Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
Par Christian LAMBERT (ce n'est pas moi), samedi 13 septembre 2008 sur le groupe de discussion "Europe & Euro".
Bien qu’ayant beaucoup lu dans ma vie, et je l’espère un peu appris, la lecture des deux ouvrages de Junon MONETA a, comme il le sait, constitué pour moi un vrai choc, car je n’avais rien lu de tel jusqu’ici. [Est-il bien nécessaire d'ajouter que j'ai moi même (Ploutopia) été particulièrement touché et influencé par ces deux chefs d'oeuvres, puisqu'ils sont à l'origine de ce site.]
J’en étais auparavant déjà largement convaincu mais - après avoir lu ces deux remarquables ouvrages (cf. alter-europa.com)
et à la lumière aussi de la crise financière en cours – j’en suis maintenant plus certain que jamais: il nous faut impérativement et de toute urgence changer le logiciel de fonctionnement du monde, sans quoi l’Histoire de notre espèce telle qu’elle s’écrit sous nos yeux ne sera bientôt que la chronique d’un désastre annoncé.
Cette question n’intéresse pas seulement les gens du milieu - je veux dire celui des banques – puisque la revue « philosophie magazine » la pose elle même dans son numéro de mai 2008, en se demandant « Et si, en sauvant les banques de la faillite, les institutions publiques encourageaient en réalité les comportements à risque, à l’origine de la crise ? ». Tout en indiquant que tel est l’enjeu moral du débat opposant partisans et adversaires de l’interventionnisme en économie, la revue ne tranche pas sur le sujet. Elle rappelle toutefois qu’ « en accordant aux puissants (en l’espèce via des subventions publiques et/ou des renationalisations au profit des banques directement à l’origine de la crise dite des "subprimes") ce qu’ils refusent aux petits (les victimes du système jetées à la rue), les pouvoirs publics s’immiscent dans le marché dont ils vantent l’autorégulation». Et d’ajouter : « Un deux poids deux mesures difficile à défendre et qui consiste, selon la formule, à privatiser les gains et à nationaliser les pertes ».
Tout est dit !
Tout ? Enfin pas tout à fait, et c’est la raison pour laquelle je souhaite en savoir plus sur cette question majeure, en interrogeant Junon MONETA. Sa connaissance hors du commun des choses de la monnaie depuis les Grecs, et même avant eux, et sa maîtrise à l’identique des méthodes et des pratiques (maffieuses ?) de la haute finance internationale (c’est à dire de ceux qui en fin de compte sont nos vrais gouvernants) ne peut qu’ajouter de la matière à notre réflexion et de l’écho à nos révoltes.
C’est pourquoi je la lui pose : FAUT-IL SAUVER LES BANQUES ?
Bientôt, réponse à la question sur le groupe de discussion "Europe & Euro" d'Alter-Europa: pour une autre Europe et (bien sûr) pour un autre euro. Réponse qui sera probablement retranscrite ci-dessous ou en commentaire...
Voir aussi sur ce site:
Petit lexique financier pour novice