Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
Quelques extraits d'un article de Martine Bulard sur le blog du monde diplomatique: Freddie Mac, Fannie Mae, la Chine et les contribuables américains
On savait que les fonds souverains Chinois étaient allés prêter main forte à plusieurs établissements financiers américains, dont la banque d’affaire Morgan Stanley (5 milliards de dollars) ou Blackstone (3 milliards — lire « Des “fonds souverains” au chevet des multinationales », par Ibrahim Warde, Le Monde diplomatique, mai 2008)... « Faut-il accepter que les communistes ou les terroristes deviennent propriétaires des banques ? », s’interroge Jim Cramer, analyste vedette de la chaîne financière câblée CNBC. Et le tonitruant commentateur de répondre : « N’importe qui ferait l’affaire, car nous sommes désespérés ». Voir aussi sur ce site: La brute au secours du truand
Ce que l’on sait moins, c’est que le gouvernement de M.George W. Bush lui a enlevé une belle épine financière du pied en nationalisant les deux géants du refinancement des crédits hypothécaires, Fannie Mae et Freddie Mac. En effet, parmi les débiteurs de ces agences, figurait la Chine, à hauteur de 395,9 milliards de dollars — pas une bagatelle. Or, le renflouement des deux sœurs lui garantit ses fonds : les contribuables américains paieront. Pékin a donc dû pousser un « ouf » de soulagement.
Soyons juste, Pékin n’est pas le seul bénéficiaire de la manne publique américaine : on trouve également le Japon, engagé à hauteur de 228,2 millions de dollars ; la Russie, pour 75,3 milliards; la Corée du Sud, pour 63 milliards ; Taïwan, pour 54,9 milliards (lire « Stocks Soar on Takeover Plan for Freddie and Fannie », The New York Times, 9 septembre 2008).
On peut également noter, dans le sillage du quotidien Les Echos, que certains financiers se remplissent les coffres-forts au passage : « John Paulson, qui n’a aucun lien de parenté avec le secrétaire au Trésor américain, a empoché personnellement 3,7 milliards de dollars en pariant sur l’éclatement de la bulle immobilière. Les encours des fonds de cet ancien banquier de Bear Stearns sont ainsi passés de 7 à 28 milliards de dollars cette année. De même, Greenlight Capital a longtemps parié sur la chute du cours de Lehman Brothers. Les investisseurs institutionnels plus classiques comme Pimco adoptent parfois des stratégies similaires. Son gérant vedette, Bill Gross, a dégagé 1,7 milliard de dollars de plus-values en misant sur le sauvetage de Freddie Mac et de Fannie Mae par Washington. » (« Neuf questions sur une crise complexe qui n’en finit pas », Les Echos, 16 septembre). Les familles pauvres, elles, vont se retrouver à la rue…