très social : « Pauvre homme en sa maison est roi » en prenant le contrôle absolu (74,9%) de cette GRANDE INSTITUTION BELGE.

FORTIS (mot latin signifiant « fort » et « courageux ») devient de plus en plus « fortiche » car le nouveau groupe construit sa maison dans les paradis fiscaux (où il est roi), avec la fierté de la grande conquête flamande : en 1998, il achète la GENERALE DE BANQUE et ses filiales néerlandaises (GENERALE BANK NL, VSB, MEESPIERSON). Ainsi donc, la grande Générale de Belgique - qui a pillé l’Afrique et appauvri la Wallonie - s’est torpillée elle-même à cause de la suffisance de ses dirigeants.    

En 2007, les « petites » Flandres partent à la conquête des grands Bataves : FORTIS reprend l’essentiel des activités bancaires de ABN – AMRO, un pilier de la Haute Finance néerlandaise, avec ses filiales en Indonésie et en Asie du Sud-Est (essentiellement). En prenant le tiers des actifs de ABN – AMRO aux côtés de la RBS (Royal Bank of Scotland) et de la SANTANDER, FORTIS gère maintenant dix millions de clients, avec 2.500 agences bancaires et 85.000 collaborateurs. Du même coup, le groupe conforte sa position de grande banque patrimoniale, gérant 500MD€ d’actifs, et se met à l’affût de toutes les opportunités affairistes en animant 145 Business Centers en Europe.

Cinq cents milliards d’euros ? C’est le chiffre officiel, c’est énorme, mais le total des actifs est bien supérieur : 871 MD€ à fin 2007. Pour faire quoi ? Pour prêter ±350 MD€ à ses clients et pour spéculer avec le reste (500 MD€) sur tous les marchés internationaux. Or, FORTIS trouve cet argent auprès de sa clientèle privée (500 MD€), en s’endettant auprès des autres banques (200 MD€), en constituant des réserves techniques d’assurance et autres provisions colossales (100 MD€), et donc en payant très peu d’impôts… Pour 2007, FORTIS vient même d’obtenir des avantages fiscaux « sympathiques » par le biais des fameux « intérêts notionnels ». Grâce à l’Etat belge, il peut annoncer un bénéfice de 4MD€, au lieu de 3MD€ : merci à la Belgique pour ce joli cadeau de UN MILLIARD D’EUROS.

C. Conclusion.

Pour réaliser les performances à deux chiffres sur ces marchés, FORTIS a ouvert de nouveaux Business Centers en Turquie, en Chine et en Asie, au Brésil et partout dans le monde ; puis, il a racheté une grande banque polonaise, la DOMINET (2007) ; puis il a ouvert son capital aux Chinois dans l’espoir de conquérir la Chine… Quels merveilleux projets pour nos populations et pour la gestion de nos économies, libres et forcées !

En bref, FORTIS, c’est une cupidité, une volonté de puissance et un esprit de domination sans bornes! Ses dirigeants « oublient » toutes les règles de prudence et de création de richesses sur du long terme, et ils se comportent de la même façon que les dirigeants de la GENERALE DE BANQUE : sûrs d’eux-mêmes, sûrs de leur puissance, « sûrs de leurs certitudes », sûrs de leurs « grandes valeurs flamandes ». C’est ce que nous allons constater au fil de nos articles.

Merci de réagir, et surtout de faire réagir le plus grand nombre d’entre nous,              

ALTER-EUROPA

Pour une Autre Europe…

Et (bien sûr) pour un Autre Euro…

JUNON MONETA
Le texte au format PDF est téléchargeable ICI

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