Bon à savoir

- Le total des actifs financiers (crédits et spéculations) atteint 6,7 fois le PIB mondial!

 

- Dans le Pacifique Nord, les courrants océaniques charient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme 6 fois la France.


- Seuls 1,6% des dépenses militaires ou 4,3% des subventions agricoles sont nécessaires pour assainir les besoins en eau de 80% des Africains.


- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres (600 millions de personnes).


- Les pays en développement, qui subissent durement les dérèglements climatiques, ont produit moins de 20% des 350Gt (giga tonne) de CO2 accumulé dans l’atmosphère depuis 1850, alors qu’ils représentent 80% des terriens.


- Pour la banque mondiale, de 2006 à 2008, les prix alimentaires ont augmenté de 85%. Dans les pays pauvres, les dépenses alimentaires représentent 60 à 90% des budgets des ménages…


- La production d'un kilo de bœuf nécessite autant d'eau qu'une douche (débit de 18 litres par minute) quotidienne de 5 minutes pendant 2 ans.


- En Europe, chaque tête de bétail est subsidiée à plus de 2 euros par jour, soit un peu plus que le revenu journalier des 2/3 de la population mondiale.


- Un plein de 50 litres de bioéthanol correspond à  250 kg de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.


- Par an, les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique.


- L'élevage industriel consomme autant de céréales qu'Indiens et Chinois réunis (moitié de la population mondiale).


- D'autres chiffres ici

 

Présentation

  • : Démocratie? Ou Ploutocratie?
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  • : Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)
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Citations & Livres

Notre époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre. [Raoul VANEIGEM] Nous qui désirons sans fin


A travers le voile de notre vision rationnelle, la lumière du Réel se brise, et la transforme en une autre vision, comme la lumière du soleil dans la pluie donne l'arc-en-ciel. L'homme, devenu conscient du soleil, comprendra l'arc-en-ciel d'une facon différente. Mais celui qui aura le courrage de tourner le dos à ce qui n'est que l'arc-en-ciel, verra le soleil lui-même. L'homme ressent en lui-même et en son monde, la promesse d'une Réalité qui, à l'origine de son développement rationnel, se cache.

[Karlfried GRAF DÜRCKHEIM]  La percée de l'être ou les étapes de la maturité


L'écologie extérieure sans écologie intérieure n'est qu'illusion. Si intérieurement, l'esprit est mu par des violences passionnelles, cela se traduira inévitablement en comportements extérieurs. Intérieur et extérieur sont interdépendants. Sans un changement intérieur de mentalité et de relation, vouloir un changement à l'extérieur est illusoire.

[Denys RINPOCHE]

L'économie politique a placé sur un podium quelques-unes de nos dispositions naturelles les plus vilaines : le matérialisme, l'esprit de compétition, la gloutonnerie, la vanité, l'égoïsme, la myopie intellectuelle et la toute bête cupidité.
[Hazel HENDERSON] cité par Fritjof Capra dans
Sagesse des sages

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles.

[Christian ARNSPERGER]
Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

Notre siècle de rationalité matérialiste, de pesanteur minérale, de substances toxiques largement répandues, d'une science presque totalement asservie au profit, a porté atteinte au monde sensible qui constitue l'enveloppe vivante et vitale de notre planète. Il semble que ce ne soit qu'à l'aune du sacré que nous pourrions mesurer l'ampleur de notre responsabilité. "J'entends par sacré ce sentiment humble où la gratitude, la connaissance, l'émerveillement, le respect et le mystère s'allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des être très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force."

[Pierre RABHI] Conscience et environnement

Comme une rivière crée les berges qui la contiennent, l'énergie en quête de vérité crée sa propre discipline sans aucune forme de contrainte; et comme la rivière trouve la mer, l'énergie trouve sa propre liberté.
[Jiddu KRISHNAMURTI]
Le sens du bonheur

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

[GHANDI]


Richesse c'est pouvoir. C'est le pouvoir d'acheter; c'est un droit de commandement sur tout le travail d'autrui.
[HOBBES]


Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme
[RABELAIS]


Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami; Mieux vaudrait un sage ennemi

[Jean de la FONTAINE]

Chaque fois que l'humanité est amputée d'une de ses langues, une de ses cultures, un de ses peuples, ce sont ses propres enfants qui deviennent orphelins d'une partie d'elle même.
[Patrick BERNARD] www.icrainternational.org

Les paradis fiscaux ne sont pas qu'un phénomène marginal réservé à quelques milliardaires, quelques affairistes et beaucoup de mafieux. C'est, au contraire, « une infrastructure essentielle de la finance internationale ». Christian Chavagneux & Ronen Palan


La richesse se mesure au nombre de choses que nous pouvons laisser intactes

[THOREAU]

 

Tonnes CO2/personne/an

2 = capacité d'absorption de la terre
4 = moyenne mondiale (2 fois trop)
8 = émission moyenne d'un Européen (4 fois trop)
20 = émission moyenne d'un Américain (10 fois trop)
0,09 = émission moyenne d'un Burkinabé
0,06 = émission moyenne d'un Ethiopien

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Lundi 6 juillet 2009

La question du nucléaire vient enfin de faire un pas en avant. Constitué à la demande du ministre fédéral de l'Energie Paul Magnette, le Gemix, un groupe d'experts belges et étrangers, a rendu hier un rapport préliminaire sur la manière d'envisager le futur énergétique belge. Pas de décision définitive de la part de cette commission mais des pistes que le gouvernement belge devrait tenter de suivre à l'heure du choix. Et la plus claire d'entre elles, est la recommandation de ne plus construire de centrales nucléaires sur le territoire belge. Parce qu'un nouveau réacteur gonflerait trop le poids de l'atome dans le mix et que son prix ne ferait qu'accentuer la pression à la hausse sur les prix de l'électricité.

«On peut imaginer que le gouvernement suivra cette recommandation qui reste dans la logique d'une sortie définitive à terme du nucléaire, observe Paul Magnette. Quant à savoir s'il faudra prévoir des délais plus longs pour la fermeture des différents réacteurs, c'est une question secondaire.» En période préélectorale depuis le printemps 2007, le monde politique belge n'a jamais osé trancher la question de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires belges liée à une loi de 2003.


Mais la première échéance de fermeture étant fixée à 2015 pour trois des sept réacteurs, il faut une décision rapide. Parce qu'Electrabel, son propriétaire, attend de savoir s'il doit intervenir pour une prolongation ou une fermeture. Mais, dans tous les cas, il demande une réponse pour la fin de cette année. Le gouvernement fédéral l'a promise. Mais le Gemix lui laisse toutes les portes ouvertes. Le maintien du calendrier actuel, une prolongation de 10, voire de 20 ans. Réaliste? «Non, réplique Jan Vande Putte, expert en énergie chez Greenpeace. Ces centrales d'ancienne génération ne sont pas capables techniquement de supporter une vie de 60 ans. Il y a un risque.»

 

Hier également, la Creg et les producteurs d'électricité Electrabel et SPE-Luminus ont campé sur leurs positions à la commission Economie de la Chambre. Le régulateur accuse les producteurs d'avoir intégré les quotas de CO2, pourtant reçus gratuitement, dans leurs prix sur le marché de gros. Non-sens, ont répondu Jean-Pierre Hansen et Ludo Sterckx, qui prétendent pour leur part que les calculs de la Creg sont inappropriés, les prix étant le résultat de la rencontre entre l'offre et la demande. Selon la Creg, les deux producteurs auraient engrangé à tort 1,5 milliard d'euros de «windfall profit» entre 2005 et 2008.

 

Source : L’Echo 01/07/2009, Le Nucléaire n’a plus d’avenir en Belgique.

 

Voir aussi section ENERGIE.

 

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Vendredi 3 juillet 2009

Cet article est le résumé d'une conférence et d'un séminaire donné par François Houtart à Fribourg.

Séminaire : "50 ans de révolution cubaine - quelles leçons à tirer" ?




François Houtart, qui a visité Cuba une cinquantaine de fois depuis 1953, a brièvement analysé les 50 ans de la révolution socialiste cubaine, ses exploits et ses difficultés, la nécessité de se défendre face aux menaces externes et internes et de la manière exceptionnelle de survie dans les furies économiques et sociales, provoquées par l’impérialisme nord-américain et, surtout, après la débâcle du camp socialiste et l’extinction de l’URSS. Il a souligné le fait que la révolution cubaine n’a pas seulement transformé les structures sociales et politiques, mais aussi les mentalités. Il ne s’agit pas d’idéaliser la Cuba révolutionnaire, qui est ni le paradis, ni l’enfer, mais de s’étonner de la continuité du processus révolutionnaire et de s’interroger sur les défis futurs. Pour les jeunes cubains aujourd’hui, cela va de soi que la santé et l’éducation sont gratuites, qu’il y a onze fois plus de médecins et d’infirmières qu’en 1959, que la mortalité enfantine a baissé de 60 à 5,3 pour mille et que l’espérance de vie a augmenté de 19 ans. Houtart ne croit pas à une trahison de cette pensée et à un retour vers le capitalisme.


Les leçons à tirer pour arriver à un socialisme approfondi : l’importance de l’éducation populaire, les valeurs comme sa solidarité internationale (Cuba envoie plus de médecins dans le monde que l’OMS), les efforts constants de formation politique (fidèle à la pensée de José Martí) et l’importance d’un cadre de valeurs éthiques, comme la solidarité, la dignité, l’amour.

La ministre chargée d’affaires de la République Bolivarienne du Venezuela, une des 20 participantes du séminaire, a insisté à plusieurs reprises que sans l’exemple de Cuba, la révolution bolivarienne du Venezuela n’aurait pas eu lieu.

Conférence publique : "Après le capitalisme - Quelles alternatives"

Comme Samir Amin, François Houtart insiste sur le fait que la crise financière se construit sur un système qui était déjà en crise et que toutes les crises (financière, économique, alimentaire, énergétique et sociale) sont liées entre elles et liées à la même logique, la logique du système capitaliste qui est basée sur l’accumulation du capital et le profit maximum, l’exploitation du monde avec l’intérêt du capital comme moteur de l’économie et l’appât du gain comme seule fin.

La crise financière, prévisible, s’inscrit dans la logique d’une économie libéralisée, dominée par le capital financier. Il s’agit d’une crise globale. Elle n’est qu’un épiphénomène d’une crise beaucoup plus profonde. Houtart donne des exemples exhaustifs et effrayants par rapport à la crise alimentaire, climatique et énergétique, exemples puisés dans ses innombrables voyages sur les trois continents (voir version longue online de ce résumé). Il cite le rapport de M. Nicolas Stern de la Banque Mondiale qui stipule que si les choses continuent ainsi, d’ici la moitié de notre siècle, on aura entre 150 et 200 millions de migrants climatiques, et qu’il nous reste dix à quinze ans pour prendre des mesures. Après, la situation sera irréversible.


Houtart dénonce ensuite le fait que les solutions proposées ne sont pas des solutions réelles, mais des voies qui permettent aux mêmes pouvoirs économiques de dominer le secteur de l’énergie et de continuer avec un modèle qui permet de faire des gains extrêmement rapides sur les revenus du capital. Face à la consommation totalement irresponsable de l’énergie, on n’essaye pas de changer, mais on cherche à continuer avec le modèle du capitalisme pour essayer de résoudre un problème qu’il a créé lui-même ! Si l’Europe consacrerait toute sa terre arable à la production d’agrocarburants, elle ne couvrirait que 10-15% de sa consommation actuelle, ce qui ne suffirait même pas à couvrir l’augmentation de la demande dans 10 à 20 ans. Elle exige donc que les autres continents sacrifient des millions d’hectares. Houtart dénonce la destruction de millions d’hectares arables par des pesticides pour planter des palmiers, par exemple. La biodiversité disparait, on chasse des millions de petits paysans avec l’aide de l’armée et des paramilitaires. Il revient sur l’absurdité d’appeler les agrocarburants des «biocarburants», alors qu’ils n’apportent pas la « vie » (bios en grec), mais la mort (Frei Betto, théologien de la libération, les appelle les « nécrocarburants »).


Pour le capitalisme, les coûts sociaux et environnementaux n’entrent pas dans les calculs économiques. Ce sont des externalités, sauf quand ces dégâts commencent à affecter le taux de profit ! C’est donc la logique même du capital qui est à l’origine de chacune de ces crises ! Il ne suffit pas de dénoncer les abus et les excès, de dénoncer un capitalisme sauvage, comme s’il existait un capitalisme humain. Comme dans son ouvrage en 2005, Houtart réclame que nous délégitimions ce système, qu’il faut trouver des alternatives sérieuses, et pas seulement des régulations, comme par exemple vider les caisses de l’Etat pour sauver les banques !

C’est ici qu’il commence à aborder les alternatives. Pour parler d’un socialisme du XXIe siècle, François Houtart propose quatre grands axes :


1. l’utilisation renouvelable des ressources naturelles, avec leur contrôle collectif et un usage rationnel, excluant leur privatisation ;
2. la valorisation de la valeur d’usage sur la valeur d’échange, ce qui constitue le centre de la doctrine économique du socialisme et sa contradiction fondamentale avec le capitalisme
3. une démocratie généralisée, non seulement dans le champ politique, avec l’adoption d’une démocratie participative, mais aussi dans le champ économique et dans toutes les institutions (par exemple l’eau, qui a été privatisée pendant 20 ans à Paris, redevient aujourd’hui un bien public).

4. la multiculturalité. Pour construire une société nouvelle, toutes les cultures, tous les savoirs traditionnels, les diverses philosophies et religions peuvent contribuer à l’éthique nécessaire à la poursuite des objectifs. Le monopole de la culture occidentale ne peut pas continuer. C’est aussi cette culture qui a porté le système capitaliste.

Il faut (re)construire des utopies, non comme des illusions mais comme des éléments, petits et grands, qui sont réalisables concrètement, qui n’existent pas aujourd’hui, mais qui pourraient bien exister demain.


Il ne faut toutefois pas oublier l’immédiat. Des réformes sont nécessaires : 30.000 personnes meurent aujourd’hui ! Mais pas simplement des réformes pour adapter, pour rendre plus humain le système, mais dans le cadre d’une prise de conscience des acteurs pour transformer et remplacer le système actuel.


Une fois de plus, François Houtart cite l’Amérique Latine comme modèle intéressant : «C’est le seul continent où nous sommes passés des résistances aux alternatives !» (Cfr.
Vent nouveau en Amérique Latine) La marche des indigènes sur Bogota, la conscience politique de ces gens qui risquent la mort au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, beaucoup moins au Brésil, au Paraguay. Et toujours, l’exemple de Cuba. Ces économies donnent des pistes dans les domaines culturels, économiques, etc. L’ALBA, la Banque du Sud, le Petrocaribe, etc. se traduisent en politiques concrètes. Grâce aux méthodes de Cuba appliquées en douze mois, le Venezuela a été reconnu par l’Unesco comme le seul pays du continent avec Cuba à avoir éliminé l’analphabétisme. Il est clair que nous ne sommes pas sortis du capitalisme. Certains le reprochent aux leaders du Sud. Pour François Houtart, c’est un manque de pensée dialectique : nous nous trouvons devant des réalisations nouvelles qui ne sont peut-être pas parfaites mais qui montrent que c’est possible d’avancer. Les porteurs de ce grand projet et de cette utopie sont les mouvements populaires.


Après avoir vu, analysé, jugé, il s’agit maintenant de commencer à travailler. Pourtant, Houtart nous met en garde: « Chaque petite chose doit être effectuée dans la perspective de la grande utopie, d’une transformation de la logique du système dans lequel nous sommes, sinon elle va être absorbée par le système. L’action doit se situer à court terme (par exemple avoir nationalisé l’eau à Paris), à moyen terme (par exemple la taxe Tobin ou l’abolition des paradis fiscaux, etc) et à long terme, en fonction de nos quatre grands axes. »


François Houtart, docteur en sociologie, professeur émérite de l’Université Catholique de Louvain, fondateur du Centre Tricontinental et de la revue Alternatives Sud. Prêtre marxiste, proche de la théologie de la libération, membre du comité international du Forum Social Mondial.

 

Source: Andrea Duffour pour Cuba Si


Lire aussi Communisme, Cuba, IDH & développement durable
et Le mythe du capitalisme à visage humain  

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Mardi 30 juin 2009

Obama a beau être charismatique, il reste à la tête d’un État impérialiste de moins en moins crédible. Extrait du dernier article de Michel Collon.

 

République bananière soumise pendant des décennies aux diktats de la United Fruit Company (bananes Chiquita), le Honduras a été dans les années 80 utilisé comme base arrière étasunienne pour soutenir la contre-révolution au Nicaragua et entretenir des guerres sales en Amérique centrale qui ont ravagé la région, notamment au Salvador.

 

Lorsqu'en août 2008, contre toute attente le président Manuel Zelaya, à peine élu, décide d'incorporer le Honduras à l'ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques), il s'oppose frontalement aux visées hégémoniques étasuniennes sur le sous-continent américain et aux forces rétrogrades dans son propre pays. En effet, l'ALBA est un projet d'intégration continentale de libération qui favorise l'unité des peuples en plaçant la lutte contre la pauvreté et les injustices sociales au centre des préoccupations.

 


Le Honduras s'apprêtait ainsi à construire un projet politique alternatif tournant le dos au néolibéralisme, et mettant en place des réformes démocratiques structurelles, d'où le projet de changement constitutionnel qui devait être soumis ce dimanche 28 juin à la population.

 

L'attaque du pays le plus faible et le plus fragilisé de l'ALBA, le jour même de l'intégration de l'Équateur dans l'alliance (ce qui fait basculer le rapport de force en Amérique latine en défaveur des intérêts étasuniens) ne peut être un hasard.

 

Le putsch n'aurait pu se passer sans l'aide des services spéciaux des USA. L'armée hondurienne est liée au Commandement Sud de l'armée américaine dont les conseillers militaires jouent un rôle essentiel. Le principal aéroport militaire US de la région se trouve sur le sol hondurien, et ce en toute illégalité puisqu'aucun accord officiel n'a été signé entre les deux pays.

 

La tradition étasunienne du putsch militaire pour renverser un gouvernement qui s'oppose à leurs intérêts est bien connue des peuples latinos. Est-elle en train d'être réactivée ? En tout cas pour l'instant, le Président Barack Obama est bien timide!

 

Lire la suite sur Michel Collon.info

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Lundi 22 juin 2009

Nous sommes actuellement dans l’œil du cyclone, il fait calme, on va prendre des vacances et tout reprendra en septembre… C’est, du moins, ce qu’en disent les médias et nos grands penseurs internationaux.  Le G20 à déjà sorti toute son artillerie lourde de sortie de crise.

 

Pour vous faire une idée, selon Bloomberg, le gouvernement US a déjà dépensé 3,2 trillions (1000 milliards) de dollars et serait prêt à aller jusqu’à 7,7 trillions pour relancer la machine infernale. Or, la somme totale de toutes les grosses dépenses US de son histoire (guerre du Vietnam, d’Irak, plan Marshall, etc.), ramené aux taux d’inflation actuel, s’élève à 3,5 trillions. Si encore cela s’avérait utile ! Malheureusement, ce petit jeu, consistant à donner aux banques ce qu’elles veulent, n’a absolument pas solutionné les problèmes de l’économie réelle : resserrement du crédit avec pour conséquence des pertes d’emploi et des faillites.

 

Pour se faire une idée, il y a aussi les deux derniers rapports (N°35 & 36) du GEAB (Global Europe Anticipation Bulletin) titrés respectivement « Quand le monde sort définitivement du cadre de référence des soixante dernières années » (voir figure) et « Les trois vagues scélérates de l'été 2009 ». Le numéro 35 insiste sur la perte de point de repères et d’indicateurs fiables contrairement aux annonces optimistes mondiales. L’équipe du GEAB nous conseille d’ailleurs de revoir le film Matrix pour « réfléchir aux conséquences de la manipulation des capteurs et indicateurs d’un environnement sur la perception de cet environnement. »

Dans le numéro 36, le GEAB souligne que l’été 2009 va voir la convergence de trois vagues destructrices: chômage, faillites, mort du Dollar et de la Livre.

 

Idem pour le G20 ou l’Europe ! « Chaque pays est représenté par son Ministre des Finances et son Gouverneur de Banque Centrale, auxquels sont rattachés plusieurs centaines de Hauts Fonctionnaires, choisis pour leurs parfaites convictions néolibérales au sein des administrations nationales et internationales.(…) personne ne peut devenir ni le Gouverneur d’une Banque Centrale ni le Ministre des Finances d’aucun des pays membres… sans avoir été coopté par les banquiers commerciaux ou par les assureurs (qui généralement sont actionnaires des banques les plus importantes). » (Source : G20: no chance for any change!)

 

La référence dollar touche à sa fin. Son remplacement est de plus en plus souvent évoqué par les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). La Chine avance l’usage de Droits de Tirages Spéciaux (DTS) du FMI, basé sur un panier de monnaies et permettant d’équilibrer les balances commerciales en déficit ou en excédant entre nations. Bye-bye l'escroquerie américaine, bonjour celle des pays BRIC(1). En 2002 par exemple il a été calculé que le dollar avait rapporté 400 milliards aux États-Unis rien que parce que c’était la devise internationale. Cela fait longtemps que les États-Unis vivent à crédit, mais il semble, cette fois, qu'ils ont été trop loin. Le monde en a ras-le-bol de travailler pour un client qui ne paye pas ou plutôt qui paye en « monnaie de singe et actifs toxiques ».

 

Le seul précipité de force du dollar réside dans sa détention par un nombre de créanciers encore trop nombreux. Tous tentent de s’en débarrasser au plus vite, achats massifs de terres (Cfr. Pays pauvres à vendre), de matières premières (la Chine a fait son stock), achat d'or, de devises refuges... Voyez par exemple ce fait divers 134 milliards dans une valise à la frontière Italo-suisse! Ou encore cette fameuse vidéo circulant sur YouTube concernant la « perte » de 9000 milliards de dollars à la Fed. Y aurait-il suffisamment d’arbres sur terre si nous devions réellement imprimer ces 9000 milliards en billets papier ? Pour une analyse plus technique et pointue, l’article Analyse marchés : on ira pas plus haut ! dénote, entre autre, une baisse de prix des bons du trésor Américain, source principale de financement du gouvernement US. Autre signe : l’hilarité générale des étudiants de l’Université de Pékin provoquée par l’annonce de Timothy Geithner (secrétaire d’État au Trésor américain) sur la sécurité des avoirs Chinois en Bons du Trésor américain. (Examiner/Reuters, 02/06/2009)

 

La mort du dollar ne se fera pas sans heurt. De « non négociable », le mode de vie américain va devenir « peu enviable ». Tous les grands empires ont une fin : Incas, Grecs, Romains… Tous les grands dogmes ont aussi une fin : l’argent est rare, la monnaie est neutre, tous les profits son bon pour la nation ou encore, la confiance ne se rétabli pas à grand coup de milliards !

 

Grave ? Oui ça l’est… mais certainement pas plus grave que ce qui nous attend dans un avenir qui se fait chaque jour de plus en plus proche… Voyons le bon côté des choses, puisque les beaux discours (Mitterrand), avertissements (Reeves, GIEC), rapports (Stern), protocoles (Kyoto) et accords internationaux ne suffisent pas, une sérieuse crise n’est-elle pas le meilleur moyen de nous faire revenir à la réalité ? Cette crise économico-financière est une mise au pas forcée du monde pour qu’il comprenne que son système de valeur dominant est caduc et hypocrite. Un système de valeur « hors sol », totalement déraciné des réalités humaines et naturelles. Malheureusement ce sont encore les plus faibles et les plus démunis qui vont en pâtir.


Note:
(1) Plutôt que de baser les DTS sur un panier de monnaies dominantes il serait plus juste et durable de les baser sur un panier de matières premières et services les plus échangés au niveau international. Une « Trade Reference Currency (TRC) » du type
TERRA, qui tente de minimiser les intérêts nationaux et approcher au mieux les échanges mondiaux majoritaires de biens et services.

 

Source :

Le monde : L'hégémonie du dollar est attaquée de toutes parts

Rue 89 : Jusqu'où l'État américain peut-il s'endetter ?

Contreinfo : La prochaine tempête sur le dollar

GEAB 35 : Quand le monde sort définitivement du cadre de référence des soixante dernières années

GEAB 36 : Les trois « vagues scélérates » de l'été 2009

 

Lire aussi :

* Vers une dislocation géopolitique mondiale

* Après le 15 août 1971 de Nixon, voici le 18 mars 2009 d'Obama

* James ROBERTSON: « pour une réforme monétaire adaptée à l'ère de l'information »
*
OBAMA au pays des « portes tournantes » de la Haute Finance Américaine

 

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Mardi 16 juin 2009

Quelques extraits d’un article sur la peste porcine tiré du site GRAIN.ORG

 

Un système alimentaire qui tue : La peste porcine, dernier fléau de l’industrie de la viande

 

Cela fait des années que les experts avertissent que le développement des grandes fermes d’élevage industriel en Amérique du Nord ont créé un foyer idéal pour que puissent émerger et se répandre de nouvelles souches de grippe extrêmement virulentes. « Parce que les élevages fortement concentrés ont tendance à rassembler d’importants groupes d’animaux sur une surface réduite, ils facilitent la transmission et le mélange des virus », expliquaient des scientifiques de l’agence nationale des instituts de santé publique américaine (NIH).[2]  Trois ans plus tôt, Science Magazine avait sonné l’alarme en montrant que la taille croissante des élevages industriels  et l’usage répandu des vaccins qui y est fait accéléraient le rythme d’évolution de la grippe porcine.[3] C’est la même chose avec la grippe aviaire : l’espace surpeuplé et les conditions insalubres  qui règnent dans ces élevages permettent au virus de se recombiner et de prendre de nouvelles formes très aisément. Quand on en est à ce stade, la  centralisation inhérente à l’industrie garantit que la maladie est disséminée partout, par l’intermédiaire des matières fécales, de la nourriture animale, de l’eau ou même des bottes des ouvriers.[4] Et pourtant, si l’on en croit les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), «  il n’existe pas de système national officiel de surveillance pour déterminer quels sont les virus les plus répandus dans la population porcine américaine.”[5] La situation est la même au Mexique.

 

(…)Il faut noter ici que l’un des ingrédients courants de l’alimentation animale industrielle est ce qu’on appelle les «  déchets de volaille », c’est-à-dire un mélange de tout ce qu’on peut trouver sur le sol des élevages intensifs : matières fécales, plumes, litière, etc.(…)

 

Les élevages industriels sont de véritables bombes à retardement pour les épidémies mondiales. Et pourtant, il n’existe toujours pas de programmes qui permettent d’y faire face, ni même de programmes indépendants de surveillance des maladies. Personne parmi les gens haut placés ne semble s’en soucier et ce n’est sans doute pas un hasard que ces fermes soient souvent situées parmi les communautés les plus pauvres, qui paient très cher pour faire entendre la vérité. Pis encore, nous dépendons tellement de ce système aux limites de l’explosion pour une bonne part de notre alimentation que la tâche principale des agences gouvernementales de sécurité alimentaire semble être désormais de calmer les peurs et de s’assurer que les gens continuent à manger. Smithfield est déjà au bord de la faillite et était la semaine dernière en train de négocier sa reprise avec la plus grosse entreprise d’agroalimentaire de Chine, COFCO.[17]

 

Entre temps, l’industrie pharmaceutique fait fortune avec la crise. Le gouvernement des Etats-Unis a déjà fait une exception d’urgence dans son système d’autorisation pour permettre de traiter les malades de la grippe avec des antiviraux comme Tamiflu et Relaxin plus largement que cela n’était prévu. Excellente nouvelle pour Roche, Gilead et Glaxo Smithkline qui détiennent le monopole sur ces médicaments. Mais chose encore plus importante, une nuée de petits producteurs de vaccins comme Biocryst et Novavax voient la valeur de leurs actions crever le plafond.[18] Novavax essaie de convaincre à la fois le CDC et le gouvernement mexicain qu’il est capable de fournir un vaccin contre la grippe porcine dans un délai de 12 semaines, si les règlements encadrant les tests restent souples.

 

Au niveau international, l’expansion des élevages industriels doit cesser et faire machine arrière. Ces fermes sont des foyers de pandémies et continueront à l’être tant qu’elles existeront. Il ne sert probablement à rien de réclamer un changement complet de la stratégie mondiale menée par l’OMS. En effet, l’expérience de la grippe aviaire montre que ni l’OMS ni l’OIE, ni la plupart des gouvernements ne sont disposés à être fermes avec l’agriculture industrielle. Une fois de plus, ce sont les citoyens qui vont devoir réagir et se protéger eux-mêmes. Partout dans le monde, des milliers de communautés luttent contre les élevages industriels. Ce sont ces communautés qui sont en première ligne de la prévention contre la pandémie. Ce dont nous avons besoin à présent, c’est de transformer ces luttes locales contre les élevages industriels en un vaste mouvement mondial pour abolir ce système d’élevage.

 

Mais le désastre de la grippe porcine au Mexique révèle également un problème de santé publique plus vaste : Les menaces pour la sécurité des consommateurs qui font partie intégrante de notre système alimentaire industriel sont exacerbées par une tendance générale à privatiser complètement les soins de santé, ce qui a réduit à néant la capacité des systèmes publics à apporter des réponses adéquates en cas de crise, et par des politiques encourageant les migrations vers des mégalopoles où les politiques de santé publique et d’assainissement sont déplorables. (L’épidémie de grippe porcine a frappé Mexico, une métropole de plus de 20 millions d’habitants, précisément au moment où le gouvernement a coupé l’approvisionnement en eau d’une bonne partie de la population, en particulier les quartiers les plus pauvres.) Le fait que la surveillance des épidémies soit confiée à des cabinets-conseils privés, que les gouvernements et les agences des Nations Unies puissent garder le silence et ne pas divulguer l’information, que nous soyons obligés de dépendre d’une poignées d’entreprises pharmaceutiques  pour soulager nos souffrances, avec des produits certes brevetés mais seulement à moitié testés, devraient nous indiquer que rien ne va plus. Ce n’est pas seulement de nourriture que nous avons besoin, mais de systèmes de santé publique qui aient un véritable agenda public et soient responsables devant le public.

 

Un scénario qui ressemble à s’y méprendre au système bancaire : centralisation, surproduction, monoculture… Comme l’affirme Bernard LIETAER dans l’article La monnaie, à l’image des écosystèmes : plus de diversité S.V.P. !, trop d’efficacité (de concentration) empêche la résilience d’un système. C’est-à-dire sa capacité à se régénérer en cas de problème. Eh bien c’est exactement ce qui nous arrive avec les banques et l’alimentation… et dans bien d’autres domaines… Plutôt que de casser les gros morceaux en plusieurs petits on nous sort : « Too big to fail ! ». He bien nous, on va être « trop con to survive ». A force de ne voir que le sommet, le plus beau, le plus grand, le plus fort, on en oublie la base. Base qui, par sa diversité intrinsèque, permet au sommet d’émerger.

 

Relisez le DOGME 3 de ce site, voire même le formidable bouquin de Junon MONETA (Le néolibéralisme ? Un très vieux système… Pourquoi faut-il le combattre ?...) pour vous rendre compte à quel point on se fourre le doigt dans l’œil : « Ce sont les exclus, les atypiques, les farfelus et les hurluberlus en tout genre qui feront évoluer notre mode vie ». p. 97.

 

La théorie des avantages comparatifs est certainement une des plus grosses erreurs de la théorie économique. Elle empêche la diversification et l’autonomie des peuples. A terme, elle est mortifère.

Par Ploutopia - Publié dans : Animaux - Communauté : Freemen
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Samedi 30 mai 2009


L'amarante, aussi appelée "queue de renard" ou "blé des incas", l'un des aliments les plus anciens du monde, défie Monsanto…

Si ce n’est pas un signe ça… Le blé des incas face au blé du monde moderne ! Aussi symbolique que l’effondrement des « twin towers » ! La lutte anti-amarante va-t-elle supplanter celle du terrorisme ? fléau que l’on sait ô combien dangereux et menaçant (comme le H1N1) pour notre sécurité, notre santé et nos petites vies pépères d’homme blanc bien pensants…

 


 



 

Le blé des incas

Le « blé » du monde moderne

Nom scientifique: 

Amaranthus retroflexus (photo ci-dessus)

Monsanto

Nom vernaculaire:

Amarante, biteku teku, queue de renard, blé des incas

Nécroto, Céréale Killer, Debt & Hunger, India Suicide, Private army, Life destroyer, etc.

Famille:

Amarantacées

Ploutocrates

Type:

Herbe

Arrogant

Couleur:

Vert

Rouge sang

Age:

Quelques milliers d’années

Une centaine d’année tout de même !

Taille:

Maximum 3 mètre

Croissante même en période de crise : Bénéfice record pour Monsanto fin 2008

Origine:

Plateaux andins

Chigago, deuxième centre industriel des Etats-Unis, fixe les prix du blé et du soja aux Etats-Unis.

Encrage à la Terre:

Maximal, enracinement profond

Nul

Exigences:

Minimales (sol pauvres, peu d’eau)

Maximales (déstructurations, délocalisations, surveillance)

Résistance:

Maximale, bonne résistance aux maladies et aux parasites

Bonne sous conditions draconiennes (semi, humidité, irrigation, drainage, épandage, récolte), sans quoi c’est… la mort. 

Composition:

* Teneurs élevées en acides aminés et divers nutriments (calcium, phosphore, fer, potassium, zinc, vitamine E et complexe vitaminique B).

* Richesse en lysine (un acide aminé plutôt rare dans les céréales)

Roundup, Glyphosate, PCB, Agent orange, 2.4.5-T, Posilac, Pyralène, Terminator, Yielgard, dioxine, hormone de croissance, rGBH

Vertus:

* Apports nutritionnels conséquents qui pourraient résorber les problèmes de scorbut et de kwashiorkor
* Bénéfique pour les malades du VIH. La lysine permettrait à l’organisme de lutter contre le virus de l’herpes génital, en inhibant sa croissance et sa multiplication.
Plus d'infos: L’amarante contre la malnutrition en Afrique?

Néant. Absence totale de sens moral, de bonté, d’empathie, d’ouverture d’esprit, de respect de la vie, etc.

Plus d'infos:

Fiche technique

Fiche technique

Et aussi quelques articles sur les

Biotechnologies et OGM




OGM : la menace des « super mauvaises herbes » s’amplifie

par Jean Étienne (Mondialisation.ca)

 

Cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s'étend à d'autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à la fois indésirable et envahissante…

 

En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l'est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite, n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis.

 

Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5.000 hectares ont été tout simplement abandonnés.


Comment en est-on arrivé là ?

Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup, un herbicide également produit par Monsanto. L’argument publicitaire de la firme repose sur le moindre coût représenté par le traitement d’une culture ainsi protégée contre un herbicide total auquel elle est devenue insensible, plutôt que de l’application d’un herbicide sélectif, plus cher à l’achat.

 

Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique à Winfrith (Dorset), il y aurait eu transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Bien que considéré comme très faible car n’ayant jamais été détecté lors d’essais, le risque ne serait cependant pas nul.

 

Pour Brian Johnson, généticien et chercheur britannique, spécialisé, entre autres, dans les problèmes liés à l’agriculture, la cause ne fait aucun doute. « Il n’est nécessaire que d’un seul évènement (croisement) réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est engendrée, la nouvelle plante est titulaire d’un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement, martèle-t-il. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »

 

La firme Monsanto ne nie pas le problème. Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision France24, Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces « super mauvaises herbes » (superweeds, un terme désormais souvent employé) peuvent être maîtrisées. Pourtant, un communiqué émanant directement de la firme annonce que les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique).

 
L’amarante vous salue bien…

En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère. Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher, comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.

 

D’autres cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley (Missouri), affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ce secteur représentait 80% de son commerce il y a peu. Aujourd’hui, la demande en graines traditionnelles est très forte et les grains OGM ont disparu de son catalogue.

 

Stanley Culpepper, spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, annonce que de nombreux agriculteurs américains sont en effet désireux de retourner à une semence traditionnelle, mais pas seulement à cause de la résistance des plantes parasites, car « l’utilisation des OGM devient de plus en plus chère et tout se joue sur une question de rentabilité », affirme pour sa part Alan Rowland.

 

Un manque flagrant de statistiques et d'informations

On pourra cependant déplorer le manque de précision des données statistiques permettant de quantifier la relation entre semences OGM, nombre de plants résistants apparus et quantité d’herbicide utilisé. En 2008 en effet, alors que les media agricoles américains relataient de plus en plus de cas de résistance, le gouvernement des Etats-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.

Entre autres, le programme de recherches statistiques sur les pesticides et les risques associés

 

 

Si certains pensent qu’on ne peut pas nourrir la planète sans Monsanto, il faut rappeler que l’occidental moyen utilise près de 6ha d’espace bioproductif / personne alors qu’il devrait se limiter à 2. Les 4ha supplémentaires injustement appropriés font l’objet d’un juteux commerce qui affame le reste monde impunément. En privilégiant les circuits court et le local on évite la pollution, les conflits, les déplacements de personnes, de matériel, de marchandises. En privilégiant une agriculture paysanne on prend soin des sols et de la terre, on ne détruit pas la pédofaune, on n’assèche pas, on n’érode pas, on n’appauvrit pas les sols, on émet moins de CO2, on réduit nos émissions de gaz à effet de serre de 20 à 40%.

 

Le jardinage bio évite toute sorte d’emballages, économise les chaînes du froid, le gaspillage des fruits et légumes défraîchis sur les étals, les pesticides, les engrais chimiques, les traitements spécifiques destinés à répondre aux impératifs de transport (irradiation des aliments,)…

 

Lire aussi :

Famine ou coup de baquette magique ?

OGM, une bénédiction pour la santé?

Le mythe des OGM

Par Ploutopia - Publié dans : OGM - Communauté : Freemen
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Vendredi 29 mai 2009

Entretien avec Jean-François NOUBEL

 

De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions...) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu’arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son autonomie monétaire. En termes techniques, après la généralisation de l’html (protocole informatique qui permet à n’importe quel ordinateur de se brancher sur internet) et de l’http (langage universel du web) qui ont transformé chaque citoyen planétaire en émetteur/récepteur d’informations (au moins potentiel), préparez-vous au prochain protocole du world wide web : appelons-le provisoirement htxx. Grâce à lui, chacun pourra bientôt devenir émetteur/récepteur de monnaies - ce qui va métamorphoser l’économie et la société, mais aussi nos vies et nos esprits. Nous avons interrogé l’un des membres du petit groupe qui prépare cette révolution.

Propos recueillis par Mélik N’Guédar



Nouvelles Clés : Avant les années 70, personne n’avait vu venir le micro-ordinateur et les bouleversements qu’il allait apporter. Dans les années 80, qui nous parlait d’Internet ? Aujourd’hui, vous dites que nous sommes à la veille d’un choc aussi grand, concernant non plus l’information, mais la monnaie ?


Jean-François Noubel :
Finement comprendre la monnaie est une expérience incroyable, quelque chose de l’ordre du film Matrix. On se libère des conditionnements du système, pour le contempler du dehors, dans ses structures fines. La plupart des échanges sont aujourd’hui monétarisés. La monnaie imbibe tout, nos psychés, nos comportements, bien au-delà de ce que nous imaginons. L’ensemble du monde actuel est modelé par la monnaie. Réaliser cela est très secouant. C’est du même ordre que découvrir la rotondité de la terre. On ne passe pas le déni, la colère, le marchandage, etc. Avant de pouvoir vous parler de l’arrivée des « monnaies libres » (open money), il est indispensable de comprendre deux ou trois choses sur notre système actuel.


Vous avez déjà joué au Monopoly, n’est-ce pas, avec des joueurs et une banque ? Si la banque ne donne pas d’argent, le jeu s’arrête, même si vous possédez des maisons. On peut entrer en pauvreté, non par manque de richesse, mais par manque d’outil de transaction, de monnaie. Dans le monde d’aujourd’hui, 90% des personnes, des entreprises et même des États sont en manque de moyens d’échange, non qu’ils soient pauvres dans l’absolu (ils ont du temps, des compétences, souvent des matières premières), mais par absence de monnaie. Pourquoi ? Parce que, comme dans le Monopoly, leur seule monnaie dépend d’une source extérieure, qui va en injecter ou pas. Il n’y a pas autonomie monétaire des écosystèmes.


Au Monopoly tout le monde commence à égalité. Puis, peu à peu, des déséquilibres s’introduisent. Si la banque décidait de faire payer la monnaie, avec taux d’intérêt, les déséquilibres s’accroîtraient encore plus vite, parce que, mathématiquement, l’intérêt évolue de façon exponentielle. Aujourd’hui, 95 % de la monnaie mondiale est payante. En moyenne, quand vous achetez un objet, le cumul des intérêts constitue 50% de son prix. Cette architecture fait que la moindre inégalité s’amplifie très vite : plus vous êtes riche, plus vous avez tendance à vous enrichir, plus vous êtes pauvre, plus vous avez tendance à vous appauvrir. Il y a un phénomène d’auto-attraction de la monnaie, quasiment comme la matière dans le cosmos. On parle de « loi de condensation », avec des boucles en feedback positif ou négatif.


Le premier a en avoir parlé, au XIX° siècle, est l’économiste Vilfredo Pareto, qui avait beaucoup voyagé et constaté que, quel que soit le système, 20% de la population humaine possédait en moyenne 80% des richesses. Le « principe Pareto » a montré que notre système monétaire n’était pas viable à long terme - tout le monde est d’accord là-dessus, même les dirigeants de l’US Federal Bank. C’est par nature un système à cycle court, où l’on doit régulièrement remettre les compteurs à zéro, par une crise grave, un crack général, une guerre. Ce système encourage fondamentalement le court terme, la compétition, la propriétarisation d’un maximum de choses, ressources, mais aussi savoir, espèces vivantes, etc.

Dans la métaphore du Monopoly, le décalage entre riches et pauvres s’accroît jusqu’à l’absurde, puisque finalement, le riche élimine les pauvres et, se retrouvant seul, ne peut plus jouer. Même s’il dit qu’il a « gagné », c’est un jeu à mort collective. Si vous faisiez jouer à ce jeu les dix sages les plus sages du monde, ils ne pourraient rien y changer, car tout dépend de la règle, c’est-à-dire de l’architecture intrinsèque du système, notamment en ceci : les joueurs dépendent d’une source extérieure qui leur fournit l’outil de leurs propres transactions et, ce faisant, leur dicte sa loi.

 

Lire la suite : Open Money : bientôt chacun créera sa propre monnaie

 

Le projet open money : http://openmoney.org/

Free-Currency ou monnaie libre : http://free-currency.over-blog.com/

 

 

Les engagements de Jean-François NOUBEL

 

Créer une organisation globale mue par la sagesse. Partout les moyennes et grandes organisations ont un cerveau reptilien au niveau collectif (cf. intelligence collective pyramidale. Elles agissent suivant les dynamiques du vivant archaïque : survivre, se reproduire, manger, conquérir, éliminer ou maîtriser l'adversaire, etc. La sagesse collective a toujours été accessible en petit groupe (cercles de sagesses, communautés spirituelles...), aujourd'hui le vivant social essaie de dépasser les limites du nombre (de participants) et de la distance (entre eux). Nous assistons à l'évolution de l'intelligence collective originelle vers l'intelligence collective globale?. Le travail de recherche en ISCC démontre cette tendance et cette possibilité. Plutôt que de simplement observer et en parler en tant que chercheur, je suis également engagé à faire de TheTransitioner.org une organisation globale mue par la sagesse. Il a suffit de faire voler un seul avion pour créer l'aviation, il suffit de créer une seule organisation globale « sage » pour aider l'évolution à s'engager dans cette voie. Il n'est de meilleure force que l'inspiration par l'exemple.

Développer le prochain système monétaire. L'argent, tel que nous le connaissons, contient en lui une architecture qui attise la rareté, la centralisation, la concentration, le secret, la propriétarisation. Issue de l'idéologie de la société victorienne, sa structure n'est plus adaptée aux besoins systémiques du monde d'aujourd'hui (harmonisation entre le local et le global, développement durable, économie du don, sagesse...). La monnaie va subir une évolution fondamentale et évoluer vers les « monnaies communautaires » (community currencies). Chaque collectif pourra créer ses propres monnaies pour sa place de marché. De la même manière qu'il y a aujourd'hui des millions de groupes de discussion, de blogs, de médias, de réseaux sociaux, il y aura des millions de monnaies destinées à faire circuler la richesse au sein de ces collectifs. Le projet open money auquel je participe a pour but de fournir toute la panoplie nécessaire à tout collectif pour se créer sa monnaie en quelques clics. Cela représentera l'évolution la plus importante pour l'humanité dans les prochaines années.

Communiquer, former, échanger. Que ce soit à travers internet ou les moyens classiques, communiquer, former, échanger est essentiel. Courant 2008 j'ai pour objectif de finir mon livre sur l'ISCC.

 

Par Ploutopia - Publié dans : MONNAIE - Communauté : Freemen
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Lundi 18 mai 2009

Bernard Lietaer travaille dans le domaine des systèmes monétaires depuis 30 ans. Après avoir exercé le métier de banquier central, il a été enseignant et consultant. Son livre, Le Futur de la monnaie, publié en 1999, a été traduit en 18 langues. À présent, après avoir écrit avec Margrit Kennedy Monnaies régionales, nouvelles voies vers une prospérité durable, il revient au pays pour mettre en oeuvre, en Flandre, une monnaie alternative !

Bernard Lietaer, comment voyez-vous la crise financière ?

Je la compare à une voiture sans freins avec laquelle on devrait traverser les Alpes. Peu importe où surviendra l’accident, il est inévitable. Ainsi, depuis 1975, notre système monétaire a connu 96 crises bancaires et 176 krachs monétaires. Il est, comme cette voiture sans freins, systématiquement instable. Qui ose le dire ? On parle des trous dans la route, on change de conducteur... Bref, toutes les solutions avancées sont des emplâtres sur une jambe de bois.

Quelle solution proposez-vous ?

Je préconise la création de monnaies complémentaires qui permettent de compenser les failles d’un système dominant et monopolistique. L’expérience des monnaies complémentaires existantes a montré qu’elles « respirent » en contre-cycle par rapport à l’économie en monnaie conventionnelle. Quand celle-ci se porte bien, les systèmes complémentaires restent marginaux. En période de récession, ils se développent parce qu’ils facilitent la poursuite de l’activité économique. Un bon exemple est le WIR, en Suisse. La Suisse est un État capitaliste assez conservateur. Cela n’a pas empêché une poignée d’entrepreneurs – ils étaient seize, en 1934 – de créer une monnaie complémentaire permettant aux entreprises membres de se faire crédit l’une à l’autre. 75 ans plus tard, les membres du WIR sont 75 000 et leur coopérative est devenue une banque. Il a été démontré que cet instrument joue un rôle important dans la stabilité de l’économie suisse.

Vous dites bien « monnaie complémentaire » ?

Oui, car je ne préconise pas une grande révolution, mais plutôt le développement de systèmes qui se développent spontanément en cas de récession. C’est en ce sens qu’une crise représente une opportunité. Je ne suis pas contre d’autres solutions comme les nationalisations ou la régulation, mais la régulation ne va pas supprimer les crises, elle ne peut qu’en réduire la fréquence. Quant à des transformations plus radicales, elles rencontrent la résistance des lobbies financiers, d’où la difficulté de les mettre en oeuvre. Donc, les monnaies complémentaires existent déjà ?

Oui, et ce n’est pas nouveau, même si on en entend peu parler. On ne compte plus aujourd’hui les systèmes à usage commercial de type « chèque repas », points bonus des grands magasins ou autres. Quant aux systèmes présentant une dimension sociale – banques de temps comme les services d’échanges locaux (SEL) ou les monnaies fondantes visant à favoriser l’économie sociale et les échanges locaux – il y en a au moins 5000 dans le monde, d’échelles différentes (1). En Allemagne, il y a 63 monnaies régionales dont 30 sont déjà opérationnelles, l’exemple le plus connu étant le Chiemgauer. Les Autrichiens sont aussi très actifs. Pour la France, on peut citer le SOL... Ces expériences dans les pays voisins sont plus facilement transposables à notre réalité que celles, fort intéressantes par ailleurs, des pays du Sud (2).

Quelles sont les conditions de leur succès ?

Pour pouvoir fonctionner au mieux, une monnaie – qui est une convention sociale basée sur la confiance – doit être gérée de façon rigoureuse et transparente. Ceci est vrai aussi pour les monnaies nationales ! Quand ce n’est plus le cas, comme aujourd’hui au Zimbabwe, la monnaie dévalue fortement. La valeur ajoutée des systèmes à vocation sociale, c’est leur impact sur la société. Toute technologie qui change les relations entre les gens a le pouvoir de changer la société : ce fut déjà le cas avec l’écriture, la voiture, l’ordinateur et Internet... La monnaie représente un réseau complexe où tout est interconnecté, c’est pourquoi on peut le comparer aussi aux écosystèmes et s’inspirer de leur fonctionnement.

On pourrait donc appliquer le biomimétisme à l’économie?

Effectivement ! Pour ma part, je me base sur vingt-cinq années de recherches menées avec des confrères américains (3) qui ont permis de comparer le flux de la monnaie à celui d’autres types de réseaux dynamiques comme la biomasse, les réseaux électriques ou le système immunitaire. Leur durabilité n’est possible qu’à certaines conditions. La recherche de l’efficacité a tendance à gommer la diversité et la richesse des interconnexions. Cela appauvrit le système, le rend plus vulnérable. La résilience, qui est fonction de la diversité couplée à l’interconnectivité, rend un système moins efficace, mais plus robuste. Entre ces deux pôles, on peut déterminer un point d’équilibre que nous avons nommé la « fenêtre de viabilité ». L’effet d’une monnaie parallèle est de revenir vers plus de résilience.

Les monnaies parallèles permettent-elles de combattre la pauvreté ?

Oui, car si la pauvreté est généralement définie  en termes de revenus, la richesse est, elle, plutôt évaluée en actifs, ce qui crée une distorsion. C’est tout le problème de la concentration du capital. Si l’on considère qu’à côté du capital financier il y a aussi le capital humain (la capacité de travail, la compétence...) et le capital social (les réseaux sociaux, l’entourage), on peut aider des pauvres à s’en sortir. C’est ce qu’a démontré la pratique de la microfinance, tout comme celle des monnaies complémentaires. Pour ma part, j’ai suggéré qu’en Inde on crée un outil d’épargne basé sur les arbres – qui croissent en taille, et donc en valeur, pour permettre à des petites gens de constituer une épargne (4).

... Et en Belgique ?

À présent, le gouvernement flamand s’intéresse à un projet qui pourrait démarrer à Anvers et à Gand, avant d’être étendu à d’autres régions. Je travaille à ce projet avec Netwerk Vlaanderen. Concrètement, il s’agira d’une carte à puce multifonction, qui permettra de comptabiliser des services entre entreprises ou particuliers, services commerciaux autant que sociaux. Nous voulons ancrer cette initiative dans des communautés existantes et être à l’écoute de leurs besoins, pour que cette initiative ne soit pas seulement top-down mais aussi bottom-up.

Un autre projet est à l’étude, avec un réseau de villes européennes, dont Bruxelles. Il s’agirait d’une monnaie « carbone », visant la réduction des émissions de CO2. Si la Région wallonne veut également se lancer, je suis à sa disposition !



Propos recueillis par Antoinette Brouyaux
du Réseau Financement Alternatif (RFA)
Article original repris sur Financité.be (magazine trimestriel du RFA)

Notes:

(1) Cf. notamment le dossier« Monnaies complémentaires » du
FINANcité Magazine nº 8.

(2) Bernard Lietaer et Margrit Kennedy, Monnaies régionales, de nouvelles voies vers une prospérité durable, éd. Charles Léopold Mayer, 2008.

(3) Bernard Lietaer, Robert Ulanowicz & Sally Goerner, « White Paper on the options for managing systemic bank crises », décembre 2008, étude disponible sur www.lietaer.com

(4) Marek Hudon et Bernard Lietaer : « Natural Savings : A New Microsavings Product for Inflationary Environments. How to Save Forests with Savings for and by the Poor ? », in Savings and Development, Fall 2006.

Par Ploutopia - Publié dans : MONNAIE - Communauté : Freemen
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Samedi 16 mai 2009

 


Oui, c’est politique et je n’aime pas trop en parler directement… A chacun de se faire sa propre opinion… Mais comme j’ai repris bon nombre de passages et propos de Marco VAN HEES sur ce blog (Cfr. section Belgique), je me dois de vous faire part de sa candidature aux Européennes. On dit qu’il ne faut pas voter pour des petits partis car se sont des voix perdues pour la « bonne cause » (Ecolo comme moins pire par exemple) mais si tout le monde raisonne de la sorte, comment espérer un changement ? Même si PTB n'atteint pas la majorité, nos votes peuvent donner le ton pour les autres partis...


 

 

J’imagine… Je suis au parc de Bruxelles. C’est plein soleil. Je m’approche de la camionnette de crèmes glacées pour acheter un cornet vanille-moka et il me semble reconnaître un type dans la file. Mais oui, c’est le Premier ministre... «Bonjour, Herman. Tant que je t’ai sous la main, tu sais qu’en appliquant un impôt de 2% rien que sur les 25 familles les plus riches du pays,il y aurait de quoi augmenter de 200 euros par mois les 200.000 pensions les plus basses.

- Monsieur, je viens vite me chercher un cornet vanille-fraise entre deux réunions, je n’ai pas le temps de discuter de vos élucubrations. Aujourd’hui, plus personne ne défend ce genre d’idées…

- Et ta sœur!»

Non, attendez, en tant que fidèle fonctionnaire, je ne me permettrais jamais d’être grossier envers un membre du gouvernement. Quand je dis «Et ta sœur» à Herman Van Rompuy, je lui parle vraiment de sa sœur, Tine Van Rompuy, qui, comme moi, est candidate PTB+ (enfin, moi je suis candidat) aux européennes. Et qui défend un impôt sur les grosses fortunes.

Je sais, vous allez dire qu’un fidèle fonctionnaire du SPF Finances, fut-il délégué syndical, n’écrirait pas sur son ministre un livre intitulé Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches. Eh ben, je suis navré de vous contredire: c’est précisément en tant que fidèle fonctionnaire, soucieux d’une bonne application des principes de justice fiscale, que j’ai écrit ce livre. Des principes dont «mon» ministre ne semble pas trop se soucier.

On a souvent traité le PTB d’extrémiste (aujourd’hui, les médias semblent abandonner cette manie) parce qu’il avance des idées en marge de l’idéologie dominante. Franchement, quand je vois que les holdings d’Albert Frère payent moins d’impôt que sa concierge, j’ai le sentiment que certains extrémistes ont leur cabinet rue de la Loi.

Depuis deux petites années, le PS a régulièrement dénoncé, justement, «l’homme qui parle à l’oreille des riches». (Entre nous, quelle clientèle pour mon livre, les cabinets et groupes parlementaires socialistes.) Je me souviens, après l’échec du PS aux législatives de 2007, Elio Di Rupo m’a invité à petit-déjeuner chez lui, à Mons, pour parler dudit livre. Il le trouvait «édifiant». Vous avez eu besoin de mon bouquin pour voir ce que votre partenaire de gouvernement fait aux Finances depuis 1999? lui ai-je répondu. «Les socialistes n’ont pas été assez vigilants», a-t-il convenu.

Ok, personne n’est à l’abri d’un petit assoupissement idéologique (même si, pour la social-démocratie, il dure depuis un bon siècle). Mais depuis? Reynders, même fragilisé politiquement, continue d’imposer son libéralisme antisocial aux partenaires gouvernementaux.

 

Il offre Fortis à BNP-Paribas aux frais des contribuables belges (c’est Le Monde qui l’écrit), alors que par leur débâcle financière, les banques privées ont prouvé elles-mêmes la nécessité d’une banque publique.

Il continue, malgré le déficit public, d’offrir des centaines de millions d’euros d’intérêts notionnels à quelques grandes sociétés qui ont mis en place des montages fiscaux pour abuser du système.

Il continue à nier le besoin vital de baisser la TVA sur l’énergie, mais n’hésite pas à réduire la TVA sur les restaurants. J’imagine déjà le slogan électoral: «S’il fait trop froid chez toi, va au Comme chez soi»…

A propos de banque publique, je vais vous raconter une petite histoire. En 1993, le PS accepte la privatisation de la CGER mais promet que l’Etat gardera 50% du capital. En 1998, au moment de céder… les dernières parts de la CGER à Maurice Lippens, l’argument est que la fusion Générale-CGER (au sein de Fortis-Banque) permettra de constituer la «grande banque belge», dont la création, dans le contexte de fusions bancaires de l’époque, avait souvent été envisagée, mais jamais réalisée. C’est même ce qui vaudra à Lippens son titre de comte. En 2009, fin de la petite histoireet de la grande banque belge: celle-ci est cédée à BNP-Paribas. Tout ça pour ça… (Cfr. « Les banques privées ont démontré l’utilité d’une banque publique » et « Fortis, voici pourquoi Renders doit démissionner »)

Depuis le jour où Fortis a bu la tasse, le PTB défend inlassablement la création d’une banque publique: faisons de Fortis une nouvelle CGER. Au PS ou chez Ecolo, certains francs-tireurs défendent la même idée, mais elle ne suscite pas l’enthousiasme des états-majors.

Lisez leur programme: il faut «réguler» le secteur bancaire. Mais ça, même la FEB le dit. Personnellement, si mon tigre de compagnie avait tué trois de mes enfants, plutôt que de le réguler en lui limant les griffes et les dents, j’envisagerais plutôt de l’échanger contre un chat siamois. C’est très affectueux, vous savez, un siamois. Plus qu’un tigre, même. Et ça se contente de boîtes Whiskas…

Ce combat pour une banque publique, ne le menons pas seulement à l’échelle nationale. Intégrons-le au débat sur l’avenir des services publics en Europe (Cfr. LE TRAITE DES PLOUTOCRATES). Au lieu de démanteler les services publics nationaux pour accroître le profit de quelques grandes multinationales européennes, pourquoi ne pas créer quelques grandes entreprises publiques européennes? Une grande entreprise publique européenne de la poste. Une grande entreprise publique européenne des transports. Et une grande CGER européenne.

Mais que laisser au privé, alors? Ben, je ne sais pas, moi… Les camionnettes de crèmes glacées, peut-être?

 

Marco Van Hees
Avril 2009

Site de Marco Van Hees : www.frerealbert.be

Site électoral du PTB+ : www.stopaucirquepolitique.be

Par Ploutopia - Publié dans : Belgique - Communauté : Freemen
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Jeudi 14 mai 2009

Avant de passer aux voies de sorties systémiques et messages d’espoir, il faut, être bien conscient d’une réelle polarisation des richesses entretenue par le système. Dans la même lignée que l’article précédent la question des banques publiques est encore posée. Nous terminerons par un choix qui s’impose de manière intemporelle mais qui s’impose aujourd’hui d’une manière vitale pour l’humanité.


A. POLARISATION DES RICHESSES

Imaginons la scène :

 

- d’un côté le « sommet », les 1000 milliardaires de la planète et tous ceux qui veulent le devenir... La planète compte aujourd’hui 793 milliardaires (en dollars), contre 1125 l’an passé. D’après le World Wealth Report 2007, la planète comptait 9,5 millions de millionnaires, possédant près de 40% des richesses de la planète.

 

- de l’autre, la « base », le peuple, les entrepreneurs, les travailleurs, l’État, les pauvres, etc. En bref tous les débiteurs (emprunteurs) et micro-créditeurs de la planète (eh oui, depuis Yunus, même les plus pauvres peuvent emprunter). Tout ce petit monde qui, à force de "pousse au crime crédit" (avec remboursement d’intérêts) est devenu insolvable !

 

- et au milieu, les banques et toute la machinerie du crédit qui alimente toute la machinerie de guerre, de pétrole et de pub.

 

Dans un entretien fin mars 2009, Dominique Strauss-Kahn (DSK) affirmait que « le système était gelé et que les milliards n’arrivaient pas en bas ». Voilà le patron du FMI qui contredit le fameux « effet de ruissellement ». Effet qui consiste à dire que les retombées positives de la croissance bénéficient d’abord au « sommet », détenteur de capital (normal, c’est eux qui tiennent les cordons de la bourse) pour ensuite ruisseler sur la « base », les plus pauvres. Les plus pauvres ont donc intérêt à promouvoir les riches et la croissance pour bénéficier des gouttelettes de richesses que les riches veulent bien leur laisser. C’était le leitmotiv de la banque mondiale et de nombreuses théories économiques ! Eh bien, aujourd’hui DSK officialise l’absence de ruissellement ! La pyramide des « richesses » est cristallisée : un sommet opulent et une base insolvable.

 

Cette polarisation des richesses est également exacerbée par les subsides aux profits (Cfr. manuel d’anti-économie et l'article "connaissez-vous le socialisme d'intérêt privé") et par la pratique de taux d’intérêts différenciés. Les taux d'intérêts appliqués varient selon les agents économiques: de 0 à 4% pour les banques et les États (0% droits de tirage spéciaux), de 2 à 20 % pour les États et les grandes entreprises et de 4 à 250% pour les petites entreprises, les pauvres et les particuliers.

B. DES BANQUES PUBLIQUES ?

L’intérêt monétaire pourrait être légitime si nous parvenions à faire de l’argent une chose publique… Mais comme le dit BASTIAT dans sa lettre 6 « la société n’a de capitaux que ceux qui sont entre les mains des capitalistes grands et petits ».

 

Dans sa lettre 12, sur la question d’une Banque nationale, commune ou publique, BASTIAT affirmer que « Ricardo avait conçu un plan moins radical, mais analogue (Proposals for an economical and secure currency), et je trouve dans Say (Commentaires sur Storch) ces lignes remarquables: Cette idée ingénieuse ne laisse qu'une question non résolue. Qui devra jouir de l'intérêt de cette somme considérable mise dans la circulation? Serait-ce le Gouvernement? Ce ne serait pour lui qu'un moyen d'augmenter les abus, tels que les sinécures, la corruption parlementaire, le nombre des délateurs de la police et les armées permanentes. Serait-ce une compagnie financière, comme la Banque d'Angleterre, la Banque de France? Mais à quoi bon faire à une compagnie financière déjà riche le cadeau des intérêts payés en détail par le public?... Telles sont les questions qui naissent à ce sujet. Peut-être ne sont-elles pas insolubles. Peut-être y a-t-il des moyens de rendre hautement profitable au public l'économie qui en résulterait; mais je ne suis pas appelé à développer ici ce nouvel ordre d'idées. »

 

Serge Halimi en parle dans un article du Monde diplomatique : Nationaliser les banques.

Il en est également question sur ce blog à plusieurs reprises notamment dans ces deux récents billets Pour une nationalisation des banques (FORTIS=>CGER) & James ROBERTSON: « pour une réforme monétaire adaptée à l'ère de l'information »

 

Si le capital était public, le taux d’intérêt servirait alors uniquement aux frais de fonctionnement du système ou a des projets jugés d’utilité publique. Mais comment y parvenir sans sombrer dans l’absolutisme étatique ou financier ? Derrière l’argent ou l’État, ce sont toujours des hommes avec leurs forces et leurs faiblesses. Une certaine dose d’introspection et de sagesse serait salutaire. Malheureusement ou heureusement, cela ne s’impose pas ! C’est une démarche qui ne peut venir que de l’intérieur, d’une prise de conscience et d’un cheminement personnel. L’outil informatique et Internet est, à mon sens, un bon média temporaire pour y parvenir. Je dis bien temporaire car rien ne dit que cette technologie soit généralisable et viable à long terme. Cependant, c’est actuellement bel et bien grâce à Internet et à son intrinsèque multiplicité qu’il est possible de se faire une opinion de ce qui se passe réellement dans le monde : déstructuration, délocalisation, trafics et exploitation en tout genre... Bien sûr, il ne faut pas perdre de vue qu’Internet est un outil et qu’il ne remplacera jamais une bonne dose de conscience et d’éveil.

C. Un choix

Que peut-on faire ? Cela nous concerne tous, banques, politiques, entreprises et citoyens. Nous avons tous une part de responsabilité dans cette course au toujours plus.

 

- Soit on reste dans le paradigme de l’Argent-Roi globalisé, dématérialisé et dé-personnifié => les banques-politiques continuent à racler la base pour alimenter le sommet jusqu’à ce que la base ne tienne plus (révoltes, émeutes, grèves…) => on continue, quand même, à maintenir la base par la force et les armes => guerres… (C’est ce qui s’est passé pour la guerre 40-45 suite à la demande insistante des Etats-Unis de remboursement des crédits commerciaux de l’Allemagne et de l’Autriche, voir L’acharnement thérapeutique peut-il nous conduire vers une Grande Dépression ?). Le capitalisme tourne en rond depuis au minimum moins 400 avant J-C. N’est-il pas temps de nous élever en trouvant autre chose ?

 

« La guerre est la ‘crise d’assainissement’ la plus vaste et la plus efficace qui soit pour se débarrasser des surinvestissements. Elle ouvre d’énormes possibilités supplémentaires pour de nouveaux investissements de capitaux et entraîne la consommation complète et l’usure des réserves accumulées de marchandises et de capitaux. Elle le fait surtout plus rapidement et plus radicalement qu’il est possible de le faire au cours des périodes de dépressions habituelles, même avec un très grand soutien artificiel. Ainsi la guerre est elle le meilleur moyen de repousser toujours davantage la catastrophe finale qui mettrait fin à l’ensemble du système capitaliste. »

[Ernst WINCKLER], «Théorie de l’ordre naturel du monde», 1952

 

- Soit on est prêt à remettre le paradigme en question et on revoit notre système monétaire de fond en comble avec comme solution certaine, un jeu de monnaies diversifiées et comme solution possible, des monnaie franches ou fondantes. Mais pour cela, il va nous falloir un sacré saut de conscience ! Il va falloir comprendre que l'accumulation ne résoudra pas nos problèmes existentiels (peur de manquer, de mourir, de vieillir).

 

Et si l’intérêt monétaire était la traduction réelle, structurelle et systémique de nos angoisses existentielles ?

 

Si la logique en place est si tenace, c'est peut-être que quelque chose au fond de nous même y collabore - quelque chose qui participe de l'angoisse et du déni de notre condition d'humains. Les voies de sorties, les plus pertinentes de l'économie capitaliste ne sont donc pas économiques. Elles sont existentielles.
[Christian ARNSPERGER]
Critique de l'existence capitaliste, Pour une étique existentielle de l'économie

 

 

Il n’est pas tout a fait correct de penser que la société actuelle n’a plus de sacré. Il n’y a pas disparition du sacré mais inversion du sacré et du profane :
 avec profanation de ce qui était considéré sacré, comme certaines valeurs : la liberté, l’égalité, la générosité, le génome humain, le caractère non marchand du vivant, etc.

 avec sacralisation du profane : la technique, l’argent, l’idéologie de "la gagne", la croissance économique, etc. Dénoncer le matérialisme de la société, c’est penser le religieux en termes religieux (et non scientifiques) : il y a une religiosité du marché avec ses temples de la consommation, ses instruments de culte que sont le linéaire, les chariots, sa liturgie publicitaire, ses grands prêtres économistes nobélisés, son Crédo du pouvoir d’achat, son calendrier "solidaire", etc. Et il y a une religiosité de la finance avec son temple de la bourse, ses instruments de cultes que sont les écrans, les graphiques et l’électronique, sa liturgie du gain, ses grand prêtres financiers, son Crédo du bon investisseur, etc.

[Paul ARIES] Objectif décroissance, vers une société harmonieuse

 

Par Ploutopia - Publié dans : PIB & Richesses - Communauté : Freemen
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Epuisement des ressources

Dates d'épuisement des richesses exploitables de notre planète au rythme actuel de consommation (1)

2021 : fin de l'argent
2025 : fin de l'or et du zinc
2028 : fin de l'étain
2030 : fin du plomb
2039 : fin du cuivre
2040 : fin de l'uranium
2048 : fin du nickel
2050 : fin du pétrole
2064 : fin du platine
2072 : fin du gaz naturel
2087 : fin du fer
2120 : fin du cobalt
2139 : fin de l'aluminium
2158 : fin du charbon

Notre planète n'est pas infinie. On le sait. Ses ressources sont limitées et ne peuvent satisfaire ad vitam eternam les exigences voraces de milliards d'êtres humains.

Nous devons anticiper la pénurie proche des matières premières en vivant tout simplement autrement. Sinon des guerres terribles risquent d'éclater dans un futur proche à la surface de tout le globe pour l'accaparement des gisements restants, atomisant les villes et faisant un carnage parmi les populations. Cela en moins d'une petite génération!

Si nous voulons éviter le pire, retroussons nos manches! Une nouvelle civilisation reste à inventer, ici et maintenant, plus propre, plus économe, plus respectueuse et dont l'objectif premier soit réellement le bonheur de tous et non le profit égocentrique de quelques uns au détriment de tous les autres.

Voir échéancier des ressources exploitables sur le site Terre sacrée.
(1) D'après Science et Vie hors série N° 243, construire un monde durable, de Juin 2008. http://www.mondedurable.science-et-vie.com 

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