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Présentation

  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • Démocratie? Ou Ploutocratie?
  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Tonnes CO2/personnes/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Bon à savoir

- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.

 

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).

- La production, le stockage, le transport et le conditionnement d'une calorie alimentaire issue de l'agriculture conventionnelle nécessite 40 calories fossiles!


- D'autres chiffres ici

 

Citations & Livres

Aucun être humain ne vient au monde pour éviter à ses frères la peur de mourir en niant le corps par le travail et l'intellectualisation du monde. [Raoul VANHEIGEM] Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire

 

Ce que fait actuellement la logique de marché, c'est jouer sur la méfiance radicale de l'être humain à l'égard du détachement, ancrée dans l'énergie angoissée du besoin, pour pouvoir inverser l'énergie renonçante du Désir en énergie compulsive de l'envie. [Christian ARNSPERGER] Ethique de l'existence post-capitaliste

 

Le discours économique a une fonction terroriste, celui d'évincer le citoyen du débat [cité par Marie Martin-Pêcheu] Bio-économie

 

La monnaie et l’économie existent parce que l’homme n’a pas confiance en son prochain, qu'il suppose – souvent à raison - vouloir obtenir un échange gagnant. Il veut des garanties. Mais les garanties ne tiennent pas leurs promesses et se révèlent incapables d’empêcher l’injustice. [Didier LACAPELLE] Manuel d'anti-économie

 

Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ; Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. [Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî] La geste de Taliesin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache. [Karlfried GRAF DÜRCKHEIM] 
La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire. [Denys RINPOCHE]


L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité. [Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles. [Christian ARNSPERGER] Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force." [Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]

Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi
[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes
[THOREAU]

 

19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:39

 

« La servitude moderne est une servitude volontaire (Etienne de La Boetie), consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la Terre. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent toujours un peu plus. Ils courent eux-mêmes derrière un travail toujours plus aliénant, que l’on consent généreusement à leur donner, s’ils sont suffisamment sages. Ils choisissent eux-mêmes les maîtres qu’ils devront servir. Pour que cette tragédie mêlée d’absurdité ait pu se mettre en place, il a fallu tout d’abord ôter aux membres de cette classe toute conscience de son exploitation et de son aliénation. Voila bien l’étrange modernité de notre époque. Contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd’hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas ou plutôt qui ne veut pas le savoir. Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités. Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l’on a construite pour eux. Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur. »

 

 

 

 

Le constat de l’aliénation de l’homme brossé dans ce film, de la servitude moderne, rejoint assez bien celui de Christian ARNSPERGER dans son livre « Ethique de l'existence capitaliste ». Au niveau des solutions et conclusions, il en est par contre fort loin. La conclusion du film résume bien la pierre d’achoppement intemporelle d'une majorité de mouvements réactionnaires anti-capitalistes, qu’ils soient marxistes, alter-mondialistes ou syndicalistes. A croire que le capitalisme coule dans nos veines !? Comme le souligne Christian, « nous ne sommes pas seulement des êtres de raison intégrés dans un système capitaliste, nous sommes aussi des consciences capitalistes baignant dans une culture capitaliste ». Le film ne surprend donc pas par son dénouement révolutionnaire insuffisamment radical et abouti.


« Avant de vouloir créer autre chose, il faut parfaitement avoir compris et assimilé le fondement de toutes les sociétés : ambition, avidité et soif de posséder. Un esprit qui aura compris cela n’opérera pas simplement une mutinerie dans une prison mais opérera une réelle révolution dans son cœur et son esprit qui ouvrira alors la voie d’une civilisation radicalement différente. » Jiddu KRISHNAMURTI, Le sens du bonheur, p. 191.


« La fixation capitaliste trouve ses racines dans le fait que tout en étant des corps et des psychés capitalistes, dans une culture et un système économique et politique capitalistes, et avec une conscience capitaliste de nous même (course au rendement, à l’innovation, la compétitivité, l’excellence, etc.), nous sommes aussi des complices de la logique du système capitaliste parce que nous attendons d’elle des réponse à nos inquiétudes existentielles et à certaines de nos peurs les plus profondes. » Christian ARNSPERGER, Etique de l’existence post-capitaliste, p. 56.


Cette réponse à nos angoisses existentielles, le capitalisme l’a apporté avec beaucoup de finesse. Il s'est en effet attaqué à notre for intérieur, à nos peurs et angoisses existentielles: souffrance, finitude, échec, dépendance... Plus fourbe et plus rusé, il ne s'y est pas pris par le haut comme le communisme mais par le bas. Il a titillé la corde sensible de notre ego exacerbé par la peur de manquer et de mourir. Il a rongé nos fondations pour faire aujourd'hui partie de la maison. A tel point que nous pensons tous que l'assouvissement de notre bonheur égoïste finira bien par retomber positivement sur les autres. Le capitalisme n'est rien d'autre que la somme de ces deux maximes: « moi d'abord, les autres après », « après moi le déluge ». Même s'il nous a sorti de l'ornière de la théocratie et du féodalisme, il n'en reste pas moins un système de domination. Domination d'autant plus sournoise et perverse qu'elle nous fait croire qu'il n'en est rien.


Par son culte de la croissance, de la propriété et de l’appropriation de biens il nous a construit une gangue de protection. Son accumulation de biens nous rassure. Son apologie des libertés individuelles nous apaise. Ses louanges de l’esprit d’initiative et de compétition nous confortent dans notre ego et notre soif de posséder. Le capitalisme est devenu notre grande religion séculière à tous.

 

En modifiant notre niveau de conscience, le capitalisme constitue un funeste et sournois substitut à l'épanouissement de l'homme.


Pour en sortir, nous devons employer d’autres outils que ceux que le capitalisme cherche promouvoir. Nous devons quitter la sphère mécaniste et matérielle pour entrer dans une véritable "réflexion-méditation" post-capitaliste à la fois personnelle et collective.


Nous ne pouvons nous permettre le luxe du militantisme soixante-huitard qui a tout misé sur l'individuel et le subjectif, ni celui du militantisme marxiste critiquant les institutions et le système sans autocritique. Le temps du changement est à l'équilibre, au Tao des cultures, des savoirs et des systèmes.


La confrontation directe n'est plus de mise tant ce qu'elle cherche à combattre puise ses sources au plus profond de nous. Les circonvolutions et mécanismes du système sont tels qu'il nous faut l'accepter de manière consciente et critique! Nous devons entamer ce que Christian ARNSPERGER appelle un « militantisme existentiel ». Un militantisme constant et profond qui s'attaque aux dysfonctionnements collectifs et systémiques tout en procédant à une réelle introspection personnelle. La satisfaction personnelle et libératrice est essentielle pour ne pas sombrer, une fois de plus, dans un mutisme démobilisant qui ne ferait qu'avaliser la logique systémique et aliénante en place.


www.delaservitudemoderne.org

 

 

 

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 23:58
http://a34.idata.over-blog.com/3/46/79/98/Faucille-Marteau_vignette-1-.jpg« La sociale démocratie est un ensemble distinctif d'institutions et de politiques mutuellement cohérentes qui ont fonctionné de façon relativement efficace pour réduire à la fois l'insécurité et l'inégalité des revenus sans grands sacrifices en termes de croissance économique ou d'instabilité macro-économique. » Définition de Karl Ove Moene et Michael Wallerstein, cité par Christian ARNSPERGER(1). p 268.


Les récents événements en Grèce et la fermeture de magasins Carrefour en Belgique ne corroborent-ils pas cette définition avec éclat? Les défenseurs de la social-démocratie ne devraient-ils pas en tirer des enseignements salutaires? Le capitalisme ne sera jamais humain ou « éco-friendly ». L'essence du capitalisme c'est la rentabilité sur capital (return on capital), rien d'autre. C'est cet objectif qui prévaut sur tous les autres. Peu importe qu'on pollue, que des enfants crèvent ou que des gens perdent des emplois auxquels ils tiennent. C'est cet objectif aussi abjecte que conventionnel qui tient l'humanité en haleine. Le capitalisme, reflet de nos angoisses les plus profondes(2), ne fait de concessions que lorsqu'il se sent menacé. Maintient d'une classe laborieuse en état de produire et de consommer. N'était-ce pas la crainte de Bush fils peu après les événements du 11 septembre lorsqu'il exhortait le peuple américain à la consommation? Maintient d'un salaire minimum aux nobles vertus « libératrices par la consommation ». N'est-ce pas une des raisons d'être de la lutte des classes et du mouvement syndical? Maintient d'un système de sécurité sociale pour éviter le trop plein d'invalides et d'insatisfaits. N'était-ce pas la crainte majeure de la campagne de vaccination A/H1N1? La crainte de trouver trop de bureaux vides en même temps? Ni trop, ni trop peu. Ni trop de chômage (NAIRU), ni trop de malades, ni trop de mécontents... juste le bon équilibre pour permettre au système de se maintenir et de maintenir l'ensemble de la force de production et de consommation dans l'illusion qu'elle est aux commandes. Notez par ailleurs que même les moyens de correction des dérives capitalistes, tels les hôpitaux, les pompiers, les prisons ou les vaccins, contribuent eux aussi à la maximisation du capital. Toutes les « externalités » capitalistes ont un coût qui gonfle le PIB et qui font tourner l'économie. Tout se paye, tout s'achète, tout se monnaie, c'est ça la social-démocratie capitaliste. Ce ne sont pas les velléités de protections publiques ou gouvernementales qui changeront quoi que ce soit à la règle d'or qui surplombe tout le modèle capitaliste: rentabilité du capital avant tout! On n'agence pas le capitalisme, le capitalisme est tel qu'il est. Capitalisme et social-démocratie sont les deux faces d'une seule et même pièce de monnaie. Ils ne savent pas se blairer. Ils ne se comprennent pas. Et pourtant, ils ont besoin l'un de l'autre. Quand on dit que l'amour est proche de la haine.


Ces événements en Grèce ne sont-ils pas d'autant plus révoltants quand, au flash info suivant, on nous annonce fièrement que le secteur bancaire semble maintenant hors de danger (grâce à qui?) et que les bonus des traders sont en hausse!? La Grèce, berceau des civilisations, mise à genou par ceux-là même que Socrate, Aristote et Platon dénonçaient déjà 400 ans avant J.-C. et qui ont causé la chute de l'empire!(3). Tyrannie des hommes de loi, des hommes de foi ou des hommes « moi je », peu importe, l'humanité semble n'avoir pas évolué d'un iota depuis plus de deux millénaires. C'est en connaissance de cause que Platon idéalisait le gestion de la cité par des rois philosophes.


Mais plus écœurant encore est cette manière qu'ont les eurocrates de récupérer à leur compte les déboires Grecs auxquels ils ont eux même contribué en fermant les yeux aux attaques sanglantes des spéculateurs(4). Sans scrupules et sans honte ils osent accuser la Grèce pour son manque de professionnalisme dans la gestion de son déficit public et la gestion de la crise. Ils décident donc de mettre la Grèce sous tutelle, grande première pour la zone Euro. Voilà donc la Grèce soumise aux pervers et barbares plans d'ajustement structurel du FMI(5) assaisonnés à la sauce Europe. Et, cerise sur le gâteau, sans consulter qui que se soit, on « profite de la crise » pour gentillement déplacer le dernier bastion de souveraineté nationale (domaine fiscal et budgétaire) de l'échelon national à l'échelon européen (4). Exit le principe de subsidiarité. Comme quoi l'analyse platonicienne des accointances et hypocrisies des hommes de pouvoir vaut toujours aujourd'hui.


Pas de capitalisme ne veut pas dire pas de production ou de consommation. Ca ne veut pas dire non plus, pas de marché ou pas d'argent. Pas de capitalisme veut simplement dire pas de rentabilité sur capital, pas d'intérêts, pas de rentes. Pas d'argent qui travaille ou qui fait des petits tout seul. Certains avancent la nécessité d'un mix idéal entre marché et Etat. Ils avancent souvent la nécessité impérieuse de replacer l'humain au centre de nos préoccupations! Très bien mais quel humain? Comme Platon l'a fait remarquer, les dérives sont de tout ordre. L'humain, c'est aussi Hiroshima, le massacre des indiens d'Amérique ou celui de la Saint-Barthélémy, le génocide Rwandais, Pol-Pot, Mao, Pinochet, Staline, Hitler, etc. Avant de vouloir changer la société et tout ce qui y participe, il faudrait aussi procéder à une sérieuse introspection! Nous avons tous un petit assassin et un petit capitaliste qui sommeille en nous. Nous avons également tous un petit Gandhi ou un petit Bouddha qui sommeille en nous. Qui va gagner? « Tout dépend de celui que tu nourris » pour reprendre la conclusion de la parabole du vieux Cherokee.


Dans tous ces milieux syndicalistes, vous pouvez être certain que si vous remplacez les patrons par les leaders syndicaux, le même cas de figure d'exploitation se reproduira. Concernant les grands critiques marxistes, il ne faut jamais oublier qu'ils émanent du même moule que la pensée économique actuelle. A l'image de Ricardo, Malthus ou Smith, Marx voit dans l'effort collectif de la « race humaine » contre la faim et la mort le facteur le plus fondamental expliquant la vie économique(6). Cette pensée économique classique a également été largement influencée par la pensée protestante évoquant le travail comme accomplissement divin. Luther voyait dans le travail le meilleur moyen de rendre grâce à Dieu. Les Calvinistes allaient même jusqu'à parler de salut par le travail(7). Il y a eu inversion, alors que le travail était initialement vu comme quelque chose d'avilissant et de dégradant, il a trouvé « ses titres de noblesse » depuis la révolution bourgeoise et cette fameuse pensée protestante du 18ème siècle.


Le monde qu'il est convenu d'appeler moderne à commencé par la levée de l'anathème sur le travail. La société industrielle toute entière vouée à la productivité à hissé le travail au rang de religion.(8) Pour Marx, c'est le travail qui distingue l'homme de l'animal. C'est faire bien peu de cas des modes d'organisation de sociétés telles celles des abeilles ou des fourmis, de l'acharnement du castor à construire ses barrages ou de celui de l'oiseau à fabriquer son nid à partir de branches et brindilles éparses. Marx est d'autant plus un fervent défenseur du travail que toute se théorie économique repose la notion de valeur travail. Cette théorie lui cause d'ailleurs beaucoup de soucis pour tenter de justifier la valeur des ressources naturelles, celle des stocks ou celle des machines. Pour les ressources naturelles, Marx prétend qu'elle n'acquièrent une valeur que lorsque la main de l'homme y a touché.  Marx pense aussi que l'accumulation de stock aboutit d'office à des crises de surproduction. Or les stocks existent depuis toujours et n’ont jamais constitué une menace pour le capitalisme(9). Enfin, pour tenter d’expliquer la valeur travail des machines, il dit que celle-ci est décomposable en valeur de travail humain. Or, ce n’est pas parce qu’il y a progrès technique et que l’on produit plus, que la demande est comprimée et qu’il y a baisse tendancielle du taux de profit. Au contraire, les progrès techniques peuvent apporter de nouveaux produits à la vente et booster la demande. Pour se justifier, Marx s'en sort par une pirouette tautologique qui affirme que c’est parce qu’il y a baisse de profit qu’il y a mécanisation, pour permettre aux entreprises de réduire leur coût salariaux. Entre les deux mon coeur balance... Tous les enseignements de Marx s'inscrivent dans le paradigme capitaliste qui sacralise le travail et la consommation (10). « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont engendré » (Albert EINSTEIN).

 


Selon de nouvelles estimations de l’OCDE le chômage continuera d’augmenter pendant une bonne partie de l’année 2010, avec un taux de chômage moyen proche de 10%, ce même taux était à 6,9% en mars. Selon Marc HALEVY dans son livre l'âge de la connaissance, 73% de la population active travaille exclusivement sur des informations et 80% de la valeur des produits marchands vient de la matière grise. C'est dire combien le paradigme d'analyse économique issu de la révolution industrielle et du travail mécanique est obsolète!


Il est urgent de revoir nos copies. Urgent de revoir notre conception de la richesse et de la valeur, notre rapport au travail et au sens de la vie, notre rapport au monde et aux autres.


Notes:

(1) Christian ARNSPERGER, Ethique de l'existence post-capitaliste, Paris, Editions du Cerf, 2009, p. 268.

(2) Christian ARNSPERGER, Critique de l'existence capitaliste, Paris, Editions du Cerf, 2005.

(3) Junon MONETA, Le néolibéralisme? Un très vieux système... Pourquoi (faut-il) le combattre?, France, Alter-Europa, 2008

(4) Gabriel COLLETIS, En Grèce comme ailleurs, l'alibi de la dette?

(5) Quand le FMI fabrique la misère

(6) Christian ARNSPERGER, Ethique de l'existence post-capitaliste, Paris, Editions du Cerf, 2009, p 63.

(7) Didier LACAPELLE, manuel d'anti-économie, p. 19-20

(8) Courrier International N°968, du 20 au 27 mai 2009, Aimez-vous travailler, p. 38 à 43.

(9) Didier LACAPELLE, manuel d'anti-économie, p. 58 à 66

(10) Pour aller plus loin dans la critique Marxiste, lire Mathilde NIEL, Psychanalyse du Marxisme, Paris, Courrier du livre, 1967. Et aussi Didier LACAPELLE, manuel d'anti-économie, p. 58 à 66

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 12:15

Ce n'est que le système de production marchande moderne fondé sur la transformation incessante d'énergie humaine en argent érigée en fin en soi qui a engendré une sphère particulière, dite du travail, isolée de toutes les autres relations et faisant abstraction de tout contenu - une sphère caractérisée par une activité subordonnée, inconditionnelle, séparée, robotisée, coupée du reste de la société et obéissant à une rationalité des fins abstraite, régie par la " logique d'entreprise ", au-delà de tout besoin. Dans cette sphère séparée de la vie, le temps cesse d'être vécu de façon active et passive ; il devient une simple matière première qu'il faut exploiter de manière optimale : " Le temps, c'est de l'argent. " Chaque seconde est comptée, chaque pause-pipi est un tracas, chaque brin de causette un crime contre la finalité de la production devenue autonome. Là où l'on travaille, seule de l'énergie abstraite doit être dépensée. La vie est ailleurs - et encore, parce que la cadence du temps de travail s'immisce en tout. Déjà les enfants sont dressés en fonction de la montre pour être " efficaces " un jour, les vacances servent à reconstituer la " force de travail ", et même pendant les repas, les fêtes ou l'amour, le tic-tac des secondes résonne dans nos têtes.

Dans la sphère du travail, ce qui compte n'est pas tant ce qui est fait, mais le fait que telle ou telle chose soit faite en tant que telle, car le travail est une fin en soi dans la mesure même où il sert de vecteur à la valorisation du capital-argent, à l'augmentation infinie de l'argent pour l'argent. Le travail est la forme d'activité de cette fin en soi absurde. C'est uniquement pour cela, et non pour des raisons objectives, que tous les produits sont produits en tant que marchandises. Car ils ne représentent l'abstraction argent, dont le contenu est l'abstraction travail, que sous cette forme. Tel est le mécanisme de la machine sociale autonomisée qui tient l'humanité moderne enchaînée.

Et c'est bien pourquoi le contenu de la production importe aussi peu que l'usage des choses produites et leurs conséquences sur la nature et la société. Construire des maisons ou fabriquer des mines antipersonnel, imprimer des livres ou cultiver des tomates transgéniques qui rendent les hommes malades, empoisonner l'air ou " seulement " faire disparaître le goût : tout cela importe peu, tant que, d'une manière ou d'une autre, la marchandise se transforme en argent et l'argent de nouveau en travail. Que la marchandise demande à être utilisée concrètement, fût-ce de manière destructrice, est une question qui n'intéresse absolument pas la rationalité d'entreprise, car pour elle le produit n'a de valeur que s'il est porteur de travail passé, de " travail mort ".

L'accumulation de " travail mort " en tant que capital, représenté sous la forme-argent, est la seule " signification " que le système de production marchande moderne connaisse. " Travail mort " ? Folie métaphysique ! Oui, mais une métaphysique devenue réalité tangible, une folie " objectivée " qui tient cette société dans sa poigne de fer. Dans l'acte sempiternel de la vente et de l'achat, les hommes ne s'échangent pas comme des êtres sociaux conscients d'eux-mêmes, ils ne font qu'exécuter comme des automates sociaux la fin en soi qui leur est imposée.

 

L'ouvrier se sent auprès de soi-même seulement en dehors du travail ; dans le travail, il se sent extérieur à soi-même. Il est lui-même quand il ne travaille pas et, quand il travaille, il ne se sent pas dans son propre élément. Son travail n'est pas volontaire, mais contraint, travail forcé. Il n'est donc pas la satisfaction d'un besoin, mais seulement un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail. Le caractère étranger du travail apparaît nettement dans le fait que, dès qu'il n'existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste.
[Karl MARX], Manuscrits de 1844

 

Extrait du point 5, « Le travail, principe social coercitif » du Manifeste contre le Travail du groupe allemand Krisis.

 

 

Ayant érigé l’argent en fin, on ne travaille plus pour soi ou pour être reconnu, on travaille pour gagner sa croute et consommer. Depuis les années 80 nous sommes entrés dans une société d’abondance. Sauf rares exceptions, il n’est plus vrai, comme l’affirmait Bastiat en 1850, que les valeurs faites, les réalités, tombent moins facilement dans le tablier de dame Offre, que les valeurs fictives de l’imagination dans le tablier de dame Demande. La réalité dépasse la fiction. L’offre est telle qu’elle crée des besoins avant même qu’ils n’aient été satisfaits. La pénurie est maintenue artificiellement grâce à l’argent-roi qui maintient la dépendance, la soumission et l’exploitation d’une majorité envers une minorité. Dans sa folie émancipatrice nombriliste, l’humanité prend ses rêves pour réalité. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Nous ne travaillons plus pour produire ou satisfaire des besoins vitaux. Nous travaillons pour consommer, pour gagner, pour combler nos envies particulières illimitées… Envies traduisant bien plus un mal-être qu’un bien-avoir.

 

Pour terminer, quelques extraits du texte de [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin

 

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre.

 

En privilégiant l’hédonisme sur l’austérité laborieuse, le consumérisme fournit des armes à la contestation de ce travail qui était l’essence de la production. Son utilité sociale, sa contribution au confort et à la satisfaction des besoins prioritaires parut secondaire en regard du salaire grâce auquel s’obtenait le droit de fréquenter les bazars du bien-être plébiscité.

 

Menacé dans ses prétentions démesurées par le consumérisme critique comme il l’avait été précédemment par les revendications prenant pour cible la productivité, le profit entra dans une stratégie de repli. Délaissant les secteurs où il s’amenuisait, il découvrit dans la gestion du capital accumulé un terrain propre à le faire fructifier sans encombre. Rien ne l’y peut contester que sa propre inflation. Le système économique dont nous sommes tributaires depuis des millénaires meurt dans le délire de son autonomie absolue, comme un Dieu résiliant tout engagement envers les hommes qui avaient eu la faiblesse de le créer.

 

Voir aussi : http://infokiosques.net/travail & ECOCLASH

 

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 12:05

Issu du formidable document de Didier LACAPELLE (ECOTHEURGIE) : Manuel d’antiéconomie, p. 104. A lire absolument !

 

A la subvention au profit (article précédent) s’ajoute des phénomènes de redistribution des pauvres vers les riches. Sa justification théorique est l’ «effet de ruissellement». Selon ce principe, l’Etat doit favoriser les riches car ceux-ci, plus enclins à l’initiative économique, créent plus facilement de la richesse, et cette richesse ruisselle par leurs consommations en bas de l’échelle. Il y a plus d’inégalités mais les pauvres sont plus riches en termes absolus. Cette idée est fondée sur le principe erroné que l’initiative économique crée des revenus. De plus, l’effet de ruissellement n’a jamais été démontré et bute sur une réalité plus simple : quand on prend de l’argent aux pauvres, ils sont encore plus pauvres.

 

 Les économistes nomment la redistribution des pauvres vers les riches : effet «Mathieu», et la voient un peu comme une curiosité. C’est en réalité une politique : l’Etat met en place de véritables mécanismes rentiers.

 

 Le loyer est une rente «vraie» créée par la loi. Beaucoup de profits ressemblent aussi à des rentes, parce que le propriétaire de l’entreprise ne travaille pas lui-même, comme c’est le cas des actionnaires.

 

*

 

 On pourrait associer le mécanisme de privatisation au socialisme d’intérêt privé. Mais la privatisation ne vient pas simplement renforcer le profit, elle crée la possibilité du profit.

 

La privatisation est la condition initiale de l’émergence du capitalisme. On rappellera la phrase de Proudhon : « La propriété c’est le vol. » Elle correspond assez bien au mécanisme de privatisation d’un bien collectif. Ainsi on peut dater les débuts du système capitaliste anglais du moment de la privatisation des prés communaux, ayant entraîné la révolte des « enclosures ». Les paysans ont été chassés des prés communaux comme sont chassés aujourd’hui les paysans des Andes. Le même principe a oeuvré à la dépossession de leurs terres des indiens d’Amérique ou les palestiniens au début du 20ème siècle. La légitimation se fait par la création d’un « titre de propriété » au bénéfice du nouveau «propriétaire».

 

 La privatisation de biens collectifs concerne également des entreprises, comme celles qu’ont acheté au rouble symbolique les oligarques russes sous Eltsine, s’octroyant au passage le monopole du gaz ou de l’exploitation de la forêt russe. De même, tout mécanisme de privatisation d’entreprise entraîne une création de profits soutirés par l’acheteur au contribuable. C’est assez flagrant avec les sociétés d’autoroute. Il s’agit typiquement d’une activité pour laquelle la concurrence n’existe pas ou peu – il n’y a jamais deux autoroutes concurrentes sur le même trajet, tout au plus des alternatives globalement non concurrentielles comme les petites routes ou le train – et dont le caractère de service empêche toute possibilité d’innovation. La privatisation d’une telle société n’a aucun intérêt pour le public. Il s’agit typiquement d’une redistribution inégalitaire.

 

 Les entreprises capitalistes supportent des coûts que ne connaissent pas les entreprises publiques monopolistiques : dividendes à verser aux actionnaires, coûts liés à la concurrence, problèmes d’échelle. Elles arrivent parfois à compenser dans l'industrie par une meilleure utilisation du progrès technique, mais sont démunies dans les services, où les innovations sont rares.

 

 Malgré cela les assurances sont toutes privées. De plus, certaines polices sont obligatoires, comme l’assurance habitation ou l’assurance automobile, assurant un marché aux assureurs. Les fonds de pension remplacent avantageusement l’assurance vie puisque désormais le bénéficiaire ne peut plus réclamer que les intérêts. Le capital ne lui appartient plus, mais est conservé par le fonds. De plus, le versement d’intérêts n’est pas garanti et est suspendu si le portefeuille concerné n’est pas bénéficiaire.

 

 La gestion du régime général de sécurité sociale par certaines mutuelles leur octroie de la part de l’assurance maladie une remise de gestion par assuré très supérieure à leur coût réel. Le crédit d’impôt mutualiste pour que les revenus situés entre le plafond de la CMU complémentaire et ce plafond majoré entraîne une subvention des organismes d’assurance maladie aux assureurs complémentaires privés.

 

 Les marchés publics organisent des avenants sans appels d’offre, évincent des PME sur des critères d’effectifs, financiers et d’expérience (selon les termes du code des marchés public en vigueur jusqu’à fin 2008) permettant à certaines entreprises de s’assurer des profits sans réelle mise en concurrence. Les concessions de service public organisent une forme de rente aux titulaires des marchés. Les secteurs de la formation ou du recrutement privé bénéficient de ponts d’or de la part de l’Etat pour simplement faire de la sous-traitance, plus chère, avec des résultats inférieurs. Mieux que les concessions, le régime des partenariats public-privé ne les limite pas dans le temps. Dans ce cadre, l’Etat remboursera les loyers, prendra en charge le risque commercial et d’exploitation, tandis que l’entreprise concernée empochera les profits. Les événements sportifs sont payés par la collectivité au profit des entreprises qui obtiennent les marchés. Les sommes sont d’ailleurs souvent dépensées sans que l’investissement soit pérenne.

 

*

 

 Le droit intellectuel organise également une forme de redistribution inégalitaire.

 

 Le salarié n’est jamais payé de son travail au-delà du mois considéré. Dans le meilleur des cas, il bénéficie d’un intéressement au résultat sur un à trois ans. Les chanteurs sont encore rémunérés trente ans plus tard pour la chanson qu’ils ont écrite en deux heures. Parfois ce sont les maisons de disques qui ont les droits de chansons qu’elles n’ont pas écrites.

 

 Les OGM permettent de rendre les plants stériles, ce qui assure de vendre des semences au producteur chaque année. On octroie des brevets sur des biens qu’on pouvait croire dans le domaine public. L’utilisation de plantes de la médecine traditionnelle est parfois interdite quand un laboratoire pharmaceutique a déposé un brevet sur le principe actif. * Les aides financières aux riches sont le pendant pour le particulier des subventions aux entreprises.

 

 Des déductions d’impôts sont octroyées en plus des versements de la CAF aux familles qui embauchent des assistantes maternelles à domicile. Les gains réalisés à l’étranger, les successions sont défiscalisées dans beaucoup de pays. Les créances non recouvrables possédées par les particuliers font l’objet de déductions fiscales contre abandon de celles-ci. Ceci est une assurance gratuite fournie aux rentiers par l’Etat. Les dirigeants d’entreprise bénéficient de « parachutes dorés ». Les autres salariés peuvent être embauchés sous des statuts qui ne donnent pas droit à la moindre indemnité. Les écoles de « l’élite » sont financées par tous. Beaucoup de ceux qui ont un revenu ainsi subventionné trouvent par contre scandaleux que l’on continue de verser l’assurance chômage ou l’aide sociale.

 

L’Etat s’endette plutôt que de collecter l’impôt nécessaire ou de frapper la monnaie qui lui permettrait de réaliser les dépenses prévues. Les intérêts de la dette sont payés aux riches prêteurs, grâce à l’impôt de l’ensemble des français. Ce qu’on nomme profit ne résulte donc plus de la seule activité marchande, mais également des subventions et de la redistribution inégalitaire. Ce qu’on nomme encore capitalisme sert seulement à cristalliser un rapport hiérarchique en simulant un marché de biens.

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 11:55

Issu du formidable document de Didier LACAPELLE (ECOTHEURGIE) : Manuel d’antiéconomie, p. 100. A lire absolument !

 

Le socialisme passe par l’appropriation collective des moyens de production. Dans sa version étatique, c’est l’Etat qui devient propriétaire. Les principes sociaux-démocrates laissent au privé la propriété des entreprises mais organisent une certaine redistribution du pouvoir d’achat en faveur des salariés pauvres et des chômeurs. Le socialisme d’intérêt privé compense les baisses de profits en transférant des ressources collectives aux entreprises. L’intervention de l’Etat ne se fait pas sur un mode d’ « appropriation collective », comme le prévoit la théorie marxiste, mais sur un mode de « subvention collective ». L’Etat se porte garant de la pérennité d’un système capitaliste lorsqu’il bute sur ses difficultés naturelles. Cela se traduit par des exonérations de charges diverses et d’impôts, des emplois subventionnés, des subventions directes, ou une couverture assurantielle automatique des pertes d’exploitation.

 

Les subventions à l’emploi sont présentées comme une mesure de soutien à l’emploi, car il est exigé que les pauvres travaillent. En termes économiques, si le coût unitaire d’une personne embauchée (salaires et charges) est supérieur au chiffre d’affaire supplémentaire généré, l’embauche de cette personne entraîne une perte d’exploitation. La subvention permet de couvrir le déficit, et même de fournir une marge à l’entreprise.

 

 On parle parfois d’ « effet d’aubaine », l’entreprise touchant parfois des aides pour un emploi qu’elle aurait créé de toute façon. Il s’agit des embauches rentables qui seraient des passagers clandestins. Le phénomène étudié ici est celui des passagers réguliers : l’entreprise génère peu ou pas de chiffre d’affaires supplémentaire et la communauté lui paye son profit.

 

Les subventions à l’installation sont un pur cadeau financier, sans lien avec l’emploi.

 

Des assurances d’Etat garantissent le chiffre d’affaires de certaines professions. Ainsi la COFACE assure gratuitement les contrats des entreprises françaises à l’étranger. Quand l’Arabie saoudite n’a pas payé des chars Leclerc après les avoir reçus, GIAT Industries a été indemnisé par l’Etat français. Des compensations automatiques ont été organisées pour la profession agricole en cas de surproduction détruite, de sous-production, de jachère, etc.

 

Des aides diverses sont versées et des exonérations d’impôts sont proposées ou accordées aux entreprises du cinéma, des jeux vidéo, de l’industrie agro-alimentaire, aux restaurateurs et aux buralistes (TVA). Les médecins bénéficient de tarifs garantis et de prises en charge collectives pour certains investissements. Des exonérations d’impôt sur les sociétés ont été proposées par le président Sarkozy pour pousser au regroupement en pôles des entreprises de technologie.

 

Il peut y avoir étatisation temporaire : l’Etat protège le capital d’une entreprise déficitaire en la rachetant. Lorsque de nouveaux produits sont développés, lorsque de nouveaux gains de productivité surviennent, l’entreprise peut redevenir excédentaire et l’Etat la restitue alors au privé. On retrouve ici un peu l’adage « socialisation des pertes, privatisation des profits ». La banque britannique Northern Rock, secouée par la crise du crédit immobilier dite crise des « subprimes », a été nationalisée en février 2008, après 5 mois de subventions massives du gouvernement. Le retour de la banque sous statut privé une fois sa situation améliorée était annoncée dès le début de l’opération. Il faut noter que c’est un retour en arrière imprévu par la théorie marxiste. Pour elle, l’Histoire a un sens et une fois le socialisme en place, on ne rebrousse pas chemin. * Pour illustrer l’ancienneté du phénomène d’abondance dans les pays dits développés, on peut observer que sans les subventions, les différents secteurs de l’économie seraient déficitaires !

 

Le secteur primaire est internationalisé et ne permet pas de réelle spécialisation. Il est très fortement concentré. Et il ne peut pas avoir recours au remplacement qualitatif des produits par le progrès technique. On ne remplace pas les bananes par des super bananes. La surproduction y est globale depuis les années 50. L’idéologie d’Etat promouvant la pratique intensive a accéléré cet état de fait. Les petits producteurs ont été éliminés, les prix se sont effondrés, le taux de profit avec. Les revenus sont devenus largement indépendants de la production et socialisés par des subventions multiples.

 

L’industrie bénéficie d’aides multiples depuis les années 80, malgré l’innovation qui rend possible les gains de productivité des machines et le renouvellement des produits.

 

Le secteur tertiaire est subventionné depuis le début parce qu'il n'existe pas vraiment de clientèle solvable, que les gains de productivité sont peu ou pas possibles et que les services produits ne sont pas améliorables. On peut améliorer une voiture, pas vraiment une assurance, comme une banane. Les emplois subventionnés sont notamment tous les services d’aide à la personne, dits de « tiers secteur ». Il s’agit également des revenus des professionnels de santé par le biais de l’assurance maladie. Il s’agit enfin de toutes les mesures sectorielles, comme celles mises en place en faveur des buralistes ou des restaurateurs.

 

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 11:55

Ce qu'il faut savoir en 5 minutes...

Le Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment (NAIRU) est le taux de chômage minimum qui n'accélère pas l'inflation. C'est un concept très présent dans les travaux des économistes. Ses traductions françaises sont bien moins parlantes que sa version anglo-saxonne: taux de chômage d'équilibre (rare) ou taux de chômage structurel (plus courant, bien que rarement explicité).

Le concept est issu des travaux d'un économiste: en 1958, William Phillips montre qu'historiquement, on observe une relation inverse entre augmentations salariales et chômage. Quand l'emploi se fait rare, les salariés sont sous pression et modèrent leurs velléités. La menace du chômage rend plus docile... C'est ce que semble montrer la Courbe de Phillips

La découverte fait florès, les travaux se succèdent. En 1968, Milton Friedman, économiste monétariste (libéral), introduit le Taux de Chômage Naturel. Il y aurait dans la société un taux de chômage en dessous duquel les gouvernements ne devraient pas essayer de descendre, car alors, leurs efforts seraient vains et ne conduiraient qu'à relancer l'inflation. Trop peu de chômage serait mauvais pour la lutte contre l'inflation...

Le NAIRU est introduit en 1975 par Lucas Papademos et Franco Modigliani. Il vise à priori à nuancer la brutalité du "mur de Friedman". A un niveau élevé, on pourrait lutter contre le chômage, mais en se rapprochant du NAIRU, les risques augmenteraient de voir l'inflation se relancer. Problème: où se situe le NAIRU? Les économistes sont bien incapables de le calculer avec précision! Pourtant, ils ne se privent pas de l'utiliser régulièrement...

Dans les années 60 et surtout 70, les profits des entreprises sont érodés par une inflation qui augmente et un rapport de force en leur défaveur (encore accru après les mouvements sociaux post 68). Les détenteurs de patrimoines et les prêteurs de capitaux sont pénalisés par une inflation à deux chiffres. L'offensive du courant économiste libéral (à partir de la fin des années 60) va arriver à point nommé pour renverser la vapeur.

Le NAIRU et le chômage qui l'accompagnent vont devenir une variable d'ajustement permettant de faire pression sur les conditions du marché du travail. Celui-ci redevient globalement défavorable aux salariés en même temps que le chômage augmente, en particulier au cours des années 80 et 90. En 20 ans, la part de la richesse nationale qui revient aux salariés recule en France de 10% par rapport à celle allant aux détenteurs de capitaux. Les conflits du travail (grèves principalement) diminuent de 86% en 20 ans. Le chômage et la précarité créent de la peur et modifient les termes de la négociation employeurs-salariés. Sur la même période, l'inflation officielle a chuté considérablement... pendant que le chômage augmentait non moins considérablement!

Le NAIRU est aujourd'hui extrêmement utilisé. Sur Google, tapez NAIRU et vous obtiendrez plus de 170 000 pages. Allez sur le site du Sénat, et vous y trouverez en effectuant une recherche plusieurs dizaines de documents utilisant ce concept. L'Organisme de Coopération et de Développement Économique (OCDE) qui est une institution éminemment influente de par ses recommandations économiques, réalise de nombreuses estimations du NAIRU. Sur le site de la Banque Centrale Européenne (BCE), gardienne de l'Euro, pas moins de 200 documents avec ce terme vous seront servis. Normal car la BCE a pour UNIQUE OBJECTIF la lutte contre l'inflation (c'est défini dans ses statuts). Selon l'OCDE et et BCE, le taux de chômage qui stabilise l'inflation en Europe serait aujourd'hui de l'ordre de 10%... En 1997, les NAIRU estimés pour chaque pays pouvaient être considérables (jusque 19% de la population active en Espagne!)

ET POURTANT, EN AVEZ-VOUS DEJA ENTENDU PARLER?

L'essor au cours de la dernière décennie de la sphère financière a renforcé l'obsession de la lutte contre l'inflation. Les profits financiers sont allergiques à l'inflation, car celle-ci érode la valeur de l'argent... de ceux qui en détiennent beaucoup!

Ceci explique notamment que le NAIRU soit un concept aussi présent dans les travaux et les recommandations des économistes, surtout lorsque ceux-ci exercent des fonctions importantes au sein d'établissements financiers privés...

Le chômage est toujours présenté comme un "Fléau", un "Cancer", contre lequel tous jurent de mener combat. L'emploi est la priorité du gouvernement, cela fait des décennies que nous entendons cela. Mais un phénomène aussi durable et massif dans le temps ne peut exister sans un choix délibéré. L'explication selon laquelle le problème serait un manque de croissance est fallacieuse. Celle qui vise actuellement à stigmatiser les chômeurs en les rendant en quelque sorte responsable de leur sort est cynique... En laissant supposer que le chômeur est un fraudeur et un profiteur, on renverse la charge de la preuve et on fait diversion en dédouanant le système de toute responsabilité, et encore plus de toute intentionnalité.

La régulation de l'économie par l'inflation a été remplacée par une régulation par raréfaction de l'emploi. La croissance potentielle visée par la BCE inclut dès le départ l'hypothèse d'un taux de chômage supérieur au NAIRU. Le volant statistique de chômeurs correspondant au NAIRU est dès le départ exclu, il est considéré comme "non mobilisable" puisque priorité va à la lutte contre l'inflation.

Le chômage un Fléau? Sans doute pour ceux qui le vivent ainsi que pour les salariés qui en ressentent la pression. Mais cette enquête sur le NAIRU montre que le chômage est avant tout un outil de pression sur le marché du travail. Un chômeur travaille pour ainsi dire, et à son insu, à tirer l'inflation vers le bas. L'utilisation opérationnelle du NAIRU lui attibue au moins ce rôle, sans le lui reconnaître officiellement bien sûr. Car le NAIRU n'est pas vraiment politiquement correct. Ce qui explique sans doute son absence du débat public qui contraste singulièrement avec son omniprésence dans les travaux des économistes.

Affirmer que le chômage est voulu et planifié est sans doute "hérétique". Pourtant, les indices réunis ici constituent un faisceau de preuves très dense et cohérent. Par ailleurs, quand c'est un des créateurs du concept de NAIRU, prix Nobel d'Économie, qui le déclare et le dénonce, c'est qu'il y a sans doute quelque vérité dans cette hérésie. Ceci implique certainement un changement radical de nos représentations et l'impératif de demander des comptes à nos dirigeants et représentants ainsi qu'à ceux qui les conseillent et orientent leurs politiques.

Article est issu du site Inflation, Monnaie, Finance

 

Lire également La hausse tendancielle du taux d’exploitation, surtout l’annexe 1 et 2.

 

Le raisonnement consiste à dire que le salaire réel (déjà on parle de salaire et pas de chômage) augmente plus vite que la productivité d'une entreprise. Pour survivre, cette entreprise est donc "obligée" d'augmenter ses prix, jusqu'à retrouver un taux de marge suffisant. On se sert d'une équation qui supprime les prix pour corréler le niveau de salaire à la productivité. C'est l'équation la plus illustrative du taux d'exploitation croissant à productivité croissante tant dénoncé par les marxistes.

 

La fin de l'annexe 2 se termine par "Le Nairu représente aussi le « taux de chômage n’augmentant pas la part salariale », celui en dessous duquel la répartition des revenus risque d’être remise en cause par la progression des salaires. On pourrait tout aussi bien parler d’une théorie du « taux d’exploitation d’équilibre », d’autant plus élevé que le taux de chômage et les gains de productivité sont élevés, à condition que ces derniers ne se répercutent pas pleinement sur les salaires."

 

Donc il existe un seuil de chômage en dessous duquel il ne faut pas passer sinon c’est l’inflation!!! Fort comme raccourcit non?

 

 

Ces deux articles sont issus du site ECOPHILOPAT, recueil d’articles bien structurés pour penser autrement.

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 10:38

Ancien chef d’une grosse entreprise du bâtiment, Pierre Lantermoz (président du tribunal de commerce de Saint-Etienne) est en prise directe avec le quotidien des entreprises. Au fil des audiences, il constate une augmentation alarmante des dépôts de bilan, qui touchent désormais les grosses entreprises de la région.

FRANCE-SOIR. Le nombre de liquidations a-t-il augmenté depuis le début de l’année ?




PIERRE LANTERMOZ.
Au 6 mars, nous avons eu 143 procédures de redressement ou de liquidation judiciaire concernant 1.098 salariés, contre 62 en février 2008 concernant 159 salariés. Le nombre de procédures a déjà doublé et le nombre d’employés concernés a été multiplié par sept ! Des chiffres qui donnent une orientation pour l’année à venir. Pour faire face à l’augmentation du nombre de dossiers, nous allons passer de un à trois juges en matière de prévention.


Vous traitez donc davantage de grosses entreprises ?

Oui, la bascule s’est faite pendant le dernier trimestre 2008. Les grosses entreprises de 40 à 100 salariés tombent les unes après les autres. Il y a des ruptures de charge de travail allant de 50 à 80 %… C’est affolant. Nous avons eu le cas d’une entreprise d’éléments de machines textiles de 46 salariés. En novembre, elle n’avait plus de travail que pour 16 d’entre eux et pour 6 en février. Elle a été contrainte de licencier. Avant, nous avions principalement de jeunes et petites entreprises.


Quels sont les secteurs les plus touchés ?

A Saint-Etienne et dans son agglomération, les restaurants, les petits commerces, l’immobilier sont touchés. Les plus pénalisés étant les transporteurs, gros et petits, les sous-traitants du bâtiment et surtout de l’automobile, et la mécanique en général. En fait, cette crise n’est pas sectorielle, elle touche tout le monde et nous n’avons aucune visibilité.


La situation va-t-elle encore se dégrader ?

C’est sûr. Je ne pense pas qu’un redressement soit possible dans les mois qui viennent. Le retour de la confiance et la relance de la croissance arriveront plus tard.


Le plan de soutien aux entreprises lancé par le gouvernement peut-il être efficace ?

Le plan de soutien est une bonne chose, mais cette crise est un gouffre sans fond, personne ne sait où ça va s’arrêter. Cette année, plus de 10 % des entreprises déposeront le bilan. C’est un véritable effondrement de l’économie.


Comment vivez-vous ces audiences en tant que juge, en tant qu’ancien chef d’entreprise ?

Je suis sincèrement malheureux face au désarroi des entrepreneurs. Après une défaillance, souvent on voit ce que l’on appelle les « 3D » : dépôt de bilan, divorce et dépression. L’entrepreneur n’a droit à rien, contrairement aux salariés, et se retrouve démuni. Au tribunal, nous prenons le temps de les écouter, parfois ils s’accrochent à nous comme à un frère. Humainement, c’est très dur. Nous sommes inquiets et craignons des suicides pour certains d’entre eux, très fragilisés par la situation.

 

Source: France-Soir

 

Placez maintenant cet article en vis-à-vis avec ceux-ci:

 

GBL: GBL augmente son dividende malgré des dépréciations de 1,5 milliard

 

Belgacom: Belgacom majore son dividende de 5%

 

France télécom: Les objectifs de 2008 sont atteints, dividendes de 1,40 euros par actions & France Télécom va supprimer 17.000 postes d'ici à 2008

 

Solvay: Solvay se prépare à résister en 2009

 

AIG: AIG offre des bonus… aux responsables de sa chute


Lire aussi: Les entreprises françaises s'endettent pour compenser la hausse des dividendes
Le poids des dividendes s'est accru de 38% en 10 ans, incitant les entreprises à financer leurs investissements par l'emprunt plutôt que par l'épargne.

Licenciements massifs, faillite, misère, crise, restructurations, privations nécessaires… et, moins fort, en bas de page, une hausse des dividendes pour les actionnaires?! Heureusement, c'est tellement visible, actuel et mondialisé qu'on en parle… Voyez la Suisse qui rouspète suite aux pressions de levée de secret bancaire car elle risquerait de perdre des milliards d'euros. Milliards à mettre en parallèle avec, par exemple, les malheureux millions fournis par les pouvoirs publics wallons pour soutenir les PME dans leur demande de crédits pour investissements à long terme. Voir Caisse d'investissement wallonne pour relancer le crédit.

 

Il n'y aurait pas un problème?

 

Toujours convaincu que les altermondialistes sont des doux-dingues? Toujours convaincu que

- les révoltes en Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion sont sans fondement?

- les soulèvements populaires en Equateur, Vénézuela, Bolivie, Paraguay envers l'impérialisme économique (Brésilien & Étasunien) ne sont que beaucoup de bruit pour rien?

- les manifestations et crises de la faim dans une majorité de pays africains juste une mauvaise passe?

- le terrorisme et les mouvements radicaux (FARC de Colombie, Hamas de Palestine, MEND du Nigeria, Zapatistes du Mexique, Islamistes d'Asie du Sud-est, etc.) sont à combattre par la force?

- les grèves suite aux coupes rases d'un secteur privé toujours plus gourmand et répondant à la seule logique d'optimisation par les coûts sont un mal nécessaire?

- les crises sanitaires et agricoles un peu partout dans le monde sont le prix du progrès?

 

C'est ça la mondialisation! Nous sommes tous de la même famille. Syndicats, islamistes, paysans, communistes, autochtones, altermondialistes, faucheurs d'OGM, nous faisons tous partie de la même famille. Déambuler dans les rayonnages du culte marchand professant sa liturgie libérale et publicitaire c'est démolir le monde. C'est affecter la vie de vos enfants, de nos enfants, des enfants du monde et de l'humanité.

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1) Manuel d’anti-économie

2) Transition écologique & économique

3) Le retour du puritanisme au travail

4) Le désir comme désir de l’Autre

5) La Décroissance, l’Argent et Moi

6) Argent, Richesse, Valeur

 

Vie Pratique, Autonomie

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2087 : fin du fer
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2158 : fin du charbon

Notre planète n'est pas infinie. On le sait. Ses ressources sont limitées et ne peuvent satisfaire ad vitam eternam les exigences voraces de milliards d'êtres humains.

Nous devons anticiper la pénurie proche des matières premières en vivant tout simplement autrement. Sinon des guerres terribles risquent d'éclater dans un futur proche à la surface de tout le globe pour l'accaparement des gisements restants, atomisant les villes et faisant un carnage parmi les populations. Cela en moins d'une petite génération!

Si nous voulons éviter le pire, retroussons nos manches! Une nouvelle civilisation reste à inventer, ici et maintenant, plus propre, plus économe, plus respectueuse et dont l'objectif premier soit réellement le bonheur de tous et non le profit égocentrique de quelques uns au détriment de tous les autres.

Voir échéancier des ressources exploitables sur le site Terre sacrée.
(1) D'après Science et Vie hors série N° 243, construire un monde durable, de Juin 2008. http://www.mondedurable.science-et-vie.com 

Freemen

Freemen est un réseau de blogs, dont les auteurs sont convaincus que :
• le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique
• s’attaquer sérieusement à ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de «croissance».



Au delà, comme le nom “Freemen” l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut sur son blog. L’ensemble de ces contenus doit petit à petit former une nouvelle “chaîne”, un nouveau “journal”, chacun parlant de politique, mais aussi, d’art, de ciné, de tout.

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